La ludopédagogie est une approche qui permet de diversifier les pratiques pédagogiques et de capter l’attention des élèves différemment, en variant les rythmes. En outre, elle permet de travailler la motivation intrinsèque, car par l’amusement, la curiosité, le plaisir et la satisfaction, l’élève apprend et peut se tromper. Ce droit à l’erreur est important, étant donné qu’il permet de se rendre compte de ses faiblesses et de remédier à cela pour réussir par la suite. En ce sens, le debriefing est important en ludopédagogie, afin de pouvoir analyser ce qui a été fait, de revenir sur ses erreurs et sur les stratégies mises en place.
Le rôle de l’enseignant change par rapport à une approche pédagogique plus traditionnelle. Il passe de détenteur du savoir à maître du jeu. Cela permet de renforcer le lien avec les élèves et de s’impliquer de façon moins formelle dans les apprentissages. Attention, il est vital de définir un cadre et des règles afin de ne pas jouer pour jouer, mais bien de garder à l’esprit les apprentissages que l’on veut travailler. Le jeu n’est pas une perte de temps s’il est bien pensé. Il peut faire découvrir une matière, vérifier les acquis ou évaluer de manière formative. Cela permet de faire sens pour ses apprentissages chez l’élève et s’adapte à tous types d’élèves.
Un autre aspect non négligeable de la ludopédagogie, est le renforcement de l’esprit d’équipe par la mise en place de la coopération. Cela peut se remarquer tant chez les élèves que sur l’équipe pour qui la conception ou l’animation d’un jeu permet de renforcer les liens et la collaboration.
Vanbellingen, G., (2025, mai). Le jeu au service des apprentissages. Entrées libres n°199, 8-13.
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L’école est le lieu idéal où peuvent opérer les rencontres les plus fructueuses avec les formes d’expression artistique. Les enfants ont en ce sens des dispositions étonnantes qui ne demandent qu’à être exploitées, affinées, enrichies, à l’âge où tout est possible dans l’affirmation de leur personnalité.
La chanson populaire offre une richesse musicale et poétique d’une grande diversité, et d’une grande densité.
À l’école, la chanson occupe une double fonction :
1. s'approprier les fondements mêmes de la culture dans laquelle est incrusté le langage musical.
2. exercer sa capacité à créer donc à utiliser les éléments nécessaires à cette forme d’expression.
La mémorisation d’un chant, d’une comptine, d’un texte parlé, passe par la répétition des phrases, des périodes rythmiques ou mélodiques qui les composent. La lecture du texte de la chanson déclenche des images mentales sonores enrichissant la force expressive des mots.
La chanson est souvent la conclusion à un vécu collectif et les motivations sont innombrables. Elle permet de parler de soi, des autres, de ce qui nous entoure ; pour se réjouir, se révolter ; pour parler du quotidien, en rire, ou s’attendrir ; pour rêver, s’évader, s’inventer des mondes… ; en fait pour tout dire.
Barthès, J. (1991). La chanson à portée des enfants. Paris : Hachette
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Dans cet ouvrage, Bruno Humbeek, permet au lecteur de découvrir le phénomène de harcèlement scolaire, ses composantes et fournit également une méthode afin de venir en aide aux personnes qui en sont victimes.
Albert Einstein disait : « Le monde est dangereux non pas tant à cause de ce qu’ils font le mal mais à cause de ce qui regardent et le laissent faire ».
Il est important que chaque enfant, dès la maternelle, que chaque adolescent, jusqu’à la fin de ses études, puisse concevoir ce qui est mis en jeu dans les groupes auxquels il est amené à participer, ainsi que l’effet produit quand on se moque de quelqu’un ou qu’on l’isole au sein d’un groupe.
Les adultes et les lieux d’éducation ont besoin d’être outillés, car ils se sentent souvent démunis et ne savent ni comment agir pour prévenir le harcèlement ni comment réagir lorsqu’il se manifeste.
Il est important, lorsque l’on évoque le harcèlement, de sortir de la logique bipolaire : méchant harceleur complètement coupable, gentil harcelé tout à fait innocent. Les situations sont généralement plus complexes pour les réduire à cette situation simplifiée.
Il existe plusieurs manières de gérer le harcèlement. La mise en place d’espaces de paroles régulés (EPR) est privilégiée car elle permet de solliciter l’expression de chacun. On n’invite pas le participant à dire ce qu’il pense mais on l’invite à parler de ce qu’il ressent et ce afin de libérer une parole en associant celle-ci à un contenu émotif qui ne pourra en aucun cas être contesté. Une fois que la parole a été libérée, il faut évidemment surtout veiller à bien la protéger. Pour que la parole se libère en toute sécurité, il faut impérativement qu’un adulte fixe clairement et fermement les règles de l’espace de parole.
Si cela ne fonctionne pas, il existe d’autres techniques pour aider quelqu’un à sortir d’une situation de harcèlement...
Humbeek, B. (2018). Dis, c’est quoi le harcèlement scolaire ?. Waterloo : Renaissance du livre