Syndicat des Psychiatres d'Exercice Public

EDITO DU PRESIDENT DU SPEP, MICHEL TRIANTAFYLLOU

Cher(e)s Collègues,

Cette année 2017 s’annonce difficile, semée de confusions et d’incertitudes.

L’Hôpital Public n’y échappe pas : budgets hospitaliers contraints, financement de l’Assurance Maladie, gouvernance, devenir des GHT, probables réformes à venir, interrogations sur la réduction des effectifs hospitaliers, relations public/privé pour n’en citer que quelques-unes. Des menaces planent toujours sur nos statuts.

La Psychiatrie Publique vient à peine de consolider les missions du secteur.

Si la place des Conseils Locaux de Santé Mentale a été reconnue par la nouvelle Loi de Santé, les Communautés Psychiatriques de Territoire ne sont pas opposables et à peine 10% des Etablissements de Santé Mentale font partie d’un GHT psychiatrique ou font l’objet de dérogations. Le nombre de soins sans consentement a augmenté de plus de 15% ces trois dernières années.

Dans cette période tourmentée, le SPEP défend avec détermination les valeurs de la Psychiatrie Publique de Secteur intégrées dans la Communauté et les Territoires.

Le SPEP défendra le Service Publique Hospitalier tel qu’il a été redéfini dans la Loi de Santé qui vient d’être votée. Il refusera une nouvelle réforme hospitalière qui rajoutera une couche supplémentaire au millefeuille existant.

Le SPEP n’acceptera en aucun cas la réduction des effectifs au lit du malade. Il soutiendra toujours la convergence tarifaire public/privé (pour mémoire, les dépenses d’Assurance Maladie pour la Psychiatrie Publique n’ont progressé que de 0.3% alors que celles réservées au Privé lucratif ont progressé de 4.2%).

Il refusera toute territorialisation du statut.

Le SPEP proposera un financement spécifique et fléché pour la Psychiatrie Publique qui ne soit pas une variable des ajustements du Système de Santé.

Il demandera un programme d’appui, de consolidation et de renforcement de la Psychiatrie des Mineurs, actuellement en très grandes difficultés.

Le SPEP se battra, avec l’INPH, pour l’attractivité des carrières et la revalorisation des salaires des PH dont le montant n’a pas évolué depuis 2001.

Il mettra tout en œuvre, avec l’INPH pour la remédicalisation de la gouvernance hospitalière et la prévention des Risques Psychosociaux des Praticiens.

Le SPEP vient de proposer, lors de ses auditions à l’Assemblée Nationale, la création d’un Observatoire National des Soins sous Contrainte.

Sur le plan national, le SPEP est activement présent au Conseil National de Santé Mentale, à ses Commissions et Groupes de Travail. Il est également partie du Comité de Pilotage de la Psychiatrie. Au sein de ses instances, il défend les valeurs de la Psychiatrie Publique et les intérêts des PH dans les textes d’orientation et les projets des décrets ou d’instruction qui y sont soumis.

Le SPEP est fortement engagé aux Commissions Nationales Statutaires.

Sur le plan régional, il est présent, à travers l’INPH, aux CRSA (Conférences Régionales de la Santé et de l’Autonomie) et aux CRP (Commissions Régionales Paritaires) et à leurs Commissions de Conciliation.

Au sein de toutes ces instances, le SPEP défend les Psychiatres Publics dans toutes leurs modalités d’exercice, leurs conditions de travail, le respect de leur statut, leurs rémunérations, leurs retraites, leur place dans la Gouvernance des Etablissements de Santé et des GHT…

Sur le plan local le SPEP soutient et défend les collègues dans des situations difficiles et entreprend des initiatives pour améliorer leurs conditions d’exercice et prévenir les Risques Psychosociaux.

POUR PROMOUVOIR UNE PSYCHIATRIE PUBLIQUE DE SECTEUR SUR LES TERRITOIRES.

POUR DEFENDRE VOS STATUTS.

POUR UNE ACTION SYNDICALE AU PLUS PRES DES REALITES DU TERRAIN.

ADHEREZ AU SPEP !

Michel TRIANTAFYLLOU

Président du SPEP


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