La route vers Mulhouse s'est bien passée, sans difficultés particulières et nous aurons tout l'après-midi pour aller visiter le "Musée national de l'automobile de Mulhouse" qui s'appelait il y a peu de temps encore le "Musée SCHLUMPF", du nom des deux frères qui l'ont créé.
Wikipedia en parle très bien, cela vaut le coup d'aller lire !
Ce musée est une caverne d'Ali Baba pour les amoureux de vieilles voitures ; il comporte de vraies pépites. La Bugatti Royale mérite à elle seule le voyage mais il y a tellement de belles voitures à regarder que cela occupe facilement un après-midi.
Seul bémol, ce musée comprend plusieurs centaines de voitures mais toutes antérieures aux années 40/50 ; seule exception, une Bugatti Veyron. Il manque la continuité de l'histoire automobile avec des modèles plus proches de nous et couvrant jusqu'à notre époque.
Un tout petit extrait de ce que l'on peut voir.
Toutes les voitures, même les jouets d'enfants, sont dans un parfait état sauf peut être l'étanchéité de certains moteurs un tantinet défaillante, au vu des traces de liquides se trouvant dessous.
Voiture personnelle du patron Etorre BUGATTI, évaluée à 100 Millions d'Euros.
Quand on se plaint de voir nos véhicules actuels augmenter sans cesse de taille et de poids et que l'on voit ce genre de voiture gigantesque (et ce n'est pas la seule, loin de là, à mesurer plus de 6 mètres de long) on se dit que les conduire sur les routes de l'époque ne devaient pas être une sinécure.
Que de bons souvenirs elle a fait ressurgir !
C'est exactement la même, la couleur aussi, que celle que mon grand-père arborait fièrement dans les rues du village ou garée devant sa maison, alors que je n'avais pas encore 10 ans.
Que de voyages sur la côte Basque, mes grand-parents nous ont offerts dans cette voiture, sans parler des sorties avec ma cousine, sur les routes des montagnes Pyrénéennes, dans des cols aux paysages magiques, toujours agrémentées de pique- niques avec l'incontournable et succulente tortilla de patatas, préparée par ma grand-mère.
Comme durant ces sorties nous ne pouvions pas rester tranquillement assis à l'arrière, je me souviens des arrêts de mon grand-père au bord de la route nous menaçant de nous abandonner là, si l'on ne se calmait pas .... cela a toujours été peine perdue : il ne nous a jamais abandonné au bord de la route et autant que je me souvienne nous ne nous sommes jamais vraiment calmés, tout au moins, jamais bien longtemps :)
A n'en pas douter, ce sont ces plaisirs offerts par mes grand parents qui m'ont fait aimer la montagne, les voitures et surtout en conduire certaines sur des routes sinueuses ... sans oublier les tortillas :)
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