NOUVELLES ET ANNONCES



FABRIQUE DE SAINT-LOUIS-DU-HA! HA!

Il y aura une vente de garage samedi le 3 octobre 2026 de 10h à 15 heures, au sous-sol de l’Église de Saint-Louis-du-Ha! Ha!

Venez en grand nombre nous encourager.  Merci !

 

UN ROYAUME À RECEVOIR (25e dimanche du temps ordinaire A)    

DANS MA JEUNESSE, mes parents m’ont appris à économiser pour ne manquer de rien dans la vie.  Ils m’ont encouragé à travailler à temps partiel ou plein, selon les saisons, pour assumer une partie de mes dépenses usuelles.  Peu à peu, cette habitude m’a conduit à reconnaître la nécessité d’un salaire juste pour chacun et chacune en vue d’un minimum de sécurité financière.

L’histoire que Jésus raconte à ses disciples dans la lecture évangélique de ce dimanche va dans un tout autre sens et a de quoi nous troubler.  Le maître d’une vigne accorde la même somme d’argent à l’employé embauché pour toute la journée et à celui arrivé à la dernière heure.  Ce maître, qui représente Dieu, n’est-il pas injuste de payer le même montant à ces deux ouvriers, malgré la différence du temps qu’ils ont travaillé au champ?

En fait, Jésus ne cherche pas ici à nous donner un exemple d’équité en matière de relations de travail.  Il nous rappelle plutôt que le Seigneur est bon et que ses pensées sont parfois insaisissables.  Il ne nous traite pas selon nos mérites et son amour est débordant.  Son royaume nous est offert en toute gratuité : il nous revient de le recevoir, à toute heures du jour ou de la nuit, en tout lieu, pour en bénéficier et y apporter notre humble collaboration.

                                                Louis-André Naud (Prions en Église – sept. 2026)

 

NOTRE VIGNE (26e dimanche du temps ordinaire A)

EH OUI, LA VIGNE du Seigneur dont il est question dans la liturgie de ce dimanche, c’est aussi la nôtre.  Bien que Dieu en soit le propriétaire, nous sommes appelés à la cultiver, à en prendre soin, à nous engager activement afin de lui faire porter des fruits d’amour et de justice.

La vigne du Seigneur est vaste et il est juste et nécessaire que chacun et chacune de nous s’engagent à y travailler.  Nous avons beaucoup de pain sur la planche ; il suffit de constater tous les besoins dans notre entourage et ailleurs sur la planète.

Oui, le vignoble du Seigneur exige nos mains, car il est urgent pour nous et pour l’humanité de transformer ce monde qui risque d’être détruit.  Quel que soit notre âge ou notre santé, nous pouvons aider à soulager le fardeau qui pèse lourd sur tant d’épaules.  Notre première mission, comme chrétiens et chrétiennes, consiste à témoigner par nos actes.  Agissons courageusement, sachons mener une vie cohérente, résolument engagée envers le Christ vivant.  Bâtissons la paix, devenons des évangiles vivants.  Nous voulons que sa vigne, notre vigne, soit belle; œuvrons sans relâche pour qu’il en soit ainsi!

                    Josée Desmeules (Prions en Église – sept. 2026)

 

TEMPS PLEIN ET VIE UNIFIÉE

Ah, les faiseurs d’oppositions ! Hier, pharisiens contre sadducéens, et tous contre Jésus. Aujourd’hui, Église institution contre Église peuple de Dieu, justice contre miséricorde, homme contre Dieu. Mais Jésus casse les oppositions. Demandez-lui ce qui est central dans la loi que Dieu a donnée à Moïse, et il dit le mot « Amour ». Croyez-vous qu’il oppose amour et loi ?

Il déclare que le premier commandement c’est d’aimer Dieu ? Cela ne surprend pas ses auditeurs. Il précise « de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa pensée » ? Cela bouscule un peu plus : comprenons qu’aimer Dieu ne se fait pas à mi-temps. Nous disons facilement que la foi exprime notre amour pour Dieu. Et nous disons que croire, ça sert. Comme si la foi et l’amour, c’était des « choses » utilisables à côté d’autres réalités humaines. Mais pour Jésus, aimer Dieu, c’est tout l’être et toute la vie du chrétien. Oui, aime-le « de tout ton cœur… ». Et il continue sa réflexion : « avec ce commandement voici le second qui lui est semblable : tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Donc aimer le prochain se révèle important comme aimer Dieu. Nous pouvons comprendre qu’aimer Dieu provoque en nous l’amour du prochain, ou alors qu’aimer le prochain nous permet de mettre en pratique l’amour de Dieu dans ce monde où nous vivons. Ainsi, Jésus déclare que c’est suivre la loi que de fonder sa vie sur cela. Quel commandement dynamique et unifiant ! Loué soit Jésus qui vient défaire les oppositions.

                                                  Frère Philippe Jaillot, d’après Matthieu 22, 34-40

 

LE PRIX DU PARDON

« Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés… » La parabole de Jésus est assurément un commentaire de cette phrase du Notre Père.

En l’écoutant rapidement, on reste sur sa faim. Certes, on ne peut pas parler d’injustice. Le débiteur pardonné, qui a bénéficié de la pitié de son maître, n’éprouve en retour aucune pitié. Il est difficile de ne pas le lui reprocher. Il obtient ce qu’il mérite : il est traité de la manière dont il traite son prochain.

C’est du côté du roi de la parabole que je suis déçu. Sa réaction est trop humaine. Sa remise de dette n’est finalement pas complète, puisqu’il finit par l’annuler. Depuis le début, elle était en fait conditionnée à un certain comportement du débiteur. Comme si la grâce divine était contractuelle, comme une épée de Damoclès, toujours en sursis.

Il faut alors relire la parabole. Une fois pardonné, le débiteur ne doit plus rien à son maître. Donc, s’il requiert de l’argent de ses propres débiteurs, il se fait désormais de l’argent sur le dos de son maître ! Autrement dit, il monétise la pitié du roi. Ce n’est donc pas le roi qui conditionne son pardon, c’est le débiteur qui brade ce cadeau inestimable à prix cassé. La compassion de Dieu vaut-elle bien 100 pièces d’argent ? Judas s’en satisfera de 30.

À quel prix estimons-nous le sacrifice du Christ sur la Croix ?

                       Frère Matthieu Palayret, d’après Matthieu 18, 21 - 19, 1

 

PRIÈRE POUR LA FAMILLE

Père de qui provient toute paternité dans le ciel et dans la terre,

Père qui es Amour et Vie, fais que chaque famille devienne,

par la grâce de Ton Fils Jésus-Christ et par la grâce de l'Esprit Saint,

source de la divine charité, un vrai sanctuaire de la vie

et de l'amour pour les générations qui sans cesse se succèdent.

Fais que ta grâce inspire les époux dans leurs pensées

et leurs actions pour le bien de leurs familles et de toutes

les familles du monde.

Fais que les jeunes générations trouvent dans la famille

une aide efficace qui leur enseigne ce qu'est

la condition humaine et les aide à grandir dans la vérité et l'amour.

Fais que l'amour se manifeste plus fort que toute faiblesse

et que toute crise qui marquent, parfois l'existence de nos familles,

par Jésus, notre Seigneur, qui est la Voie, la Vérité et la Vie.

                                                                 Prière écrite par le Pape Jean-Paul II