Au début de l'été 1792, l'armée prussienne menaçait la France. La patrie était en danger et les besoins des armées républicaines se traduisirent par la mise en place, indépendamment de l'engagement volontaire classique, d'un recrutement obligatoire. Le 22 juillet, une loi fixa le contingent de volontaires que devait fournir chaque département. Les départements répartissaient ensuite ce contingent par district et chaque district par cantons. Celui de Rebais devait fournir 48 hommes. Dès lors, le 19 août, les commissaires de chaque commune se rassemblèrent sous la halle pour les désigner. Mais personne ne se faisant inscrire, le juge de paix Defrance fit défenses à l'assemblée de se séparer avant d'avoir fourni le contingent demandé. La garde nationale reçut l'ordre de se positionner aux portes de la ville et de ne laisser sortir aucun commissaire. Face à la résistance de ceux de Villeneuve et de Saint-Cyr, le ton monta, des disputes éclatèrent et des voies de fait furent commises. Finalement, 22 hommes furent désignés : on était loin des vœux de l'Assemblée nationale, d'honorer les communes qui fourniraient au-delà de leur contingent !
Pour pallier l'insuffisance du recrutement de volontaires, qui était encore la seule modalité de constitution des régiments, la Convention décréta le 20 février 1793 que tous les citoyens âgés de 18 à 40 ans, non mariés ou veufs sans enfants, seraient mis en état de réquisition permanente jusqu'à ce que 300 000 hommes de nouvelle levée aient rejoint les drapeaux. Le service militaire devint ainsi un devoir civique et un tableau de répartition fixa le contingent que chaque département devait fournir pour contribuer à cette levée en masse.
Fondée par une loi du 19 fructidor an VI de la République (5 septembre 1798) sur le principe selon lequel « Tout Français est soldat et se doit à la défense de sa patrie », la conscription reposait sur la constitution de listes communales annuelles des jeunes hommes âgés de 20 ans (nés la même année, ils faisaient partie de la même classe et se trouvaient inscrits ensemble - conscrits - sur la liste de recrutement) qui devaient effectuer un service militaire de 5 ans.
Chaque commune devait fournir un nombre d'hommes, déterminé chaque année en fonction des besoins des armées et de la répartition qui en était faite par département, par arrondissement puis par commune ou groupe de communes. Ces jeunes gens étaient désignés par les conseils municipaux et lorsqu'un contingent devait être formé conjointement par plusieurs communes, leurs maires et des membres des conseils municipaux choisis par ces derniers se réunissaient pour procéder à la désignation.
Par exemple, lorsque la loi du 28 floréal an X (18 mai 1802) ordonna la levée de 30 000 conscrits de l'an IX et du même nombre de conscrits de l'an X, ainsi que 30 000 conscrits de chacune des deux années pour la réserve, la commune de Sablonnières dut fournir, conjointement avec celle de Bellot, un homme pour l'armée active et un pour la réserve.
A cette fin, les maires des deux communes et deux membres de chaque conseil municipal s'assemblèrent à Bellot, un samedi de 1802 à 8 heures du matin, pour désigner les deux appelés.
Pour l'an X, notre commune dut fournir à elle seule un homme pour l'armée active et un pour la réserve (1) : le premier s'appelait Pierre Alexandre Janvier et était âgé de 21 ans. Le second, François Régnard, avait 22 ans.
Une fois désignés pour servir dans l'armée active ou dans la réserve, les intéressés devaient se rendre à la revue du recrutement. Ceux de l'an XI durent ainsi se présenter à Coulommiers le 27 frimaire (18 décembre 1802) pour passer la revue du capitaine commandant le recrutement dans le département. L'ordre était transmis par le maire qui devait aussi rappeler aux intéressés qu'en cas de désobéissance, ils seraient punis des peines infligées aux militaires en activité. (2)
Pour autant, la circonscription ne mit pas fin à l'enrôlement spontané. Lorsqu'une nouvelle unité était créée, les maires étaient chargés d'en faire la publicité auprès de leurs concitoyens et les volontaires pouvaient s'y engager. Si leur nombre était insuffisant, il était complété par des conscrits (3). Des mesures furent prises plus tard pour empêcher les conscrits appelés de s'engager volontairement dans des unités autres que celles auxquelles ils étaient destinés.
Au mois de nivôse de l'an XII (février 1804), en réponse à une demande du Premier Consul Bonaparte pour la répartition du contingent de l'année suivante, le maire de Sablonnières indiquait que treize hommes, volontaires ou conscrits, se trouvaient sous les drapeaux. (4)
Pour l’an XIII (1804-1805), le contingent à recruter dans l'arrondissement fut réparti entre les différents cantons par le sous-préfet. Ce dernier adressa au maire la liste des conscrits qui devaient concourir à la formation du contingent, avec injonction de faire afficher la liste et de notifier un avertissement à chacun des intéressés ou à ses parents. Ainsi informés, les jeunes gens durent se rendre à Coulommiers pour passer la visite et pour la désignation de ceux qui seraient appelés. Le maire (ou son adjoint), muni des éventuelles réclamations présentées par les inscrits, dut assister aux opérations de recrutement. (5)
La commune dut fournir treize conscrits de l’année et quatre des contingents des ans IX à XII désignés pour la réserve. Tous les conscrits de réserve des années IX à XIII furent mis en activité. Le 6 vendémiaire an XIII (28 septembre 1804), le préfet envoya ses ordres aux maires : Les jeunes gens devaient se rendre à Coulommiers pour être dirigés vers Melun où ils étaient tenus d'être présents le 12.
En 1806, une compagnie de réserve fut formée. En 1809, trois hommes de cette compagnie furent tirés au sort pour servir dans l'armée.
A partir de 1805, les conscrits passèrent devant le conseil de révision et furent soumis au tirage au sort. Désormais, la désignation des appelés avait lieu à la sous-préfecture de Coulommiers de la manière suivante : Une fois toisé pour vérifier qu'il dépassait la taille réglementaire (6), chaque conscrit (ou le maire en cas d'absence) était appelé pour tirer dans une urne un billet portant un numéro (il y avait autant de numéros que de conscrits) qui était inscrit sur une liste en regard de son nom, ses prénoms, ceux de ses parents, son domicile, sa taille et son signalement. Lorsque tous les numéros étaient attribués, le sous-préfet annonçait, à concurrence du contingent nécessaire, les noms des conscrits appelés dans l'armée active (ceux qui avaient tirés les numéros de 1 à tant) puis ceux qui étaient affectés à la réserve et ceux qui devaient rester au dépôt. Ceux qui avaient tiré un « mauvais numéro » et qui ne parvenaient pas à se faire remplacer devaient partir le jour même pour Melun où ils arrivaient le lendemain avant midi pour se rassembler dans la cour de l’hôtel de ville.
Ces opérations s'appuyaient sur un recensement des conscrits effectué chaque année par le maire et donnant lieu à l'établissement de listes plus ou moins fournies selon l'importance des classes et mentionnant les causes de dispense.
Le tableau des conscrits de la classe de 1809 comprenait 7 inscrits : Joseph Tranquille Chérier (manouvrier né le 5 janvier 1789, qui avait été incorporé en 1808 au 88e Régiment d'Infanterie de Ligne), Joseph Jérôme Aubin Desgranges (manouvrier né le 5 mars 1789, marié), Jean François Fontaine (manouvrier né le 29 février 1789, marié), Antoine Joseph Leroy (manouvrier né le 8 avril 1789, malade chez son père à Montdauphin), Joseph Alexis Perrin (cultivateur né le 3 avril 1789, marié), Pierre Antoine Simon Raux (charretier né le 19 février 1789, qui avait aussi rejoignit aussi le 88e de Ligne en 1808) et Joseph Thomas (manouvrier né le 13 avril 1789, marié).
Celui de la classe de 1810 en comprenait aussi 7 : Jean Louis Gabriel Adrien (manouvrier né le 27 décembre 1790, en congé), François Louis Prudent Gérard (manouvrier né le 7 novembre 1790, en congé), Pierre Alexandre Gontier (manouvrier né le 7 avril 1790, qui rejoignit le 88e Régiment d'Infanterie de Ligne), Louis Alexandre Leduc (manouvrier né le 27 avril 1790, décédé le 3 janvier 1812), Jean-Baptiste Vizard (manouvrier né le 12 février 1790 en congé), Claude Hubert Rousselet (manouvrier né le 11 avril 1790, à l'armée) et Pierre François Ferdinand Troton (manouvrier né le 15 février 1790).
Le même nombre se retrouve l'année suivante avec Pierre Honoré Bonaventure Camus (manouvrier né le 12 juillet 1791, frère de Jean-Louis soldat au 88e Régiment de Ligne et qui devait rejoindre le 103e de Ligne en 1813), Louis Simon Prudent Cordellier (manouvrier à La Trétoire né le 5 avril 1791, à l'armée), Germain Généreux Gutel (manouvrier né le 27 mai 1791, à l'armée), Jean Pierre Lapchin (né le 11 juillet 1791), Cyr Nicolas Leduc (manouvrier né le 8 avril 1791, en détention), François Sébastien Raux (manouvrier né le 12 février 1791, marié) et Pierre Alexandre Noël Simon (manouvrier né le 24 décembre 1791, en détention). On trouve ensuite des chiffres variés : 11 recensés pour la classe de 1817 ; 5 pour celle de 1818 ; 6 pour celle de 1820 ; 7 pour celle de 21 ; seulement 2 pour la classe de 1823 ; 5 pour celle de 1826...
En fonction des besoins, la réserve de certaines années fut appelée. Les conscrits formant la réserve de 1811 (7) furent mis en activité et durent se présenter à Melun le lundi 12 août, munis de leurs effets, pour être conduits le lendemain, à 7 heures du matin, devant le conseil de recrutement (où ils pouvaient présenter leur remplaçant sauf à le faire dans les 10 jours à condition de posséder un certificat du maire attestant que leurs parents avaient les facultés et se chargeaient d'en fournir un). Le contingent départemental de 292 hommes en comprenait 50 pour l'arrondissement, dont 11 pour le canton de Rebais qui dut fournir en sus un supplément de 4 hommes pour remplacer d'éventuels ajournés ou exemptés de dernière minute. (8)
Qu'ils fussent destinés à l'active ou à la réserve, les conscrits pouvaient bénéficier de dispenses dans certains cas, pour situation de famille (les hommes mariés ou veufs avec enfants étaient exemptés), pour déficience mentale ou infirmité ou encore pour faiblesse de constitution.
Des exemptions étaient prévues en fonction de la situation de famille : étaient ainsi dispensés de service militaire, par mesure de bienveillance, le frère d’un soldat disparu sous les drapeaux, le fils aîné d’une veuve ou l'homme qui s'était marié avant la date de promulgation de la levée de sa classe.
Ceux qui étaient incapables de servir en raison d'une incapacité physique ou mentale étaient réformés. Tel était principalement le cas pour petite taille inférieure à 1 mètre 54, pour constitution faible, pour infirmité ou difformité, pour troubles visuels ou pour déficience mentale. La réforme pouvait aussi être prononcée pour cause de maladie (9), en cas d'amputation du pouce ou de l'index (qui interdisait le maniement d'un fusil ou d'un sabre), ou en cas de denture incomplète (l'absence de canines ou d'incisives empêchant de déchirer les cartouches en papier).
Ces motifs pouvaient être reconnus avant ou après le tirage au sort. Ils étaient consignés sur les tableaux de recensement dressés par le maire, sur les listes d'émargement des conscrits appelés et sur les affiches des listes du tirage au sort.
En cas de réforme pour infirmité ou maladie, l'intéressé pouvait être assujetti au paiement d'une indemnité en fonction de ses ressources et de celles de ses père et mère. A ce titre, le sous-préfet de Coulommiers demanda au maire de Sablonnières l'état des contributions de Pierre Niolas Huot, conscrit réformé de 1806, et de se parents.
Les trois appelés de la classe de 1816 - Pierre François Marie Rousselet, Eustache Théodore Martin Bourguignon et Louis François Antoine Rémy - furent exemptés en raison de la date de leur mariage :
Lors du recensement de la classe de 1817, Jacques François Bernard invoqua une hernie ; Pierre Joseph Delambre, Louis François Garnier, Nicolas Rose Régnard et Étienne François Picard se prévalurent de la date de leurs mariages ; Nicolas Alexis Garnier bénéficia du défaut de taille ; Alexis André Gontier avait un frère à l'armée ; Pierre Théodore Desgranges était fils aîné d'une veuve :
Les deux appelés de cette classe, Nicolas Rose Régnard et Louis François Garnier, furent exemptés en raison de la date de leur mariage :
Sur les huit appelés de la classe de 1819, quatre furent exemptés pour défaut de taille (Pierre Valentin Martin Bernard, Pierre Ambroise Mathieu Fontaine, Théodore Garnier et Paul Hubert Rousselet), deux pour cause de teigne (François Victor Lebon et Alexandre Isidore Rémy), un pour surdité et idiotisme (François Alexis Alphonse Savard). Un seul, Jean Romain Souard, était bon pour le service :
Sur quatre appelés de la classe de 1820, un (Louis Ambroise Delétain) fut réformé pour surdité et vue faible, un autre (François Noël Desgranges) pour infirmités :
Des sept inscrits sur le Tableau de recensement pour la classe de 1821, quatre furent exemptés : Victoire Joseph François Gergonne comme frère d'un militaire disparu sous les drapeaux, Edme Théodore Casimir Lebon pour cause de teigne, Louis Julien Rousselet comme fils aîné d'une veuve et Joseph Jessé Saint-Mars pour empattement de la jambe droite :
Sur les six appelés de la classe de 1822, deux furent exemptés pour défaut de taille (Pierre François Rousselet et Pierre Etienne Alexandre Gutel), un pour bancalisme (Pierre Joseph Rousselet), un pour mauvaise conformation du pied gauche (Joseph Nicolas Juvenel). Deux seulement étaient aptes au service : Louis Félix Ancelin et François Martin Delétain :
Voici quelques chiffres tirés des archives de la commune et qui, bien que fragmentaires, montrent que peu de citoyens étaient finalement appelés :
Comme partout ailleurs, la conscription était très impopulaire et les statistiques départementales montrent que nombreux furent les jeunes gens qui tentèrent d'y échapper en se cachant, en simulant une maladie ou en se mutilant pour être réformés.
Ceux qui ne se présentaient pas au tirage étaient poursuivis comme réfractaires. Leur nombre augmenta sensiblement à partir de 1808, avec les levées massives de recrues qui alimentèrent les armées napoléoniennes jusqu'en 1815. On en identifia deux à Sablonnières : Étienne Ducreux et Christophe Gergonne, signalés au maire par une lettre du préfet du 16 avril 1811 demandant de convoquer leurs parents et de les inciter à raisonner leurs fils avant l'arrivée de la colonne mobile qui parcourait le département pour rechercher et capturer les réfractaires. (10)
La situation du premier s’est probablement réglée alors que le 17 juin 1811, le sous-préfet de Coulommiers écrivait au maire pour l’informer que le père du réfractaire Gergonne pouvait être poursuivi comme complice ; le 28 du même mois, il l’informait que quatre sous-officiers allaient être placés comme garnisaires chez les parents du déserteur et lui donnait ordre de demander au percepteur de la commune de faire verser par le père les fonds nécessaires à dix jours de garnison et pour le logement ultérieur de ces hommes au besoin. Qu'est-il advenu du fils ? Les archives n'ont pas permis de le savoir. On sait seulement, d'après les instructions préfectorales, que s'il fût retrouvé, ils ne fut pas admis à servir dans l’armée de ligne mais fut envoyé dans l'une des garnisons chargées de défendre les côtes françaises dans l'une des îles de Corse, de Ré, de Belle-Ile ou de Walcheren.
Les cas les plus fréquents de mutilation volontaire étaient l'arrachage de dents et l'amputation d'un doigt. Comme les réfractaires, les mutilés volontaires étaient traités avec rigueur en application du décret impérial du 12 mars 1806 : Exclus de la ligne, ils étaient affectés dans des compagnies de pionniers soumises à un régime disciplinaire et exclusivement employées aux travaux des forts et places de guerre, ainsi qu’aux travaux publics. Ce fut le cas, à Sablonnières, d’un conscrit de 1810 dont le numéro fut tiré au sort lors de la levée supplémentaire d’avril 1809 et qui s’était mutilé l’index de la main droite. Malgré le soutien du maire et de plusieurs témoins qui certifièrent que sa blessure était involontaire car le jeune homme était gaucher, le conseil de recrutement décida de l’envoyer dans un régiment de pionniers et le préfet approuva cette sanction. (11)
En 1811, de nouvelles mesures furent ordonnées contre l'insoumission : un décret impérial du 12 janvier accorda une récompense de 25 francs à quiconque arrêterait un réfractaire ou un déserteur ; selon un arrêté préfectoral du 24 juillet, quiconque donnait asile ou du travail à un réfractaire devait être poursuivi comme complice. Ces dispositions, communiquées au maire par le préfet, firent l'objet d'un affichage public.
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(1) Circulaire du sous-préfet, du 24 fructidor an X (11 septembre 1802). Sur chacun des quatre contingents de 30 000 conscrits prévus par cette levée, le département de Seine-et-Marne devait en fournir 300 dont 51 pour l'arrondissement de Coulommiers (Archives communales). (2) Circulaire du sous-préfet de Coulommiers, du 8 frimaire an XI (29 novembre 1802) (Archives communales).(3) Circulaire préfectorale du 2 ventôse an XI (21 février 1803) informant les maires du recrutement de 16 hommes su département pour de deux corps de Vélites de la Garde Consulaire à former en priorité avec des conscrits de la réserve des ans IX à XII ayant une taille et un revenu annuel suffisants (Archives communales).(4) Registre des arrêtés (Archives communales).(5) Circulaire du 20 pluviôse an XIII (9 février 1805) (Archives communales).(6) Selon le décret du 8 nivôse an XIII (29 décembre 1804), était incapable à cause de sa taille tout conscrit mesurant moins de 1 mètre et 544 centimètres (Archives communales).(7) Ces hommes étaient pris dans le Dépôt du sort, c'est-à-dire parmi les conscrits appelés pour l'armée active mais ajournés pour défaut de taille ou de constitution, que l'Instruction générale sur la conscription du 1er novembre 1811 distinguait du Dépôt de droit formé des des fils de veuves, aînés d'orphelins, fils de vieillards de 71 ans, frères de conscrits sous les drapeaux ou réformés pour blessures au corps ou décédés.(8) Arrêté préfectoral et circulaire du 25 juillet 1811 (Archives communales).(9) La teigne était si souvent mentionnée sur les listes de conscrits que, lors de la levée de 1813, le préfet ordonna que les jeunes gens soient rasés afin qu'ils ne puissent plus prétendre en être atteints (Archives départementales de Seine-et-Marne, 1 R 45).(10) Lorsque cette formation de cent fantassins et cent cavaliers arrivait dans la commune d'un de ces hommes, les frais occasionnés par son séjour devaient être supportés solidairement par les parents de l'individu recherché.(11) CREPIN (Annie), Vers l’armée nationale. Les débuts de la conscription en Seine-et-Marne 1798-1815, Presses Universitaires de Rennes, 2011, p. 254.