Le paysage économique du village est historiquement lié, et de manière très intime, à la composition sociale de sa population. Le tableau que l'on pouvait dresser au XVIIe siècle est très significatif. A cette époque, hormis une noblesse militaire peu présente, un clergé réduit au strict minimum (un curé et un vicaire) à défaut d'établissement religieux dans la paroisse et les indigents, la population sablonniéroise comprenait, dans un ordre d'aisance décroissant, une bourgeoisie constituée d'officiers divers, quelques propriétaires fonciers (les laboureurs et les meuniers), des artisans, des vignerons, des domestiques et valets de ferme engagés à l’année par les laboureurs, des manouvriers employés à la journée par les laboureurs ou les artisans. Au siècle suivant et surtout au XIXe, est apparue une nouvelle forme de bourgeoisie avec le développement du commerce.
Ainsi, chaque catégorie sociale correspondait à une catégorie professionnelle et donc, à un secteur d'activité : agriculture, artisanat rural et petite industrie, commerce, fonctions administrative ou libérales, domesticité.
Sablonnières a connu de tous temps une activité agricole, développée d'abord autour du bourg puis aux alentours des différents hameaux.
Avant le XIIe siècle, la population comprenait essentiellement des serfs, c'est-à-dire des paysans attachés à la terre qu'ils cultivaient et appartenant comme elle au seigneur local. Les terres étaient alors exploitées collectivement avec des outils fournis par chaque propriétaire en proportion de la surface de ses terres. Après l'abolition du servage, ce mode d'exploitation a souvent été maintenu pour gérer l'assolement et mettre en culture les terres disposées en longues bandes étroites ou raies. Les roturiers se regroupaient ainsi en communautés tandis que les seigneurs louaient leurs terres à des laboureurs.
Louis Fontaine (1) donne une idée de ce à quoi pouvait ressembler le village à cette époque : « la paroisse agricole se divise en cinq parties : autour des maisons les jardins et les vergers, la prairie collective où se rendent chaque jour les animaux et leurs petits gardiens. Puis sur les terres les moins humides, les soles, partagées entre celles du seigneur, louées ou travaillées en corvées, et celles des tenanciers exploitées en famille. Obligatoirement pour tous, l'alternance blé, céréales secondaires et jachère est respectée. »
A partir du XVIe siècle, alors que les cultures avaient repris leur essor après des siècles de crises et de guerres, les terres étaient toujours louées à des laboureurs qui les exploitaient directement ou concédées à des censitaires qui les faisaient exploiter. Les seigneurs locaux donnaient aussi en location leurs prés, granges, bois, étangs et, surtout, les fermes situées dans leur ressort : fermes du Domaine, de Fontaine-Parée, du Chevret, de la Chenée, de Marlande, du Jariel, de Monchevrel et du Rousset. (2)
La population agricole des XVIIe et XVIIIe siècles comprenait deux catégories. D'une part, les manouvriers, les plus nombreux, étaient des ouvriers travaillant généralement à la journée. A la base de la société rurale, ils étaient souvent locataires voire propriétaires d’une petite maison, d'un coin de jardin et de quelques animaux (3). D'autre part, les laboureurs étaient des paysans plus aisés - ils possédaient au moins un attelage et des biens plus conséquents - qui employaient les premiers. (4)
Les terres labourables couvraient alors près de 8 km², soit près de 60 % de la superficie de la paroisse. On y produisait surtout du blé, du chanvre et du foin. Comme dans toutes les paroisses de la région, le grain représentait une production importante que l'on allait vendre au marché qui se tenait le mardi à Rebetz en Brie (Rebais). La vigne était aussi très présente : elle couvrait environ 34 hectares (15 hectares dans le secteur du Four-à-Chaux et de La Tuilerie, 8 à Montchevrel, presque autant aux Mirats et 3 au Vautron) et a laissé son nom à plusieurs lieu-dits tels que le Vignoble du Vautron et les Vieilles Vignes (5). Il n'est donc pas étonnant de trouver plusieurs vignerons mentionnés dans les actes anciens. (6)
Après 1800, on retrouve toujours une forte population de manouvriers habitant au bourg (7) et dans les hameaux (8). Quelques journaliers agricoles spécialisés dans certaines tâches saisonnières étaient désignés comme cribleurs (9) ou botteleurs (10). Ces tâcherons étaient toujours distingués de ceux que l'on appelait plus laboureurs mais cultivateurs (11) et des vignerons (12), quoique certaines personnes soient qualifiées tantôt de vignerons, tantôt de manouvriers par l'état civil.
Les déclarations de Charles Houdry, cultivateur à Sablonnières et du notaire Bouté, de Villeneuve-sur-Bellot, recueillies lors d'une enquête diligentée par le ministère de l'agriculture (13), donnent d'intéressantes informations sur l'état de l'activité agricole au milieu du XIXe siècle : A cette époque, peut-on lire, la propriété était assez morcelée. On pouvait distinguer la petite propriété et la grande. Pour la première, les baux ruraux avaient une durée de 3 à 9 ans ; pour la seconde, ils étaient de 12 à 18 ans. La petite culture (qui s'entendait d'exploitations de 10 à 15 hectares) était presque toujours faite par le propriétaire. Houdry, pour sa part, exploitait 150 hectares, ce qui le situait dans les grands cultivateurs. L'hectare de terre se vendait 1 200 francs en moyenne et se louait de 40 à 50 francs, les prairies naturelles ayant davantage de valeur et se négociant entre 2 500 et 3 000 francs l'hectare. Bien que la terre ne fût pas de première qualité, on achetait peu d'engrais et le développement du drainage semblait efficace. A Sablonnières, le blé était la principale production : on en produisait de 18 à 20 hectolitres par hectare. La culture des céréales occupait un grand nombre d'ouvriers agricoles et avait même suscité, vers 1800, l'installation d'un entrepreneur de battage. (14)
De 1850 à 1900, le nombre des manouvriers restait très important par rapport à celui des cultivateurs (15) propriétaires ou fermiers qui les employaient avec divers journaliers selon leurs besoins mais aussi, de manière plus stable, des ouvriers agricoles et des charretiers.
Les vignerons étaient moins nombreux qu'auparavant car le vignoble avait été peu à peu réduit au fil du temps. Si l'Histoire des environs de Paris (16) signalait à Sablonnières « un peu de vignes » outre l'exploitation de prairies, on sait que cette culture a décliné tout au long du XIXe siècle : En 1889, lorsqu'il fut question d'introduire des cépages américains en Seine-et-Marne, le conseil municipal consulté sur la question déclarait « que la culture de la vigne est de bien peu d'importance dans la commune ». (17)
On sait que le vignoble n'occupait plus que 27 hectares en 1897. En raison de la piètre qualité du vin produit (il n'était, dit-on, destiné qu'à être bu sur place ou transformé en vinaigre) et d'une invasion de phylloxéra à la fin du siècle, la culture de la vigne a finalement été abandonnée au profit de celle des pommiers dont les fruits étaient utilisés pour la fabrication de cidre, des cultures céréalières (blé, seigle, orge, avoine, maïs) et fourragères (trèfle, luzerne, sainfoin, dravière) qui occupaient depuis longtemps déjà une grande partie des terres, mais aussi de celle de la betterave sucrière développée à l'instigation du gouvernement au début du XIXe siècle (18) et de celle de l'osier liée au développement local de la vannerie. Le siècle suivant a connu une tentative de culture de la pomme de terre (19), la poursuite et le déclin de l'osiériculture. Depuis les années 1960, on est passé de la polyculture à la production intensive, essentiellement céréalière. Le XXe siècle doit aussi être retenu comme celui des oléagineux (tournesol, colza).
En ce qui concerne les structures agricoles, les exploitations les plus importantes au XIXe siècle et au début du XXe correspondaient à d'anciennes fermes qui relevaient avant 1789 de la seigneurie de Sablonnières ou de celle du Jariel. Certaines disparurent, telle la ferme du Chevret ou de Montchevrel détruite après 1840 et celle de Fontaine-Parée qui existait encore en 1813 mais fut également démolie dans la première moitié du siècle (20). En 1879, trois fermes seulement étaient exploitées : celle du Jariel, celle de la Noue et celle de Sablonnières (ferme du Domaine).
En 1911 trois autres fermes étaient signalées à La Noue, au Champ-Oui et à La Chenée (21). Ces six fermes existaient toujours en 1920 mais plusieurs ont depuis cessé leur activité. Plus tard, aux fermes du Jariel et de la Noue, s'est ajoutée celle de Coupigny. Dans les années trente, une nouvelle a été construite au Moutier, sur un terrain acheté en 1929 par la famille Hochet. En 1937-1938, quinze agriculteurs étaient recensés dans l'Annuaire commercial du département de Seine-et-Marne (22). Comme par le passé, certains étaient propriétaires-exploitants (23), d'autres étaient fermiers. (24)
En 1965, on comptait sur le territoire de la commune 16 fermes de plus de 20 hectares et 8 fermes de moins de 20 hectares (25). La main d’œuvre, principalement familiale, était complétée par des manouvriers pendant les moissons. En 1968, il y avait 9 fermes de 50 à 80 hectares, 6 de 20 à 50 hectares, 6 de 10 à 20 hectares, 4 de 5 à 10 hectares et 3 de moins de 5 hectares qui occupaient en tout 28 personnes. Depuis, l'agriculture a continué d'occuper plusieurs familles - ou du moins, dans une période plus récente, certains de leurs membres seulement - à La Chenée (26), à Coupigny (27), à La Noue (28), au bourg (29), au Plessier (30), au Jariel (31), à Marlande (32) et au Rousset (33). En 1988, on comptait 13 exploitations à Sablonnières ; il n'y en avait plus que 9 en 2010 mais l'agriculture demeure néanmoins le moteur économique de la commune et utilise 953 hectares, c'est-à-dire plus des deux tiers de son territoire.
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(1) En Brie Champenoise, p. 45.(2) Dans la seigneurie des Célestins, la ferme du Rousset était donnée en location, au début du XVIe siècle, aux Dorat (Nicolas, Jehan l'aîné et Jehan le jeune) et à Jehan Lharminat alors que celle du Jariel était louée en 1519 à Pierre et Louis Desécoutes, Pierre d'Arbice et Pierre Lerouge ; en 1680, elle était toujours louée, à un nommé Noël Closier ; au siècle suivant, celle de Marlande était exploitée par un fermier nommé Joseph Gutel. Pour ces exploitations importantes, la location était une modalité adaptée au système social d'ancien régime dans lequel le propriétaire terrien, noble, bourgeois ou ecclésiastique, n'exerçait pas lui-même l'agriculture. Le seigneur de Sablonnières lui aussi faisait exploiter ses fermes par des locataires, tel Pierre Barbier, fermier au Chevret vers 1776. Pour le reste, de nombreux biens fonciers étaient possédés moyennant redevance par un grand nombre de censitaires. Parmi eux se trouvaient, vers 1770, des nobles (la demoiselle Beaurepaire de Nonesol épouse Devaux, Marie-Jeanne Paris veuve de Champagne demeurant à Montdauphin, le chevalier Juvénal Ferdinand Luillier seigneur de Chalendos, le chevalier Nicolas Michel de Quatresols seigneur de Marolles), des ecclésiastiques (Etienne Drouet chanoine à Provins, Christophe Gauthier curé de Tancrou, Etienne Simon Himbert prieur de Sept-Sorts, Jean Le Cointre prêtre à Rebais, Noël Nicolas Louis Maréchal chanoine à Jouarre), des gens de justice (Etienne Boquillon notaire à Villeneuve, Charles Alexandre Couesnon procureur au bailliage de La Ferté-sous-Jouarre, Jean Joseph Debourges notaire et procureur fiscal à Villeneuve, Etienne Delétain procureur au bailliage de Rebais, Jean-François Delétain huissier à verge du Châtelet de Paris à la résidence de Rebais, Claude Desessarts notaire et greffier à Véronge, Gabriel Drouet substitut du procureur du roi à Sézanne, Pierre Garnot avocat et bailly de La Ferté-Gaucher, Nicolas Claude Genée des Tournelles avocat et lieutenant général au baillige et châtellenie de La Ferté-au-Col et Chamigny, Pierre Huvier notaire royal et procureur fiscal à Rebais, Jeunet Gilbert Voté avocat du roi au bailliage de Meaux), la veuve d'un changeur royal (Anne Himbert de la Ferté-au-Col, aussi fille du notaire Taphu de Rebais), un chirurgien (Pierre Devaux à Rebais), des marchands (Edme Binet aubergiste à Bailly, Louis Cochart de Rebais et Pierre Foucher épicier à Paris), des bourgeois des environs (Marie Sirot veuve Delorosoy demeurant à Bellot ; Etienne Nicolas Du Creux demeurant à Villeneuve-sur-Bellot) et de Paris (Alexis Doctain, marchand-taileur d'habits qui avait acheté le 18 mai 1751 une maison au boucher Nicolas Oudin ; François Michel Prévost ; Jean Baptiste Sevestre), des maîtres d'école (Rémy Bénard à Cerneux, Barthélémy Delambre à Sablonnières, François Legrand à Rebais, Denis Michon à Bellot), un garde-chasse de la seigneurie de Rebais (Etienne Nicolas Pescheux), un maître des postes royales de La Ferté-sous-Jouarre (Claude Potel), un meunier (Pierre Julien à La Trétoire) et quelques artisans (François Baron maçon à Hautefeuille, Jean-François Debray maçon au Plessier, François Bourguignon fuselier au Vautron, Etienne Barthélémy garnier charron à Coupigny, Pierre Joseph Régnault scieur d'ais à Montflageol, Nicolas Jacob chapelier à Villeneuve, Pierre Lavoisier maître foulonnier à May-en-Multien) et des laboureurs (Jean Cherrier à La Noue, Claude César Couesnon au Plessier, Denis Frodeau et Christophe Gontier à Coupigny, Pierre Brézillon à Boitron). A côté de ces particuliers, étaient aussi censitaires du marquis de Maupeou les cures de Sablonnières et de Saint-Léger, ainsi que les églises de Rebais et de Villeneuve-sur-Bellot (Arch. départ. de Seine-et-Marne, E 1375 et 1375 ; BAZIN (Alexandre), Notice historique sur Sablonnières-en-Brie, Melun, Legrand, 1898, p. 33 et s.).La Révolution de 1789, la vente des propriétés seigneuriales comme biens nationaux et le morcellement des terres qui ont suivi, ont eu pour effet de favoriser le faire-valoir direct, même si de grandes propriétés agricoles subsistèrent ou furent rapidement reconstituées. Ainsi, même à la fin du XIXe siècle, les fermes exploitées directement par leur propriétaire n'étaient pas rares : tel est le cas de celle du Jariel, exploitée par son propriétaire en 1879 (Lemoine) et en 1881 (de Jussieu), ou de celle de Sablonnières exploitée elle aussi par son propriétaire (Gutel) en 1879. Toutefois, dans les années qui suivirent, ces exploitations furent confiées à des fermiers (Roch pour la ferme du Jariel vers 1900, puis Chopin vers 1920 ; Sérand à la ferme des Domaines à la même époque) tandis que d'autres comme celle de La Noue étaient déjà affermées. (3) L'un d'eux, Nicolas Brézillon, était propriétaire au Rousset de bâtiments, terres et jardins dont il fit donation en 1644 à l'église Saint-Martin (Arch. nat., Insinuations Y/184).(4) Plusieurs de ces laboureurs sont identifiés dans les actes paroissiaux ou notariés du XVIe siècle, tels Antoine Gavart en 1519, Louis Le Teigneux à Sablonnières en 1553 (contrat de mariage avec Marion Crochet, veuve de Simon Mirail, du 25 avril - Arch. nat., Y/101 - fol. 79 V°), Nicolas Des Escoutes au Jariel en 1559 (donation du 5 mars à son frère Antoine, cordonnier à La Ferté-au-Coul - Arch. nat., Y/100 - fol. 95 V°), Jean Doriat au Rousset (contrat de mariage avec Adrienne Crochet, veuve d'Honoré Lefebvre, du 28 octobre – Arch. nat., Y/102 - fol. 431). Au siècle suivant, on connaît Joseph Desbières à Sablonnières en 1607 (contrat de mariage de sa fille Fleurance avec Henri Fourmont le 22 janvier chez Maître Omer Le Jars, notaire à Paris - Arch. nat., MC/ET/XXXIX/35, 39, 43 ; MC/RE/XXXIX/2), Bonaventure Le Rahier à Sablonnières en 1611 (contrat de mariage de sa fille Nicole veuve Le Roux avec Pierre Tardif marchand parisien, du 19 janvier chez Maître Philippe Cothereau, notaire à Paris – Arch. nat., MC/ET/XXIX/62, 125, 132), Martin Lourdin au Vautron et Jacques Baillet en 1639 ; Claude et Jean Debray au Vautron vers 1640 ; Pierre Chappelain à Montchevrel et Nicolas Rayer à La Noue en 1642 ; Toussaint Maupoix au Rousset en 1658 ; Henry Fayet en 1670 ; Mathieu Lefebvre mort la même année ; Jacques Regnier en 1670 (mort en 1691) ; Nicolas Henry dit Leriche mort en 1671 ; Pierre Regnard en 1670 et 1671 ; Pierre Griffaut mort en 1671 ; Germain Longuet au Plessier et Jean Proffit au Rousset en 1679 ; Thomas Regnard à Coupigny en 1678 et 1679 ; Jean Regnard et Jacques Rayer tous deux au bourg en 1680 ; Claude Leduc à La Noue et Roch Lefebvre, aussi en 1680 ; Pierre Rayer et son fils Georges en 1696 ; Jean Rayer et Nicolas Griffaut morts en 1697. Au XVIIIe siècle, sont identifiés : Nicolas Royne en 1703 ; Pierre Renard au Rousset en 1704 et 1708 ; Jean Moreau et Pierre Griffaut en 1704 ; Georges Rayer en 1705 ; Antoine Picard à Bois-Frémy en 1705 et mort en 1721 ; Nicolas Bruneau à Hautefeuille et Jean Chérier en 1706 ; François Massiot au Chevret en 1706 également (né à Boitron le 26 octobre 1680, il épousa le 25 mars 1706 Marguerite Nitot, cousine des Huvier qui comptaient plusieurs hommes de loi à Rebais, Orly, Boitron et La Ferté-sous-Jouarre) ; Denis Frodeau à Coupigny et Jean Baudoin à Fontaine Parée en 1714 ; Louis Regnier à Fontaine Parée en 1717 ; Jean Gutel à Marlande en 1720 ; Pierre Régnard au Vautron en 1721 ; Jean Baudoin mort en 1724 ; Nicolas Serurier fermier à Marlande mort en 1724 ; Gilles Delétain en 1724 et 1733 ; Sébastien Parichault au Rousset en 1725 et 1734 ; Clément Nitot en 1726 et mort en 1728 ; Pierre Fayet en 1730 ; Louis Delétain en 1730, 1731, 1732, 1733, 1734, et 1735 (fermier au Jariel) ; Georges Rayer en 1731 ; Jean Rousseau en 1732 et 1734 ; Jean Renard en 1732 et 1736 ; Michel Desgranges en 1732, 1734 et 1736 à Fontaine-Parée ; César Louis Fortin en 1734 et 1736 ; Jacques Buisson, Denis Fredeau, Joseph Gutel, César Louis Fortin, Michel Desgranges, Pierre Degrange, Jean Le Cointre, Louis Deletain et Alexis Moreau dans les années 1740-1760 ; Pierre Barbier fermier au Chevret en 1770, 1772, 1773, 1776, 1780, 1781, 1784 et 1797 ; Joseph Delétain en 1770 et 1773 ; Jacques Delétain au Jariel en 1771, 1774, 1780, 1782, 1793 et 1795 ; Jean Chérier en 1772, 1774 et 1784 ; Jacques Perrin mort en 1772 ; Gilles Delétain en 1773 ; Denis Frodeau mort en 1773 ; Alexis Moreau mort vers 1770 ; Jean Gutel et Joseph Gutel en 1774 ; Pierre Gutel à Marlande en 1774, 1775, 1776, 1777, 1779, 1782, 1783, 1784, 1786, 1789, 1791, 1792, 1794 et 1798 ; Jean François Chérier à Coupigny en 1774, 1780, 1782, 1785, 1792, 1793, 1794, 1796 et 1797 ; Louis Chérier en 1774 ; Jacques Ducreux aux Brodards en 1775 ; Eustache Barbier à La Noue mort en 1775 (frère de Pierre) ; Jean Chérier à La Noue, mort en 1776 ; Claude César Couesnon au Plessier vers 1776 ; Pierre Desgranges en 1776, 1796, 1797 et 1798 ; François Fillette en 1776, 1787, 1788 et 1799 aux Brodards ; Jérôme Desgranges en 1778, 1779, 1795 et 1798 ; Alexis Moreau en 1779, 1783 et 1795 à La Chenée ; Jean-Baptiste Perrin en 1779, 1780, et 1799 à La Noue ; Charles François Généreux Gutel au Domaine en 1779, 1781, 1783, 1785, 1787, 1788, 1790, 1791 et 1799 à Fontaine Parée ; Valentin Perrin aux Mirats en 1780, 1782, 1785, 1787, 1788, 1789, 1792 et mort en 1793 ; Antoine Gutel en 1782 ; Joseph Simon Gutel en 1783 et 1785 ; Augustin Bourguignon en 1784 et 1794 ; Antoine Desbrosses en 1785, 1786, et 1788 ; Jean Mathieu Chérier en 1785 ; Jean Pierre Louis Leguéry en 1787 et 1788 ; Louis Augustin Bourguignon à la Noue en 1791 et 1794 ; Pierre Paul Saint-Mars au Domaine en 1792, 1793, 1795 et 1797 ; Joseph Simon Gutel à Marlande en 1793 et 1795 ; Martin Lourdin aux Mirats en 1793, 1795 et 1796 ; Louis Leduc en 1793 ; Christophe Gontier à Coupigny mort en 1793 ; Christophe Gontier à Coupigny vers 1776 et en 1795 (mort en 1798) ; Nicolas Gabriel Chérier à Marlande mort en 1795 ; Eustache Tranquille Bourguignon aux Mirats en 1795 et 179 ; Pierre Bruneau à La Chenée en 1796 ; Pierre Michel Bruneau à La Chenée en 1796 et 1797 ; Louis Romain Brice Picard à Coupigny en 1797 ; Jean-Pierre Legouge aux Brodards en 1797 et 1798 ; Jean Mathieu Chérier à La Noue en 1797 ; Jacques Nicolas Oudin en 1797 ; Ambroise Denis Delétain au Jariel en 1798 ; Pierre Gutel à Marlande en 1798 ; Louis François Barbier en 1799...(5) La seigneurie de Sablonnières tirait des revenus de 115 perches carrées de vignes (environ 58 ares) en 1768 et la ferme du Jariel en comprenait 50 perches carrées (25 ares) en 1791.(6) Mathieu Crozier à Bois-Frémy en 1639 ; Marin Beaujean au bourg, qui fit son testament en 1657 ; Martin Lourdin en 1668 ; Hubert Lourdin en 1670 ; en Louis Lourdin 1668 et 1671 ; Pierre Droullet en 1679 ; Jean Creez au Petit Jariel en 1680 ; Michel Laurent à La noue mort en 1680 ; Nicolas Leduc et Antoine Duclos au Vautron en 1680 ; Jean Lagrange en 1734 ; Jean Charles Fontaine, Pierre Camus, Jean Fontaine, François Baron, Martin Lourdin dans les années 1740-1760 ; Jean-Louis Theneau dans les années 1760-1780 ; Martin Lourdin en 1771 ; Pierre Camus en 1772, 1775, 1780, 1795 et 1797 ; François Baron en 1774 ; Jacques Savard au Vautron en 1777 et 1793 ; son fils Louis Alexis Savard en 1796, 1798 et 1799 au Vautron ; Martin Lourdin en 1781 ; Jean Joseph Lourdin en 1782 et 1786 ; Claude Boutillier en 1782 ; Jacques Camus mort en 1799 ; Louis Camus en 1782, 1786 et 1799 ; Pierre Lourdin en 1783 et 1789 ; Louis François Théodore Fauvet en 1790 ; Pierre Jérôme Rousselet et Mathieu Rousselet en 1794 ; Alexis Lourdin au Vautron en 1794, 1797 et 1798 ; Jean Baudoin à la Noue en 1794 ; Nicolas Fauvet en 1794 et 1798 à La Noue ; son frère Jacques François Fauvet en 1797 et 1798 ; Eustache Bourguignon en 1794, 1795 et 1796 ; Henri Baudoin à La Noue en 1794, 1795, 1796 et 1797 ; Jean-Pierre Chanois au Vautron en 1794 et 1797 ; Louis Gontier au Vautron en 1794 ; Jean Joseph Lourdin au Vautron en 1794 et 1796 ; Jacques Nicolas Baudin et Jean-Baptiste Labranche en 1796 ; Jean Marc Renard au Vautron en 1796 ; Louis Gabriel Adrien au Rousset en 1797 ; Nicolas Couesnon au Vautron en 1797 et 1798 ; Jean Joseph Couesnon au Vautron en 1798 ; Eustache Doyen au Vautron en 1799 ; Alexis Doyen en 1798 et 1799 ; Louis Leduc au Jariel en 1797 ; Nicolas Rousselet mort la même année ; Jean-Baptiste Rousselet, Pierre Thomas Desessarts, Pierre Nicolas Chérier et Joseph Barthélémy Delambre en 1798 ; Eustache Baudoin à La Noue, Joseph Pascal Vergniot et Claude François Fontaine à La Noue, Pierre Joseph Piquart à la Cour Gaulier et Louis Lebon au Vautron en 1799. (7) François Rousselet, Pierre Marin, Joseph Desgranges, Jean-Pierre Deletain, Antoine Houdot, François Etienne Herboulé, Nicolas François Rousselet, Laurent Antoine Bourguignon, Jean-Louis Delétain, François Nicolas Souard, Rignaux, Alphonse Isidore Savard, François Noël Desgranges...(8) Jean Alexandre Jacob, Victor Potentien Deneuchatel et Jean-Baptiste Rousselet au Jariel ; Jacques Fauvet et François Fontaine au Rousset ; Henri Desobeaux à Coupigny ; Pierre René, Laurent Bourguignon, Jacques Savard, Nicolas Couesnon, Jean-Pierre Houdot, Nicolas Renard, Pierre Théodore Desgranges et Louis Alexis Lourdin au Vautron ; Claude François Simon et Pierre Desessards à La Noue ; Louis Roche, Pierre Louis Médard Roche, Louis Simon Guillard, Nicolas Rivière et Pierre Picard au Bois-Frémy ; Pierre Joseph Delambre et Nicolas Renard à La Chenée ; Jean Desessards aux Hacots ; Joseph Desessards et Pierre Perrin aux Mirats ; Nicolas Houé au Plessier ; Jean-Pierre Rayer à Marlande.(9) Joseph Delétain cité dans les registres paroissiaux de 1783 et 1789 ; ou Jean-Louis Delétain cité comme tel en 1795, 1797, 1799, 1801, 1802 et 1804.(10) Pierre Jérome Rousselet et Jean Tranquille Rousselet cités tous deux en 1799.(11) Joseph Gutel à Marlande en 1800 ; Pierre Gutel à Marlande en 1804 ; François Fillette aux Brodards en 1801 et 1804 ; Alexis Moreau à La Chenée en 1804 ; Jean-Baptiste Perrin à La Noue en 1800, 1802, 1803 et 1805 ; Charles François Généreux Gutel à Fontaine Parée en 1803 ; Pierre Desbrosses en 1803 et 1804 ; Pierre Paul Saint-Mars au Domaine en 1800, 1803 et 1804 ; Louis Saint-Mars à La Noue en 1801 et 1804 ; Nicolas Louis Saint-Mars en 1803 ; Martin Lourdin aux Mirats en 1803 et 1805 ; Eustache Tranquille Bourguignon aux Mirats en 1800 et 1802 ; Victor Ambroise Delétain au Jariel en 1800 et 1805 ; Jean François Gontier à Coupigny en 1801 et 1804 ; Alexandre Pierre Gutel à Marlande en 1800, 1802 et 1805 ; Pierre Isidore Gutel à Fontaine Parée et Rémy Honoré Constant Desgranges en 1802 ; Toussaint Bonaventure Barbier au Chevret en 1803 et 1805 ; Edme Brodard aux Brodards en 1804 ; Pierre Rémy au Plessier et François Denis Chérier à Marlande en 1805 ; Pierre Théophile Desgranges, Ambroise Martin Delétain, Antoine Bonneau à La Noue, Antoine Patoureau et François Etienne au Vautron, Antoine Delétain au Jariel, Jean-Louis Delétain au Domaine, Claude Mazure et Pierre Marie Gutel au bourg... (12) Jacques Savard au Vautron en 1800 et mort en 1802 ; son fils Louis Alexis Savard en 1801, 1802 et 1804 au Vautron ; Jacques Savard au Vautron en 1804 ; Louis Camus en 1803 ; Pierre Jérôme Rousselet en 1802 ; Alexis Lourdin au Vautron en 1803 et en 1804 également au Vautron ; Jean Joseph Alexis Lourdin en 1802 et 1804 ; Nicolas Fauvet à La Noue en 1801, 1803, 1804 et 1805 ; Henri Baudoin à La Noue en 1800, 1803 et 1804 ; Jean-Pierre Chanois au Vautron en 1800 et mort en 1803 ; Louis Gontier au Vautron en 1803 ; Jean Marc Renard au Vautron en 1801 et 1805 ; Nicolas Couesnon au Vautron en 1800, 1803, 1804 et 1805 ; Eustache Doyen au Vautron en 1802, 1803 et 1804 ; Jean-Baptiste Rousselet en 1800, 1802, 1803, 1804 et 1805 ; Pierre Thomas Desessarts en 1801, 1803, 1804 et 1805 ; Joseph Barthélémy Delambre en 1803 ; Eustache Baudoin à La Noue en 1804 et 1805 ; Joseph Pascal Vergniot en 1801, 1802 et 1804 ; Claude François Fontaine à La Noue en 1800, 1803, 1804 et 1805 ; Jean François Fauvet et Jean-Baptiste Desessards 1800 ; François Bourguignon en 1800, 1801 et 1803 au Vautron ; Laurent Bourguignon aussi au Vautron en 1801, 1803 et 1804 ; Nicolas Bonaventure (La)branche en 1802 ; Louis Fontaine aux Hacots et Jean Regnard en 1804.(13) Enquête agricole. Enquêtes départementales. 6e circonscription, Rapport de M. Josseau, Paris, Imprimerie Impériale, 1867, Séance du 20 octobre 1866, p. 700.(14) Louis Lefèvre recensé de 1881 à 1891.(15) On peut citer pour cette période les nommés Joseph Ricard au Montcel, Alexandre Griffaut aux Brodards, Pierre-Louis Camus à Hautefeuille, Louis Alexandre Rémy et Emile Gontier au Plessier,Alexandre Beaudoin au Vautron, François Lhomme, Alexandre et Athanase Roche au Rousset, Rémy Moussin, Octave et Alfred Houdry à La Noue, Prudent Houdry, Albert Mazure, André et Félix Mercier, Eugène Lourdin, Antoine Belissant, Victor Mercier et Eugène Davenne.(16) Paris, Philippe, 1837, tome 4, page 405.(17) Délibération du 25 déc. 1889 (Arch. communales).(18) En exécution d’un ordre du ministre de l’Intérieur, le préfet ordonna que 50 hectares soient plantés en betteraves dans l’arrondissement de Coulommiers, sur les 300 prévus dans le département (arrêté du 14 décembre 1811). En 1917, cette culture représentait 19,5 hectares dans la commune (soit 1,4 % de la superficie du territoire communal).(19) En 1917, la commune comptait 417 ares plantés en pommes-de-terre.(20) Louis Michelin, qui commença à publier ses Essais historiques et statistiques sur le département de Seine-et-Marne à partir de 1829, écrivait que cette ferme allait être détruite (Melun, Michelin, 1841, vol. 4, p. 1353). (21) Elle était exploitée par M. Landréa.(22) Il s'agissait de la veuve Tassaert à La Noue, Chenu, Georget, M. Bourguignon, Perrin, Beaurepaire, Lourdin au Vautron, Pamplume également au Vautron, René Picot à La Chenée, Delorme, Roignau, Moreau, Thomas, Bernard, Jolly à Coupigny. L'annuaire du commerce Bottin de 1947 n'en mentionnait plus que neuf : Chopin, Delamarre, Lapleige, Lourdin, Moreau, Perrin, Picot, Pamplume et T. Royer mais il y en avait certainement davantage.(23) Lourdin, Pamplume, Jolly, Messant aussi à Coupigny. (24) Chopin à la ferme du Jariel, Tassaert, Moreau à La Noue, Delorme et Delamarre à Sablonnières, Bidault à Champ-Ouï, Picot. (25) A cette époque, la ferme de la Belle-Etoile était en activité, exploitée par Marcel Perrin qui l'avait acquise le 13 janvier 1966. (26) Exploitée dans les années 1970 par un fermier, Abel Marichal (devenue plus tard un centre équestre occupé actuellement par les Ecuries de la Noue).(27) M. Daniel Messant (1931-2009), MM. Francis et Aurélien Messant depuis 1986 et 2006 respectivement.(28) M. Jean Ambel (1944-2010) depuis 1966, puis M. Mickaël Ambel - SCEA Ambel depuis 2010, Mme Florence Moreau - EARL de La Noue depuis 1990, Mme Bernadette Thomas depuis 1999.(29) M. Albert De Visch à la ferme du Moutier depuis 1993, M. Rémy Véron au 40 route de la Vallée depuis 2005.(30) M. Marcel Henri depuis 2001.(31) Marcel Coveliers (Paris 1901-Sablonnières 1970) qui avait acheté le corps de ferme le 22 décembre 1953 ; M. Jean Demarey depuis 1992.(32) M. Maurice Chopin depuis 1980.(33) M. Antoine de Visch depuis 2001.L'élevage a été sans doute été pratiqué de longue date par les villageois, pour leur usage personnel. On sait que les habitants devaient annuellement à leur seigneur un certain nombre de chapons et de poules et que les usages en vigueur au Jariel limitaient le nombre des chèvres et des boucs. Par la suite, de nombreuses familles ont continué d'élever volailles et porcins : les poulaillers et loges à cochons décrits dans les actes de vente des propriétés jusqu'au XXe siècle en témoignent.
On tue le cochon à La Noue, vers 1900 (détail d'une carte postale).
Au XVIIe et au XVIIIe siècles, l'élevage d'animaux domestiques faisait pleinement partie de l'activité des laboureurs et des fermiers, pour les besoins de leurs exploitations ou pour le commerce.
A la fin du XIXe siècle, les cultivateurs élevaient occasionnellement quelques poulains et quelques bœufs. Les recensements de population mentionnent quelques vachers (1) mais ce métier était peu répandu à Sablonnières. Les chèvres étaient quasiment absentes (une dizaine tout au plus dans la commune). En revanche, l'élevage des moutons était relativement important : quatre troupeaux conséquents existaient dans la commune et certains manouvriers possédaient une dizaine de têtes.
Le pacage des ovins a toujours été problématique en raison des dégâts que les bêtes pouvaient causer aux cultures ou aux arbres et a suscité en conséquence une réglementation municipale abondante. Par exemple, une délibération du conseil municipal du 14 septembre 1806 fixa à trois par hectare de terre labourable le nombre de bêtes à laine que chaque propriétaire ou habitant pouvait faire paître en vaine pâture. Le 14 octobre 1810, défenses furent faites de mener paître les moutons dans les prairies, autour des haies vives et près des arbres forestiers (2). Le 20 mai 1837, un arrêté municipal limita le pacage des moutons dans les prés, à la fois dans le temps (pour empêcher de les laisser paître avant l’enlèvement des fourrages) et dans l’espace (ils devaient être maintenus à bonne distance des rives de la rivière pour des raisons sanitaires). D’autres mesures similaires ont été prises les 20 juillet 1851, 20 février 1852, 10 septembre 1852, ainsi que pour interdire le pacage dans les champs récoltés avant la fin du délai de glanage. (3)
L'enquête agricole dont nous avons déjà parlé indique que la laine était la deuxième production de la commune et confirme que l'élevage bovin était de peu d'importance vers 1860. L'exploitation de Charles Houdry en était un bon exemple avec ses 15 vaches et ses 400 moutons.
Traditionnellement, l'élevage des moutons a occupé de nombreux bergers (4) jusqu'aux années 1940 où il avait presque complètement disparu. Les fermes employèrent davantage de vachers au début du XXe siècle car à cette époque, plusieurs agriculteurs élevaient des vaches laitières. Une laiterie existait même au Vautron. En 1917, la commune produisait 400 litres de lait dont 55 étaient transformés en beurre.
Avec le développement de l'élevage des vaches de boucherie, la tendance s'est progressivement inversée pour donner la préférence aux bovins que nous constatons depuis plusieurs décennies. En 1954, le conseil municipal rejetait un projet de distribution de lait dans les écoles au motif que la majorité des écoliers étaient enfants d'agriculteurs et avaient du lait en suffisance ! Aujourd'hui, les vaches laitières ou à viande représentent la quasi totalité de l'activité. L'élevage des ovins, bien que considérablement réduit, n'a toutefois pas radicalement disparu : dans les années 1960, deux aviculteurs étaient établis au Plessier (5). Depuis 1994, un élevage d'ovins existe au Rousset (6) et l'activité des fermes est restée associée à l'élevage bovin.
Autre trace de l'activité d'élevage dans la commune : la réglementation sanitaire édictée depuis le XIXe siècle par les autorités préfectorales et municipales pour lutter contre les épizooties.
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(1) Auguste Perrin en 1841, Prosper Coquinet et Désiré Leprince en 1846, Ernest Larue en 1861, Alphonse Fayet en 1872, Henri Arnold en 1896.(2) Toutefois, à la demande des propriétaires, le pacage fut permis sur de petites parties de pré, après le fauchage.(3) Arrêtés des 24 juillet 1852, 30 juillet 1853, 30 juillet 1854, 8 août 1855. Le droit de glanage, réservé aux indigents de la commune titulaires d’une carte de glaneur, pouvait être exercé dans les 48 heures suivant la récolte.(4) Gilles Lefevre en 1695 ; Gilbert Lefebvre en 1705 ; Jean Leduc en 1737 ; Joseph Courmon, Etienne Leroy, Jacques Dequais (identifiés sur la période 1740-1760) ; Alexis Crochart, Antoine Mercier (identifiés sur la période 1755-1780) ; Michel Feuillet cité dans un acte de 1771 et mort en 1772 ; Nicolas Houet en 1772 ; Augustin Houet en 1774, 1776 et mort en 1783 ; Etienne Leroy en 1776, 1802 et mort en 1803 ; François Rémy à La Noue en 1778 ; Germain Grégoire Leroy en 1787 et 1789 ; Jean Mary Fény en 1790 ; Jean-Baptiste Fény à Fontaine-Parée en 1791 ; Louis Thuilier à La Noue en 1791 ; Antoine Mari en 1792 ; Louis Ancelin à La Noue en 1794 ; Quentin Ouzet à Marlande en 1793, 1794 et 1798 ; Jacques Chatel en 1797 ; Louis Ancelin au Jariel et Quentin Ouzet à Marlande en 1801 et 1802 ; Jean Hannequin à Coupigny en 1800, 1802 et 1803 ; Jean-Baptiste Dumas à Fontaine-Parée en 1803 ; Jean-Baptiste Couteau, Eugène Colin et François Hosselin à Marlande recensés en 1816 ; Pierre Honoré Gaillet recensé en 1816 et 1836 ; Houzet ; Jean-Baptiste Dumur ; Eustache Bourguignon recensé de 1836 à 1846 ; Pierre Michon au Jariel recensé de 1816 à 1856 ; Isidore Fény, Charles Blanchet et Marie Frédéric Potin recensés en 1836 ; François Michon recensé de 1836 à 1851 ; Philippe Pottin de 1836 à 1841 ; Jérémie Perrin de 1836 à 1851 ; Stanislas Mugar recensé en 1841 ; Isidore Boyer recensé de 1841 à 1856 ; Louis Potin recensé en 1846 ; Alexandre Fauvet recensé de 1846 à 1861 ; Toussaint Pottin et Auguste Briant recensés en 1851 ; François Théodore Gaudron recensé de 1836 à 1861 et son fils Louis Gaudron en 1861 ; Pierre Gaillet père recensé de 1846 à 1856 ; Belamy Perrotin et Jean-Baptiste Couteau recensés en 1851 ; Rose Guillaumet, Jules Vivien et Ambroise Alexandre Lescuyer recensés en 1856 ; Georget, Claude Prince, Alexandre Brulfert, Lucien Verneau, Pierre Paul André Gaillet et Vincent Ménard recensés tous les six en 1861 ; Louis Alphonse Rousselet recensé de 1851 à 1866 ; Rose Henri Mahu recensé en 1861 et 1866 ; Louis Gaudron et Jules Dubois recensés en 1866 ; Théodore Gaudron recensé en 1866, 1872 et 1896 ; Alexis Gaillet recensé en 1866 et 1876 ; Frédéric Bony et Emile Mahu recensés en 1872 ; Edmond Ricard recensé en 1872 et 1876 ; Louis Dupont et Eugène Leroy recensés en 1876 ; Etienne Herboulé ; Pierre-Théodore Lécuyer et l'Allemand Jean Zaing recensés en 1886 ; François Gaudron et Octave Fauvet recensés en 1886 et 1891 ; Octave Mousseaux recensé en 1891 ; Jean-Baptiste Planson recensé en 1891 et 1896... (5) Malésieux et Saunier.(6) Mme Hélène de Visch.Parmi les activités agricoles exercées à Sablonnières, l’exploitation forestière occupe une place particulière. Comme ses voisines, la commune est boisée et le commerce des arbres n'y est pas récent. Sous l'Ancien Régime, la plupart des bois de Sablonnières faisaient partie du domaine seigneurial. Certains dépendaient du parc du château de Bellot, dont 4 arpents comportant 900 arbres de haute futaie sur pied furent vendus le dimanche 16 octobre 1757. L'adjudication en fut d'ailleurs faite au château de Sablonnières :
En 1786, les bois taillis occupaient près de 246 hectares, soit 18 % environ du territoire de la paroisse ; on les trouvait principalement à Montchevrel (81 hectares), au Four à Chaux (48 hectares), à Bois-Frémy (32 hectares), aux Mirats (21 hectares), au Vautron (20 hectares), au Plessier (20 hectares) et au Jariel (16 hectares). En 1888, étaient signalés 25 hectares de bois à la Tuilerie et une forêt de 50 hectares à cheval sur les communes de Sablonnières, Hondevilliers et Villeneuve-sur-Bellot. Ces bois appartenaient à des particuliers et comprenaient des peupliers, bouleaux, ormes, hêtres, charmes et chênes. (1)
En 1897, leur superficie était de 287 hectares ; elle s’est encore accrue par la suite, pour passer à 325 hectares en 1990 et 340 hectares en 2003, soit plus de 24 % du territoire communal (cette augmentation s’est faite au détriment des grandes cultures dont la superficie a sensiblement diminué : 962 hectares en 1982 ; 924 hectares en 2003). Il n’est donc pas surprenant que l’exploitation de bois occupe depuis longtemps les Sablonniérois. On sait que le marquis de Maupeou retirait des revenus du bois Brayer, de celui des Simonets, de 180 arpents (92 hectares) de bois au Chevret et de 80 arpents (41 hectares) à la Tuilerie, que les fermes de Fontaine-Parée et du Chevret comprenaient chacune 9 arpents de bois (4,6 hectares) en 1768, celle de Marlande 5 arpents (2,5 hectares) en 1724, celle du Jariel 18 arpents (9,2 hectares) en 1791. Le bois de Lharminat, vendu en 1796, comptait 2 arpents et 76 perches (1,4 hectares) et celui du Chevret (ou Bois-Hébert), vendu en 1800 totalisait 44 arpents et 76 perches (soit près de 21,5 hectares).
Vers 1830, la commune de Sablonnières était même signalée pour le commerce du bois, à la fois dans le Dictionnaire géographique universel (2) et dans l'Histoire des environs de Paris (3). Le bois qui était destiné à la capitale était acheminé jusqu'au port de La Ferté-sous-Jouarre, d'où il était flotté sur la Marne. (4)
A partir au moins du XVIIe siècle, la sylviculture a été en amont de l'activité de bûcherons (5), de scieurs de long (6) puis de scieries mécaniques ainsi que de marchands de bois ou de charbonniers (7). Dans les années 1830 et 1840, un habitant de Hautefeuille (8) exerçait le métier de pépiniériste. Au XXe siècle, les usages agricoles (9) accordaient toujours une place importante à l'exploitation forestière (cliquer ici pour voir ces usages locaux à caractère agricole). Aujourd'hui encore, l'activité forestière est présente sous forme de groupement forestier (10) ou d'exploitation individuelle (11), sans compter les coupes à caractère domestique.
Les boisements occupent actuellement 340 hectares, soit un quart du territoire communal. Ils comprennent des massifs (Bois-Frémy, le bois de la Haute-Roche, le bois des Gobas, le bois des Pièces du Four à Chaux, celui des Grands Ormes), prolongés par des langues boisées ou des bosquets à travers les pâtures et le long des cours d'eau, ainsi que des vergers.
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(1) LECAMUS, Monographie communale, 1888 (Arch. départ. de Seine-et-Marne, 30Z354).(2) Paris, Kilian, 1831, tome 8, page 708.(3) Paris, Philippe, 1837, tome 4, page 405.(4) Boussole du commerce des bois de chauffage, bois carrés, charbon de bois et de terre destinés à l'approvisionnement de Paris, Paris, Bureau du commerce de bois flotté en train, 1827, p. 84. (5) Par exemple, Nicolas Rousselet demeurant au Rousset en 1803 et François Troton, qui habitait à Bois-Frémy en 1805, puis Charles Eugène Baudoin un siècle plus tard (1907). (6) Benoît Juvinel en 1746, 1765, 1770, 1773, 1777 et mort en 1785 ; ses fils Louis Juvinel en 1778, 1782, 1787, 1788, 1792, 1801, 1802 et 1804 et Joseph Hubert Modeste Juvinel en 1802, 1803 et 1804, tous deux à Hautefeuille ; Jean-Baptiste Urson en 1800, 1801, 1802, 1803 et 1804 ; Jean Louis Chanvallon en 1800 et 1801 ; Claude Bourdin en 1801 ; Vital Deplagnes en 1804 ; Claude Bourdin et Vidal Deplane recensés en 1816 ; Joseph Juvinel père et fils aussi à Hautefeuille, recensés de 1816 à 1846 ; Jean Sébastien Farget, François, Joseph et Honoré Daumont et Pierre Rousset (qui était compagnon) recensés en 1836 ; Tranquille Bourdin recensé en 1836 et 1846 ; Denis Laurent recensé en 1841 ; Docithé Laurent recensé en 1841 et 1846 ; Ambroise Camus, Maximilien Juvinel et Simon Housseau recensés en 1846 ; Eugène Leredde et Marie Hochet recensés en 1851 ; Denis Zéphir Laurent recensé de 1851 à 1861 ; Alexandre Achille Juvinel recensé de 1851 à 1881 ; Zozime Perrin recensé en 1856 ; Joseph Nicolas Juvinel recensé en 1856 et 1861 ; Anatole Perrin recensé en 1861 ; Louis Isidore Delannoy recensé en 1866 et 1876 ; Denis Laurent et Léon Laurent recensés de 1866 à 1876 ; Frédéric Laurent recensé en 1872 ; Désiré Hochet recensé en 1881 ; Alexandre Juvinel (fils d'Alexandre Achille) recensé en 1881 ; son frère Victor Juvinel recensé de 1881 à 1890 ; Clovis Juvinel recensé en 1881 ; Ambroise Juvinel (fils d'Alexandre) recensé en 1886 ; Aristide Foucard ; Léon Deneufchâtel cité en 1890 ; Arthur Hubert Frutel recensé en 1901 et 1906 ; Deneufchâtel cité en 1902 ; Blondeau recensé en 1911 ; Hochet recensé en 1911 et cité en 1920 ; Chaduc cité en 1920. (7) Denis Berjon en 1668, 1670, 1703, 1707 et mort en 1709 ; Philippe Boulvert au Vautron en 1670 et 1672 ; Pierre Couesnon en 1749 et 1754 ; son père Nicolas en 1729 et 1754 et son oncle Joseph en 1754 et mort 1758 ; Jean Rousselet en 1756 ; Louis Couesnon en 1764, 1778 et mort en 1782 ; Rémy Couesnon en 1783 ; Claude Huyot à La Noue en 1788, 1793, 1795, 1797, 1800 et recensé en 1816 ; Jean Joseph Huyot à La Noue en 1802 ; André Giroux au Rousset et Louis Nicolas Frou recensés en 1816 et 1836 ; Joseph et Constant Giroux recensés en 1836, Alexis Savard recensé de 1836 à 1846 ; Pierre Théodore Desgranges au Vautron. (8) François Ambroise Baron.(9) BASCOU (Olivier) et DERVECOY (M.), Recueil des usages locaux de Seine-et-Marne, Melun, Imprimerie administrative, 1910.(10) GF Au fil des bois, depuis 2007.(11) M. Claude Meunier, route d'Orly.Outre l'agriculture, diverses activités manuelles furent exercées à Sablonnières jusqu'au XXe siècle. Les besoins de l'activité agricole et de la vie quotidienne des villageois avaient engendré depuis fort longtemps un artisanat rural dont la variété et l'importance nous est révélée par les registres paroissiaux, les censiers, les minutes des notaires depuis le XVIe siècle et, plus récemment, parles listes de recensement de la population. Les métiers étaient nombreux et restèrent quasiment les mêmes pendant plusieurs siècles : charrons (1), maréchaux-ferrants (2), taillandiers (3), menuisiers (4), charpentiers (5), maçons (6), terrassiers et paveurs (7), tailleur de pierres (8), couvreur (9), tonneliers (10), fuseliers (11), tourneurs (12), tisserands (13), sabotiers (14), cordonniers (15), tailleurs d'habits (16), couturières (17). Vers 1760, le village avait son perruquier, c'est-à-dire son coiffeur (18). A partir des années 1770, le bourg avait aussi son boucher (19) et son charcutier. (20)
A la fin du premier quart du XIXe siècle, le monde artisanal n'avait pas considérablement évolué. Hormis de petits fabrications qui n'eurent pas une présence durable(21), deux métiers nouveaux dans la commune méritent d'être signalés : d'une part, plusieurs meuliers y sont recensés à partir de 1836 (22) ; d'autre part, le premier boulanger s'installe à la même époque (23) alors qu'auparavant, le pain était cuit dans les maisons ou dans un four commun.
Dans les années 1880, les métiers essentiels s'étaient maintenus et d'autres étaient apparus pour répondre à de nouveaux besoins : les listes de recensement mentionnent de manière plus ou moins éphémère des bourreliers (24), un galochier (25), un ébéniste (26), un distillateur (27), des équarrisseurs (28) et plusieurs coiffeurs. (29)
Cet artisanat a perduré au XXe siècle : le village avait toujours son boucher,
son boulanger, qui était aussi pâtissier et grainetier,
ses tonneliers et ses menuisiers,
ses maréchaux-ferrants,
ses maçons et entrepreneurs de bâtiment,
ses paveurs,
ses charrons (30),
et son équarrisseur qui officiait à la carnerie, clos équipé de fours situé dans le bois du ru des Moines, au-dessus du Vautron.
A côté de ces activités devenues traditionnelles, d'autres avaient fait leur apparition dans la commune dans les premières années du XXe siècle : outre un apiculteur(31), on note la présence d'une corsetière (32), de modistes (33), d'un fendeur de lattes (34) qui employait plusieurs bûcherons, d'un fabricant de balais (35) et d'un plombier-zingueur (36). Il s'agissait aussi, avec le progrès technologique, de mécaniciens et d'électriciens. (37)
Cette évolution laisse penser que le bourg avait pris de l'importance, certainement en liaison avec l'ouverture de la gare et le développement de l'hôtellerie locale. Mais diverses activités existaient aussi dans les hameaux. Par exemple, un bourrelier était établi au Vautron dans les années 1900. (38)
Les berges des cours d'eau, les abords des mares et des sources résonnaient aussi depuis longtemps des cancans et des coups de battoirs des blanchisseuses.
A partir de 1880, elles purent exercer leur activité dans des lavoirs et certaines s'étaient établies à leur compte au début des années 1900. (39)
Comme toujours, l'artisanat rural a progressivement évolué, certains métiers disparaissant et faisant la place à d'autres. Dans les années 1940, Sablonnières avait encore son boulanger (40), son boucher (41), son maréchal-ferrant (42), son charron, son menuisier (43), ses maçons (44) et son mécanicien. (45)
L'Annuaire du commerce de 1947 était loin d'être complet lorsqu'il signalait seulement un boulanger (46) , un charron (47), un maréchal-ferrant (48), un coiffeur (49), un bonnetier (50), deux couturier(e)s (51), un électricien (52), un maçon (53), un menuisier (54) et deux tonneliers (55). La même année, le conseil municipal autorisa l'ouverture d'une boucherie par M. Decarsin, de Viels-Maisons. (56)
Dans les années 1950, la commune avait son couvreur-zingueur (57) et son layetier (58). Plusieurs des artisans déjà mentionnés exerçaient encore leur activité au cours de cette décennie et de la suivante (par exemple le charron Marcel Rousselet, le menuisier Bataille et le mécanicien Bourguignon). Un autre mécanicien s'installa. (59)
A la fin des années 1960, une boulangerie était tenue par un nommé H. Legras. L'Annuaire officiel des abonnés au téléphone mentionnait toujours le couvreur Robert Léger, ainsi qu'un fabricant de bijoux en métaux précieux (60). On sait aussi qu'un garage (Charreton) a existé à La Chenée, le long de la route, dans la maison située au-dessus du cimetière (ancien hôtel de la gare). Le bâtiment a ensuite été transformé en maison d'habitation.
Cependant, avec le temps et les mutations technologiques, de nombreux métiers artisanaux ont disparu. Le cas de Jules Métais, maréchal-ferrant depuis 1936 puis forgeron, est caractéristique de ces changements qui ont profondément affecté le monde rural : du fait de la suppression des chevaux dans les cultures, cet artisan n’avait plus de travail en 1963. (61)
Par la suite et pendant de nombreuses années, la présence de l'artisanat a été réduite au secteur du bâtiment. Pour la petite histoire, on peut voir à l'entrée du bourg, apposée sur un petit bâtiment au n° 5 de la route de la Vallée entre 1985 et 1996 d'après le numéro à huit chiffres, la plaque d'un de ces petits entrepreneurs qui en réalité n'y exerça jamais aucune activité (Photo D. L. 2009) :
En 1995, on recensait deux entrepreneurs de maçonnerie (62) et deux plombiers (63). Plus récemment, de nouvelles activités de services répondant parfois à des besoins plus modernes ont vu le jour. Plusieurs entreprises aujourd'hui disparues ont été crées : un frigoriste (64), une entreprise de charpente et couverture (65), une entreprise de maçonnerie (66), une entreprise de travaux de finition et rénovation (67), un ébéniste (68) et diverses activités manufacturières. (69)
Il reste à Sablonnières une entreprise de services (70), quatre entrepreneurs de maçonnerie (71), deux menuisiers en bois et PVC (72), deux plombiers-chauffagistes (73), une entreprise de rénovation de bâtiments (74), une entreprise de revêtement de sol et de murs (75), un petit centre de loisirs de plein-air sur la route d'Orly (76), deux haras (77) à La Chenée qui proposent aussi des activités de loisirs, deux gîtes avec salle de réception (78), un ramoneur (79), un maquettiste (80), une créatrice d'articles textiles (81), une entreprise de terrassement (82) et un électricien. (83)
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(1) Robert Doctin à la Chenée en 1705, 1706 et mort en 1728 ; Alexandre Doctin mort en 1726 ; Nicolas Tonnelier en 1730 ; Christophe Guyot père en 1732, 1734, 1771 et mort en 1778 ; Christophe Guyot fils en 1779, 1784, 1791 et 1798 ; Pierre Couesnon en 1776 ; Etienne Barthélémy Garnier à Coupigny, en 1762 et vers 1776 (mort en 1780) ; Nicolas Gautier en 1783, 1786, 1789, 1793, 1794, 1796, 1799, 1802 et 1804 ; Joseph Vadorin à La Noue en 1790, 1793, 1794 et 1795 ; Louis Pierre Colmont et Louis Alexandre Davesnes recensés en 1816 ; François Davesnes recensé de 1816 à 1841 ; son fils Jean Louis Davesnes recensé de 1836 à 1866 ; Alexandre Davesnes recensé de 1836 à 1846 et son fils Eugène Davesne, recensé de 1836 à 1866 ; Eugène Maillet recensé de 1866 à 1881 et cité en 1884 ; Jean-Louis Davenne et Emile Chaudé recensés en 1876 et 1886 ; Paul Chaudé recensé en 1890 et cité en 1902 ; Emile Rousselet cité en 1902, 1920 et 1937 ; Dormois cité en 1920. (2) Pierre Bruneau en 1519 ; Antoine et Nicolas Baudouin, à Hautefeuille vers 1640 ; Nicolas Baudouin cité en 1668 ; Hilaire Gobelet en 1670 ; François Guillin en 1680 ; Claude Hutinot mort en 1704 ; Louis Le Coq en 1707, 1716, 1721 et mort en 1724 ; Jacques Mauclerc 1724, 1726, 1732, 1753, 1771, 1776, 1777 et 1795 ; Pierre Prudhomme en 1771, 1773 et 1776 ; François Garnier en 1785, 1788, 1791, 1793, 1794, 1795, 1796, 1799, 1801, 1802, 1803, 1804, 1805 et recensé de 1816 à 1851 ; son fils Alexandre recensé en 1836 ; Jules Métais père vers 1850 et fils cité en 1902, 1920 et 1937 ; François Alexandre Garnier recensé en 1856 ; Jules Rose Savard recensé de 1861 à 1876 ; et son fils Ernest Savard recensé en 1876 ; Octave Minouflet recensé de 1876 et 1881 ; Eugène Philippon cité dans des annuaires de 1879 et 1884 ; Antoine Ménard recensé en 1886 et 1891 ; Edouard Grenier ; Louis Henri Salon en 1901. (3) Jacques Mauclerc père en 1749 ; Jacques Mauclerc fils en 1773, 1776, 1778, 1793, 1794, 1795, 1798, 1799, 1801 et mort en 1802 ; Jean-Baptiste Rousselet en 1805 et recensé en 1816 ; Jules Rose Savard recensé en 1851 et 1856. (4) Gilles Nitot à Marlande en 1678 ; Pierre Martin Gergonne en 1783 ; Bonaventure Gergonne en 1785, 1786, 1787, 1790, 1791, 1793, 1796, 1798, 1800, 1801 et 1802 ; son fils Pierre Martin Gergonne en 1794, 1796, 1800, 1801, 1802, 1803, 1804 et 1805 ; Hubert Aimé Boyer recensé de 1836 à 1856 ; Jean Alexandre Delambre, recensé en 1846, 1896 et 1906, qui avait été apprenti chez Boyer en 1836 ; Anatole Boyer (fils de Hubert) recensé de 1851 à 1891 et cité en 1902 ; Delambre cité en 1920 et 1937. (5) Maître Jean Charles Charpentier cité en 1749, 1775 et mort en 1791 ; son frère Jean-Baptiste Charpentier ; Jean-Claude Charpentier.(6) Louis Ducloz maçon de plâtre en 1565 (Arch. nat., Insinuations Y/102), Jean Monerat en 1668 et 1670 ; Claude Debray (v.1654-1694) ; Claude Bourguignon en 1705 ; Jacques Berjot en 1725 ; Jean Gilet en 1736 ; Pierre Lourdin le Jeune en 1748 ; Etienne Bony en 1752 ; Jean Jumain mort en 1782 ; son fils Toussaint Jumain en 1762, 1765, 1771, 1773, 1783 et mort en 1791 ; Jean Debray ou Debret père en 1762, 1803 et 1804 ; Pierre Perrin en 1766 ; Charles Charpentier avant 1770 ; François Baron en 1771, 1776, 1777, 1780, 1782, 1785, 1789 et 1801 ; François et Jean Bony ; Jean-François Bony ; François Picard ; François Debret ; François Baron, Nicolas Boucand au Rousset avant 1790 ; Jean François Debret fils à La Chenée en 1772, 1775, 1777, 1778, 1779, 1781, 1782, 1783, 1785, 1786, 1789, 1791, 1792, 1793, 1794, 1795, 1797 et 1802 ; Joseph Bony en 1777 ; François Picart à Marlande en 1779, 1780, 1782, 1785, 1786 et 1796 ; Nicolas Boucant en 1780, 1781, 1783, 1784, 1789, 1793, 1800 et 1805 au Jariel ; Pierre Nourry en 1782 ; Jean Bony en 1784, 1785, 1788, 1789, 1790, 1793, 1794 à Bois-Frémy, 1798 (à la cour Gaulier), 1799, 1801 et 1802 ; Jean Pierre Theneau en 1788, 1789 et 1791 ; Sinice Debret en 1796 ; Pierre Picard (fils de François) à Marlande en 1796, 1798 et 1805 ; Jacques Sinice François Debret à La Chenée en 1798, 1799, 1803 et 1804 ; Jean Louis Honoré Baron à Hautefeuille en 1799 ; François Debret en 1799, 1801 et 1803 et recensé en 1816 ; Pierre Lourdin en 1803 ; Louis Alexandre Romain Couesnon au Rousset en 1805 ; Jacques Debret à La Chenée ; François Piquart et son fils Pierre recensé en 1836 et en 1841 à Marlande ; Jean-Baptiste Deligny au Jariel recensé de 1816 à 1841 ; Louis Alexandre Couesnon au Rousset ; Pierre Joseph Fontaine au bourg ; Nicolas Fontaine et Louis Nicolas Garnier recensés de 1836 à 1866 ; Isidore Fontaine recensé en 1841 ; Joseph Alphonse Fontaine recensé de 1836 à 1851 ; Théodore Garnier recensé de 1836 à 1881 ; ses fils Joseph Garnier aussi en 1846 et Philibert Garnier recensé en 1856 ; Joseph Thibaut recensé en 1841 ; Ambroise Debret recensé en 1836 et 1841 ; Désiré Doyen recensé en 1846 ; Sinice François Debret recensé en 1816 et son fils Antoine Sinice Debret à La Chenée recensé de 1836 à 1846 ; Antoine Griffaut aux Brodards recensé en 1841 et 1846 ; son fils Xavier Griffaut recensé de 1851 à 1866 ; Ambroise François Philibert Fontaine recensé en 1856 ; Joseph Alphonse Fontaine recensé de 1856 à 1866 et en 1881 ; ses fils Joseph Victoire Fontaine recensé en 1856 et 1861 et Armand Fontaine recensé en 1856 et 1891 ; Jules Garnier père recensé de 1861 à 1876 ; Eugène Bourguignon recensé en 1861 et 1866 ; François Charzat recensé de 1861 à 1881 puis en 1901 et Victor Lefort recensé en 1861, 1891 et 1901 ; Joseph Fontaine établi au Montcel, recensé de 1866 à 1876 ; Philibert Fontaine recensé en 1872 et 1881 ; Pierre Joseph Fontaine et Alexandre Baron recensés en 1876 ; Jules Garnier fils recensé cité dans un annuaire de 1879 et recensé en 1881-1886 ; Jules Fontaine recensé en 1886 ; Gustave Cordellier et Eugène Salon recensés en 1886 ; Emile Delaitre recensé en 1886 et 1890 à La Chenée ; Octave et Prosper Couteau recensés en 1891 ; Gustave Delaitre recensé en 1891 et 1896 ; Octave Garnier et Adolphe Charzat recensés en 1881 ; Gabriel Baron recensé en 1881 et cité en 1882 et 1884 ; Théodore Bourjot recensé en 1891 ; Jules Garnier recensé en 1901 et cité en 1902 ; Gaston Pamplume recensé en 1901 et 1906 ; Lucien Mesle recensé en 1906 et 1911 ; Adolphe Charzat, Gustave Delaitre et ses fils en 1911 ; Emile Delaitre recensé de 1901 à 1911 ; Prosper Couteau en 1901 et cité en 1902 et 1920 ; ses fils Pierre et Maurice cités en 1937. Au XIXème siècle, certains étaient aussi fumistes (Garnier cité comme tel en 1879 ; Baron, également en 1879 et en 1884). (7) François Charzat entrepreneur des chemins vicinaux en 1856 ; Charzat cité comme paveur dans l'Annuaire du commerce de 1879 ; Adolphe Charzat recensé en 1911 ; Mesle cité en 1920.(8) Pierre Thomas avant 1760.(9) Joseph Bony en 1772.(10) Clément Nitot, vers 1720 ; Antoine Berjot (1703-1743) ; Alexis Bourguignon en 1781 ; Jacques François Fauvet en 1799, 1800, 1801 et 1804 ; Joseph Fauvet recensé en 1836 ; Jacques Fauvet recensé de 1836 à 1856 ; Rose Alexandre Loiseau recensé de 1851 à 1866 ; Henri Alexandre Loiseau en 1856 et 1861 ; Ernest Fauvet recensé de 1866 à 1911 ; Rousselet recensé en 1911 et cité en 1920 et 1937, Dormois cité en 1920. (11) Louis Bourguignon au Vautron en 1670 et 1680 ; Denis Bourguignon en 1748, 1769, 1778 ; Nicolas Bourguignon au Vautron en 1705 ; François Bourguignon au Vautron en 1776, 1782 et 1799 ; Eustache Bourguignon en 1750, 1778 et 1782.(12) Eustache Bourguignon en 1777 et 1781 ; François Bourguignon au Vautron en 1793 ; Félix Honoré Houdin recensé en 1836 au bourg et décédé en 1846.(13) Claude Leduc en 1670 ; Pierre Prévôt en 1696 ; Pierre Langlois en 1724 et 1732 ; Nicolas Gontier en 1728, 1732, 1734 et 1736 ; Jacques Fauvet en 1731 et 1733 ; Nicolas Le Clere au Rousset en 1736 ; Toussaint Fauvet en 1754 ; Jean Leduc en 1758, 1770, 1773, 1775 et 1782 ; Jacques Fauvet père en 1770 et mort en 1773 ; Nicolas Lagrange en 1771, 1772 et 1773 ; Joseph Doyen en 1751, 1765 et 1778 ; Charles Paquier Leduc en 1778, 1780 et 1798 ; Pierre Regnard en 1755, 1762 et 1778 ; Jean Lagrange au Vautron en 1763, 1780, 1796, 1797, 1798 « tixier en taille » et 1801 ; Nicolas Renard en 1781 ; Jean Pierre Leduc en 1784, 1788 et 1789 ; Henri Rahaut en 1791 ; Mensuis Morel au Jariel en 1792, 1793, 1795, 1796 et 1797 ; François Leduc en 1972 ; Pierre Nicolas Albassier au Vautron en 1795 et 1803 ; Jean Pierre Adnot, Jean Théodore Renard et Louis Casimir Hochet recencés en 1836 et 1841 ; François Antoine Couesnon recensé de 1836 à 1876 ; son fils Alexandre Couesnon recensé de 1836 à 1846 ; Onésime Brodard recensé en 1846 ; Alexandre Brodard recensé en 1851 et 1856 ; Alexis (Alexandre ?) Couesnon recensé de 1856 à 1866 mais cité en 1879 ; Louis Auvigny recensé en 1881 ; Couesnon cité en 1902.(14) Constant et Toussaint Longuel ou Longval en 1640 ; Eloi Le Bœuf en 1668 ; Claude Coyart en 1705 ; Nicolas Chérier en 1745 et 1755 ; Claude Cherrier en 1764, 1772, 1775 et mort en 1776 ; Nicolas Chérier en 1778 ; Jacques Lapchin en 1778, 1781, 1782, 1783, 1785, 1787, 1789, 1791, 1793, 1795, 1797, 1798, 1801, 1803 et recensé en 1816 ; Pierre François Cordelier à Bois-Frémy en 1783, 1785, 1791 et 1793 ; Jacques Toulot en 1786, 1794, 1802 et recensé en 1816 ; Jérôme Antoine Souard à la Noue en 1793, 1794, 1799, 1803 et 1804 ; Christophe Simon au Jariel en 1796 ; Nicolas Barbier en 1796 et 1797 ; Jean-Pierre Delétain à Bois-Frémy en 1798, 1799, 1800, 1803 et 1804 ; Nicolas Etienne Biberon en 1800, 1803 et 1804 ; Pierre Siméon Vaumarne, Théodore Barbier, Pierre Alain Lelu et Louis Prudent Gérard au Plessier recensés en 1816 ; Aimable Détanne recensé en 1816 et 1836 ; Zozime Honoré Perrin et Pierre Eugène Brodard recensés en 1836 ; Louis Prince Cherrier recensé en 1836 et 1841 ; Louis Armand Salomon recensé de 1836 à 1856 ; Pierre Nicolas Fontaine recensé de 1836 à 1861 ; Ambroise Mazure recensé de 1836 à 1866 ; Henri Couesnon recensé en 1841 ; Pierre Henri Couesnon recensé en 1846 (peut-être le même) ; Désiré Lourdin recensé en 1851 et 1856 ; Alexandre Roche recensé de 1861 à 1872 ; Louis Pierre Alexis Couesnon (fils de Pierre Henri) recensé en 1856 et 1861 ; Gésime Honoré Perrin recensé en 1861 ; Clément Fauvet recensé en 1872 ; Pierre Mazure recensé en 1876 ; Léon Léger recensé de 1876 à 1886 ; François Morlot de 1876 à 1886 ; Alexandre Bataille recensé en 1881 et en 1901 ; Eugène Bataille et son frère Jean Bataille recensés en 1886 ; Jules Lebon de 1886 à 1911 et cité en 1920; François Morlot recensé en 1891 ; Léon Léger recensé de 1901 à 1911 et cité en 1920 ; Arthur Hubert FRUTEL qui habitait à La Noue en 1902; Alexandre Morlot recensé en 1911 et cité en 1907 et 1920 ; Théodore Bataille recensé e, 1901 et cité en 1910 et 1920 ; Louis Lerouge recensé en 1906-1911 et cité en 1920 ; Lourdin recensé en 1911. (15) Toussaint Maupoix au Rousset en 1658 ; Thomas Chiboust au bourg en 1679 ; Jean Couesme en 1704 ; Pierre Prévost en 1763 ; Claude François Prieux en 1754 et1775 ; Me François Barthélémy dit Gérard en 1779 et 1780 ; Jean Louis Maillet en 1781 ; Henri Joanesse en 1802, 1803, 1804, 1805 et recensé en 1816 ; Nicolas Buisson né en 1785 et établi au Vautron et recensé en 1836 et 1841 ; Nicolas Arnould recensé en 1851 à 1891 ; François Méot recensé en 1886 ; Léon Leduc recensé en 1901 et 1906 ; Henri Ott en 1911 ; Pruvot, Duval et Payen cités en 1937. (16) Roch Lefebvre en 1668 ; Henri Dupont en 1733 ; Jean-Baptiste Fairand en 1772, 1773, 1774, 1776, René Barré 1772, 1773, 1775, 1780, 1781, 1792, 1793 et 1796 ; Louis Lourdin en 1774 ; Jacques Ferand en 1780 ; Me Jean-Baptiste Vizard en 1788, 1791, 1792, 1793, 1800, 1802, 1803 et 1804 ; Jacques Verron en 1752 ; René Barré en 1755 et 1769 ; Pierre Théodore Desgranges en 1804 ; Pierre Nicolas Cherrier au Rousset recensé en 1816 ; Alexandre Savard recensé en 1836 ; Antoine Blaireau recensé en 1846 ; Théodore Savard au Vautron. (17) Marie Marguerite Hiernard en 1770 ; Marie Madeleine Delétain en 1792 ; Marie-Anne Cornevin en 1796 ; Marie-Anne Stel en 1797, 1798 et 1800 (épouse Delétain) ; Marie-Lousie Barré en 1804 ; Frazine Raux épouse Barbier et Madeleine Bourdin recensées en 1816 ; Françoise Nitot épouse Raux recensée en 1816 et 1841 ; Eulalie Détanne, Françoise Rignot, Adélaïde Désobeaux, Félicité et Victorine Savard recensées en 1836 ; Anastasie Farcy, Pauline Rousselet épouse Boulon, Georgina Baudoin, Anastasie et Rosalie Souard recensées en 1841 ; Rosalie Rousselet recensée en 1841 et 1846 ; Louise Souard, Félicité Rousselet, Eléonore Rignot, Marie Constance Perrin, Isabelle Détanne, Françoise Salomon et Rosalie Loiseau recensées en 1846 ; Louise Rignot et Victoire Bourdin recensées en 1846 et 1851 ; Constance Baudoin épouse Voirin recensée de 1841 à 1851 ; Clémence Rignot épouse Rolland recensée en 1851 ; Clara Houssard épouse Boyer, Constance Badoin épouse Voirin, Irma et Marie Adrien recensées en 1856 ; Hermance Desgranges et Constance Baudoin épouse Gergonne recensées en 1861 ; Eugénie Charzat, Berthe Droguet épouse Manrot, Célina Droguet épouse Lebon, Constance Baudoin, Eléonore Barbier épouse Baudoin et Zélie Bonnefoy épouse Delaunoy recensées en 1881 ; Adélaïde Munérat, Berthe Griffaut et Marie Auffroy épouse Delétain recensées en 1886 ; Rose Houdot et Alphonsine Collin épouse Léger recensées en 1881 et 1886 ; Marie Scoupe épouse Fauvet, Marie Auffroy épouse Santiaggi, Juliette Daversin épouse Rousselet, Alexandrine Lebon, Louise Morel épouse Lourdin, Marie Clozier, Lucie Charzat épouse Rappeneau, Adèle Roche, Adèle Antoine épouse Soucieux, Eléonore Barbier épouse Baudoin, Octavie Gautier, Octavie Lefort, Marie Hulcot, Marguerite Garnesson épouse Delaitre et Eugénie Rousselet épouse Bourguignon recensées en 1901, Alphonsine Collin épouse Léger recensée en 1901, citée en 1902 et 1920 ; Germaine Bourguignon recensée en 1911 ; Lucie Juvinel épouse Frutel recensée en 1911 et citée en 1920 ; Mme Bourguignon citée en 1920 ; Mademoiselle Baert, Mme Grisollet et Mme Delambre citées en 1937. (18) Gabriel Antoine Rayer dont l'épouse décéda en 1761.(19) Nicolas Houdin ou Oudin cité dans les registres paroissiaux de 1774, 1778 et 1796 ; Louis François Perrotin arrivé en 1804, cité en 1805 et recensé en 1816 ; son fils Louis Alexandre Perrotin recensé de 1836 à 1866 ; puis le fils de ce dernier, Aimable Perrotin (1845-1910) recensé de 1876 à 1886 puis cité en 1902, qui céda le fonds de commerce en 1904 (Archives commerciales de la France, 22 juin 1904) à Gustave Guy, recensé en 1906 et qui revendit en 1909 (ibid., 24 févr. 1909, p. 247) à René Moutonnet recensé en 1911. Un nommé Louis Quin était aussi recensé en 1901. (20) Jacques Fauvet cité en 1771, 1773 et 1786 ; François Fauvet père recensé de 1816 à 1846 et François Fauvet fils recensé en 1846 et de 1861 à 1881 ; Alphonse Basile recensé en 1901.(21) Un cajotier du nom de Laurent François Cherrier fut recensé en 1816 seulement. (22) Abel Constant Mayeur et Romain Isidore Lagros recensés en 1836 ; Victor Hanneton, Denis Chérier, Joseph Giroux et Magloire Mauyeur recensés en 1841 ; Armand Clément Voirin et Louis Joseph Fauvet père recensés en 1851 ; Antoine Frédéric Fauvet, François Isidore Hulcot, Vincent Alexandre Ménard, Victor Hanneton et les frères Alexandre et Constant Loiseau recensés en 1856 ; Rose Loiseau, autre frère, recensé en 1856 et 1866 ; Alexandre Guillard recensé en 1851 et 1856 ; Eugène Isidore Camus recensé en 1851 et 1861 ; Rose Apollinaire Giroux en 1861 ; Joseph Labiesse en 1861 et 1866 (il était ouvrier en 1851) ; son fils Onésime Labiesse à Marlande recensé de 1876 à 1886 ; Léon Constant Thoral, François Voirin et Louis Alexandre Voirin recensés en 1881 ; Armand Voirin père et fils recensés de 1856 à 1881 ; Henri Voirin autre fils recensé en 1872 et en 1881 ; Léon Constant Thoral (beau-fils) recensé en 1866 , Rose Alexandre Lefort au Jariel... (23) Jean Romain Souard recensé en 1836. Lui succéderont Marie Alexandre Delambre recensé de 1861 à 1896 assisté de ses fils Amand et Désiré Delambre, puis Gérasime Leroy recensé en 1896, Amand Delambre recensé en 1901 puis son frère Désiré Delambre recensé en 1906, Louis Assailly cité en 1920 et Edmond Berthe cité en 1937. Un arrêté du maire de 1863 relatif à la marque des pains nous apprend qu'un boulanger de Villeneuve-sur-Bellot approvisionnait un dépôt de pain tenu par le vannier Eugène Cherrier (Arch. communales). (24) Jules Lemistre recensé en 1891 ; Paul Bonnot recensé en 1901 ; Clovis Bourguignon recensé en 1911 et cité en 1920.(25) David Couesnon recensé en 1886.(26) François Raoul recensé en 1886 et 1891.(27) Charles Briquet recensé en 1876.(28) Victor Delaplace recensé de 1866 à 1876, puis Jean Delaplace cité en 1879 et recensé de 1881 à 1891 ; Roger cité en 1902 ; Jules Perrin recensé en 1906 et 1911.(29) François Anatole Bourguignon (fils du cabaretier jean Bourguignon) recensé en 1846 ; Léon Léger qui était sabotier-perruquier cité en 1879 et recensé de 1886 à 1901 et cité en 1902 ; Alexandre Michon recensé en 1876 et 1881 ; Bourguignon cité en 1890 ; Frutel cité en 1902 ; Léon Bourguignon cité en 1920 et 1937. (30) L'état civil mentionne Paul Emile Chaudé (1900, 1901, 1903, 1907, 1910) et Emile Alexandre ROUSELET (1904, 1907, 1909, 1910).(31) Delambre recensé en 1911.(32) Mme Bourguignon citée en 1902 et 1911.(33) Mme Morlot née Arnould citée en 1902 et 1920 ; Désirée Chouteau épouse Clovis Bourguignon recensée en 1906.(34) Clovis Malherbe recensé en 1906.(35) Victor Henri à Maison-Neuve recensé en 1906.(36) Jules Mercier recensé en 1901.(37) Amédée Bourguignon ; Philippe "Maurice" de Cléemputte, Léon Hanneton cité en 1937. En 1923, Amédée Bourguignon établi le long du chemin n° 31, installait devant son atelier une cuve enterrée de 3 000 litres avec une pompe à essence Gilbert et Barker ; il allait devenir le premier garagiste de la commune. (38) Clovis Alexandre Bourguignon, cité dans un acte de l'état civil de 1900 et dans le recensement de 1906.(39) Adrienne Mercier, Alexandrine Delambre...(40) Bocart.(41) Coyard puis Kléber Levant qui s'installa ensuite à Bellot. En 1945, une boucherie chevaline (Crapart) était installée au rez-de-chaussée de la maison située à l'angle de la route de la Vallée et du chemin du Montcel.(42) Jules Métais fils.(43) Henri-Désiré Delambre.(44) Couteau notamment.(45) Amédée Bourguignon. (46) Raymond Miché.(47) Rousselet fils.(48) Métais fils.(49) L. Bourguignon.(50) Pierry.(51) L. Baert et Grisollet.(52) Hanneton.(53) Couteau.(54) Michel Bataille.(55) Fauvet et Rousselet.(56) Délibération du 20 septembre 1947 (Arch. communales).(57) Robert Léger.(58) Lucien Hochet.(59) E. Vanier.(60) SA Herink au Bois-Frémy, encore signalée en 1995.(61) Lettre du maire du 20 février.(62) Stéphane Nabet au Bourg et Technibat à La Chenée.(63) Roger Hubert au Plessier et Gérard Teyssandier à la Noue depuis 1989.(64) Opération Froid au Jariel.(65) Les Toits de Céline à Bois-Frémy, de 1991 à 2002.(66) Clément Sanchez, au bourg de 2005 à 2012.(67) M. Patrick Lefort - EURL PLF à Bois-Frémy de 2007 à 2011.(68) M. Samuel Guéville, 3 rue d'Avaleau, de 1996 à 2014.(69) SARL Delaforge, 36 route de la Vallée, de 1994 à 2003 ; Mme Claudine Dose à La Chenée de 2008 à 2013.(70) Marc Philippe Services, 8 rue du Montcel, depuis 2001.(71) La SARL Entreprise Générale du Bâtiment Pascal Turbout au Plessier depuis 2001, M. Pascal Chalier à La Chenée depuis 2013, Stéphane Hardy aussi à La Noue et José Domingues au Rousset à partir de 2015.(72) M. Frédéric Reignier au 38 rue des Hacots depuis 2008 et la SARL Nuancebois au Vautron à partir de 2015.(73) M. Rémy Pierlot - SARL Pierlot Plomberie, au bourg depuis 2010 ; EURL Frédéric Plomberie Chauffage Sanitaire, 5 che de Villeneuve, à partir de 2015. (74) M. Franck Guillaume à Hautefeuille depuis 2010.(75) M. Thierry Bony, 2B route des Brodards, de 2013 à 2015 ; ADD, 32 Bois-Frémy, à partir de 2017.(76) Les Etangs de Bois-Frémy.(77) Le Haras de la Chênée (1974) et l'EARL Haras des Ambres (M. Loup Briffaut depuis 2011).(78) Gîtes de La Chenée (M. Eric Herdt), 18 chemin de la Forge.(79) M. Henri Delaporte, 12 Le Vautron, depuis 2013.(80) Art du Petit (M. Stéphane Rogge), 5 bis rue du Montcel, depuis 2003 jusqu'à son départ de la commune en 2017.(81) Drôle de Bobine (Mme Isabelle Lochouarn), 21 Le Vautron, depuis 2014.(82) MPP Terrassement, 34 Bois-Frémy, à partir de 2015. (83) Dominique Richomme au Vautron à partir de 2015.Une petite industrie rurale, intimement liée à l'activité agricole, existait aussi depuis fort longtemps à Sablonnières, comme en attestent quelques toponymes : le champ du Cloyon (lieu de teillage du chanvre), le Fourneau (emplacement d'une tuilerie ou four à chaux), le Champ du Pressoir, la Tuilerie. On sait que la seigneurie de Sablonnières avait sa tuilerie, son pressoir et son moulin à blé établi sur un détournement du ru d’Avaleau ; le plan terrier de 1776 (planche L) figure également un four à chaux qui a laissé son nom à un lieu-dit, le long de la route départementale n° 31, en direction de Villeneuve-sur-Bellot. La seigneurie du Jariel avait, quant à elle, favorisé au XVIe siècle l'industrie du papier. A la fin du XIXe siècle, trois industries essentielles étaient signalées dans la commune : la vannerie, la taille du grès et la fabrication de verres d'optique.
Le moulin que l'on appela longtemps moulin de Sablonnières ou moulin Rayer (du nom de l'un de ses propriétaires dans les années 1670), existait déjà au commencement du XVIe siècle. D'après un acte de 1519, il était situé « au-dessous du champ du gué, tenant d'une part au chemin conduisant du Jariel à Sablonnières, et par en-haut audit champ du gué, et en pointe sur le ru d'Avalot » ; il était alors exploité par un meunier du nom de Jehan Boutat. Par la suite, plusieurs meuniers et garçons-meuniers sont signalés à Sablonnières : Charles Guérin, Thomas Maty, Louis Jacob, Jacques Cordié cité dans un acte de 1704, Nicolas Huret en 1724, Jean Coesme mort le 9 septembre 1731, Charles Guérin en 1733, 1734 et 1736, Louis Hutin cité dans un acte de 1758, Louis Jacob en 1774 et 1776. Ce moulin fonctionnait toujours au début du XIXe siècle : il était exploité par Pierre Deschamps qui décéda en 1803 et par son fils Antoine, repris par Pierre Jullien qui cessa en 1812, puis par son gendre et successeur Denis Victor Bénard jusqu'en 1831 environ, enfin par Louis Marie Perrin signalé dans les recensements de population de 1836 et 1841. D'après un article publié dans le Petit Journal des moulins d'Ile-de-France (1), il ne pouvait s'agir que d'un moulin à façon qui broyait les grains qu'on y apportait, sans blutage (contrairement aux moulins à farine établis sur les rivières), à destination du bétail. Reconverti en usine à la fin du XIXe siècle et au début du suivant (voir plus bas), il n'en reste plus que les murs et le nom d'un lieu-dit sur le plan cadastral : « Le Moulin ».
Vers 1655, lorsqu'Edmond de Ravenel fournit aveu et dénombrement de la seigneurie de Sablonnières, il y déclara, outre le moulin de Sablonnières, une pièce de pré et de pâture avec masure, limitée par la seigneurie d'Hondevilliers, le chemin d'Hondevilliers à Montchevrel et le Bois Hébert, « où estoit cy-devant érigé un molin à bled à présent tombé en ruyne assis sur le ru d'avallot appelé le molin du ru ». D'après ces informations, on peut situer cet ancien moulin au nord-est de la commune, sur la partie du ru qui sépare Sablonnières et Hondevilliers.
En 1841, Charles Ferdinand Jubin, propriétaire du château de Sablonnières, forma le dessein d'établir un nouveau moulin à farine à proximité de sa demeure, dans le Pré du Moutier. Une enquête publique fut ouverte et plusieurs personnes manifestèrent leur opposition. Invité à délibérer sur le sujet le 21 novembre de la même année, le conseil municipal estima ces oppositions bien fondées, considérant que les vannes et digues qui seraient placées dans la rivière pourraient nuire aux opposants. Le projet fut donc abandonné.
Une autre catégorie de moulins exista sur les bords du Petit-Morin. Le 8 mars 1529, Jehan Gallier, papetier, prenait en location aux Célestins de Paris 3 arpents et 14 perches de prés situés à la Bourbière, dans la seigneurie du Jariel, ainsi que le cours et saut de l'eau de la rivière. Le bail lui était consenti moyennant une redevance modique mais à charge pour lui de faire édifier « un molin a papier bon et suffisant » (2). Construit entre la rivière et le chemin de Sablonnières à la Forge, le moulin passa aux mains de nouveaux propriétaires, Antoine Dutartre et son épouse Françoise Le Charpentier. Au décès de ces derniers, il devint la propriété de leur fils mineur Barthélémy et de la famille Le Charpentier qui, le 12 février 1553, déclara détenir « ung molin a papier cours et sault de leaue dudict molin lieu accin et pourprins contenant trois arpens quatorze perches de pre et accin seant au lieu de la bourbiere terrouer du jarriel en brye ledit vulgairement appele le molin d'enfer » (3). Une dizaine d'années plus tard, le moulin était sans doute hors d'usage, puisque Barthélémy Dutartre (ou du Tertre) et les Le Charpentier s'obligèrent le 19 décembre 1565, envers les Célestins, à établir sur le terrain qu'ils détenaient à l'emplacement de l'ancien moulin d'Enfer, un nouveau moulin à huile, à drap ou à papier selon leur choix (4). D'après les stipulations des parties, le nouveau moulin devait être édifié dans un délai de deux ans et contenir au moins trois bouges (pièces habitables). Le nouveau moulin fut construit. En 1581, il appartenait pour partie à un laboureur de La Trétoire, Jehan Grancher. Il comprenait trois bouges de maison et logis compris dans un pourpris de 3 arpents et 1 quartier de terre. A cette époque, on n'y fabriquait plus de papier, étant « remys et reduict a fouler draps » (5). Il fut vraisemblablement agrandi au cours des années suivantes car le 16 juillet 1585, à la suite du décès de Pierre Le Charpentier qui l'exploitait et y habitait, Etienne Le Charpentier, laboureur à Hondevilliers, et Jehan Le Charpentier, homme d'armes, reconnaissaient détenir « quatre grandzs bouges de hault logis ou environ de fond en comble couvertz de thuille avecq des estables et appentiz estant en ung circuit court jardins accins prez terres le tout contenant en fondz de terre les dictz logis comprins dedans six quartiers ou environ sur lequel cours d eaue logis mollin a papier et heritaiges » et s'engagent solidairement à continuer d'en payer le cens et le surcens. On y produisait à nouveau du papier, dont une demi-rame était due annuellement aux Célestins (6). Faute de document postérieur, on ne sait malheureusement pas pendant combien de temps il a été exploité. Toujours est-il que l'absence de construction représentée sur le plan terrier de 1776 au lieudit Moulin à Papier montre que ce moulin n'existait plus depuis longtemps. D'après ce plan, on le situe face à l'actuelle station d'épuration.
Les glaises que l'on trouve sur le territoire de la commune ont été exploitées pour la fabrication des tuiles. Vers 1650, Edmond de Ravenel fit construire une tuilerie à l'emplacement d'un ancien bois transformé en pâture. Sous l'ancien régime, la tuilerie de Sablonnières appartenait ainsi aux seigneurs des lieux, qui l'affermaient à un tuilier (7). Cette activité connut un fort développement au XIXe siècle avec la disparition progressive des couvertures en chaume. Après 1800, plusieurs tuiliers œuvraient à Sablonnières (8), notamment aux Mirats, dans une bâtisse qui fut reconvertie en ferme au siècle suivant. Une autre tuilerie débuta son activité à La Noue dans les années 1830, au lieu-dit La Tuilerie. Elle fut exploitée par la famille Thomas (9) et employa quelques ouvriers jusqu'à la fin des années 1860. Bazin la signalait toujours et en situait une autre au Vautron où l'on fabriquait, précisait-il, des tuiles, des briques et des tuyaux de drainage. Il semble que deux tuileries aient existé dans la deuxième moitié du XIXe siècle, l'une à Champ-Oui, l'autre à la Belle-Etoile, où habitaient simultanément un tuilier et des ouvriers. (10)
Un acte de l'état civil de 1900 mentionnait un ouvrier tuilier aux Hacots (Antoine Casimir Eugène Blaireau) mais on ignore s'il travaillait à Sablonnières.
Les pressoirs ont été établis à l'origine pour le raisin, puis pour les pommes. Les anciens du Vautron évoquent un pressoir en pierre qui existait jadis dans la maison Lourdin située au n° 23, où l’on amenait chaque année les récoltes de pommes pour la fabrication du cidre. Le recensement de 1856 mentionne bien un maître de pressoir au Vautron nommé Joseph Lourdin et signalé dix ans plus tôt comme cidrier. A la même époque, le bourg avait aussi son maître de pressoir en la personne de Théodore Baudoin (cité dans le recensement de 1861). Vers 1890, deux pressoirs étaient en activité, exploités l'un par Charzat qui officiait toujours en 1911, l'autre par Beaudoin (11). Le pressoir de Gaston Pamplume, signalé au bourg en 1896 et en 1902, existait lui aussi en 1911. L'annuaire de 1937-1938 mentionnait celui d'Amédée Bourguignon, producteur de cidre. En 1964, Marcel Delorme cumulait les activités de cidrier et de scieur.
Le plus récent pressoir en activité se situait dans le bourg, route des Brodards, où l'on peut encore voir une vieille vis à l'abandon dans une cour. Son exploitant possédait aussi deux pressoirs ambulants.
L'industrie cidrière, si modeste fut elle, était étroitement liée à la culture des pommiers qui avait été développée dans la Brie sur les terrains incultes ou utilisés comme pacages. Dans son traité intitulé La culture du pommier en Brie et publié en 1947, Cyrille-Etienne Riedel, directeur des Services agricoles du département, signalait la présence importante des pommiers sur les pentes des rives du Petit-Morin et indiquait les principales variétés de pommes cultivées. Dans le canton de Rebais, il s'agissait principalement de pommes à deux fins, c'est-à-dire à la fois à couteau et à jus : Rousseau, Barré et Reine des Reinettes. L'auteur constatait toutefois l'abandon du verger et proposait des solutions pour le remettre en valeur.
Si la vannerie n'était pas totalement absente à Sablonnières à la fin du XVIIIe siècle et au début du suivant (12), elle se limitait semble-t-il à une fabrication de petite envergure, uniquement pour les besoins locaux. C'est dans le dernier quart du XIXe siècle, que plusieurs villageois (13) commencèrent à développer un nouveau secteur d'activité qui allait devenir une spécialité des communes de la vallée du Petit-Morin et qui allait générer de nombreux emplois. La fabrication, d'abord purement artisanale et familiale, a pris son essor avec l’arrivée du chemin de fer qui permettait d’exporter. La production, d'abord réalisée avec l'osier cultivé et préparé sur place, était expédiée à Coulommiers, à Meaux et à Paris. De la sorte, la vannerie allait devenir rapidement l'une des trois principales industries de la commune en cette fin de siècle.
L'activité poursuivit son essor au siècle suivant (14). Mise en sommeil pendant la Grande Guerre, elle reprit à partir de 1920 (15), employant plusieurs Sablonniérois et un petit nombre d’étrangers. Certains s’étaient établis à leur compte, d’autres travaillaient pour les premiers comme ouvriers payés à la pièce, soit dans les ateliers, soit à leur propre domicile, généralement dans la cour de leur maison.
La vannerie permit ainsi de nourrir de nombreuses familles pendant plusieurs années encore. Cependant, malgré la qualité reconnue de la production, sa diversification (comme dans d'autres villages de la vallée du Petit Morin, on produisait essentiellement des malles de voyage, des valises et des paniers, mais aussi des hottes, des casiers à bouteilles et des accessoires de boulangerie et de boucherie), la vannerie locale commença à subir la concurrence des autres régions ou pays. Pour y faire face, certains patrons s'associèrent. L'un d'eux, Joseph Ferrand, créa dans les années 1920 un groupement qui allait prendre le nom de Les fabricants Vanniers Réunis de la Vallée du Petit-Morin Ferrand, Godot et Cie.
Cette société, destinée à favoriser la promotion socio-professionnelle des ouvriers en leur permettant de s'établir à leur compte, fonctionnait comme une coopérative. Employant de nombreux ouvriers et ouvriers à domicile de Sablonnières, Bellot, Villeneuve-sur-Bellot et La Trétoire, elle importait de l'osier de Lorraine. Elle assurait aussi le regroupement de la production et en assurait la vente jusqu'en province comme le montre un pli adressé en 1925 à l'exploitante d'un bazar de Niort :
De par le nombre d'ouvriers employés et l'importance de sa production, la commune de Sablonnières pouvait être considérée comme le deuxième site de la vannerie du Petit-Morin. Dans les années 1920 et 1930, aux vanniers déjà cités, s'étaient adjoints de nouveaux artisans ou ouvriers. En 1925, la commune comptait vingt vanniers et les oseraies occupaient deux hectares (16). La malle de voyage restait l'article principal mais la production comprenait aussi des fauteuils, des berceaux, des niches pour chiens et des objets fantaisie.
Cependant, l’apparition de nouveaux matériaux (la tôle pour la fabrication des malles, puis les matières plastiques) conduisirent rapidement à la désaffection des consommateurs pour l’osier et à la raréfaction des débouchés. Dès les années 1930, les premiers licenciements eurent lieu et la situation ne cessa d’empirer malgré la tentative d'organisation de la profession sous la forme d'un syndicat chargé de rationaliser l’approvisionnement en matière première, d'aligner les salaires et de fixer les prix des articles. (17)
Après la deuxième guerre mondiale, la vannerie était toujours présente à Sablonnières, où l'on cultivait encore l'osier (18). L'activité des vanniers était toutefois incomparable avec ce qu'elle avait été vingt ans auparavant et périclita lentement au fil des mutations sociales (exode rural, allongement de la scolarité en 1959 poussant les jeunes générations vers des métiers non manuels) et sous le poids des charges fiscales et sociales (taxe locale à partir de 1947, TVA à compter de 1968, cotisations sociales l'année suivante). En 1975, un seul vannier subsistait à Sablonnières où la culture de l'osier ne représentait plus qu'un demi hectare (19). Ici comme dans les communes voisines, les derniers vanniers en exercice survécurent jusqu’à disparaître définitivement du paysage économique dans les années 1980.
Sablonnières était aussi connue pour sa production de grès taillé ou piqué. Le matériau, extrait de carrières à ciel ouvert ou souvent trouvé dans les champ à des profondeurs diverses, était travaillé par des carriers, casseurs de gré, tailleurs de grès ou piqueurs de grès (20) qui le transformaient en pavés. Quelques uns travaillaient pour leur compte, d'autres comme ouvriers chez un patron. Cette activité lucrative pour ceux qui l'exerçaient sans avoir à acheter de matière première, était aussi bénéfique pour l'agriculture puisqu'elle débarrassait des terres des blocs de pierre.
On trouve peu de traces de cette activité d'autrefois, sinon quelques mesures de réglementation prises à partir des années 1840.
Au XIXe siècle, le vieux moulin à eau de Sablonnières, établi sur le ru d'Avaleau, fut reconverti en fabrique de verres d'optique. L'usine hydraulique, signalée de 1849 à 1862, dépendait de la Maison Arnout et Cie, établie depuis 1847 à Paris, 23 rue Rambuteau. Arnout, qui avait le titre d'opticien-mécanicien breveté, faisait le négoce de verres de lunettes, de verres convexes, concaves et périscopiques, de loupes et de lorgnons. A partir de 1863, son affaire fut exploitée par son neveu François Gustave Jubault. (21)
Le 4 juin 1880, Jubault céda le fonds à Neufenck (22) mais Bazin le citait encore en 1898 comme propriétaire des murs (23). En 1900, y fut créée la maison d'optique Delaitre & Trouslard (24) et un ingénieur des Arts et Manufactures du nom de Auguste Arsène Trouslard était présent à Sablonnières l'année suivante.
A cette époque, la propriété était localement connue sous le nom de Moulin aux Lunettes. La production, qui consistait en lunettes montées, binocles, loupes, etc., était expédiée en France et à l'étranger. Depuis le commencement, l'usine employait plusieurs ouvriers et ouvrières parmi les habitants de la commune.
Vers 1920, une fabrique de fils en caoutchouc pour tissus élastiques fut établie au même endroit par le nouveau propriétaire, Georges Mireaux, qui prenait la suite l'entreprise O. Jumain & Cie de Charly-sur-Marne (elle-même successeur de l'ancienne Maison Roger-Henry fondée en 1844). Cette usine, signalée dans l'Annuaire industriel (25) de 1925, de 1935 et de 1938, avait pour spécialité la fabrication de gomme recouverte.
Attenant aux logements de la famille, l'atelier fonctionna d'abord grâce à l'eau du ru d'Avaleau, puis fut raccordée au réseau électrique tout en conservant une turbine actionnée par le ru. Plusieurs machines à guiper ou à tresser assuraient la production : fil guipé pour la confection de bas et de gaines ; tresses élastiques pour objets publicitaires, conditionnement mais aussi pour jouets (avant-guerre, elle fournissait essentiellement l'unité caufférienne de la Société Nobel Française qui produisait des poupons en celluloïd). Le caoutchouc utilisé était importé d'Amérique et le fil de coton arrivait de Roubaix.
Pendant la guerre, on y fabriquait notamment des filets garde-jupes pour les cyclistes féminines. Ce n'est que plus tard que l'on achètera des « tressés ».
En 1944, l'entreprise fut baptisée Etablissements Mireaux :
L'usine employait un petit nombre d'ouvriers, dont certains travaillaient à l'atelier et d'autres à leur domicile. De tout temps, la direction a été assurée dans les faits par Augusta Mireaux, l'épouse de Georges, aidée par leur fils Etienne qui s'occupait de la comptabilité. Ce dernier s'était installé au moulin avec son épouse après leur mariage. Louis Hanneton, qui était à la fois ouvrier à l'usine et le frère du gendre des propriétaires, assista Etienne jusqu'à son décès, survenu en 1963. Louis Hanneton s'est ensuite occupé de l'usine jusqu'à sa fermeture vers 1968.
A proximité du Moulin, du même côté de la rue d'Avaleau, une scierie avait été établie après 1922 par Paul Alexandre Hochet (1881-1958), fils et petit-fils de scieurs de long (26), qui avait débuté comme marchand de bois. Cette scierie, d'abord mécanique, fonctionnait avec la force motrice du ru. Elle fut un des premiers établissements équipé de l'électricité dans la commune et devint une scierie électrique.
L'entreprise fut reprise par le fils unique Lucien qui y travailla également avec son fils Paul. Dans les années 1960, elle était reconvertie en fabrique d'emballages en bois, notamment pour les fromages. Elle employait 10 à 15 ouvriers en 1962, puis une vingtaine en 1968.
L'ancien conseiller municipal Maurice Couteau a laissé dans ses notes un comparatif du nombre d'artisans, pour treize métiers, entre 1900 et 1962 :
A l'exception des maçons, ces activités ont disparu et ont laissé la place à de nouvelles, répondant à des besoins plus modernes : en 1995, on recensait un fabricant de bijoux (27), deux entreprises générales de bâtiment (28) et deux plombiers (29). Plusieurs entreprises ont été crées et ont disparu depuis : un frigoriste au Jariel (30), un couvreur-plombier-zingueur à Bois Frémy (31). Il reste aujourd'hui à Sablonnières une entreprise de services (32) et depuis 2005 un entrepreneur de maçonnerie (33) établis au bourg, un centre équestre (34), un petit centre de loisirs de plein-air (35), un entrepreneur de bâtiment au Plessier (36), un organisateur de foires et salons à la Belle-Etoile (37) et une couturière. (38)
Il s'agit dans tous les cas d'entreprises unipersonnelles ou employant moins de dix salariés.
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(1) N° L27, mars 2004, p. 3.(2) Arch. nat., S 3775a, dos. 2, n° 9. Les preneurs devaient 7 sols tournois de cens et 10 livres tournois de sur-cens et rente annuelle pour le pré ; 50 sols et « une rame de bon papier » pour la rivière, le tout payable au Jariel à la St Martin d'hiver.(3) Arch. nat., S 3775a, dos. 1, n° 1 (un moulin à papier, cours et saut de l'eau dudit moulin, lieu, accin et pourprins contenant trois arpents quatorze perches de pré et accin séant au lieu de la Bourbière, terroir du Jariel en Brie, ledit vulgairement appelé le moulin d'Enfer). Ce document a été reproduit dans Le Bibliographe moderne, vol. 18, Paris, Picand, 1916, p. 168.(4) Arch. nat., S 3775a, dos. 2, n° 17.(5) Arch. nat., S 3775a, dos. 2, n° 27.(6) Arch. nat., S 3775a, dos. 2, n° 26. Ils étaient ainsi redevables de 12 deniers parisis de cens et de 40 sols parisis de surcens ou rente, ainsi qu'une demi-rame de papier.(7) Nicolas Prévost mentionné dans des actes paroissiaux de 1668 et 1670 ; Eustache Thomas en 1724, 1733, 1747, 1757 et mort en 1771. La famille Thomas fournit encore plusieurs tuiliers jusqu'à la fin du XVIIIe siècle : Joseph Thomas cité en 1771, 1773 et 1774 ; Eustache Thomas en 1778 ; Pierre Thomas en 1778, 1780, 1782 et 1784.(8) Pierre Auguste Sombert cité en 1802 et Jean-Louis Sombert ; Jean Desessards ; Rose Constant Nolin recensé en 1836 ; François Macé et François Grenotelle recensés en 1846 ; Joseph Lourdin recensé en 1841 et 1846 ; son fils Alexis Alphonse Lourdin, Alexandre Rolland et Rose Isidore Bourguignon recensés en 1846 et 1851 ; Frédéric Picard et Pierre Joseph Delambre recensés en 1851 ; François Charzat à La Chenée recensé en 1886 et 1891.(9) Louis-François Thomas recensé en 1816 et toujours en activité en 1832, et son fils Rose Gésime Napoléon Thomas actif en 1837, 1841, 1846, 1851, 1856 et 1861 ; Francisque Thomas recensé en 1836, puis son fils Rose Napoléon Thomas recensé en 1836 et 1841 ; François Honoré Thomas en 1856 et 1861 ; Théodore Thomas en 1866, Eugène et Adrien Thomas en 1876.(10) Eugène Renard recensé en 1861, François Nourry en 1866, Alexis Lourdin en 1876 et son beau-frère Pierre Joseph Delambre en 1856, 1861, 1866, 1872 et 1876.(11) V. Annuaire commercial de Seine-et-Marne, Melun, Drosne, 1890.(12) Des actes paroissiaux de 1765, 1772 et 1775 mentionnent un vannier du nom de Jean-Baptiste Perrin. Entre 1800 et 1850, ce métier était exercé par Louis François Rousselet, au bourg. Un procès verbal d'adjudication passé le 12 octobre 1834 chez Maître Blavot, notaire à Rebais, relate l'acquisition d'une parcelle par ledit Rousselet.(13) L'Annuaire du commerce de Seine-et-Marne de 1879 cite V. Rousselet, T. Rousselet, Louis Auguste Ferrand, Theophile Cherrier, F. Cherrier, Germain Henriet, François Bourguignon et P. Cherrier.(14) Avec notamment, cités par l'état civil : Louis Adolphe Redon (1900), Gabriel François Vizard (1900), Théophile Philéas Cherrier (1900, 1901 et mort en 1906), Ambroise Louis Guillard (1902), Emile Alexandre Servais (mort en 1902 à Bois-Frémy), Narcisse Aimé Hulcot (1903, 1909), Gabriel Georges Fauvet (1903, 1906, 1907, 1910), Alphonse Thomas Baert (1903, 1904, 1909, 1910), Jules Alphonse Lapleige (1904), Jules Albert Driot (1904), Georges Marie Fontaine (1905), Eugène François Bourguignon (1906), Louis Romain Godot (1902, 1907, 1908, 1910), Eugène Alexandre Fontaine (1908, 1909), Albert Victor Verrier (1908, 1909), Gabriel Théodore Renault (1909), Paul Albert Maigne (1909), Vincent Gildas Bourguignon (1909, 1910), Léon Léger Bourguignon (1910), Robert Albert et Abel Fauvet (1910). En 1907, deux maîtres vanniers étaient mentionnés dans un acte de mariage : Louis Auguste Ferrand (décédé en 1908) et son fils Joseph. L'annuaire de 1902 citait plusieurs d'entre eux (Ph. Cherrier, Vizard, L. Ferrand, Guillard, Léon Bourguignon, Joseph Ferrand et Louis Godot). Seuls Renault, Hulcot et Eugène Fontaine furent recensés en 1911.(15) L'annuaire de 1920 mentionne toujours Léon Bourguignon, Joseph Ferrand, Louis Godot et Eugène Fontaine, mais aussi Lepage, Laurent et Gabriel Fauvet (1875-1944). Celui de 1937 cite encore Léon Bourguignon, Joseph Ferrand, Eugène Fontaine et Lepage, ainsi que Louis Hodinot, Lucien Rézé, Munérat, Cré et Fernand Bourguignon.(16) Selon LA CHANTERELLE, Les vanniers du Petit-Morin et alentours en Brie, Le Mée-sur-Seine, Amattéis, 1994, p. 41.(17) Le syndicat de la vannerie fut créé en 1904 et réorganisé en 1941.(18) L'Annuaire du commerce Didot-Bottin de 1947 mentionne comme fabricants : F. Baudoin, G. Bony, F. Bourguignon, L. Bourguignon, Raymond Claret, Joseph Ferrand, Fontaine, B. Goujat, Hodinot, M. Lefort, Lepage et Rezé.(19) Les vanniers du Petit-Morin et alentours en Brie, préc. Une propriété, située entre le carrefour du Pont-Bleu et le Petit-Morin sur la gauche en direction de La Chenée, porte le nom de L'Oseraie, en souvenir certainement d'une ancienne plantation d'osier.(20) Nicolas Jaugeon recensé en 1841 ; Magloire Thoral et Augustin Rignot en 1846 ; Jules Rignot père de 1856 à 1876 et cité dans l'annuaire du commerce de 1879 ; Jules Rignot fils cité aussi en 1879 et en 1890 et recensé en 1881 et 1886 ; Antoine Fauvet recensé en 1861 ; Emile Lebon recensé en 1881 et cité en 1890 ; François Manrot recensé d'abord comme ouvrier en 1851, puis en 1861 et 1866 ; Edouard Ernest Manrot recensé au Vautron en 1881 et 1886 et cité en 1890 ; Léon Thoral en 1886 ; François Voirin en 1886 et 1896 ; Armand Voirin, César Pamplume, le belge Joseph Brancard, Alexandre Gautier et son fils Jules recensés en 1896 ; Anatole Eugène Bourguignon de 1896 à 1911 ; Jules Alexandre Pinguet cité dans un acte de l'état civil en 1900 ; Victor Achille Bourguignon cité de 1900 à 1906 ; Constant Thoral recensé en 1906 ; Alphonse Plampain qui travaillait en 1911 comme carrier pour le maçon Adolphe Charzat. (21) Né le 14 février 1835 St. Martin-du-Vivier et décédé à Sablonnières le 7 septembre 1906. (22) Archives Commerciales de la France, 6 juin 1880, p. 752. Il s'agissait peut-être de A. Neufinck, opticien à Paris, rue des Archives.(23) Op. cit., p. 58.(24) Archives Commerciales de la France, 5 mai 1900, p. 567.(25) Publié à Paris par la Société d'Editions Documentaires Industrielles.(26) Son père était Marie Désiré Hochet (né le 21 novembre 1857) et son grand-père Etienne Marie Casimir Hochet (né à Bellot le 30 avril 1831).(27) Herinck Société.(28) Stéphane Nabet au Bourg et Technibat à La Chenée.(29) Roger Hubert au Plessier et Gérard Teyssandier à la Noue.(30) Opération Froid.(31) Entreprise Céline.(32) Marc Philippe Services.(33) Clémente Sanchez.(34) le Haras de la Chênée qui propose aussi des activités de loisirs sous le nom de Les Ecuries de la Noue.(35) Les Etangs de Bois-Frémy.(36) M. Pascal Turbout.(37) Colauna.(38) Drôle de Bobine (Isabelle Lochouarn), au Vautron.Contrairement à l'agriculture et à l'artisanal rural, les activités commerciales ont été plus rares dans le village. Il a fallu attendre le XVIIe siècle pour qu'y soit autorisée la tenue de trois foires annuelles et d'un marché hebdomadaire (1) afin de redresser une économie rurale ruinée par les guerres et les pillages. Cette mesure a-t-elle été suivie d'effets ? On sait seulement qu'aucun de ces marchés officiels n'existait plus dans la seconde moitié du siècle suivant.
Au début du XIXe siècle, le seul négoce suffisamment important pour être signalé était celui du bois (2). Plusieurs marchands de bois sont identifiés par les recensements à partir des années 1850. (3)
En revanche, à la fin des années 1880, diverses sources signalaient à Sablonnières un assez important commerce de céréales et de foin (4), d'osier et de grès, quoique ce type d'activités fût freiné par l'isolement de la commune et le prix des transports (5). Le commerce du bois existait toujours et se poursuivit au siècle suivant. (6)
Contrairement au négoce de moyenne ou de grande envergure, le petit commerce s'est développé depuis longtemps avec le bourg et certains hameaux : trois marchands nommés Jacques Vignier Sébastien Le Chapelier et Barthélémy Le Chapelier, de La Chenée, sont identifiés en 1553 (7). Au siècle suivant, un marchand du nom d'André Gaullier, demeurant au Jariel, était cité dans un acte notarié vers 1640 (8) et un autre, Jean Proffit, est cité dans un acte de 1668. Jacques Perrin, mercier demeurant à Sablonnières, fut témoin à un testament en 1652. A la même époque, la paroisse avait son maître apothicaire, Charles Corbilly (9) qui fut aussi chirurgien ; d'autres marchands, sans précision, sont signalés au Rousset dans le terrier d'Hondevilliers en 1658, tels Jean et Pierre Rayer ou Sébastien Leduc (10). Les registres paroissiaux citent aussi Jacques Perrin ou Parrain au bourg en 1671 et en 1678, ainsi que Pierre Gaullier au Jariel en 1680.
Les registres paroissiaux du siècle suivant mentionnent plusieurs marchands (11), deux marchands de bestiaux (12), un herboriste (13), des merciers (14), un épicier (15) et des cabaretiers (16). Ceux de la fin du XVIIIe siècle citent deux cabaretiers (17) et un aubergiste (18). Vers 1790, le village comptait simultanément trois établissements de ce genre si l'on en croit un document conservé aux Archives nationales contenant « plainte des trois aubergistes de Sablonnières contre les employés des aides de Coulommiers ». (19)
Au tout début du XIXe siècle, il y avait à Sablonnières quelques marchands (20) dont un de bestiaux (21) et un mercier (22). Il était aussi question de cabaretiers (23) et d'un buraliste (24). D'autres cabaretiers s'établirent dans les années 1830 et 1840 (25). A cette même époque, la commune avait aussi un marchand de rouennerie (26), un marchand de charbon (27).
Plusieurs invalides ou indigents se livraient aussi à de petits commerces qui leur permettaient de survivre : colporteur en mercerie (28), marchand de balais (29), chiffonniers (30) et herboristes. (31)
C'est à partir de 1850 et surtout lorsque le chemin de fer a été ouvert, que de nouveaux commerces sont apparus, surtout concentrés dans le bourg, sur la place ou le long de la rue principale, anciennement dénommée Grande Rue (puis route de la Vallée). Le village en comptait plusieurs il y a à peine une centaine d'années.
Entre 1850 et 1900, on dénombrait plusieurs auberges ou débits de boissons (32) et le village avait encore son buraliste (33). Le bourg comptait aussi des marchands de matériaux (34), un marchand de charbon (35), plusieurs épiciers-merciers (36), des marchands de nouveautés (37), des marchands de fromages (38), un volailler (39), un marchand de petits porcs (40), deux marchands de peaux (41), des débitants de tabac (42), un herboriste (43), une fleuriste (44) et un brocanteur. (45)
Au début du siècle suivant, les mêmes commerces se retrouvent dans l'ensemble, avec souvent les mêmes exploitants mais parfois de nouveaux : restaurateurs ou aubergistes, parfois qualifiés de marchands de vins (46),
Il fut revendu en 1924 à Constant Nardin, puis à Louise Juéry, veuve Delcros (1926-1930).
En 1928, Marthe Hochet, épouse d'Auguste Bonnot, fit saisir l'hôtel entre les mains de Louise Delcros, tierce-détentrice des immeubles vendus le 18 mai 1922 à Léonce Thiéchard.
A cette époque, l'Hôtel de la Vallée et du Petit-Morin assurait la vente de boissons et de tabac. Il disposait d'une boutique et d'une salle de bar et de billard, de six chambres à l'étage et, à l'arrière, d'une salle de danse. Une remise et des écuries étaient situées en face, de l'autre côté de la rue. Ces biens furent vendus aux enchères publiques, en la mairie de Sablonnières, le 10 décembre 1928.
mais aussi ses marchands de guano (47), de charbon (48), de fourrage, (49)
épiciers et merciers (50), magasins d'alimentation, (51)
Il y avait aussi des marchands de matériaux (52), des marchands de fromages (53), un marchand de volailles (54), des marchands de nouveautés (55), des marchands de petits porcs, (56)
D'autres commerces sont aussi apparus : graineterie (57), bonneterie (58), vente de chaussures (59), de faïences (60), d'huiles et de liqueurs en gros (61), ou encore de poisson (62). Certains commerçants, on le constate, avaient diversifié leur activité et exerçaient des négoces connexes ou complémentaires (par exemple, l'hôtellerie, la vente de vin au détail et le débit de tabac, voire la distribution d'articles divers).
Comme les vieux métiers qui constituaient l'économie rurale de la commune, certains commerces ont progressivement disparu à la suite des guerres et de l'exode rural. Quelques uns ont survécu quelques temps encore et d'autres ont fait leur apparition.
En 1939, un bazar sous le nom de Comptoir Electro-mécanique vendait notamment des articles de quincaillerie. (63)
En 1947, étaient dénombrés un marchand de grains et fourrages (64), un marchand de fourrages (65), un marchand de bois (66), un marchand de cycles (67), un aubergiste (68) en même temps marchand de primeurs et de fromages, un autre magasin d'alimentation générale (69), une librairie (70) et un grossiste en bœufs (71) qui vendait aussi des fromages.
En 1957, le débit de boissons de la place, appartenant toujours à Alphonse Bourguignon qui l'avait fait exploiter par Rose Baudoin puis par Robert Gallois, fut vendu à Germaine Fauvet qui l’exploita personnellement.
En 1959, on sait, d'après l'Annuaire officiel des abonnés au téléphone, qu'il y avait un commerce de volailles (72), un herbager à la ferme du Jariel (73), le marchand de bois Hoche et le magasin d'alimentation générale de Robert Gallois établi au rez-de-chaussée de la maison située à l'angle de la route de la Vallée et du chemin du Montcel (ancienne boucherie Crapart). En 1966, d'après l'annuaire téléphonique, ces commerçants étaient toujours actifs à l'exception du marchand de volailles et l'on comptait en outre un second herbager (74) et le café-hôtel de la place (75). Il existait certainement d'autres commerces non inscrits à l'annuaire.
Dans les années soixante, Maurice Couteau constatait dans ses notes, que le nombre de commerces avait nettement diminué depuis le début du siècle : il dénombrait 4 épiceries en 1900 pour seulement 2 en 1962 ; 4 débits de vin également en 1900 pour seulement 1 en 1962.
En 1995, on signalait un commerce d'alimentation-épicerie, un antiquaire (77) et un brocanteur (78). En 1998, l’inventaire communal dressé par l’INSEE faisait état d'un restaurant et d'un commerce d'alimentation. Ce dernier, établi sous le nom de L'Epicier au rez-de-chaussée de la maison située 34 route de la Vallée, à l’angle de la route de la Noue (là où se trouvait une bonneterie au début du XXe siècle), a disparu fin 2002 et le local a été transformé en habitation lors de la rénovation de l'édifice en 2007.
On trouve aussi les traces d'un grossiste en bois à La Noue, d'un commerce de viande au détail (79), d'un marchand de charbon et de combustibles à Bois-Frémy (80) et d'un vendeur de vêtements ambulant. (81)
Seuls subsistent aujourd'hui l'antiquaire, une entreprise de vente de produits aromatiques sur internet (82) et un vendeur forain de produits alimentaires. (83)
Diverses entreprises de services ont aussi vu le jour dans des domaines aussi divers que l'organisation de foires (84), le conseil et le soutien aux entreprises (85), le conseil en informatique (86), la réparation de matériel informatique (87), le nettoyage de bâtiments (88) et la formation aux premiers secours (89) ou les soins de beauté. (90)
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(1) Lettres-patentes du mois d'août 1653 en faveur d'Edmond de Ravenel, enregistrées le 19 mai 1656 (BLANCHARD (Guillaume), Compilation chronologique des ordonnances, édits, déclarations & lettres patentes des rois de France, qui concernent la Justice, la Police et les Finances, tome 2, Paris, Moreau, 1715, col. 2034).(2) Dictionnaire géographique universel, tome 8, Paris, 1831. Le premier négociant à s'être livré à ce commerce à Sablonnières fut Jean-Claude Moutenot cité dans des actes paroissiaux de 1776 et 1778.(3) Félix Desgranges recensé au bourg en 1851 ; François Nicolas Honoré Garnier recensé en 1851 et en 1856 ; Jules Debéthune, au bourg en 1872 et en 1876, également cité dans l'Annuaire du commerce de 1879 ; Charles Baudoin recensé à la Noue en 1896 et 1906 ; Michel Desgranges en 1891 et 1901 ; Emile Desranges au Vautron en 1896.(4) Ce commerce était exercé par L. Baudoin cité en 1890 et en 1902 et par Louis Juvinel mentionné dans l'état civil ; plus tard par les nommés Leroy et A. Bourguignon cités en 1911 et 1920, puis R. Bourguignon et A. Servais mentionnés en 1937.(5) Lecamus (Henri), Monographie communale.(6) Avec Debéthune recensé de 1881 à 1901 et cité en 1902 ; Louis Delacour cité en 1890 et recensé de 1896 à 1911 ; Charles Constant Baudoin cité en 1890, 1900, 1903 et 1920 ; Desgranges en 1902, qui vendait aussi du guano en 1890 et Paul Hochet cité en 1920 et en 1937.(7) Déclaration du 12 février 1553, Arch. nat., S 3775a, dos. 1, n° 1.(8) Arch. départ. de Seine-et-Marne, 221 E 217.(9) Acte de baptême de 13 juillet 1644 et Arch. départ. de Seine-et-Marne, 221 E 217, acte du 5 août 1641.(10) Arch. départ. de Seine-et-Marne, H312.(11) Claude Regnier cité en 1720, 1724, 1725 et mort en 1729, Charles Gaillard cité en 1773, Charles Barthélémy Théodore Charpentier en 1787 et 1795, Louis Germain Nouvion en 1791 et en 1796, Pierre Toussaint Couesme au Plessier en 1793 et 1795, François Baron en 1795, Jean-Pierre Mouttenot cité en 1796, . Après la disparition de la seigneurie de Sablonnières, l'ancien greffier Antoine Demarle et l'ancien domestique François Debats étaient reconvertis dans le commerce en 1796. Le nommé Denis Robert Remiot était cité comme marchand forain en 1795 et lors de son décès en 1799.(12) Louis Leduc cité en 1779, 1780 et 1781 ; François Lamotte à Bois-Frémy cité en 1794, 1798, 1799.(13) Antoine Contade cité en 1798.(14) François Hannetot vers 1745, Jacques Cellot mort en 1765, Jean François Munieré en 1772 et 1773, Pierre François Nouvion en 1784, 1785 et 1787, Charles Barthélémy Théodore Charpentier en 1791.(15) L'instituteur Jean Barthélémy Delambre cité en 1793, 1794 et 1795, cumulant sa fonction d'enseignement avec son commerce et le métier de perruquier.(16) Gabriel Antoine Rayer cité en 1749 ; Jacques François Fauvet dans les années 1780.(17) Jacques Fauvet 1774, 1776, 1782, 1787, Jacques François Fauvet en 1790, 1793 et 1794.(18) Joseph Regnard en 1797.(19) D/IV/70, dossier 2122, pièce 57. (20) Louis Germain Nouvion cité en 1803 et 1805 ; Jean Pierre Moutenot en 1802 ; François Debas ; Marie Catherine Desmarets ; Jean Debats cité en 1800 et 1804 ; Pierre Nouvion ; Marie-Anne veuve Desgranges qualifiée de marchande dans un procès-verbal d'adjudication passé chez Maître Blavot, notaire à Rebais, le 3 mars 1833. (21) Toujours François Lamotte à Bois-Frémy, cité en 1802 et mort en 1805.(22) Louis Germain Nouvion recensé en 1816.(23) Il s'agissait de Marie-Jeanne Mauclerc citée en 1800, de Félix Abraham Desgranges recensé en 1816 et de Pierre-François Demoulins recensé de 1816 à 1841.(24) Joseph Delambre recensé en 1816.(25) Etienne Picart établi au bourg ; Augustin Rignot et le boulanger Jean Romain Souard recensés en 1836 ; Alexis André Gontier recensé de 1836 à 1846 ; André Jean Bourguignon recensé en 1846.(26) Honoré Desgranges.(27) François Alexis Savart, demeurant au Vautron.(28) Zozime Bourguignon recensé en 1846.(29) Casimir Champ recensé en 1841.(30) Sophie Mirat veuve Bernard recensée en 1836 et Honoré Perrin recensé en 1836 et 1841, tous deux au Plessier.(31) Le couple Nicolas Bernis et Constance Barré cité en 1803 et 1804 ; Marie Contade veuve Albassier recensée en 1816 et 1836.(32) Il étaient tenus par les nommés André Alexis Gontier recensé en 1851 et 1856 ; Jean Bouguignon recensé en 1851 et son fils François Anatole Bourguignon recensé de 1856 à 1866 ; Jean Bouchet recensé en 1866 ; Laurent Louis (né le 21 avril 1858 à Saint-Mars-la-Jaille et mort à Paris 14e le 10 mars 1906) cité en 1879 dans l'Annuaire du commerce ; Bonnemain recensé en 1881 ; Alexis Couesnon recensé de 1872 à 1881, établi sur la place et remplacé vers 1883 (déclaration d'ouverture du 10 novembre) par l'ancien scieur de long Alexandre Achille Juvinel recensé de 1886 à 1896 ; Auguste Bonnot recensé de 1876 à 1886 qui tint aussi le bar de la place avant de céder son bail en 1884 (déclaration en mairie du 20 juillet) à Arthur Clauzier recensé en 1886 et 1891, pour s'établir sur la route de la Vallée ; Germain Henriet cité en 1879, 1882 et 1884 ; l'ancien maréchal-ferrant Antoine Ménard qui ouvrit aussi un débit de boissons sur la route de la Vallée en 1889 (déclaration d'ouverture du 26 janvier). Près de la gare, un hôtel-restaurant était tenu par Philibert Notreamy (né le 14 octobre 1871 à Nonnecourt et décédé le 8 janvier 1907 à Sablonnières), recensé en 1891 et 1896, puis par sa veuve. On sait aussi que quelques cafés existaient au début du XXème siècle dans les hameaux, au Vautron notamment. (33) Le géomètre Daniel Courvoisier recensé en 1851 et 1856, un nommé Eugène Rayer en 1872 et Laurent Louis cité en 1879. (34) Delacour cité dans l'Annuaire du commerce de 1879 et recensé en 1881 ; Delambre aussi recensé en 1881 ; Charzat cité en 1882 et 1890 .(35) Louis Delacour recensé de 1866 à 1891.(36) Honoré Desgranges recensé en 1856 ; Victor Antoine Davenne recensé en 1856 et 1861 ; Clémence Couesnon veuve Manrot recensée en 1872 puis citée en 1879, 1884 et 1890 ; le cabaretier Alexis Couenon ; Rose Loiseau cité en 1879, recensé en 1881 et 1886 puis cité de nouveau en 1890, qui était marchand de tissus en 1872-1876 ; Félix Mercier en 1866 ; Bonnot cité en 1879 ; Juvinel cité en 1890 ; Laurent Louis recensé en 1891. (37) Rose Loiseau cité en 1879, 1890 et recensé en 1891 ; Bonnot cité en 1879 ; Couesnon en 1879 et 1884 ; la veuve Arsène Perrin recensé en 1881 ; sa fille Marie Arnould fille de Nicolas Arnould, citée en 1879, recensée en 1881-1886 et encore citée en 1890. (38) Houdry et Lemoine cités en 1879 ; Hiernard cité en 1879 et en 1890.(39) Victor Lefort recensé en 1872 ; Emile Moulinet recensé en 1891 et 1896.(40) Gontier cité en 1890.(41) Matré Laurent recensé en 1876 et Louis Danré recensé en 1896.(42) Eugène Philippon cité dans l'état civil ; Laurent cité en 1879 ; Bonnemain en 1879 et 1881 ; Henriet en 1879 et 1883 ; Bonnot en 1890.(43) Casimir Champ recensé en 1861.(44) Marie Catherine Proffit recensée en 1856.(45) Antoine Blaireau recensé en 1872.(46) Achille Juvinel, Laniesse, Philibert Notreamy cités en 1902, puis la veuve du troisième, Lucie Debret, recensée en 1911 ; Auguste Bonnot recensé en 1911 et cité en 1920, qui avait succédé à son père en 1905 et qui fut aussi buraliste ; Alexandre Deneufchâtel recensé en 1906 ; Alphonse Bourguignon recensé en 1901, 1911 et cité en 1920, gendre d'Achille Juvinel et qui avait ouvert en 1904 une annexe dans un local situé sur la place et servant auparavant de salle de danse ; Désiré Bourguignon cité en 1920, tenant sur la place des Ecoles un bar-restaurant qu'il céda en 1925 à Rose Baudoin cité en 1928 et 1937, également buraliste ; Léonce Thiéchard qui remplaça Auguste Bonnot en 1922 avant de vendre en 1924 l'Hôtel de la Vallée du Petit-Morin à Constant Edouard Nardin qui revendit en juin 1926 à Louise Delcros, citée en 1928, laquelle céda son commerce en mars 1930 ; Hector Gosselet, cité en 1937, qui possédait et exploitait un débit de boissons depuis 1932 sur la route de Rebais à La Ferté-Milon, au lieudit « Le Petit Robinson ». (47) Desgranges cité en 1902 ; Leroy en 1911.(48) Delacour recensé en 1911.(49) Alphonse Bourguignon et Maurice Servais.(50) Laurent Louis qui mourut en 1906 et dont le commerce fut continué par sa veuve Louise Arnoult ; Gabriel Vizard recensé en 1901 ; Juvinel cité en 1902 ; Bonnot cité en 1902 et 1920 ; Auguste Cré mentionné par l'état civil en 1903 et recensé en 1906 ; Ulysse Gérard en 1911 et cité par l'état civil en 1909, 1910 et 1920 (né à Paris le 3 novembre 1883, il avait épousé Andréa Genet le 31 juillet 1907 à Villiers-Saint-Denis où il était alors vigneron) ; Alphonse Bourguignon en 1901, 1911 et 1920 ; Rose Baudoin et Robert Gallois (1908-1980) cités en 1937.(51) succursale de l'enseigne Les Eco.(52) Rappeneau cité en 1902 ; Maillet en 1911 et 1920.(53) Houdry et Lemoinecités en 1902.(54) Gustave Bidault (1898-1963)(55) Bonnot en 1920 ; Gérard en 1911 et 1920.(56) Gontier en 1911 ; Chopin en 1920 et 1937.(57) Cette activité était assurée par les boulangers Delambre recensé en 1911 et Assailly cité en 1920.(58) Rose Baudoin cité en 1937.(59) Louis cité en 1902 ; Léon Léger et Bonnot cités en 1902 et 1920 ; Gérard en 1911 et 1920.(60) Gérard cité en 1911 et 1920.(61) Leroy en 1911 ; Jean Branche en 1911 et en 1920.(62) Georges Dubois recensé en 1911.(63) Ce commerce était tenu par Monsieur Depersin.(64) R. Bourguignon.(65) Maurice Servais.(66) Hochet.(67) Amédée Bourguignon.(68) Robert Gallois (1908-1980), en même temps marchand de primeurs et de fromages.(69) Succursale de l'Union commerciale, chaîne de petits magasins ayant son siège à Villenoy.(70) La veuve Depersin.(71) Gustave Bidault , qui vendait aussi des fromages.(72) Le même.(73) Coveliers.(74) Pinchon, au Plessier.(75) Dupont-Fauvet).(76) La Ferme.(77) Château-Morin Antiquités, depuis 1979.(78) M. Gérard Guéville - Aux Occasions du Moulin, rue d'Avaleau de 1986 à 2004.(79) EURL Boucherie Frères, 1 route de Rebais, de 1993 à 2010.(80) M. Jacques Ruelle en 2007. (81) M. Christophe Fernandez à Marlande de 2009 à 2010.(82) Solepice établie depuis 2006 au Plessier (M. Jérémie Azerot de 2007 à 2011 puis Mme Maria Pallares)(83) Didier Doré, 14 rue d'Hondevilliers depuis 2011.(84) SARL Colauna, à la Belle-Etoile de 1999 à 2010.(85) M. Christian Sprenger au Plessier depuis 1980, l'EURL Gestion Finances Consulting à La Noue de 2006 à 2014.(86) Otimiz'-Mme Sophie Reyes de 2000 à 2008 ; Chantal Isore Assistance au Vautron depuis 2007 ; la SASU Bernard Normier Conseil à La Noue depuis 2010.(87) M. Stéphane Pisani, route des Brodards, de 2010 à 2011.(88) M. Eric Bertoni, 11B route des Brodards depuis 1988.(89) SARL Agence de Formation aux Gestes de Secourisme-M. Joël Roger, au 37 Bois-Frémy depuis 2007.(90) Mme Lydie Romao, route de La Noue, depuis 2011 ; Mme Nathalie Thuillard, chemin de Villeneuve.
Diverses fonctions ont été créées pour assurer l'administration du village. Liées de manière très intime au pouvoir politique, ces fonctions ont évolué selon les besoins et la légitimité des institutions qui les avaient mises en place. Assurées sous l'Ancien Régime par des officiers royaux ou seigneuriaux qui les exerçaient le plus souvent à titre de charge, elles ont été modernisées au XIXe siècle à la suite de la Révolution qui supprima tous les offices et confia les fonctions administratives à la commune.
L'essentiel des fonctions de justice, de police et de finances étaient assurées par les officiers chargés d'une partie de l'administration de la seigneurie et de la gestion des droits seigneuriaux : prévôt et son lieutenant (au Jariel, il s'agissait d'un bailli), procureurs fiscaux, sergent, gardes, receveur. Nous nous attardons davantage sur les offices sablonniérois au sujet de l'administration de la seigneurie. Mais notons aussi que des habitants de la paroisse pouvaient exercer un office pour le compte d'une autre seigneurie, à l'instar de Jacques Delétain, laboureur au Jariel, qui fut reçu le 27 avril 1770 comme garde-chasse de la terre de Bassevelle appartenant à l'abbaye de Jouarre. (1)
A partir du XVIIe siècle, alors que le bourg avait pris de l'importance en raison de la renommée des Ravenel et de leurs successeurs, sa population comprenait un petit nombre d'officiers investis de fonctions judiciaires, fiscales et administratives. Il existait à Sablonnières quelques officiers royaux dont on trouve les noms et fonctions dans les actes publics et les registres paroissiaux : un notaire (2), un huissier royal (3) un garde des Plaisirs du roi en la varenne de Montceaux. (4)
Pour autant, ces officiers ne résidaient pas nécessairement à Sablonnières. On sait par exemple que Joseph Troche, qui était pourtant lieutenant de la justice seigneuriale, demeurait à Viels-Maisons et un avocat en parlement lui écrivait en 1702 qu'on le trouvait rarement à Sablonnières.
L'ancienne paroisse dont le personnel ecclésiastique comprenait un curé et un vicaire, employait un bedeau chargé du service de l'église (5) et un clerc également laïque qui rédigeait les actes paroissiaux et faisait fonction de maître d'école. (6)
Après la Révolution de 1789, la commune fut chargée d'exercer des fonctions administratives, par l'intermédiaire du maire et des officiers municipaux, assistés par un secrétaire-greffier (7) et un procureur de la commune (8) dont les fonctions n'ont pas survécu à la Révolution. Si la justice n'était plus rendue localement mais relevait des tribunaux républicains, la commune était investie d'attributions policières et financières qu'elle confiait à certains de ses employés.
Le maintien de l'ordre fut confié à la fin du XVIIIe siècle à un garde champêtre (9). Tous au long du siècle suivant et au début du XXe, la commune employait toujours un garde champêtre, parfois deux simultanément (10) et leur adjoignit parfois des auxiliaires (11). Assermenté en 1935, le garde champêtre fit l'objet en 1944 d'une demande de port d'arme « pour la répression du marché noir ». A cette même époque, Sablonnières avait son poste de police.
Une autre catégorie de gardes municipaux a été créée en 1844, à la demande de plusieurs vignerons : les gardes-vignes (ou messiers). Choisis parmi les vignerons et soumis à prestation de serment devant le juge de paix de Rebais, ils étaient chargés de protéger le vignoble jusqu’aux vendanges en poursuivant ceux qui contreviendraient aux interdictions d’entrer dans les vignes pour notamment y chasser, grappiller ou ramasser des herbes. (12)
Ces agents communaux ne doivent pas être confondus avec les gardes particuliers employés pour constater les infractions commises sur les propriétés dont ils ont la garde (13) et les garde-ventes (14) commis à la surveillance des coupes de bois par leur adjudicataire.
Les annonces publiques étaient quant à elles confiées à un tambour (15) puis à un tambour-afficheur chargé notamment de publier « à son de trompe ou de caisse » les actes importants sur la place du village, dans les rues et aux principaux carrefours (16) mais dont les fonctions ont ensuite été assurées par le garde-champêtre. (17)
La commune a également employé divers agents à partir du XIXe siècle : agents voyers, cantonniers, allumeurs, secrétaires, fossoyeur communal, porteur de dépêches, femmes de service et de ménage, etc. Plusieurs cantonniers sont cités dans les listes de recensements et les registres de l'état civil (18). Les recensements du début du XXe siècle précisent que certains relevaient de la commune (19) et d'autres des Ponts-et-Chaussées ou du département (20).
A partir des années 1900, la commune avait aussi un commissionnaire de mairie qui s'est finalement substitué au garde-champêtre. (21)
Concernant la fiscalité, on trouvait à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe un receveur ou percepteur des contributions pour la commune, nommé parmi les membres du conseil municipal et chargé d'aller recouvrer l'impôt chez les habitants (22). L'empereur Napoléon Ier avait même nommé un percepteur à vie des contributions directes de Sablonnières, Hondevilliers, Orly et Boitron, le 25 prairial an XII (23). En outre, certains habitants de la commune nommés répartiteurs étaient chargés d'asseoir les contributions directes.
A certaines époques, la commune a eu aussi son receveur-buraliste des contributions indirectes, auxiliaire de l'administration fiscale chargé de la vente du tabac et de la perception pour le compte du receveur des impôts de droits de régie (taxes sur la circulation des vins, droits de licence pour les débits temporaires de boissons...). Ce emploi, généralement réservé aux anciens combattants, fut attribué en 1922 à un ex-militaire nommé Renard. (24)
Parmi les fonctions administratives modernes, il ne faut pas oublier les enseignants qui ont eu en charge les différentes classes à la suite des maîtres d'école de l'Ancien régime, employés et rétribués par la commune avant d'être nommés par le préfet et rémunérés par l'Etat comme fonctionnaires à partir de 1889. Leur succession est connue, à la fois pour les instituteurs (25) et pour les institutrices (26). Enfin, n'oublions pas les fonctionnaires qui furent attachés au bureau de poste ouvert à Sablonnières (27), à avoir les receveurs (28) et les facteurs. (29)
En 1962, la population Sablonniéroise comptait 14 fonctionnaires dont 11 étaient employés dans la commune (postiers, secrétaires, instituteurs, cantonniers, commissionnaires, encaisseurs EDF). Aujourd'hui, à l'exception de quelques employés municipaux et des deux enseignantes de l'école primaire, aucune fonction publique n'est exercée dans la commune et la plupart des fonctionnaires qui y résident travaillent à l'extérieur.
Les activités libérales proprement dites sont traditionnellement peu nombreuses à Sablonnières. La médecine semble y avoir été exercée dans la deuxième moitié du XVIIe siècle puisque les registres paroissiaux de 1639 et de 1640 citent un chirurgien (Pierre Gautier) et un praticien (Pierre Renaut) en 1639 et 1640, un autre chirurgien (Charles Corbilly) de 1654 à 1657, tandis que deux autres maîtres chirurgiens mentionnés comme demeurant dans la paroisse (Pierre Legrand et Noël Paris), s'y marièrent en 1670 (30). D'autres chirurgiens habitant à Sablonnières, sont signalés au siècle suivant (31). Le village a eu aussi ses sages-femmes, dont les noms sont mentionné dans plusieurs actes de baptême de nouveaux-nés qu'elles ont ondoyé en raison du péril de mort. (32)
Aux siècles suivants, on sait qu'habitaient à Sablonnières trois géomètres (33) et un compositeur de musique après-guerre (34). Vers 1980, le dessinateur Renaud Archambault de Bonne, professeur d'arts plastiques à l'Ecole d'Architecture de Paris-la Seine, habitait sur la place, dans l'ancienne conciergerie. Le secteur libéral, aujourd'hui encore très limité, se cantonne à quelques activités, souvent éphémères, de conseil ou de création (35). Un photographe (36) était installé au 5 route des Brodards de 2007 à 2008. Un réalisateur de logiciels (37) était établi au Rousset de 2007 à 2010. Des activités d'architecture étaient présentes aux Mirats de 2008 à 2013 (38) et au bourg (39) de 2009 à 2012. Il subsiste actuellement quelques activités d'études techniques (40), informatiques (41) et artistiques (42). En 2015, un équithérapeute s'est établi. (43)
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(1) Arch. départ. de Seine-et-Marne, B 312.(2) Il s'agissait de Nicolas Le Masson, substitut du tabellion de Coulommiers à Sablonnières et Montflageol en 1585 (praticien à Sablonnières, il avait été institué le 28 juin 1584 procureur fiscal en la justice du prieuré de Notre-Dame de Verdelot par acte passé devant Me Philippe Lamiral, notaire à Paris - Arch. nat., MC/ET/XXXIII/190 et 200), de Nicolas Rayer, substitut juré du tabellion de Coulommiers ès branches de Sablonnières et Montflageol (années 1650), de Pierre Dechambly « substitut du tabellion royal de la ville, bailliage et chastellenye de Coulomiers en Brye en la branche de Sablonnières en Brye et Montflageol » de 1684 à 1690, de Joseph Troche « substitut du tabellion de Coulommiers ès branche de Sablonnières en Brie » et également arpenteur à la fin du XVIIème siècle et au début du suivant, puis d'Augustin Lamy « notaire-tabellion au bailliage de Coulommiers branche de Sablonnières en Brie et Montflageol, résidant à Sablonnières » de 1713 à 1736.(3) Jean Troche, signant une signification en 1666 en qualité sergent royal ; Estienne Simonnet huissier royal à la résidence de Sablonnières cité dans un acte paroissial de 1670 ; Pierre Camus né en 1623 et décédé à Sablonnières en 1679, René Barré en 1786.(4) Pierre Desécoutes (Sablonnières 1656-Sablonnières 1708), était ainsi garde à pied de la capitainerie des chasses de Montceaux-lès-Meaux. (5) Pierre Desessart cité dans plusieurs actes d"inhumation des années 1750-1780 et décédé lui-même le 1er juillet 1786.(6) Dominique Marcoin dans les années 1670 ; Noël Champion vers 1680-1690 ; Etienne Toupet cité en 1697 ; François Masson en 1702 ; Antoine Demarle cité en 1750 ; Pierre Tâté avant 1775 ; Jean Barthélémy Delambre père de 1742 à 1790 ; Jean Barthélémy Delambre fils de 1790 à 1792.(7) Delambre en 1792.(8) Jean Pierre Louis Le Guéry en 1792.(9) Jacques Simon.(10) Denis Baudoin, Jacques Fahy (auparavant garde forestier à Sablonnières en 1796 puis garde champêtre à Villeneuve) nommé le 1er mai 1806 mais qui n'apparaît plus dans le recensement de 1816, Jacques Simon cité dans ce même document, Jean Antoine Valtrigny dit La Violette, de son vrai nom Waltrinier (né à Fromereville, dans la Meuse, le 26 janvier 1769, beau-frère du Baron Boutillier), nommé le 11 janvier 1816 et décédé en 1836, remplacé par Louis Joseph Le Bon qui démissionna en 1846 (il était né à Sablonnières en 1770 et habitait à La Chenée), Louis Joseph Thibaut (ouvrier maçon demeurant au Vautron) nommé le 21 mai 1846, Louis Pierre Ambroise Debret (ancien militaire né en 1805, en fonctions en 1851, suspendu pour une durée d'un mois par arrêté du maire du 12 septembre 1855 pour manquement à ses obligations d'information du commissaire de police, toujours en service en 1856), Philippe Thierry (ancien militaire) nommé le 9 juillet 1860, Louis Pierre Ambroise Debret nommé à nouveau le 2 juillet 1861 et toujours en service en 1866, Eléonore Gutel nommé le 20 février 1874 en remplacement de Debret décédé et encore en fonctions en 1881, Auguste Roger cité dans les recensements de 1876 et 1881, Armand Picot (manouvrier à Boitron) nommé le 1er juillet 1884 et mentionné dans le recensement de 1896, César Baudoin, nommé le 31 janvier 1895, Jules Paul Ferdinand Mêle (né en 1856) nommé le 6 mars 1899 et remplacé après démission par Eugène Alexandre Bataille (né en 1861) nommé le 21 janvier 1906, Alphonse Vivien démissionnaire en avril 1910, Albert Lepâtre (né en 1873) qui lui succéda, Paul Verdier nommé en 1911, mobilisé en 1914 (son intérim fut assuré par Paul Bourguignon durant 28 jours) et décédé en 1916, Victor Leroy (auxiliaire, pendant 60 jours), Fernand Henri nommé le 9 mai 1916 (intérim assuré en janvier 1919 par André Delacour) et remplacé le 14 avril 1919 par Lucien Depeuille (intérim assuré par Verdier du 6 au 22 octobre 1919), auquel succéda Legrand (également secrétaire de mairie) aux mois de novembre et de décembre de la même année, puis Hautin en févier 1920, Jules Lebon le 23 janvier 1921, Alfred Gautier nommé en 1927 et remplacé par Jules Lapleige le 1er octobre 1930, Gabriel Fauvet (en 1934), Albert Lepâtre (intérimaire pendant 15 jours en janvier 1940), Paul Lenoir à compter du 1er novembre 1943 et encore en fonctions en 1944.(11) Ce fut le cas en 1846 avec la nomination de Joseph Aubin Desgranges, propriétaire au bourg et Louis Alexis Lourdin, propriétaire au Vautron, qui ne perçurent aucune rétribution pour ces fonctions.(12) François Picart fut nommé pour les vignes du Vautron et Louis Camus pour le reste du vignoble de la commune. L’année suivante, un seul garde, Louis Lourdin, fut nommé pour le Vautron.(13) François Roger en 1886.(14) Antoine Barbier en 1856.(15) L'un des premiers fut l'ancien sergent René Barré, en 1795. On sait, par un état des dépenses de l'an IX, que la rémunération annuelle de ces fonctions étaient de 9 francs en 1800 (registre d'arrêtés - Arch. communales).(16) Rousselet en 1879, Pasquier en 1882, Bourguignon en 1902.(17) Lepâtre, Laurent et Fauvet).(18) Les listes de recensement mentionnent Nicolas Antoine Garnotel en 1851 ; Alexis Alphonse Lourdin en 1856 ; Rose Bernard en 1861 ; Frumence Bourguignon en 1872 ; Julien Thévenot de 1861 à 1876 ; Emile Desgranges en 1881 ; César Hulcot de 1872 à 1891 ; Pierre Nolin de 1851 à 1891 ; Eléonore Gutel en 1861, 1866 et 1891 ; Michel Desgranges au Vautron, Marie Eugène Leredde, Eugène Rousselet, Eléonore Gutel et Léon Gustave Laurent en 1896. (19) Léon Gustave Laurent en 1911, puis Emile Rousselet nommé le 1er septembre 1911.(20) Léon Gustave Laurent et César Baudoin recensé en 1901 et en 1906 ; Jules Bony en 1906 et en 1911.(21) Bataille en 1906, André Delacour du 20 janvier au 3 février 1920, Gabriel Fauvet en 1934, Henri Marescal (aussi secrétaire) le 1er septembre 1941, Emilie Marescal le 1er janvier 1945, Hector Gosselet en août 1945, Arthur Laridan le 1er juin 1948, Rolland Bourguignon de juin 1961 à septembre 1972, Rose Brodard le 1er janvier 1973... (22) Delambre en 1798 ; Louis Pierre Théodore Moutenot en 1804 ; Jean-Baptiste Perrin en 1806.(23) Il s'agissait de François Debourges.(24) JO 24 mai 1922, p. 5449.(25) Jean Barthélémy Delambre de 1790 à 1825, Jullien de 1825 à 1830, Paul Adrien de 1830 à 1873, Eugène Billard de 1873 à 1875, Pierre Théodore Lefèvre de 1875 à 1882, Jean Henri Lecamus de 1882 à 1890, Noel Chemin en 1890 et toujours en fonctions en 1901, Adolphe Constant Rayé cité dans les registres de l'état civil de 1901 à 1906 et recensé en 1906, Marius Molinier cité en 1906 et 1907, Louis Lucien Lionnait cité en 1908 et 1909, Antoine Savin cité en 1910 et recensé en 1911, Prudent Bougréau qui enseigna de 1911 à 1922, M. Bozon... (26) Rosa Jacquot, institutrice libre de 1853 à 1854, Mle Biberon de 1854 à 1857, de nouveau Rosa Jacquot de 1857 à 1871, Eléonore Devivier épouse Aubert de 1871 à 1874, Marie Mayeur de 1874 à 1883, Angéline Fontaine citée comme adjointe en 1881, Léontine Henri de 1883 à 1889, Héloïse Jacquelle en de 1889 à 1892, Julie Henry de 1892 à 1893, Mle Picquard en 1893, Célestine Oudelin de 1893 à 1897, Mle Maury à partir de 1897, Emélie Lavallée recensée en 1901, Léontine Möhr en 1906 et 1911, Mle Laure en 1910-1911, Julia Lavigne épouse Bougréau de 1911 à 1922...(27) Voir le chapitre sur les les communications.(28) Guille en 1937, Delagrée en 1964. (29) Morel ; Collin nommé auxiliaire distributeur en 1936, au titre des emplois réservés (JO 15 janv. 1936, p. 674).(30) Le premier est mentionné dans deux actes paroissiaux en 1651 et en 1670. Le deuxième est cité en 1670, 1676, 1677, 1678, 1679, 1697, 1702 et décéda en 1708. (31) Denys Reynault cité en 1703, 1705 et mort vers 1710 ; Jacques Regnier cité en 1732, 1734, 1735, 1741 et 1780 ; Pierre Machurée en 1757.(32) Marguerite Chiboust citée en 1674 ; Françoise Chiboust en 1697, 1698, 1699 et 1706; Catherine Parrain épouse du chirurgien Paris citée en 1697, 1699, 1703, 1707, 1708 et 1710 ; Françoise Leduc veuve Fontaine citée en 1715 et 1716 ; Marie Bertot en 1770 ; Martine Cheminon ou Rousselet en 1754, 1761, 1783 et 1785 ; Véronique Verdier en 1798.(33) Henri Courvoisier, établi à Hautefeuille et qui dressa le plan cadastral de 1813 ; Jean-Baptiste Deligny actif vers 1850 et Dessaint Rémy habitant au bourg et qui fut maire en 1872.(34) E. Mogue qui jouait dans la fanfare.(35) En 1995, on signalait une entreprise de réalisations et formation informatiques Syntax, rue du Montcel, ainsi que deux entreprises de saisie comptable et bureautique (Scribe et Toutenmicro, 2 chemin des Aulnettes).(36) M. Alexandre Mouaci.(37) Poslog.(38) SARL Multiplicité-M. Patrick Thomas.(39) J'Em Paysage-Mme Alessandra Le Du.(40) M. Sylvain Devos, 13 route de la Vallée de 2010 à 2015 ; Alexis Boyer à Bois-Frémy ; Sacha Jeoffret, route de la Vallée, à partir de 2015.(41) M. Dorian Malebranque au Plessier depuis 2011.(42) M. Dominique Siméon aux Brodards depuis 1999 ; Mme Lydie Vitalien au 1 rue du Montcel depuis 2011. (43) M. Pascal Texier, 22 La Chenée.Comme indiqué à plusieurs reprises, la plupart des Sablonniérois des siècles passés louaient leurs bras aux cultivateurs ou aux artisans. A côté de ces manouvriers, tâcherons ou ouvriers qui effectuaient des travaux agricoles ou industriels pour le compte d'un patron, il convient de signaler les nombreuses nourrices qui, moyennant rétribution, prenaient en pension de jeunes enfants de familles citadines, généralement parisiennes (1). De même, plusieurs habitants de la paroisse travaillaient au service des plus riches. Les registres paroissiaux du XVIIe siècle mentionnent quelques personnes au service du marquis ou de la marquise de Ravenel. A la fin du siècle suivant, le principal employeur de domestiques était naturellement le marquis de Maupeou qui résidait au château avec ses gens. Selon les époques, le château a employé un concierge (2), des gardes-chasses (3), un maître d'hôtel (4), un valet de chambre (5), des femmes de chambre affectées au service de l'épouse du seigneur (6) ou de ses filles (7), une blanchisseuse (8), un chef de cuisine (9), un précepteur (10), un cocher (11), un intendant ou régisseur (12), un charretier (13), des jardiniers (14) et diverses gens de maison. (15)
D'autres personnages aisés de la paroisse employaient aussi des domestiques (16) et les fermes avaient souvent leur personnel (17). C'était toujours le cas au siècle suivant (18). Les recensements de population du début du XXe siècle montrent que de nombreux villageois étaient employés comme domestiques chez les commerçants et artisans aisés de la commune. Ces derniers employaient souvent aussi des commis, ouvriers, apprentis ou compagnons.
A partir des années 1890, certains employés de la compagnie des chemins de fer s'installent dans la commune désormais pourvue d'une station : chefs de gare (19) mais aussi chauffeur mécanicien (20), chef de train (21) ou employé du chemin de fer (22). La CFD avait aussi ses cantonniers. (23)
A la même époque, le travail se délocalisa : de plus en plus d'habitants de la commune travaillaient désormais en dehors (tel est employé de commerce dans une commune voisine, tel autre est clerc de notaire à Rebais...). Cette tendance s'est amplifiée tout au long du XXe siècle : en 1962, 12 personnes travaillaient à Jouarre dans l'usine d'optique du Gouffre, 7 chez Villeroy et Boch à La Ferté-Gaucher, 4 à la cidrerie Mignard à Bellot et 5 à la fromagerie de Cotton à La Trétoire ; en 1968, 3 étaient employées chez Villeroy et Boch, 6 à la cidrerie de Bellot, 4 à la fromagerie, 12 à la SOVIS, 2 à la société Erika (machines à tricoter) à Charly-sur-Marne.
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(1) Les décès et inhumations de plusieurs de ces enfants sont rapportés dans les registres du XVIIIe siècle.(2) Alexis Coquillard cité dans des actes paroissiaux de 1695, 1696 et 1697 ; Jean Carbonet également en 1697.(3) Jean Lefebvre cité en 1679 ; Jean Poulet mort en 1771 ; Claude Théodore Yves Delalot cité en 1773, 1774, 1775, 1778 et 1781 ; Nicolas Dupuis mort en 1776 ; Jacques Fahy en 1783 et 1784).(4) Maître Jean-Baptiste-Thésée de Lisle, qui était déjà au service de Théophile de Catelan et mort en 1733, puis Jean Huser cité en 1763 et Denis François Demarests en 1771 et 1773.(5) Jacq... cité en 1679 ; François Desbats récompensé pour ses bons services dans le testament du marquis en 1788.(6) Adolphine Reinhartz 1776.(7) Barbe Tronchon 1785.(8) Suzanne Marquis.(9) Gilles Douchy cité en 1680, Pierre Montigny en 1785, Jean Philippe Mercier en 1787 et en 1789.(10) Jean-Baptiste Wolmarcher cité en 1785.(11) François Hubier cité en 1771, Louis Duhamel en 1773 et Pierre Desmoulins en 1775, 1776, 1778, 1780, 1782, 1783, 1784 et 1789, également gratifié par me marquis de Maupeou dans son testament. (12) Denis François Desmarests cité en 1775, 1783, 1784, 1785, 1787, et 1788.(13) Pierre Jacquiot cité en 1787, 1790 et mort en 1796.(14) Nicolas Barthélémy mort avant 1679, Simon Ricard cité en 1679 et en 1680, Lambert Savin en 1706, 1715, 1719 et mort en 1742, Pierre Le Mieux cité en 1724, Henri Martin Masson décédé en 1743, Jean Riquet cité en 1756, Jean-Baptiste Duflot cité en 1760, Jean-Baptiste Plique cité en 1771, Denis Jolly en 1775 et 1777, Charles Valentin Houdoux en 1784 et Pierre Grossier cité en 1789 et qui poursuivit son activité après la Révolution (cité en 1794, 1797, 1802 et 1803). (15) Madeleine Barthélémy 1685, François Villars, qui épousa une fille du Plessier et s'y établit comme charretier, Jean-Louis Barré en 1732 et 1733, Toussaint Besson mort en 1742, Marie Masse en 1771, Jean-Baptiste Dupont mort en 1778, Jacques Toulot 1777, 1778, 1780, 1781, 1782, Nicolas Pierre Dherot 1778, Jean Debats 1785, Marie Jeanne Thomas, Joseph Morigny cité en 1755, Sébastien Chot en 1785, 1789)... (16) En 1752, un nommé Claude Boitron était serviteur chez Georges Tranchard, receveur de Sablonnières.(17) Tel ce Claude Laplaige, garçon charretier à la ferme du Chevret mentionné dans les registres paroissiaux dans les années 1740.(18) L'état civil mentionne Claude Labarre, domestique vers 1805 ; Claude Louis Rousseau et Pierre Grossier, jardiniers à la même époque ; Sophie Desmoulins, lingère en 1808 ; Etienne et Angélique Michon, domestiques chez Delétain, au Jarriel, vers 1820 ; François Rémy et Noël Bénard, jardinier de M. de Barran qui employait aussi en 1816 une concierge et une servante ; Louise Gaudron au Jariel, dans les années 1880. (19) Auguste Colau cité en 1891, Victor Dardard en 1896, Félix Valentin en 1901, Jules Fagnoz en 1906, Claude Petit en 1911, Lanouaille en 1937.(20) Armand Rappeneau en 1901.(21) Eugène Varoda en 1906 et 1911.(22) Léon Laurent en 1891.(23) Georges Péruchon et Lucien Charzat en 1906.
Pour les amateurs, un petit lexique de métiers anciens : https://sites.google.com/site/dicometiers/