Révisions et synthèses ... Synthétiser et réviser
Un chapitre de Science Politique .
Dans les sociétés démocratiques l'exercice du pouvoir politique est délégué à des représentants qui sont le plus souvent des élus . Donc être candidat aux élections et surtout exprimer son choix électoral par le vote est l'acte d'engagement politique le plus évident de la part des citoyens. Bien sûr, ce n'est pas le seul mode d'action politique proposé aux citoyens, des actions collectives de revendications ou d'adhésions plus ou moins militantes à des associations ou des groupements défendant des "causes" à vocation politique politique (cherchant à exercer ou le plus souvent influencer le pouvoir en place ) sont aussi des modalités courantes d'engagement. Décrivons cela , expliquons cela.
Point 1 - Quelles sont les formes de l'engagement politique ?
L’engagement politique désigne "toute forme d’action motivée par des valeurs politiques" . Il a pour but d’exercer une influence sur les détenteurs du pouvoir (et parfois chercher aussi à l'exercer ).
Dans les sociétés démocratiques, l’engagement politique prend une grande diversité de formes , nous allons en présenter quatre : le vote, le militantisme, l’engagement associatif et la consommation engagée.
Le vote et la consommation engagée sont des engagements "individuels" , les deux autres - bien sûr- sont "collectifs" .
Point 2 - Pourquoi les individus s'engagent-ils ? (Le paradoxe de l’action collective et ses solutions )
D'un point de vue individuel , l’action collective ne va pas de soi. En effet, elle a des coûts qui peuvent conduire (dans une logique individuellement rationnelle ) à ne pas s’engager et laisser les autres le faire. Et au final personne ne s'engage. C’est le paradoxe de l’action collective (dit aussi d’Olson).
Un individu rationnel - qui fait un calcul cout/avantage - comprendra vite qu'il peut bénéficier du gain éventuel de l'action collective sans y participer ( = "passager clandestin") car ce gain est une forme de bien collectif ( non rival et non excluable ) . Si ce calcul individuel se généralise alors il n'y pas d'action collective .
Mais il existe plusieurs raisons pour expliquer que cet engagement collectif peut être intéressant "individuellement" et donc se faire quand même . On va pour cela mobiliser 3 notions complémentaires en elles : incitation sélective + rétribution symbolique + structure des opportunités politiques. Voyons cela .
Point 3 - Quelles sont les variables sociodémographiques qui influencent l'engagement politique ?
L’action collective ou plus généralement l'engagement politique ne dépend pas qu'un calcul "rationnel" comme vu juste avant. Il y a aussi un ensemble de variables sociales qui favorisent plus ou moins cet engagement . Certaines de ces variables sont le "milieu social" de l'individu : sa PCS , son niveau de diplôme (cf capital culturel) . D'autres sont dites "démographiques" comme l'age ou la génération des individus ou bien leur genre /sexe .
Point 3 - Les variables sociodémographiques de l'engagement politique
Point 4 - Comment l’action collective s’est-elle transformée ?
Jusqu’aux années 1970, les conflits du travail sont le conflit "central" dans la société. Le mouvement ouvriers et les syndicats de salariés sont puissants, les grèves et manifestations sont massivement suivies. Cela a progressivement amélioré la situation des salariés ( rémunérations , temps de travail ...) Mais ces acteurs , ses thèmes ou objets d'action et ces formes d'action collective semblent en recul et complétés (voire remplacés pour certains sociologues) par de nouveaux enjeux de mobilisation.
A la fin des années 1960 se développent des « nouveaux mouvements sociaux » (NMS), portant moins sur des revendications matérielles que sur la défense d’identités et de valeurs "post matérialistes" : mouvements féministes, écologistes, homosexuels, régionalistes, étudiants, des droits civiques, lutte contre le racisme, etc. Une partie de ces mouvements concernent des luttes dites "minoritaires" (menées par des groupes se jugeant discriminés ). Les NMS préfèrent des organisations plus décentralisées, avec une base plus autonome , ils se singularisent aussi par une inventivité dans leur répertoire d’action e (sit-in, occupations de locaux, grèves de la faim) et qui vise la médiatisation.
Point 4 - Quelles sont les transformations de l'action collective ?s