Diverses fonctions ont été créées pour assurer l'administration du village. Liées de manière très intime au pouvoir politique, ces fonctions ont évolué selon les besoins et la légitimité des institutions qui les avaient mises en place. Assurées sous l'Ancien Régime par des officiers royaux ou seigneuriaux qui les exerçaient le plus souvent à titre de charge, elles ont été modernisées au XIXe siècle à la suite de la Révolution qui supprima tous les offices et confia les fonctions administratives à la commune.
L'essentiel des fonctions de justice, de police et de finances étaient assurées par les officiers chargés d'une partie de l'administration de la seigneurie et de la gestion des droits seigneuriaux : prévôt et son lieutenant (au Jariel, il s'agissait d'un bailli), procureurs fiscaux, sergent, gardes, receveur. Nous nous attardons davantage sur les offices sablonniérois au sujet de l'administration de la seigneurie. Mais notons aussi que des habitants de la paroisse pouvaient exercer un office pour le compte d'une autre seigneurie, à l'instar de Jacques Delétain, laboureur au Jariel, qui fut reçu le 27 avril 1770 comme garde-chasse de la terre de Bassevelle appartenant à l'abbaye de Jouarre. (1)
A partir du XVIIe siècle, alors que le bourg avait pris de l'importance en raison de la renommée des Ravenel et de leurs successeurs, sa population comprenait un petit nombre d'officiers investis de fonctions judiciaires, fiscales et administratives. Il existait à Sablonnières quelques officiers royaux dont on trouve les noms et fonctions dans les actes publics et les registres paroissiaux : un notaire (2), un huissier royal (3) un garde des Plaisirs du roi en la varenne de Montceaux. (4)
Pour autant, ces officiers ne résidaient pas nécessairement à Sablonnières. On sait par exemple que Joseph Troche, qui était pourtant lieutenant de la justice seigneuriale, demeurait à Viels-Maisons et un avocat en parlement lui écrivait en 1702 qu'on le trouvait rarement à Sablonnières.
L'ancienne paroisse dont le personnel ecclésiastique comprenait un curé et un vicaire, employait un bedeau chargé du service de l'église (5) et un clerc également laïque qui rédigeait les actes paroissiaux et faisait fonction de maître d'école. (6)
Après la Révolution de 1789, la commune fut chargée d'exercer des fonctions administratives, par l'intermédiaire du maire et des officiers municipaux, assistés par un secrétaire-greffier (7) et un procureur de la commune (8) dont les fonctions n'ont pas survécu à la Révolution. Si la justice n'était plus rendue localement mais relevait des tribunaux républicains, la commune était investie d'attributions policières et financières qu'elle confiait à certains de ses employés.
Le maintien de l'ordre fut confié à la fin du XVIIIe siècle à un garde champêtre (9). Tous au long du siècle suivant et au début du XXe, la commune employait toujours un garde champêtre, parfois deux simultanément (10) et leur adjoignit parfois des auxiliaires (11). Assermenté en 1935, le garde champêtre fit l'objet en 1944 d'une demande de port d'arme « pour la répression du marché noir ». A cette même époque, Sablonnières avait son poste de police.
Une autre catégorie de gardes municipaux a été créée en 1844, à la demande de plusieurs vignerons : les gardes-vignes (ou messiers). Choisis parmi les vignerons et soumis à prestation de serment devant le juge de paix de Rebais, ils étaient chargés de protéger le vignoble jusqu’aux vendanges en poursuivant ceux qui contreviendraient aux interdictions d’entrer dans les vignes pour notamment y chasser, grappiller ou ramasser des herbes. (12)
Ces agents communaux ne doivent pas être confondus avec les gardes particuliers employés pour constater les infractions commises sur les propriétés dont ils ont la garde (13) et les garde-ventes (14) commis à la surveillance des coupes de bois par leur adjudicataire.
Les annonces publiques étaient quant à elles confiées à un tambour (15) puis à un tambour-afficheur chargé notamment de publier « à son de trompe ou de caisse » les actes importants sur la place du village, dans les rues et aux principaux carrefours (16) mais dont les fonctions ont ensuite été assurées par le garde-champêtre. (17)
La commune a également employé divers agents à partir du XIXe siècle : agents voyers, cantonniers, allumeurs, secrétaires, fossoyeur communal, porteur de dépêches, femmes de service et de ménage, etc. Plusieurs cantonniers sont cités dans les listes de recensements et les registres de l'état civil (18). Les recensements du début du XXe siècle précisent que certains relevaient de la commune (19) et d'autres des Ponts-et-Chaussées ou du département (20).
A partir des années 1900, la commune avait aussi un commissionnaire de mairie qui s'est finalement substitué au garde-champêtre. (21)
Concernant la fiscalité, on trouvait à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe un receveur ou percepteur des contributions pour la commune, nommé parmi les membres du conseil municipal et chargé d'aller recouvrer l'impôt chez les habitants (22). L'empereur Napoléon Ier avait même nommé un percepteur à vie des contributions directes de Sablonnières, Hondevilliers, Orly et Boitron, le 25 prairial an XII (23). En outre, certains habitants de la commune nommés répartiteurs étaient chargés d'asseoir les contributions directes.
A certaines époques, la commune a eu aussi son receveur-buraliste des contributions indirectes, auxiliaire de l'administration fiscale chargé de la vente du tabac et de la perception pour le compte du receveur des impôts de droits de régie (taxes sur la circulation des vins, droits de licence pour les débits temporaires de boissons...). Ce emploi, généralement réservé aux anciens combattants, fut attribué en 1922 à un ex-militaire nommé Renard. (24)
Parmi les fonctions administratives modernes, il ne faut pas oublier les enseignants qui ont eu en charge les différentes classes à la suite des maîtres d'école de l'Ancien régime, employés et rétribués par la commune avant d'être nommés par le préfet et rémunérés par l'Etat comme fonctionnaires à partir de 1889. Leur succession est connue, à la fois pour les instituteurs (25) et pour les institutrices (26). Enfin, n'oublions pas les fonctionnaires qui furent attachés au bureau de poste ouvert à Sablonnières (27), à avoir les receveurs (28) et les facteurs. (29)
En 1962, la population Sablonniéroise comptait 14 fonctionnaires dont 11 étaient employés dans la commune (postiers, secrétaires, instituteurs, cantonniers, commissionnaires, encaisseurs EDF). Aujourd'hui, à l'exception de quelques employés municipaux et des deux enseignantes de l'école primaire, aucune fonction publique n'est exercée dans la commune et la plupart des fonctionnaires qui y résident travaillent à l'extérieur.
Les professions libérales proprement dites sont traditionnellement peu nombreuses sur le territoire de la commune. Les plus anciennes d'un point de vue historique sont relatives à la santé. D'autres activités fort diverses ont été représentées à partir du XIXe siècle et les plus récentes ont souvent été exercées de manière éphémère.
La médecine semble avoir été exercée à Sablonnières dans la deuxième moitié du XVIIe siècle puisque les registres paroissiaux de 1639 et de 1640 citent un chirurgien (Pierre Gautier) et un praticien (Pierre Renaut) en 1639 et 1640, un autre chirurgien (Charles Corbilly) de 1654 à 1657, tandis que deux autres maîtres chirurgiens mentionnés comme demeurant dans la paroisse (Pierre Legrand et Noël Paris), s'y marièrent en 1670 (30). D'autres chirurgiens habitant à Sablonnières, sont signalés au siècle suivant (31). Le village a eu aussi ses sages-femmes, dont les noms sont mentionnés dans plusieurs actes de baptême de nouveaux-nés qu'elles ont ondoyé en raison du péril de mort. (32)
Il y a bien longtemps que la médecine à déserté la commune si bien qu'au début des années 1900, il fallait déjà recourir au médecin de Rebais. On ne trouve par ailleurs aucune trace moderne de l'exercice d'une quelconque activité paramédicale, si ce n'est, dans le secteur non conventionnel, celle d'un équithérapeute qui intervenait en 2015 aux Écuries de la Noue. (33)
Outre un compositeur de musique signalé après-guerre (34) , les arts graphiques ont été représentés vers 1980 par le dessinateur Renaud Archambault de Bonne, professeur d'arts plastiques à l'École d'Architecture de Paris-la Seine, qui habitait sur la place, dans l'ancienne conciergerie. On signalait aussi un photographe au 5 route des Brodards de 2007 à 2008 (35). Un maître-graveur de la Monnaie de Paris exerce également depuis 1999 une activité liée aux arts plastiques. (36)
Au début du XVIIIe siècle, le notaire Augustin Lamy (†1736) remplissait aussi les fonctions d'arpenteur comme l'indique son acte de décès. Au siècle suivant, trois géomètres habitaient à Sablonnières. (37)
Depuis une dizaine d'années, ce secteur toujours très limité se cantonne à quelques activités de conseil ou de création (38). Un réalisateur de logiciels (39) était établi au Rousset de 2007 à 2010. Des activités d'architecture étaient présentes aux Mirats de 2008 à 2013 (40) et au bourg (41) de 2009 à 2012. Il subsiste actuellement quelques activités d'études techniques (42) et informatiques. (43)
Parmi les nombreuses annonces publicitaires parues dans Le Grand Écho de l’Aisne du 19 décembre 1923 et dans L’Écho d’Alger du lendemain se trouve une insertion surprenante : « Avenir dévoilé par célèbre graphologue consultation par correspondance fr. 5. Adresser mandat à Mme Thébault, Sablonnières (S.-et-M.). »
Selon les termes mêmes de l’encart, il s’agissait non pas d’expertise graphologique mais d’art divinatoire au même titre que la voyance, l’astrologie et la chiromancie dont les praticiens et praticiennes racolaient les clients dans la presse écrite.
Tout porte à croire que l’auteur de cette annonce était Clémence-Marie Baillereau (44), mère de Robert Thébault mort pour la France en 1914 et dont le nom figure sur le monument aux morts.
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(1) Archives départementales de Seine-et-Marne, B 312.(2) Il s'agissait de Nicolas Le Masson, substitut du tabellion de Coulommiers à Sablonnières et Montflageol en 1585 (praticien à Sablonnières, il avait été institué le 28 juin 1584 procureur fiscal en la justice du prieuré de Notre-Dame de Verdelot par acte passé devant Me Philippe Lamiral, notaire à Paris - Archives nationales, MC/ET/XXXIII/190 et 200), de Nicolas Rayer, substitut juré du tabellion de Coulommiers ès branches de Sablonnières et Montflageol (années 1650), de Pierre Dechambly « substitut du tabellion royal de la ville, bailliage et chastellenye de Coulomiers en Brye en la branche de Sablonnières en Brye et Montflageol » de 1684 à 1690, de Joseph Troche « substitut du tabellion de Coulommiers ès branche de Sablonnières en Brie » et également arpenteur à la fin du XVIIe siècle et au début du suivant, puis d'Augustin Lamy « notaire-tabellion au bailliage de Coulommiers branche de Sablonnières en Brie et Montflageol, résidant à Sablonnières » de 1713 à 1736.(3) Jean Troche, signant une signification en 1666 en qualité sergent royal ; Estienne Simonnet huissier royal à la résidence de Sablonnières cité dans un acte paroissial de 1670 ; Pierre Camus né en 1623 et décédé à Sablonnières en 1679, René Barré en 1786.(4) Pierre Desécoutes (Sablonnières 1656-Sablonnières 1708), était ainsi garde à pied de la capitainerie des chasses de Montceaux-lès-Meaux. (5) Pierre Desessart cité dans plusieurs actes d"inhumation des années 1750-1780 et décédé lui-même le 1er juillet 1786.(6) Dominique Marcoin dans les années 1670 ; Noël Champion vers 1680-1690 ; Etienne Toupet cité en 1697 ; François Masson en 1702 ; Antoine Demarle cité en 1750 ; Pierre Tâté avant 1775 ; Jean Barthélémy Delambre père de 1742 à 1790 ; Jean Barthélémy Delambre fils de 1790 à 1792.(7) Delambre en 1792.(8) Jean Pierre Louis Le Guéry en 1792.(9) Jacques Simon.(10) Denis Baudoin, Jacques Fahy (auparavant garde forestier à Sablonnières en 1796 puis garde champêtre à Villeneuve) nommé le 1er mai 1806 mais qui n'apparaît plus dans le recensement de 1816, Jacques Simon cité dans ce même document, Jean Antoine Valtrigny dit La Violette, de son vrai nom Waltrinier (né à Fromereville, dans la Meuse, le 26 janvier 1769, beau-frère du Baron Boutillier), nommé le 11 janvier 1816 et décédé en 1836, remplacé par Louis Joseph Le Bon qui démissionna en 1846 (il était né à Sablonnières en 1770 et habitait à La Chenée), Louis Joseph Thibaut (ouvrier maçon demeurant au Vautron) nommé le 21 mai 1846, Louis Pierre Ambroise Debret (ancien militaire né en 1805, en fonctions en 1851, suspendu pour une durée d'un mois par arrêté du maire du 12 septembre 1855 pour manquement à ses obligations d'information du commissaire de police, toujours en service en 1856), Philippe Thierry (ancien militaire) nommé le 9 juillet 1860, Louis Pierre Ambroise Debret nommé à nouveau le 2 juillet 1861 et toujours en service en 1866, Eléonore Gutel nommé le 20 février 1874 en remplacement de Debret décédé et encore en fonctions en 1881, Auguste Roger cité dans les recensements de 1876 et 1881, Armand Picot (manouvrier à Boitron) nommé le 1er juillet 1884 et mentionné dans le recensement de 1896, César Baudoin, nommé le 31 janvier 1895, Jules Paul Ferdinand Mêle (né en 1856) nommé le 6 mars 1899 et remplacé après démission par Eugène Alexandre Bataille (né en 1861) nommé le 21 janvier 1906, Alphonse Vivien démissionnaire en avril 1910, Albert Lepâtre (né en 1873) qui lui succéda, Paul Verdier nommé en 1911, mobilisé en 1914 (son intérim fut assuré par Paul Bourguignon durant 28 jours) et décédé en 1916, Victor Leroy (auxiliaire, pendant 60 jours), Fernand Henri nommé le 9 mai 1916 (intérim assuré en janvier 1919 par André Delacour) et remplacé le 14 avril 1919 par Lucien Depeuille (intérim assuré par Verdier du 6 au 22 octobre 1919), auquel succéda Legrand (également secrétaire de mairie) aux mois de novembre et de décembre de la même année, puis Hautin en févier 1920, Jules Lebon le 23 janvier 1921, Alfred Gautier nommé en 1927 et remplacé par Jules Lapleige le 1er octobre 1930, Gabriel Fauvet (en 1934), Albert Lepâtre (intérimaire pendant 15 jours en janvier 1940), Paul Lenoir à compter du 1er novembre 1943 et encore en fonctions en 1944.(11) Ce fut le cas en 1846 avec la nomination de Joseph Aubin Desgranges, propriétaire au bourg et Louis Alexis Lourdin, propriétaire au Vautron, qui ne perçurent aucune rétribution pour ces fonctions.(12) François Picart fut nommé pour les vignes du Vautron et Louis Camus pour le reste du vignoble de la commune. L’année suivante, un seul garde, Louis Lourdin, fut nommé pour le Vautron.(13) François Roger en 1886.(14) Antoine Barbier en 1856.(15) L'un des premiers fut l'ancien sergent René Barré, en 1795. On sait, par un état des dépenses de l'an IX, que la rémunération annuelle de ces fonctions étaient de 9 francs en 1800 (registre d'arrêtés - Archives communales).(16) Rousselet en 1879, Pasquier en 1882, Bourguignon en 1902.(17) Lepâtre, Laurent et Fauvet.(18) Les listes de recensement mentionnent Nicolas Antoine Garnotel en 1851 ; Alexis Alphonse Lourdin en 1856 ; Rose Bernard en 1861 ; Frumence Bourguignon en 1872 ; Julien Thévenot de 1861 à 1876 ; Emile Desgranges en 1881 ; César Hulcot de 1872 à 1891 ; Pierre Nolin de 1851 à 1891 ; Eléonore Gutel en 1861, 1866 et 1891 ; Michel Desgranges au Vautron, Marie Eugène Leredde, Eugène Rousselet, Eléonore Gutel et Léon Gustave Laurent en 1896. (19) Léon Gustave Laurent en 1911, puis Emile Rousselet nommé le 1er septembre 1911.(20) Léon Gustave Laurent et César Baudoin recensé en 1901 et en 1906 ; Jules Bony en 1906 et en 1911.(21) Bataille en 1906, André Delacour du 20 janvier au 3 février 1920, Gabriel Fauvet en 1934, Henri Marescal (aussi secrétaire) le 1er septembre 1941, Emilie Marescal le 1er janvier 1945, Hector Gosselet en août 1945, Arthur Laridan le 1er juin 1948, Rolland Bourguignon de juin 1961 à septembre 1972, Rose Brodard le 1er janvier 1973... (22) Delambre en 1798 ; Louis Pierre Théodore Moutenot en 1804 ; Jean-Baptiste Perrin en 1806.(23) Il s'agissait de François Debourges.(24) JO 24 mai 1922, p. 5449.(25) Jean Barthélémy Delambre (1738-1832) de 1790 à 1825, Jullien de 1825 à 1830, Paul Adrien (1806-1885) de 1830 à 1873, Eugène Billard de 1873 à 1875, Pierre Théodore Lefèvre (1850-?) de 1875 à 1882, Jean Henri Lecamus de 1882 à 1890, Noël Joseph Chemin (1856-1909) en 1890 et toujours en fonctions en 1901, Adolphe Constant Rayé (1867-1950) cité dans les registres de l'état civil de 1901 à 1906 et recensé en 1906, Marius Molinier cité en 1906 et 1907, Louis Lucien Lionnait cité en 1908 et 1909, Antoine Savin (1882-1959) cité en 1910 et recensé en 1911, Prudent Bougréau (1885-1964) qui enseigna de 1911 à 1922, M. Bozon... (26) Rosa Jacquot (1832-1913), institutrice libre de 1853 à 1854, MarieThérèse-Virginie Biberon (1824-1856) de 1854 à 1857, de nouveau Rosa Jacquot de 1857 à 1871, Eléonore Devivier épouse Aubert de 1871 à 1874, Marie Mayeur (1854-1936) de 1874 à 1883, Angéline Fontaine (1861-?) citée comme adjointe en 1881, Léontine Henri de 1883 à 1889, Héloïse Jacquelle en de 1889 à 1892, Julie Henry de 1892 à 1893, Juliette Clotilde Picquard (1868-1908) en 1893, Célestine Oudelin (1868-?) de 1893 à 1897, Mle Maury à partir de 1897, Emélie Lavallée recensée en 1901, Léontine Möhr (1881-1959) en 1906 et 1911, Mle Laure en 1910-1911, Julia Lavigne (1885-1929) épouse Bougréau de 1911 à 1922...(27) Voir le chapitre sur les les communications.(28) Guille en 1937, Delagrée en 1964. (29) Morel ; Collin nommé auxiliaire distributeur en 1936, au titre des emplois réservés (JO 15 janv. 1936, p. 674) ; Jules Alexandre Lapleige (1863-?), facteur rural vers 1925.(30) Le premier est mentionné dans deux actes paroissiaux en 1651 et en 1670. Le deuxième est cité en 1670, 1676, 1677, 1678, 1679, 1697, 1702 et décéda en 1708. (31) Denys Reynault cité en 1703, 1705 et mort vers 1710 ; Jacques Regnier cité en 1732, 1734, 1735, 1741 et 1780 ; Pierre Machurée en 1757.(32) Marguerite Chiboust citée en 1674 ; Françoise Chiboust en 1697, 1698, 1699 et 1706; Catherine Parrain épouse du chirurgien Paris citée en 1697, 1699, 1703, 1707, 1708 et 1710 ; Françoise Leduc veuve Fontaine citée en 1715 et 1716 ; Marie Bertot en 1770 ; Martine Cheminon ou Rousselet en 1754, 1761, 1783 et 1785 ; Véronique Verdier en 1798.(33) M. Pascal Texier, 22 La Chenée.(34) E. Mogue qui jouait dans la fanfare.(35) M. Alexandre Mouaci.(36) M. Dominique Siméon, aux Brodards.(37) Henri Courvoisier, établi à Hautefeuille et qui dressa le plan cadastral de 1813 ; Jean-Baptiste Deligny actif vers 1850 et Dessaint Rémy habitant au bourg et qui fut maire en 1872.(38) En 1995, on signalait une entreprise de réalisations et formation informatiques Syntax, rue du Montcel, ainsi que deux entreprises de saisie comptable et bureautique (Scribe et Toutenmicro, 2 chemin des Aulnettes).(39) Poslog.(40) SARL Multiplicité-M. Patrick Thomas.(41) J'Em Paysage-Mme Alessandra Le Du.(42) M. Sylvain Devos, 13 route de la Vallée de 2010 à 2015 ; Alexis Boyer à Bois-Frémy ; Sacha Jeoffret, route de la Vallée, à partir de 2015.(43) M. Dorian Malebranque au Plessier depuis 2011.(44) Née à Argenton-sur-Creuse (Indre) le 7 mai 1869, elle était devenue veuve en 1913 d’Alfred-Alexandre Thébault, commerçant établi à Paris et de quatorze ans son aîné. Jusqu'alors qualifiée de « sans profession », elle devint tailleuse pour dames au 62 boulevard Malesherbes. Probablement avait-elle poursuivi l’activité de son époux puisque l’Excelsior des 12 et 19 mai 1914 (p. 4) faisait l'éloge des costumes tailleurs de la collection de A. Thébault, qui avait repris en 1912 et transféré au 62 boulevard Malesherbes la maison Bontemps « A la Dame Blanche » (L’Écho de Paris, 16 avr. 1912, p. 2 ; Le Figaro, 16 avr. 2012, p. 5 ; Le Gaulois, 16 avr. 1912, p. 2 ; Le Journal, 16 avr. 1912, p. 1 ; La Croix, 17 avr. 2012, p. 5). On sait qu'elle fit faillite en 1923 (La Loi, 24 oct. 1923, p. 2 ; Archives commerciales de la France, 27 oct. 1923, p. 1617 ; Le Temps, 25 oct. 1923, p. 3 qui citent de manière inexacte la veuve Thébault comme née « Suzanne-Marie Baillerand » mais dont le domicile 9 rue Mogador correspond bien à celui du couple lors du décès de son mari). C’est donc à cette époque qu’elle quitta la capitale et tenta sans doute de trouver une nouvelle occupation. Elle possédait une propriété à La Chenée, dans laquelle habitait une bonne, ainsi qu'il résulte d'une correspondance échangée depuis Paris avec l'huissier Coolen de Rebais qui, en 1922, lui demandait de régler une commande de fournitures destinées à cette maision, faite par l'entremise du facteur Lapleige à un quincailler du chef-lieu de canton (archives privées). Elle apparaît ensuite en 1926 dans le recensement de la population sablonniéroise sous le nom incorrectement orthographié de Thébaud et le prénom de « Suzane », habitant au bourg avec une domestique et un pensionnaire, le facteur rural Jules Lapleige (Archives départementales de Seine-et-Marne, 10M499). Suzanne était vraisemblablement un prénom d'emprunt (en effet, à l'exception de l'année 1870 indiquée à tort dans ce document, le lieu, le jour et le mois de naissance indiqués correspondent à ceux de Clémence ; de plus, Le Figaro du 28 septembre 1930 mentionne Suzanne Thébault à Sablonnières, au titre des déplacements et villégiatures de ses abonnés) sous lequel pourtant elle signait S. Thébault, mais on la trouve ensuite sous celui de Clémence. En 1931, elle habitait toujours au bourg avec une bonne et un ami également natif de l'Indre, Alphonse Gorges (Archives départementales de Seine-et-Marne, 10M529). Elle quitta ensuite Sablonnières puisque qu'elle fut recensée en 1936 à Villeneuve-sur-Bellot comme épouse dudit Alphonse Gorges (Archives départementales de Seine-et-Marne, 10M561). C'est dans cette commune qu'elle finit ses jours, de nouveau veuve, le 20 octobre 1955 après avoir institué celle de Sablonnières comme légataire universelle en remerciement pour l'inscription du nom de son fils sur le monument. En 1957, la municipalité décida de lui ériger un caveau en signe de reconnaissance et le legs servit essentiellement à financer la réfection des trottoirs dans le bourg.Comme indiqué à plusieurs reprises, la plupart des Sablonniérois des siècles passés louaient leurs bras aux cultivateurs ou aux artisans. A côté de ces manouvriers, tâcherons ou ouvriers qui effectuaient des travaux agricoles ou industriels pour le compte d'un patron, il convient de signaler les nombreuses nourrices qui, moyennant rétribution, prenaient en pension de jeunes enfants de familles citadines, généralement parisiennes (1). De même, plusieurs habitants de la paroisse travaillaient au service des plus riches. Les registres paroissiaux du XVIIe siècle mentionnent quelques personnes au service du marquis ou de la marquise de Ravenel. A la fin du siècle suivant, le principal employeur de domestiques était naturellement le marquis de Maupeou qui résidait au château avec ses gens. Selon les époques, le château a employé un concierge (2), des gardes-chasses (3), un maître d'hôtel (4), un valet de chambre (5), des femmes de chambre affectées au service de l'épouse du seigneur (6) ou de ses filles (7), une blanchisseuse (8), un chef de cuisine (9), un précepteur (10), un cocher (11), un intendant ou régisseur (12), un charretier (13), des jardiniers (14) et diverses gens de maison. (15)
D'autres personnages aisés de la paroisse employaient aussi des domestiques (16) et les fermes avaient souvent leur personnel (17). C'était toujours le cas au siècle suivant (18). Les recensements de population du début du XXe siècle montrent que de nombreux villageois étaient employés comme domestiques chez les commerçants et artisans aisés de la commune. Ces derniers employaient souvent aussi des commis, ouvriers, apprentis ou compagnons.
A partir des années 1890, certains employés de la compagnie des chemins de fer s'installent dans la commune désormais pourvue d'une station : chefs de gare (19) mais aussi chauffeur mécanicien (20), chef de train (21) ou employé du chemin de fer (22). La CFD avait aussi ses cantonniers. (23)
A la même époque, le travail se délocalisa : de plus en plus d'habitants de la commune travaillaient désormais en dehors (tel est employé de commerce dans une commune voisine, tel autre est clerc de notaire à Rebais...). Cette tendance s'est amplifiée tout au long du XXe siècle : en 1962, 12 personnes travaillaient à Jouarre dans l'usine d'optique du Gouffre, 7 chez Villeroy et Boch à La Ferté-Gaucher, 4 à la cidrerie Mignard à Bellot et 5 à la fromagerie de Cotton à La Trétoire ; en 1968, 3 étaient employées chez Villeroy et Boch, 6 à la cidrerie de Bellot, 4 à la fromagerie, 12 à la SOVIS, 2 à la société Erika (machines à tricoter) à Charly-sur-Marne.
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(1) Les décès et inhumations de plusieurs de ces enfants sont rapportés dans les registres du XVIIIe siècle.(2) Alexis Coquillard cité dans des actes paroissiaux de 1695, 1696 et 1697 ; Jean Carbonet également en 1697 ; Christophe Villecomme décédé à Sablonnières le 21 octobre 1763 ; Nicolas Dupuis né à Villeneuve-sur-Verberie vers 1715 et mort à Sablonnières le 20 novembre 1776.(3) Jean Lefebvre cité en 1679 ; Jean Poulet mort en 1771 ; Claude Théodore Yves Delalot cité en 1773, 1774, 1775, 1778 et 1781 ; Christophe Villecomme et Nicolas Dupuis (voir ci-dessus) ; Jacques Fahy en 1783 et 1784).(4) Maître Jean-Baptiste-Thésée de Lisle, qui était déjà au service de Théophile de Catelan et mort en 1733, puis Jean Huser cité en 1763 et Denis François Demarests en 1771 et 1773.(5) Jacq... cité en 1679 ; François Desbats récompensé pour ses bons services dans le testament du marquis en 1788.(6) Adolphine Reinhartz 1776.(7) Barbe Tronchon 1785.(8) Suzanne Marquis.(9) Gilles Douchy cité en 1680, Pierre Montigny en 1785, Jean Philippe Mercier en 1787 et en 1789.(10) Jean-Baptiste Wolmarcher cité en 1785.(11) François Hubier cité en 1771, Louis Duhamel en 1773 et Pierre Desmoulins en 1775, 1776, 1778, 1780, 1782, 1783, 1784 et 1789, également gratifié par me marquis de Maupeou dans son testament. (12) Denis François Desmarests cité en 1775, 1783, 1784, 1785, 1787, et 1788.(13) Pierre Jacquiot cité en 1787, 1790 et mort en 1796.(14) Nicolas Barthélémy mort avant 1679, Simon Ricard cité en 1679 et en 1680, Lambert Savin en 1706, 1715, 1719 et mort en 1742, Pierre Le Mieux cité en 1724, Henri Martin Masson décédé en 1743, Jean Riquet cité en 1756, Jean-Baptiste Duflot cité en 1760, Jean-Baptiste Plique cité en 1771, Denis Jolly en 1775 et 1777, Charles Valentin Houdoux en 1784 et Pierre Grossier cité en 1789 et qui poursuivit son activité après la Révolution (cité en 1794, 1797, 1802 et 1803). (15) Madeleine Barthélémy 1685, François Villars, qui épousa une fille du Plessier et s'y établit comme charretier, Jean-Louis Barré en 1732 et 1733, Toussaint Besson mort en 1742, Marie Masse en 1771, Jean-Baptiste Dupont mort en 1778, Jacques Toulot 1777, 1778, 1780, 1781, 1782, Nicolas Pierre Dherot 1778, Jean Debats 1785, Marie Jeanne Thomas, Joseph Morigny cité en 1755, Sébastien Chot en 1785, 1789)... (16) En 1752, un nommé Claude Boitron était serviteur chez Georges Tranchard, receveur de Sablonnières.(17) Tel ce Claude Laplaige, garçon charretier à la ferme du Chevret mentionné dans les registres paroissiaux dans les années 1740.(18) L'état civil mentionne Claude Labarre, domestique vers 1805 ; Claude Louis Rousseau et Pierre Grossier, jardiniers à la même époque ; Sophie Desmoulins, lingère en 1808 ; Etienne et Angélique Michon, domestiques chez Delétain, au Jarriel, vers 1820 ; François Rémy et Noël Bénard, jardinier de M. de Barran qui employait aussi en 1816 une concierge et une servante ; Louise Gaudron au Jariel, dans les années 1880. (19) Auguste Colau cité en 1891, Victor Dardard en 1896, Félix Valentin en 1901, Jules Fagnoz en 1906, Claude Petit en 1911, Lanouaille en 1937.(20) Armand Rappeneau en 1901.(21) Eugène Varoda en 1906 et 1911.(22) Léon Laurent en 1891.(23) Georges Péruchon et Lucien Charzat en 1906.
Pour les amateurs, un petit lexique de métiers anciens : https://sites.google.com/site/dicometiers/