Le chien est un animal grégaire :
Il a besoin de contacts sociaux au sein de son espèce, et pour ce faire, il lui faut avoir "les bons codes" canins.
On le sait déjà, le chien ne parle pas "verbalement", mais sa communication passe par de la posture, non seulement envers ses congénères, mais également vers les autres espèces, dont la notre.
La socialisation se fait lors des premiers mois de la vie pour le chiot, avec l'aide de sa mère, et de sa fratrie. Il teste, essaye des choses. Et le chiot va également être en contact avec d'autres congénères, avec lesquels il va apprendre à échanger. Il va bâtir sa propre expérience au gré des rencontres et apprendre à s'adapter. On est dans un schéma idéal.
Quand on sort de ce schéma, la socialisation peut être biaisée, car le chien, finalement, a appris à vivre seul, sans relation sociales avec d'autres chiens. Il n'a pas les codes canins, il ne sais pas faire car on ne lui a pas montré, il n'a pas appris.
Tout le travail de socialisation se fera donc lors de "balades" qui n'en auront que le nom, car finalement, le chien va travailler, et nous aussi.
On choisira des chiens "bien codés", des "facilitateurs sociaux" qui aideront à l'apprentissage des bons codes canins, savoir se présenter proprement, savoir comprendre quand le congénère dit "non", et savoir "laisser", décrocher et passer à autre chose.
Et nous allons aussi bosser en même temps que les chiens, apprendre leur langage, apprendre à le décoder, observer les interactions au sein du groupe, et aider les chiens à faire le bon choix quand ils ne savent pas faire d'eux-mêmes. On apprendra à percevoir ces "deux secondes" durant lesquelles tout peut basculer vers une bagarre.
Finalement, par tout ce travail, le chien, et nous, sauront un peux prédire si l'interaction va bien se passer , "un peux prédire" car finalement, on est sur du vivant, avec des émotions, des histoires et des expériences passées.