La Société d'histoire de Kientzheim (Kientza, en alsacien) a été créée en 1962.
Dans ce site, on trouvera (bandeau supérieur) :
une chronologie de la ville
une histoire des maisons de la ville
la présentation de personnalités remarquables
quelques sites remarquables
des images de la ville
la vie de la société d'histoire
une bibliographie
Crédit : Nicolas Beaulieu
Contact
Société d’histoire de Kientzheim
3, rue des Cordonniers, 68240 Kientzheim
Tel. : 03 89 47 35 77
Mail : yvan.hobel@wanadoo.fr
Site : herve.this@inrae.fr
Par rapport à ses voisines, Kientzheim a eu la chance d’être restée largement préservée lors des combats de la Libération : 70 % des maisons ont été touchées, mais seules 30 % d’entre elles ont été gravement endommagées, de sorte que le village a gardé un aspect typique.
D’autre part, du fait de la guerre, nombre de coutumes étaient tombées dans l’oubli et au fil du temps le besoin était réapparu de renouer avec le passé, de retrouver des racines.
En 1960 et 1961, des personnes qui ressentaient le besoin de faire bouger le village et de mettre son patrimoine en valeur se réunirent, et elles créèrent une . « Société d’Histoire de Kientzheim », en 1962.
Le premier comité était composé de
- Jean de Castex, président d’honneur,
-Joseph Schwartz, président,
-Henri Hobel, vice-président,
- Antoine Zipfel, secrétaire,
- Marcel Blanck, trésorier,
- Berthe Hauptmann, André Blanck et Léon Rohmer, assesseurs.
Le comité fut renouvelé en 1977 et Henri Hobel, en devient le président. Yvan Hobel, adjoint au maire, fut délégué auprès du Conseil Municipal.
Il faut citer encore dans les années 80, André Herscher, héraldiste et historien, très impliqué à Kientzheim et dans la Fédération des Villes de Lazare de Schwendi, qui a participé régulièrement et activement aux travaux de la Société d’Histoire.
Au long de son existence, la Société d’Histoire a tenu à jouer un rôle actif dans la vie de la commune, au service de la communauté et de la mémoire du village.
Parmi les actions, on pourra citer :
- recherches historiques sur tous les bâtiments anciens en vue de l’obtention de subventions départementales et communales ;
- incitation à redonner aux maisons leur aspect d’antan (suppression du crépi, mise en valeur des colombages, choix des teintes...)
- participation (hélas pas assez sollicitée !) à la Commission d’urbanisme de la ville.
La société a mené à bien les restaurations d’un vieux lavoir sur le canal des Moulins ; d’un grand tableau lors de la rénovation de l’église paroissiale ; et surtout de la Mise au Tombeau, un ensemble de six statues en grès de Rouffach, datées du XVe siècle.
La Société a procédé à la confection et mise en place de panonceaux explicatifs sur les bâtiments remarquables du village.
Depuis leur création, la SHK organise des visites lors des Journées du Patrimoine, en septembre. Chaque année le thème de ces visites changeait : les remparts, les châteaux, l’église paroissiale, la chapelle du pèlerinage...
Depuis quelques années, ces visites sont remplacées par une « balade aux lanternes » le samedi soir, ce qui permet de découvrir d’autres sites le dimanche. Car en été, la SHK invite les touristes (mais aussi les gens d’ici !) à une promenade par les rues du village à la lueur de lanternes. A chaque étape, les guides donnent quelques explications (les remparts et leur construction, la tour des Fripons, la chapelle, le Lalli et le château de Lazare de Schwendi, le canal des Moulins). Ces visites se terminent toujours à la mairie avec un verre de pinot gris (anciennement tokay) le vin emblématique de Kientzheim, dont on dit qu'il fut rapporté de Hongrie par Lazare de Schwendi : ce n’est qu’une légende, mais tout est fait pour la maintenir vive.
Pendant le temps de l’Avent, ces balades s’intitulent « En marche vers Noël, de crèche à crèche » avec des thèmes adaptés.
La Société a relancé la tradition du feu de la Saint-Jean avec diverses animations, tradition ultérieurement reprise par
l’Amicale des sapeurs-pompiers.
Elle a refait vivre la tradition des crécelles de la Semaine Sainte. Kientzheim est un des derniers villages où cette tradition est encore vive. La S.H. a trouvé un artisan qui a su confectionner à l’identique de nouveaux instruments. Aujourd’hui plus de 20 jeunes crécelleurs participent aux tournées du Vendredi Saint et du SamediSaint, avec des rythmes codifiés sur papier et cassettes vidéos.
La Société a financé plusieurs fascicules (Chapelle Sainte Régule et Saint Félix, Lazare de Schwendi...) et a participé à la création puis au financement du livre de l’abbé Papirer, curé de la paroisse, « Kientzheim en Haute Alsace ». L’auteur y a rassemblé la somme de ses recherches dans les sources éparpillées à travers l’Europe pour retracer l’histoire de Kientzheim (nos riches archives avaient brûlé lors des combats du 17 décembre 1944).
La Société d’Histoire affirme également sa présence par l’organisation de conférences où sont intervenus Me Lotz, André Klein, Francis Lichtlé, Gérard Leser, André Herscher, l’abbé Papirer...
Elle organise de nombreuses excursions pour ses adhérents.
La Société a procédé à l’organisation d’expositions photos lors des commémorations des grands anniversaires de la Libération. Elle est certes fière d’avoir accueilli le congrès de la Fédération des Sociétés d’Histoire en 1978.
Mais la plus grande commémoration à son actif (avec la municipalité) restera sans doute celui du 400e anniversaire de la mort de Lazare de Schwendi, le 23 mai 1983, où se déroulèrent des conférences, un colloque universitaire international, des concerts. Le clou de la commémoration populaire reste le grand cortège historique et folklorique sous la devise « Mon village en fête ». Cette commémoration aboutira en 1986 à la fondation de la Fédération des Villes de Lazare de Schwendi, réunissant les 17 cités alsaciennes, allemandes et belge où vécut ou œuvra cette grande figure du XVIe siècle...
Elle a participé, sous la houlette de Francis Lichtlé, à l’époque archiviste de la ville de Kaysersberg et président de la Société d’Histoire d’Ammerschwihr, à la rédaction des vingt éditions de l’Annuaire des quatre Sociétés d’Histoire de la Vallée de la Weiss, avec Ammerschwihr, Kaysersberg et Sigolsheim.
Dans ses projets, proches ou lointains, la Société d’Histoire voudrait participer à la restauration d’un ex-voto récemment retrouvé ou à l’élaboration d’un guide simplifié du village. L’œuvre de l’abbé Papirer est certes exhaustive, mais il reste des points de recherches à faire et à rédiger. Savoir d’où l’on vient permet souvent de mieux savoir où l’on va.