Sanction de 40 jours d’arrêts validée contre un caporal-chef pour brimades et violences.
Une information claire et vérifiée, à destination des militaires de l'armée de Terre, sur la notation, la discipline, les récompenses, la protection fonctionnelle et des conseils juridiques.
La commission des recours des militaires (CRM) instruit les recours formés par les militaires de l'armée de Terre qui veulent contester un acte relatif à leur situation personnelle (notation, avancement, mobilité, rémunération et tous droits financiers...). Elle n’est toutefois pas compétente en matière de recrutement, de discipline, de pension ou de créance recouvrée par le Trésor public.
La CRM émet un avis sur le recours, qui est transmis à la ministre des armées pour décision. La saisine de la CRM est un préalable obligatoire à la saisine du juge administratif. L'avocat y est facultatif.
Comment saisir la CRM ?
Dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision contestée ;
La saisine est obligatoirement écrite et adressée par le requérant. La forme est libre et même par e-mail (crm-cri.cmi.fct@def.gouv.fr) ;
La demande doit :
> préciser clairement l'objet du recours et les raisons qui conduisent à contester la décision ;
> être datée et signée ;
> faire apparaître lisiblement les coordonnées du requérant (adresse postale précise, numéro de téléphone, adresse de messagerie) ;
> faire apparaître l'armée et unité d'appartenance du militaire.
Documents obligatoires à fournir :
La décision contestée lisible et complète (accompagnée de son récépissé ou sa notification daté et signé) doit obligatoirement être jointe au recours ;
Dans le cadre de la contestation d'une décision implicite de rejet, la demande préalable adressée à l'administration et demeurée sans réponse pendant deux mois, doit être jointe, avec l'accusé de réception de la demande ;
Dans un délai de l'ordre d'un mois, la décision définitive signée du ministre est notifiée au requérant par lettre recommandée avec accusé de réception. La décision du ministre se substitue à la décision initiale contestée et peut éventuellement être contestée, dans un délai de deux mois, directement devant le juge administratif, sans nouvelle saisine de la commission.
Adresse de la CRM :
Commission des recours des militaires
14 rue Saint-Dominique
75700 Paris SP07
Tout militaire a le droit et le devoir de demander à ce que les militaires placés sous ses ordres (ou au-dessous de lui dans l’ordre hiérarchique) soient sanctionnés pour les fautes ou les manquements qu’ils commettent.
Au titre des actes administratif, cette sanction, matérialisée par le bulletin de sanction (BS) est susceptible de recours :
Gracieux (dit "hiérarchique"), directement vers l'autorité qui a pris la sanction (via la chancellerie du corps). Le but est ici de permettre à l'administration de corriger une faute éventuelle ou une erreur de procédure et au militaire de comprendre la sanction. La demande est à faire par écrit et l'avocat est inutile, voire contre-productif ;
Contentieux, devant les juridictions administratives (via télérecours citoyen notamment), si aucune solution n'a été trouvée en amont.
IMPORTANT : le recours hiérarchique permet de trouver une solution amiable avec l'autorité militaire qui sanctionne, sans coût pour le militaire (avocat). De plus, cette résolution de conflit est rapide, contre parfois des années pour une procédure contentieuse.
Note bene : la CRM n'est pas compétente pour traiter des recours contre une sanction disciplinaire.
Pour en savoir plus, rendez-vous ici.
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Sanction de 10 jours d’arrêt validée contre un sous-officier qui désobéi à un ordre direct en OPEX (28 janvier 2022, Cours administrative d'Appel de Paris)
Les décorations militaires visent à récompenser et à distinguer les militaires au regard de leurs actions, leur courage, leur réussite ou les services rendus.
Les plus emblématiques sont la Légion d'honneur, l'Ordre national du Mérite ou encore la Médaille militaire.
Pour en savoir plus, rendez-vous ici.
Les militaires bénéficient d'une protection juridique aussi appelée « protection fonctionnelle », puisqu’elle est intimement liée au statut de l’agent et à ses fonctions.
Par exemple :
Conseils juridiques par le service local du contentieux de la direction des affaires juridiques (DAJ) (procédure, questions diverses...) ;
Le paiement des frais et honoraires d'un avocat ;
La réparation directe du préjudice causé ou subi.
La protection fonctionnelle peut être demandée :
Quand un agent est mis en cause devant une juridiction pénale (si l'infraction commise est en rapport avec l'exécution du service et qu'aucune faute personnelle ne lui est reprochée) ;
Quand un agent est victime d'une infraction pénale volontaire, à raison de sa qualité d'agent de l’État (un accident ne constitue pas une infraction pénale volontaire) ;
Quand un ayant-droit est lui-même victime à raison de la qualité de l'agent militaire ou civil lié au ministère des Armées ;
Quand un ayant-droit engage une procédure civile ou pénale contre les auteurs d'une atteinte volontaire à la vie du militaire du fait des fonctions de celui-ci.
La demande datée, signée, motivée et accompagnée de toutes les pièces justificatives, notamment judiciaires (plaintes, procès-verbaux d'enquêtes, convocations en justice, etc.), doit être transmise par voie hiérarchique au service local du contentieux (SLC) territorialement compétent.
L’armée de Terre propose un formulaire de demande.
Les textes fondamentaux sont ici.
Pour toutes questions, remarques ou informations complémentaires sur les sujets traités ci-dessus, l'armée de Terre dispose d'une FAQ ici
cabcemat.contact.fct@def.gouv.fr
Le surendettement.
Le surendettement se définit comme « une situation caractérisée par l’impossibilité manifeste de faire face à l’ensemble de ses dettes non professionnelles exigibles et à échoir » (articles L711-1 et L711-2 du Code de la consommation). Le militaire dans une situation de surendettement doit rendre compte à son supérieur hiérarchique. Lequel l’orientera vers l’action sociale des armées.
Pour en savoir plus, rendez-vous ici.
Les contrats de consommation.
La plupart de ces contrats sont conclus ordinairement. En effet, ces contrats régissent la quasi-intégralité des rapports entretenus avec des professionnels de la vente de biens ou de services.Les rapports entretenus entre le consommateur et le professionnel sont parfois (souvent) dominés par des déséquilibres économiques, sociales et d’information au profit de la seconde partie. Les règles du droit de la consommation, intégrées dans le Code de la consommation sera l’outil principal qui contiennent les règles assurant un rééquilibrage et une protection du consommateur.
Pour en savoir plus, rendez-vous ici.
Mariage, concubinage et PACS.
Les régimes matrimoniaux peuvent avoir de lourdes conséquences sur la vie quotidienne des militaires. D'autant plus que le conjoint/concubin est souvent mis à rude épreuve par les sujétions propres au statut de militaire.
Le mariage.
Le mariage établit un lien de droit entre les époux qu'on appelle un régime matrimonial. Il est monogame exclusivement. Le mariage en France est un acte laïc, civil. Seul le mariage civil, célébré devant l'officier d'État civil (le représentant de l'État) est susceptible de produire des effets juridiques. Le militaire qui se marie ou conclut un PACS bénéficie, en principe d'une permission supplémentaire de trois jours comme pour une naissance, une adoption, le mariage d'un enfant de militaire, ou du décès d'un parent.
Le concubinage.
Le concubinage est une union « de fait » entre deux personnes qui vivent en couple, sans être mariés ou pacsés. Très souvent cette situation précède un mariage ou un PACS. Le concubinage est beaucoup moins réglementé que le mariage, il est fondé sur la liberté individuelle de chacun et se caractérise par «une vie commune présentant un caractère de stabilité et de continuité, entre deux personnes, de sexe différent ou de même sexe, qui vivent en couple ».
Le PACS.
Le PACS est un contrat entre deux personnes qui permet d'organiser leur vie commune. Il possède des similitudes avec le mariage. Dans le PACS, les pacsés se doivent secours et assistance qui implique une participation aux charges courantes du ménage (loyer, nourriture, éducation des enfants, etc.) et une assistance notamment dans le cas d'une maladie grave ou du chômage de l'un des partenaires. Ils s'obligent (comme les époux) à une communauté de vie.
Pour en savoir plus, rendez-vous ici.
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Guide des droits financiers du militaire en cas de séparation.
La séparation d’un couple (prononcé du divorce dissolution du PACS ou rupture de la vie commune pour le concubinage) entraîne aussi des conséquences financières importantes. Ce guide, sans se substituer aux prescriptions légales, apporte un éclairage spécifique pour les militaires.
Pour en savoir plus, rendez-vous ici.
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