I. UCLAT (Unité de coordination de la lutte antiterroriste)
L’Unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT) est une ancienne structure assurant, de 1984 à 2019, la coordination de l'ensemble des services chargés de la lutte contre le terrorisme en France.
L'UCLAT possède une triple mission. La première est la coordination par la redistribution du renseignement, la seconde est l'évaluation de la menace et enfin la troisième concerne les relations internationales en matière de terrorisme avec notamment de nombreuses participations aux instances de l'Union européenne, aux instances internationales du type G8 et de nombreuses coopérations bilatérales grâce à un réseau privilégié des centres de coordination antiterroriste européens.
Pour définir le niveau de menace, l'UCLAT se fonde sur l'avis de la Direction Générale de la Sécurité Intérieur (DGSI) et de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE) ; le contexte général terroriste et enfin l'expérience. Ainsi, l'UCLAT établit sa cotation et la transmet au SDLP. Une réunion mensuelle permet aux deux services de faire un bilan sur les protections actuelles ou encore les éventuels problèmes à venir. L'analyse de la menace passe par la récupération de signaux auprès des services de renseignements civils et militaires ainsi qu'auprès des autres services de police à savoir les antennes du Service de Coopération Technique Internationale de Police (SCTIP) (plus de cent dans le monde), la sécurité publique avec un maillage national très large et enfin les douanes avec la surveillance des flux financiers.
III. Les services de Déminage
Ils interviennent eux dans le deuxième cercle pour inspecter les bâtiments avant que ceux-ci soient gardés et les entrées filtrées. Le déminage intervient également pour inspecter l'ensemble des véhicules qui serviront au transport des personnalités protégées. Ces services restent à disposition du SDLP pendant la durée de l'évènement pour intervenir à tout moment en cas de besoin sur des inspections de colis suspects notamment.
II. Cellule cortège SDLP
→ La cellule cortège est implantée elle aussi au sein du ministère des Affaires étrangères et européennes. La cellule cortèges assure lors des visites officielle et des visites d'Etat la préparation des cortèges et la reconnaissance des sites et des itinéraires. Durant la visite, la gestion du cortège répond à un protocole très strict.
Ainsi, une organisation minutieuse couvre l'allure du cortège en passant par la dépose de la personnalité ou encore le chronométrage des temps d'arrivées des hautes personnalités.
L'imprévu guettant, chacun des membres de la cellule reste extrêmement vigilant et alerte. Lors des sommets internationaux, il lui appartient la conception et la gestion, sous le contrôle du chef de mission, de toutes les séquences comprenant l'arrivée à l'aéroport jusqu'aux macarons des véhicules pour les identifications et droits d'accès.
Parallèlement, elle gère la flotte "transports" avec l'estimation des besoins et la commande auprès des fournisseurs ainsi que la gestion de la répétition générale de la séquence inaugurale. Un membre de la cellule participe systématiquement au déplacement du Président de la République à l'étranger.
Depuis Paris, il participe à la pré-commande de véhicules auprès de l'ambassade et aux premières ébauches de constitution de cortèges. Faisant partie de l'équipe des précurseurs, il constitue sur place le cortège et assure pendant la visite, en collaboration avec ses homologues locaux, la gestion du cortège présidentiel et des différents moyens mis à la disposition des participants.
Dans le cadre des sommets de la Francophonie et des sommets France Afrique, tels ceux de Hanoi, Ouagadougou, Bamako ou encore Beyrouth, l'équipe cortèges procède à la formation de ses homologues étrangers et les assiste pendant la réalisation de l'événement. Elle coordonne et contrôle l'utilisation des moyens mis à disposition par la France.
IV. Le RAID
Le RAID participe, sur l'ensemble du territoire de la République, à la lutte contre toutes les formes de terrorisme et de grand banditisme. Il intervient à l'occasion d'événements graves, nécessitant l'utilisation de techniques et de moyens spécifiques tendant à la neutralisation d'individus dangereux.
Son rôle est notamment d'agir dans les situations de crise, du type prise d'otages, retranchement de forcenés ou arrestation de malfaiteurs à haut risque, mais aussi de contribuer à la lutte antiterroriste en apportant son concours à l'Unité de coordination de la lutte antiterroriste et aux autres services spécialisés tel le SDLP, afin de mener des opérations de filature, d'observation, de renseignement et d'arrestations d'individus ou de groupes susceptibles de se livrer à des actions terroristes sur le territoire français.
Ainsi, on le retrouve aux côtés du SDLP lors des grands événements ou des voyages officiels sur les "points hauts" depuis lesquels ils assurent l'appui feu, ou encore lors de la formation de policiers étrangers dans le domaine de la lutte antiterroriste et de la prise d'otage. Compétent dans de nombreux domaines et notamment celui de la sécurité nucléaire, le RAID met en place des moyens de détection.
V. LE GIGN
Le Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale est l'unité emblématique de la gendarmerie en matière d intervention et, plus globalement, de gestion des situations d'exception nécessitant l'engagement d'hommes spécialement entraînés et équipés.
Ces gendarmes interviennent généralement pour des faits très graves : terrorisme, prises d'otages, arrestations de dangereux forcenés, émeutes dans les prisons, risques ou menaces sur des intérêts vitaux pour l'Etat, collecte de renseignements et suivi d'individus particulièrement dangereux (terrorisme, grand banditisme), etc.
Le GIGN intervient en premier sur les détournements d'avions ; les détournements ou attaques de navires; les attaques nucléaires ; les attaques chimiques ou biologiques ; les prises d'otages de ressortissants français à l'étranger; mais également sur les neutralisations de forcenés ou encore les arrestations de personnes dangereuses et armées.
Grâce à ses savoir-faire acquis dans le domaine de la protection de personnalités (y compris à la protection du Président de la République de 1983 à 2007), le GIGN assure aux côtés des policiers du SDLP notamment, et selon les circonstances, la protection des diplomates français dans les pays en guerre ou en crise (Irak, Haïti, Côte d'Ivoire, etc.).
VI. Les accréditations
La cellule accréditations, implantée au ministère des Affaires étrangères et européennes et composée de deux fonctionnaires de police appartenant au SDLP, est responsable des demandes de badges, de leur fabrication ainsi que de leur délivrance aux ayants droit. Composante essentielle de la sécurité, l'accréditation est obligatoire pour pénétrer sur les différentes zones d'un événement et donnera ainsi lieu à la création d'un badge contenant des éléments de sécurité modernes et performants.
Lors des sommets internationaux organisés par la France, les effectifs sont principalement renforcés par des réservistes de la Police Nationale, spécialement formés à cette mission délicate. Cette cellule traite annuellement près de vingt mille badges.
La Présidence française de l'Union européenne de 2008 a engendré à elle seule la fabrication de près de trente mille pièces.