Taiso

Le taïso (préparation du corps en japonais) est un sport d'origine japonaise. Souvent pratiqué dans un dojo, vêtu d'un judogi, ou d'un kimono plus léger, parfois simplement en tenue sportive.

À l'origine, le taïso nommait les activités physiques complémentaires pratiquées par les compétiteurs de judo ou de jujitsu dans le cadre de leur entrainement. De nos jours cette discipline intéresse un public de plus en plus large, sans limite d'âge, qui n'a pas forcément pratiqué de sport auparavant et qui recherche un loisir axé sur la culture et l'entretien physique. C'est une alternative ludique aux nombreux sports de remise en forme comme le step ou la gymnastique volontaire puisque certains cours de Taïso représentent une approche douce des arts martiaux tels que le judo et le jujitsu, sans aucun danger (pas de chute, pas de coup porté).

Les exercices du taïso sont donc très variés, certains se font en binômes :

  • entretien cardio-respiratoire
  • amélioration de l'endurance
  • renforcement musculaire
  • amélioration de l'équilibre
  • amélioration des capacités psychomotrices
  • amélioration de la coordination générale des membres
  • assouplissement
  • relaxation



En France, le taïso est affilié à la Fédération Française de Judo Jujitsu et Disciplines Associées.

Les cours dispensés par l'association ont une durée de 45 minutes.


Cinq bonnes raisons de se mettre au taïso

Publié dans "Elle" le 6 octobre 2011

TOUT LE MONDE PEUT PRATIQUER


Taïso (prononcez « taïsso ») signifie « préparation du corps», en japonais. Pour les athlètes, c’est un échauffement incontournable. Et pour nous?«La séance, qui dure 45 ou 60 minutes, est accessible à tous, y compris à ceux qui n’ont jamais pratiqué un art martial », assure Christophe Brunet, coach fédéral. Elle se déroule sur tatami, vêtu d’un T-shirt et d’un bas de jogging ou d’un judogi (prononcez «judogui»), un pantalon blanc de kimono. Au menu, un échauffement de quelques minutes (petits sauts, course autour du tatami…), des exercices de renforcement musculaire, puis cinq à dix minutes d’étirements.


ON SE DÉPENSE VRAIMENT


On travaille sérieusement les abdos, le plus souvent sans s’en apercevoir, ainsi que les autres groupes musculaires des bras, du dos, des fesses et des jambes. L’entraînement est aussi cardio, avec beaucoup de déplacements, de relevés du sol (de la position assise à la position à genoux), de pas chassés, de gainage actif comme le crabe (la planche en tournant) ou la langouste (on se déplace sur le dos en appui sur les pieds et une épaule), de sauts sur une jambe fléchie…A la clé, plus d’endurance, une meilleure coordination et des muscles toniques dès la fin du premier mois, même si on ne fait qu’une séance par semaine. A condition, bien sûr, de manger équilibré.


C’EST CONVIVIAL


Beaucoup d’exercices se pratiquent à deux. Par exemple, au lieu de faire un squat seul, on se place dos contre dos avec son partenaire puis on fléchit les jambes de concert. Autre possibilité : on ne fait pas la planche sur les coudes chacune de son côté mais on se place face à face puis on décolle alternativement une main puis l’autre pour toucher l’épaule de sa nouvelle copine de tatami. C’est plus difficile mais plus ludique et bien plus efficace puisqu’on améliore son équilibre tout en renforçant ses muscles.


C’EST ANTISTRESS


D’une part, on se dépense vraiment : on transpire et on brûle des calories, donc on élimine, avec un petit effet «détox» très appréciable. D’autre part, on se concentre sur la réalisation d’exercices nouveaux, ce qui aide à décrocher. Et ça, il n’y a pas mieux pour évacuer le stress et ressentir un réel bien-être à la fin de la séance. Même quand on est fatiguée après une heure d’activité physique non-stop !


CELA SERT DANS LA VIE DE TOUS LES JOURS


La plupart des exercices sont fonctionnels et sollicitent les mêmes muscles que ceux qu’on active dans la vie de tous les jours. L’intérêt? «C’est plus facile de se baisser et de se relever quand on fait régulièrement un travail de gainage, qu’on a bien renforcé les muscles profonds et ceux des membres inférieurs », argumente Christophe Brunet.