Nouvelles et annonces




MESSAGE DE NOTRE CURÉ

L’abbé Ifèdoun nous informe que l'abbé Patrick et lui-même seront disponibles pour rencontrer les paroissien(ne)s de Notre-Dame-du-Lac et des paroisses environnantes à la sacristie de Notre-Dame-du-Lac tous les 1er et 4e jeudi de chaque mois, le 23 avril, etc., de 10h00 à 16h00. Pour ces occasions, une messe sera célébrée à 16h00.

Pour Cabano, ils seront présents les 2e et 5e jeudi de chaque mois, soit le 30 avril, etc. de 10h00 à 16h00, suivi d'une messe à 16h00.



GROUPE DE PRIÈRE DÉGELIS

Des Séminaires de la vie nouvelle dans l’Esprit vous sont offerts à compter du mercredi 8 avril au mercredi 27 mai 2026 à 19 h en l’église de Dégelis. Le thème des Séminaires sera « Vers une vie nouvelle dans le feu de l’Esprit Saint ». Vous devrez entrer par la porte centrale située du côté de la bibliothèque municipale. L’équipe de soutien vous invite fortement à venir vous ressourcer. Avec l’aide de l’Esprit Saint, nous vivons dans l’espérance et la confiance. INF. : Claudine 418-853-5195 ou Régine 418-853-2397

 

JOYEUSE RÉSURRECTION! (Dimanche de Pâques)    

LE PREMIER SIGNE de la résurrection, c’est une absence, un tombeau vide.  On aurait peut-être aimé du spectaculaire : Jésus sortant du tombeau et marchant triomphalement dans Jérusalem pour que tout le monde soit convaincu, forcé de croire. Mais alors, la foi ne serait pas la foi, elle serait une évidence. Dieu a plutôt choisi de nous laisser libres de croire. Ce n’est donc pas étonnant que plusieurs ne partagent pas notre foi.  Croire en la résurrection ne va pas de soi. Même les premiers disciples y ont mis du temps. Le matin de Pâques, seul le disciple bien-aimé a vu et a cru, d’après l’évangéliste Jean.

Si on ajoute, comme le fait l’apôtre Paul dans la deuxième lecture, que nous sommes déjà « ressuscités avec le Christ », voilà de quoi surprendre les mortels que nous sommes. J’ai compris un jour ce qu’il voulait dire en croquant un œuf de Pâques. La résurrection, ce n’est pas seulement après la mort, c’est une éclosion. Nous sommes déjà orientés vers en haut. Le Ressuscité vient faire craquer nos coquilles, ouvrir nos tombeaux, nous apprendre à vivre en ressuscités.

Vivre en ressuscités, c’est lutter contre toutes les formes du mal autour de nous, faire grandir la vie, aimer à la manière de Dieu. Avec le Christ, nous pouvons y croire. C’est ce qui fait notre joie et notre espérance. Joyeuses Pâques! Joyeuse résurrection!

                                               Yves Chamberland (Prions en Église – avril 2026)

 

CROIRE SANS VOIR, AIMER SANS LIMITES (2e dimanche de Pâques A)

AUJOURD’HUI, l’Église célèbre la Divine Miséricorde, le cœur grand ouvert de Dieu. Dans le récit évangélique, Jésus ressuscité entre dans une pièce verrouillée par ses disciples. Sa première parole n’est pas un reproche, mais un cadeau : « La paix soit avec vous ! » Puis, il se tourne vers Thomas, rongé par le doute, et lui offre de toucher ses plaies.  C’est par ses blessures que nous découvrons combien son amour est proche de nos fragilités humaines.

La miséricorde de Dieu n’est pas une idée abstraite : c’est un amour qui pardonne, qui relève, qui apaise. C’est la tendresse d’un Père qui ne se lasse pas de recommencer à neuf avec nous. Il nous régénère pour une espérance vivante, et nous invite à croire même sans avoir vu, à avancer avec confiance.

Les disciples de la première communauté chrétienne en ont fait l’expérience : transformés par cet amour, ils vivaient unis dans la prière, le partage et la joie.  Leur manière de vivre parlait plus fort que leurs mots.

Aujourd’hui encore, le Christ se fait proche de nous. Il vient au cœur de nos souffrances, de nos craintes et de nos incertitudes. Laissons-nous toucher par sa miséricorde, et portons dans notre prière les personnes qui cherchent encore un signe pour croire.  Que notre foi, marquée par la joie pascale, reflète le visage d’un Dieu infiniment patient, source de paix et de vie.

                                                        Josée Paquet (Prions en Église – avril 2026)

 

PÂQUE DE JÉSUS CHRIST, PÂQUES DES HUMAINS

Bien-aimé(e)s de Dieu,

Christ est, certes, mort pour nous, mais il est ressuscité pour nous faire participer à sa résurrection.

C’est bien ce que l’Église entière célèbre à la Veillée pascale (Samedi Saint) par le rite du feu nouveau, suivi de l’Exultet, le chant de la joie lumineuse. C’est dans la résurrection du Christ que la foi de l’Église trouve tout son sens. Si le Christ n’est pas ressuscité, vide alors est notre message, vide aussi votre foi, nous dit Saint Paul (1 Co 15, 14). Heureusement que tout ne s’est pas arrêté à la lourdeur et au désespoir dans lesquels, la mort du Fils de l’homme a plongé les Apôtres, le Vendredi Saint. En effet, ce qui s’est réalisé sur la Croix, le vendredi, c’est l’accomplissement de ce que le Christ a fait le Jeudi Saint. Il a donné son corps à manger et son sang à boire à ses apôtres à la dernière Cène : « Ceci est mon Corps, prenez et mangez…Ceci est mon Sang, prenez et buvez… » (cf. 1 Co 11, 24-25).

Mais il ne va rester au séjour des morts éternellement. Jésus, au matin de Pâque, sort victorieux du tombeau. Le Christ notre Pâque est ressuscité. Par sa mort et sa résurrection, il passe du tombeau à la lumière, de l’humiliation à la gloire. Il est la Lumière qui éclaire désormais les ténèbres de nos vies. C’est ce que symbolise le Cierge pascal allumé à la Veillée pascale à partir d’un feu nouveau. Avec la résurrection du Christ, nous passons du doute à l’espérance, de l’égoïsme à l’amour, du péché à la grâce, de la peur à l’assurance, de la mort à la Vie.

En ce Triduum pascal, ouvrons-nous à l’amour miséricordieux de ce Dieu qui s’offre pour notre salut et qui, le premier, a pris le chemin de nos misères humaines. Par Lui, avec Lui et en Lui, chantons notre résurrection : Le Christ est ressuscité. Alléluia ! Nous en sommes témoins. Alléluia !

JOYEUSES PÂQUES !                                   

                                                                          Auguste Ifèdoun AGAÏ, votre curé

 

OSER LA FAIBLESSE

Je m’étais éloignée, je m’étais détournée de Dieu et voilà que ce cœur vulnérable me permet de revenir vers lui, je suis enfin accessible et sensible à son amour débordant. Ce n’est pas un effort que je dois faire, ce n’est pas un combat, mais un abandon. Il vient me cueillir dans ma fragilité. Il me faut oser la faiblesse ! Je ne comptais que sur ma force ? Que sur moi-même ? Quelle erreur ! La vraie force, c’est lui et il me la donne. Revenir, ce n’est pas remonter le temps, mais ouvrir le présent à sa présence.

Cette présence, on la voit ou on la sent dans les gestes concrets de nos proches ou moins proches. Quand le cœur est ouvert, le souffle de Dieu le traverse. Mère Teresa se penchant avec tendresse sur les mourants de Calcutta, sœur Emmanuelle joyeuse au milieu des petits chiffonniers du Caire.

Plus près de nous, à Lourdes, on voit tant de gestes de compassion de la part de jeunes et de moins jeunes envers les malades : un fauteuil que l’on pousse, une main qui s’accroche à une autre, une caresse sur un visage pour effacer une larme, une écoute attentive et bienveillante. Dans tous ces actes, nous pouvons voir le reflet de Dieu. Dieu est amour.

Accueillir Dieu, c’est donc accueillir cet amour, en être le reflet dans notre vie. Aimer nos proches ne suffit pas. Jésus nous invite à une révolution : s’abandonner à l’amour de Dieu jusqu’à aimer nos ennemis !

                             Catherine Motte, d’après Jean 4, 8

 

NOUS SOMMES DÉBORDÉS

Nous voici devant Toi, Seigneur, à bout de souffle, à bout de courage, à bout d'espoir. Perpétuellement écartelés entre l'infini de nos désirs et les limites de nos moyens, bousculés, tiraillés, énervés, épuisés.

Nous voici devant Toi, Seigneur, enfin immobiles, enfin disponibles.

Voici la souffrance de notre insatisfaction. Voici la crainte de nous tromper dans le choix de nos engagements. Voici la peur de n'en pas faire assez.

Voici la croix de nos limites.

Donne-nous de faire ce que nous devons faire, sans vouloir trop faire, sans vouloir tout faire, calmement, simplement, humbles dans nos recherches et notre volonté de servir.

Aide-nous surtout à te retrouver au coeur de nos engagements, car l'unité de notre action, c'est Toi, Seigneur, un seul amour à travers tous nos amours, à travers tous nos efforts.

Toi qui es la source. Toi vers qui tout converge.

Nous voici devant Toi, Seigneur, pour nous recueillir.

                               Michel Quoist tirée de "Jésus-Christ m'a donné rendez-vous"


SUR LE CHEMIN AVEC LE RESSUSCITÉ (3e dimanche de Pâques A)    

APRÈS LA MORT de Jésus, deux disciples quittent Jérusalem pour retourner à leur village, Emmaüs, et reprendre leurs activités d’autrefois.  Ils sont tristes et déçus.  Ils avaient mis leur confiance et leur espérance en ce prédicateur itinérant qui livrait un message nouveau sur Dieu et sur l’avenir des êtres humains. Ils se sont trompés, semble-t-il.

Sur le chemin, Jésus ressuscité marche tout à coup près d’eux et ils ne le reconnaissent pas. Quand il se met à leur expliquer tout ce qui le concerne dans les Écritures, ils ne l’identifient pas non plus.  Le soir venu, ils l’invitent à rester avec eux. C’est autour de la table, quand il récite la bénédiction et partage le pain avec eux, qu’ « ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards ».  Le Christ leur devient alors bien présent, mais d’une manière toute nouvelle, réelle et invisible, comme celle de Dieu. Tout joyeux, ils repartent vers Jérusalem rejoindre les autres disciples.

Ne sommes-nous pas tentés parfois de quitter la communauté chrétienne et la foi reçue en héritage, parce que nos attentes ne sont pas comblées?  Nous n’avons pas trouvé le réconfort et la lumière dont nous avions besoin. Les mots ne suffisent pas à ranimer notre espérance.  Mais l’expérience du partage, notamment l’eucharistie, la fait resurgir en nous redonnant le goût de vivre. La route vers Emmaüs, c’est encore ici et maintenant

                                            Normand Provencher (Prions en Église – avril 2026)

 

LA PORTE, LA VOIX, LA VIE (4e dimanche de Pâques A)

JE ME RÉJOUIS toujours quand arrive le quatrième dimanche de Pâques, Journée mondiale de prière pour les vocations, car il est chargé de souvenirs.  Je suis, en effet, un « heureux bénéficiaire » de la pastorale des vocations du 20e siècle.  Celles et ceux qui l’animaient m’ont fait participer à la révolution audiovisuelle des années 1970. Comme bénévole, ce fut ma porte d’entrée sur un riche univers peuplé de prêtres, de religieux et religieuses, de membres d’instituts de vie consacrée et de diacres.

Cette dose massive de réflexion vocationnelle se cachait derrière des rubans magnétiques et des diapositives, grandes nouveautés pour l’époque.  La technique a ainsi contribué à forger mon imaginaire. J’héritais d’un langage en pleine évolution pour exprimer mon attachement à Jésus. Une porte inattendue s’ouvrait : je pouvais parler de l’importance du Christ dans ma vie sans heurter de front mes contemporains, souvent réticents devant de tels propos.

Tout en rédigeant alors les textes pour ces productions audiovisuelles, j’ai pris plaisir à partager les valeurs de la communauté chrétienne. Si bien que l’envie m’est venue de les inclure résolument dans mon quotidien. Mine de rien, je m’étais inséré dans la vie abondante que Jésus annonce.  Et ça continue… Les personnes qui sont appelées aujourd’hui auront-elles la chance de tisser une relation aussi créative avec le bon pasteur, porte et voix de la vie éternelle?

                                                        Alain Faucher (Prions en Église – avril 2026)

 

 

UNE ÉCOLE DE VIE

Chacun de nous a son lot de difficultés, sa valise de problèmes. C’est un enfant malade dont on ne connaît pas la cause de sa maladie. C’est un conjoint avec qui on ne s’ajuste pas très bien. C’est un cinquantenaire qui ne trouve pas de travail et qui se sent mal par rapport aux autres qui peuvent travailler. C’est un adolescent qui nous inquiète avec ses allures de gangster. C’est celui qui souffre de ses complexes, qui a de la difficulté à vivre avec ses limites, qui arrive difficilement à s’aimer lui-même. C’est celui qui est déchiré par une haine profonde. C’est le coût de la vie qui nous étouffe. C’est la violence qui fait de plus en plus de victimes. C’est un pays qui se bâtit de plus en plus péniblement. C’est l’Église ballotée par la tempête. Voilà quelques problèmes parmi une liste qui s’étirerait à l’infini.

Les nuages s’amoncellent au firmament de nos vies. Parfois, les problèmes nous dépassent tellement que nous cédons à la panique. Nous avons peur. Nous avons l’impression d’être perdus en forêt, en pleine nuit, bousculés par des vents froids.

Il nous arrive de rêver à une maison où la sérénité nous accueillerait à bras ouverts, un abri chaud, un refuge calme et paisible. Nous cherchons une sécurité. Nous voulons l’harmonie. Nous désirons un foyer que nous partagerions avec les autres, dans l’intimité et la transparence que procure le bonheur.

À tous ceux et celles en quête d’une telle maison, Jésus propose la demeure de Dieu. Il n’offre pas une fabrique de solutions, ni un château immunisé contre les difficultés incontournables de la vie.

Dans la proposition de Jésus, les erreurs, les échecs, les duretés de l’existence continuent de nous habiter. En deux mil ans de christianisme, l’Église tout comme l’ensemble des habitants de la planète fait face à des obstacles souvent difficilement surmontables.

Le Christ a connu lui aussi la souffrance. Au milieu de nous, il n’a pas vécu une vie à l’eau de rose. Il a été persécuté. Il est mort. Et il est mort d’une affreuse mort. En décrivant le chemin vers le royaume comme une voie étroite, un sentier resserré, il était bien conscient du réalisme de ses paroles.

Le témoignage de la vie du Christ, notamment sa passion et sa mort, est pour nous une invitation à assumer nos difficultés et nos problèmes et à les vivre comme un don aux autres. Un acte pour les autres. Il ne s’agit pas de rechercher les malheurs et de nous inventer des épreuves. Il s’agit plutôt d’assumer notre vie, de soupeser la valeur de nos bons jours comme de nos moins bons et de les tourner vers les autres. Nous pouvons accepter les limites non comme des chaînes mais comme un appel au dépassement. Bref, d’apprendre le sens de la vie en donnant un sens à la souffrance et aux épreuves de notre existence. Les difficultés et les problèmes peuvent devenir une école de vie pour nous-mêmes d’abord, puis de nous-mêmes pour les autres.

                                                          Billet hebdomadaire par Denis Gagnon, o.p.

AH ! L’AMOUR !

Le bonheur, c’est quand on s’aime.

L’amour, c’est mieux que de venir au monde ; c’est aller au ciel.

 

Il était une fois un vieux pigeon.  Il vivait en solitaire.  Il vivait mal, d’ailleurs.  Depuis que sa colombe bien-aimée était décédée, il s’ennuyait jour et nuit à en pleurer.  Il ne trouvait plus rien de beau à la vie.  Il marchait la patte lente, la tête et la queue basses.  Son œil était devenu triste et terne.  Il se mourait du mal d’amour, le pauvre.  De plus, cette amère vie lui avait donné mauvais caractère : il bougonnait tout le temps, trouvait à redire sur tout, chicanait tout le monde et effarouchait les tourtereaux qu’il jalousait férocement.

 

Mais un jour, aussi faste que providentiel, vint du ciel, on ne sait trop comment, une colombe toute blanche et toute menue, une vraie perle descendue tout droit du paradis.  Elle se mit à lui essuyer les plumes, à lui redorer le bec, lui parfumer les pattes et lui rallumer les yeux.  Il tomba amoureux d’elle comme au temps de sa jeunesse.  Elle lui chantait des berceuses pour l’endormir et il lui roucoulait des chants d’amour jusqu’aux petites heures du matin.  Il s’abreuvait quotidiennement à une véritable fontaine de Jouvence !  Un miracle, un vrai, se produisit alors : il retrouva son bon caractère et se remit à voler comme aux plus beaux jours.   Ah ! l’amour!

 

                                             Que pensez-vous de cette fable de Jules Beaulac?

 

MÉDITATION

(Jean 6, 16-21) Jésus surgit des ténèbres en marchant sur une mer agitée.  N’est-ce pas une façon de nos rappeler qu’il n’est jamais bien loin, que sa présence, à la fois inattendue et rassurante, nous surprendra toujours, et ce, même si nous le fréquentons depuis bien des années?  Nous pensons bien le connaître, mais nous n’aurons jamais assez de toute une vie pour sonder son mystère.