Pour ce voyage, nous avions décidé de partir avant l'été afin d'éviter un peu les touristes et la chaleur.
Pour les touristes, à part en Italie, le pari a été tenu. Pour la température, quel que soit le pays, nous n'avons jamais eu chaud. Nous avons eu plutôt froid avec de très nombreux jours de pluie. Cela a grandement impacté le ressenti de ce voyage.
Nous avions des préjugés sur l'Italie du Sud et nous avions décidé de faire un passage assez rapide, quitte à revenir une autre fois, plus tard. Finalement nous avions fait le bon choix ..... nous ne reviendrons pas.
Les pays Balkans, hormis la Croatie qui a une côte extrêmement touristique, sont des havres de tranquillité et de balades sereines. On ne peut pas parler de pays vierges de touristes mais quand on sort un tant soit peu des grands axes, il se font très rares. La plupart des pays que nous avons traversés sont en cours de développement. Ils nous ont montré un accueil et une hospitalité que nous avons souvent perdus chez nous. Les infrastructures touristiques commencent à se développer dans de rares endroits mais leur environnement géographique à fort potentiel leur permettra d'offrir, sous peu, d’excellents lieux de vacances. Des villes traversées, celle qui nous a semblé la plus en avance dans ce cheminement balnéaire, est Volre en Albanie. Ils ont construit une "réplique" de la Promenade des Anglais, assez surprenante.
Les villes des pays Balkans sont similaires à celles que l'on trouve en Europe de l'Ouest contrairement aux campagnes et aux petits villages à l'écart des touristes qui ne sont vraiment pas favorisés. Ils sont proches de la pauvreté, mais toujours aussi accueillants, quel que soit le pays.
Le coût de la vie dans les Balkans est nettement plus faible qu'en France.
L'écologie et la gestion des déchets n'est pas le souci premier des pays Balkans. Cela peut se comprendre, ils doivent avoir bien d'autres choses à penser pour faire bouillir la marmite que de ramasser les déchets qui s'égayent un peu partout.
Par contre, ce qui nous a le plus choqué dans notre voyage, c'est que les endroits que nous avons trouvé les plus sales et les plus mal entretenus se trouvent en Sicile et dans l'Italie du Sud.
Pas mal de déconvenues durant ce voyage et surtout le mauvais temps qui ne nous a pas facilité les choses.
Nous, qui adorons faire des pique-nique, nous avons été sevrés. Entre le mauvais temps dans le Nord et l'absence totale de coins sympas dans le Sud, nous n'avons jamais sorti notre matériel de pique-nique.
Cela restera évidemment un beau voyage .... comme tous les voyages ! Mais nous n'avons pas vibré comme nous l'avions imaginé lorsque nous avions construit notre périple. Il y a de très belles choses à voir mais elles sont rares et il faut s'armer de persévérance pour parcourir les pays à leur recherche.
Le haut niveau de stress quasi permanent de la conduite, la présence continue de villes et de villages sur la route que nous avions tracée, le monde présent partout et les touristes en nombre, ont nettement dégradé l’intérêt des endroits sympas que nous avons visités.
Les vacances tranquilles et calmes n'ont vraiment commencé qu'avec notre arrivée en Albanie.
L'Albanie n'est pas riche mais qu'est ce que les gens peuvent être agréables et souriants. Les charrettes tirées par des petits ânes sont omniprésentes sur les routes et dans les champs.
Ce que nous avons le plus vu, ce sont les stations services. Celui qui arrive à tomber en panne d'essence en Albanie est un grand looser. Il est très fréquent de voir plusieurs stations services à quelques dizaines de mètres les unes des autres et ceci répété fréquemment le long de la route. Il y a peut être eu une bulle spéculative sur les stations à essence en Albanie dernièrement ? 😳 En plus, il y a toujours un ou deux employés pour faire le plein mais évidement on les voit généralement se rouler les pouces, en attendant le client ..... ça va pas durer longtemps 😬
En Albanie la vie est moins chère qu'en France. Il faut compter environ 4 € pour deux boissons dans un bar et moins de 20 € pour deux repas corrects avec boissons au restaurant.
Le coût de la vie est légèrement plus élevé qu'en Albanie mais le pays ne nous a pas paru plus riche, au contraire. Les gens sont tout aussi accueillants et aimables.
L'étonnement d'une voiture Française qui passe dans de tous petits villages et de petites routes perdues est peut être plus fort et plus visible qu'en Albanie. En tous cas, nous avons eu droit à plein de petits signes amicaux, très sympathiques. Et comme en Albanie, une grande disponibilité pour rendre service.
En effet, que ce soit en Macédoine ou en Albanie, pas une seule fois nous n'avons pu trouver notre B&B sans l'aide de gens très aimables et très disponibles. On ne se comprenait pas mais il nous suffisait de montrer l'adresse où l'on voulait se rendre pour que les gens prennent leur téléphone pour appeler le logeur et trouver le chemin. Bien souvent ils nous accompagnaient au pied de la porte de notre location.
Nous arrivons dans le pays avec les bouches de Kotor comme entrée en matière ; difficile de faire mieux !
Notre séjour dans ce pays fut court mais nous n'avons pas noté de différences notables avec l'Albanie et la Macédoine.
Ici aussi, pour entrer, il faut les papiers d'identité, ceux de la voiture et la fiche verte de l'assurance.
De la frontière à Mostar nous avons traversé des zones énormes totalement désertes de villages et vierges d'une quelconque présence. Assez surprenants tous ces kilomètres sans rien et en ne croisant qu'une poignée de voitures. D'ailleurs, nous avons croisé plus de camions que de voitures.
Ici, comme dans les autres pays Balkans la pauvreté est omniprésente et bien visible. Pas étonnant du tout que certaines personnes aient envie d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte.
Pays quasi totalement dévoué au tourisme. Il y a de belles cités balnéaires anciennes à parcourir. Zadar est celle que nous avons préférée.
Dès le passage de la frontière les différences sont visibles : conduite plus calme et plus respectueuse des règles, villages, campagne et villes propres et bien entretenus.
Nous avons eu l'impression de revenir en Autriche.
Nous ouvrons un chapitre pour scinder l'Italie en deux, tellement les différences entre le Sud et le Nord sont fortes.
Entre le Sud et le Nord nous n'avons pas eu du tout l'impression de traverser le même pays. Les écarts qui les séparent sont considérables, à commencer par la propreté. Nous devions trier nos déchets de manière bien plus rigoureuse qu'en France (6 poubelles différentes)
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