Depuis 2009, à chaque échéance électorale, nous effectuons, à travers l’initiative pourquivoter.info, l’analyse de l’offre politique des partis en compétition pour choisir celle qui correspond le mieux à nos aspirations, selon des critères d’évaluation basés sur notre engagement dans la lutte contre les discriminations et la défense des droits fondamentaux. À cet égard, le méga scrutin du 9 juin prochain est un rendez-vous démocratique majeur : il conduira au renouvellement de toutes les assemblées législatives du pays, avant le scrutin communal (et provincial) du 13 octobre prochain.
Cette échéance s’inscrit dans un contexte singulier. En effet, un sujet s'impose et relègue au second plan tous les autres enjeux de campagne, pour lesquels les partis se dépassent dans la course pour déterminer qui va le plus loin dans les solutions à apporter. En effet, nous ne vivons pas isolés du monde, et depuis près de huit mois, nous sommes tou-te-s témoins, en temps réel, d’une entreprise génocidaire visant la population palestinienne de Gaza. Elle est sans précédent par son ampleur et son intensité.
Le 9 novembre dernier, une plainte pour génocide perpétré par Israël a été déposée auprès de la Cour pénale internationale (CPI). Nous nous sommes joints à cette plainte au nom de Justice and Democracy ASBL (J&D), autre initiative du think tank Vigilance musulmane. Le 5 mai dernier, nous nous sommes associé à une seconde plainte contre Israël, introduite par le Mouvement du 30 mars et Advocaten voor de Vrede. C’est dans le cadre de ces actions que le procureur général de la CPI, Monsieur Karim Khan, a annoncé avoir demandé des mandats d’arrêt contre le premier ministre israélien Netanyahu et le ministre de la Défense israélien Gallant. Bien que la position du bureau du procureur général soit sujette à des critiques légitimes, ce développement est une avancée majeure en ce qu’il contribue à freiner cette entreprise génocidaire.
En parallèle, les ordonnances rendues les 26 janvier, 28 mars et 24 mai derniers par la Cour internationale de Justice ont considéré comme “plausible” l’accusation de génocide à l’encontre d’Israël du fait de ses opérations militaires à Gaza, constaté le risque “accru” de génocide du fait desdites opérations militaires et ordonné à Israël d’arrêter immédiatement son offensive militaire, et toute autre action menée à Rafah, qui serait susceptible de “soumettre le groupe des Palestiniens de Gaza à des conditions d’existence capables d’entraîner sa destruction physique totale ou partielle”.
Nous vivons un moment de bascule historique. L’indignation est planétaire et nous assistons à travers le monde à un élan de solidarité grandissant avec le peuple palestinien. Pour nous, c’est un devoir moral d’utiliser tous les leviers à notre disposition pour amplifier cet élan de solidarité. Notre pays est loin d’en faire assez. Aussi, nous avons décidé que la sauvegarde des droits fondamentaux du peuple palestinien et son droit de vivre librement sur son territoire reconnu internationalement seront nos critères principaux pour déterminer notre préférence électorale pour le scrutin du 9 juin prochain. Notre soutien ira vers l’offre politique la plus engagée et la plus déterminée, au-delà des slogans, dans le soutien aux droits du peuple palestinien dans son combat légitime contre l’occupation israélienne.
D’un point de vue méthodologique, nous analysons uniquement les programmes et les positions officiels des partis et non les opinions des candidat-e-s qui figurent sur les listes électorales de ces partis. La Belgique étant une particratie, seuls le programme du parti et ses positions comptent dans la détermination de notre préférence électorale. En cas de disqualification du parti, aucune analyse n’est faite au niveau des candidat-e-s sur les listes du parti disqualifié.
Lorsque nous nous prononçons en faveur d’un parti, nos membres sont libres de soutenir également un-e ou plusieurs candidat-e-s sur les listes du parti auquel nous accordons notre soutien pour le scrutin en cours.
Après analyse des programmes des partis politiques en compétition et examen de leurs prises de position, nous avons décidé de voter comme suit le 9 juin prochain :
✌️ Parlement européen : PTB-PvdA (Liste 8)
✌️ Parlement fédéral : PTB-PvdA (Liste 8)
✌️ Parlement bruxellois : Viva Palestina (Liste 30)
✌️ Parlement de Wallonie : PTB (Liste 8)
✌️ Vlaams Parlement : PvdA (Liste 8)
C’est en effet le PTB-PvdA et Viva Palestina (ce dernier présente une liste uniquement en Région de Bruxelles-Capitale) qui ont le programme et les positions qui traduisent l’engagement le plus fort en faveur des droits du peuple palestinien. Ils sont notamment les seuls à qualifier de génocide le massacre de la population palestinienne de Gaza commis par Israël.
Comme après chaque scrutin, nous resterons vigilant-e-s quant au respect des engagements pris par les partis qui ont recueilli notre suffrage, qu’ils fassent partie de la majorité ou qu’ils soient dans l’opposition. Conformément à notre approche, en cas de non-respect de ces engagements, nous tirerons les conclusions qui s’imposent lors du prochain rendez-vous électoral.
Think tank Vigilance musulmane
Bruxelles, le 29 mai 2024
« VIVA Palestina : un appel à l'action : Votre Voix Pour La Palestine !
Nous vivons un moment charnière de l'histoire, où la vérité, bien que souvent occultée, ne peut rester cachée éternellement. Un génocide implacable se déroule à Gaza, dont la réalité est de plus en plus reconnue par les spécialistes du monde entier, mais qui reste ignoré de manière alarmante par de nombreuses personnes dans les médias et dans les sphères politiques. Pendant ce temps, en Cisjordanie, règne un régime d'apartheid dont la gravité dépasse même les chapitres les plus sombres de l'histoire de l'Afrique du Sud. Cette dure réalité, reconnue par les organisations de défense des droits de l'homme, les spécialistes et même les anciens dirigeants du Mossad, est également niée par la plupart des hommes politiques à Bruxelles, en Belgique et dans l'Union européenne.
En tant que citoyens de Bruxelles, de Belgique et de l'Union européenne, nous sommes consternés par l'approbation tacite de ces crimes par la classe politique. Le soutien indéfectible de l'Union européenne aux actions d'Israël, en les mettant sur le même plan que la résistance désespérée d'un peuple au bord du gouffre, révèle un déséquilibre inquiétant. C'est pourquoi Bruxelles, le cœur de l'UE, doit devenir la plaque tournante du soutien à la cause palestinienne.
Nous sommes ici pour bousculer le statu quo, pour remettre en question le récit et pour inverser le cours des choses. Notre message est clair et résolu : #VIVAPalestina!
Ce slogan est bien plus que des mots : c'est un cri pour la vie, un engagement pour la justice et un appel à l'action pour tous ceux qui se tiennent à nos côtés dans la solidarité contre l'injustice.
Viva Palestina fera son premier pas sur ce long chemin en participant aux élections du Parlement bruxellois en juin 2024. Nous voulons envoyer des députés au Parlement avec trois objectifs :
1. Reconnaître le génocide de Gaza : VIVA Palestina s'engage résolument à faire en sorte que le Parlement bruxellois reconnaisse le génocide de Gaza comme tel. Cela constituerait un précédent international important. Par conséquent, nous plaiderons sans relâche pour que Bruxelles soit le fer de lance des efforts internationaux visant à traduire les responsables en justice.
2. Une position intransigeante contre l'apartheid en Palestine : Nous sommes résolus à démanteler le régime d'apartheid en Palestine. Au sein du Parlement bruxellois, nous plaiderons en faveur de sanctions et de boycotts rigoureux à l'encontre d'Israël et d'autres entités complices. Notre objectif est de positionner Bruxelles comme l'épicentre mondial de la lutte contre le colonialisme et l'apartheid en Palestine, en donnant l'exemple à l'Union européenne et au-delà.
3. Défendre avec fermeté les droits et la souveraineté des Palestiniens : Nous nous engageons à défendre vigoureusement les droits des Palestiniens à l'autodéfense, à l'autodétermination et à la création d'un État. Notre stratégie consiste à galvaniser le soutien du Parlement bruxellois et de l'ensemble du spectre politique belge, en menant une campagne active pour la reconnaissance internationale des droits et de la souveraineté du peuple palestinien.
Notre mission à Bruxelles est vitale et claire. C'est dans cette ville, qui bat au cœur du processus décisionnel européen, que notre mouvement trouve sa voix. Notre objectif est d'aborder les questions au cœur même du problème, ici même où les politiques sont élaborées et influencées. »
« Quatre. Palestine : Le génocide doit cesser
Nous arrêtons toute complicité avec les actes génocidaires et les violations du droit international et des droits humains en Palestine. Nous refusons le « deux poids, deux mesures » de la politique étrangère européenne.
Nous obligeons Israël à un cessez-le-feu et à respecter le droit international, aussi avec un embargo militaire.
Nous suspendons l'accord d'association préférentiel qui unit l'Union européenne et Israël. Nous bloquons les missions économiques en Israël et sanctionnons les entreprises belges complices de l’occupation israélienne.
Nous défendons un boycott des produits en provenance d’Israël et l’interdiction des produits issus des colonies israéliennes.
Nous condamnons l’amalgame entre antisémitisme et critique de la politique israélienne.
Netanyahu et le gouvernement israélien doivent être traduits devant la justice internationale pour les crimes de guerre à Gaza. Nous soutenons activement la démarche de l’Afrique du Sud devant la Cour Internationale de Justice.
Nous exigeons la reconnaissance immédiate et inconditionnelle de la Palestine. Nous défendons le droit à l'autodétermination du peuple palestinien. »
« Le PS a toujours défendu une position claire sur la solution à deux Etats indépendants et est pionnier dans le combat d’une reconnaissance formelle et immédiate de l’État de Palestine et du droit à l’autodétermination du peuple palestinien.
Les évènements tragiques du 7 octobre 2023 - une attaque terroriste sans précédent perpétrée par le Hamas à l’encontre de la population civile israélienne - ont entrainé un profond bouleversement dans la communauté internationale et ont contribué au déséquilibre général des relations entre les États. Les réponses disproportionnées du gouvernement d’Israël ont plongé la population civile palestinienne de Gaza dans une situation dramatique. Les populations civiles sont les premières victimes de ces évènements et aucune cause ne peut justifier de tels actes de violence. La seule boussole valable devant être le respect du droit international et du droit de la guerre.
Avec l’arrivée au pouvoir en 2023 du gouvernement israélien le plus extrémiste de l’histoire d’Israël, la violence des colons n’a fait qu’augmenter. De plus, les incursions de l’armée israélienne dans les villes palestiniennes sont de plus en plus nombreuses et meurtrières. Comme le souligne l’organisation de défense des droits humains B’Tselem, la violence des colons est une violence d’État.
Outre la colonisation déjà constatée, on parle désormais de colonisation de jure. En effet, soixante projets de loi relatifs à l’extension de l'annexion ont été proposés au cours de la 20e Knesset (législature 2014-2019). Sur ces soixante projets de loi, huit ont été approuvés et sont devenus des lois en Israël. Ces méthodes législatives permettent à la Knesset israélienne de se présenter en souveraine, comme l'autorité législative en Cisjordanie, ce qui est contraire aux principes du droit international.
Plusieurs organismes dénoncent un régime institutionnalisé d’oppression et de domination envers la population palestinienne. C’est notamment le cas de Human Right Watch ou d’Amnesty International qui, dans un rapport publié en 2022, qualifie la politique du gouvernement israélien d’un crime d’apartheid, c’est-à-dire d’un crime contre l’humanité.
La paix ne pourra être réinstallée dans la région sans une vue claire sur les causes structurelles du conflit. Pour parvenir à une solution pérenne, il est temps de faire respecter le droit international par toutes les parties et d’intensifier les efforts visant à atteindre une résolution pacifique du conflit. La Belgique doit se ranger du côté des ONG pour dénoncer publiquement le système d’apartheid et les politiques d’annexion menées par Israël et prendre les mesures qui s’imposent. Elle doit élaborer un plan d'action avec des mesures immédiates pour promouvoir le droit international en Palestine et en Israël, et le partager avec les « like-minded » européens (expression utilisée pour désigner les Etats membres partageant la même position sur ce sujet). A titre d’exemple, le PS salue l’« effort pour le jour de la paix », initié par le chef de la diplomatie européenne, membre de la famille socialiste, Josep Borell, le 18 septembre 2023, qui représente un pas important vers la préservation d’une solution pacifique. De son côté, soulignons qu’Antonio Guterres, Secrétaire général des Nations Unies et également socialiste, a tenu des positions courageuses, notamment en activant l’article 99 de la Charte des Nations Unies pour mettre fin à la situation désastreuse dans l’enclave palestinienne de Gaza, ravagée par les bombardements.
Le PS salue également l’immense travail effectué sur le terrain par l’UNRWA (l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens) et les nombreuses autres associations de la société civile. Ces organisations se battent au quotidien pour promouvoir la paix, apporter de l’aide aux populations déplacées ou victimes d'agressions, favoriser les échanges, canaliser les violences et véhiculer des espoirs de démocratie. Après tant de sang et de tragédies, il faudra bien penser à trouver des solutions pacifiques et durables.
C’est pourquoi le PS propose de :
Reconnaitre officiellement l’Etat de Palestine et prendre la tête d’un groupe de travail avec les “like-minded” européens pour initier ce mouvement dans toute l’Union européenne;
Réunir régulièrement les pays dits “liked minded” (partageant la même position) au sein de l’Union européenne pour poursuivre les efforts entrepris par le chef de la diplomatie, Josep Borell, en vue d’atteindre une solution pacifique et mettre en place des mesures visant à faire respecter le droit international par toutes les parties ;
Continuer à dénoncer le régime d’apartheid institué par le gouvernement israélien ;
Identifier et lancer des contre-mesures contre l’annexion israélienne constatée (de jure ou de facto) du territoire palestinien sur base de l’ « inventory paper » européen ;
Établir une liste des colons violents et/ou extrémistes et envisager des restrictions de visas ou d’autres régimes de sanctions pour les colons violents et/ou extrémistes. Des sanctions pourraient être envisagées contre les colons binationaux, en particulier ceux qui sont actifs dans la promotion de la colonisation du territoire palestinien occupé qui, pour rappel, constitue un crime de guerre selon le Statut de Rome de la Cour pénale internationale;
Renforcer les mesures de différenciation contre les colonies israéliennes et tendre vers une interdiction nationale du commerce avec les colonies illégales en territoire occupé, y compris en se fondant sur la base de données de l’ONU des entreprises impliquées dans la colonisation. Les produits des colonies israéliennes doivent être interdits en Europe;
Soutenir politiquement et financièrement l’enquête de la Cour pénale internationale (CPI) sur la Palestine;
Prendre des mesures concrètes pour soutenir, promouvoir et préserver l’espace de la société civile locale et apporter un soutien particulier aux organisations injustement criminalisées par le gouvernement d'Israël. »
« 29.18. Construire une paix juste et durable au Proche-Orient. Déployer une solution à deux États, mettre fin à l’impunité de l’occupation israélienne, au soutien de sa colonisation des territoires occupés et à la réalité d’apartheid entre Israélien·nes et Palestinien·nes ; soutenir l’émergence d’un État palestinien démocratique.
Ces dernières années nous ont montré l’incapacité de la communauté internationale d’œuvrer de manière unifiée en faveur des droits du peuple palestinien et de sa souveraineté. Le 07 octobre 2023 et les semaines qui ont suivi resteront parmi les heures les plus sombres de la région. Plus de 1.200 Israélien·nes sont mort·es suite aux actions terroristes du Hamas et plus 15.000 palestinien·nes dans la réplique du gouvernement israélien. Ces cinq dernières années, la colonisation n’a cessé de s’intensifier, de même que les violences des colons à l’encontre de la population locale ou encore les exécutions extrajudiciaires ; dont celle d’une journaliste palestinienne. L’année 2022 fut la plus meurtrière depuis de la seconde intifada et les premiers mois de 2023 ont été particulièrement violents sous un nouveau gouvernement israélien comprenant des formations d’extrême droite.
Ces dernières années, de nombreux rapports d’Organisations internationales, israéliennes et palestiniennes, ont affirmé l’existence de faits précis constitutifs d’une politique d’apartheid israélienne à l’encontre de la population palestinienne. Le crime d’apartheid est un crime contre l’humanité qui nécessite une réponse ferme de la communauté internationale. Les écologistes continueront à s’opposer à toutes formes de terrorisme et défendront le droit de n’importe quel État de vivre dans un environnement sûr, tout comme ils refuseront le discours qui tente de rejeter dos-à-dos les responsabilités. Par ailleurs, combattre le terrorisme du Hamas par des bombardements de villes et villages entiers revient à vouloir éteindre un incendie avec de l’essence. Le contexte israélo-palestinien est celui de décennies de dépossession, d’occupation et de colonisation qui constituent autant de crimes de guerre.
Nous réaffirmons aujourd’hui la nécessité d’appliquer immédiatement au niveau belge et européen des sanctions à l’encontre de cette politique, afin de donner une chance à la paix et de faire cesser les cycles de violences. La solution à deux États passe par l’instauration d’un État palestinien pleinement indépendant. Cette nécessité impose aussi l’installation d’institutions palestiniennes basées sur l’État de droit. Il est désormais également nécessaire de soutenir les initiatives démocratiques en Palestine et d’insister notamment sur de nouvelles élections au sein de l’entité. L’objectif d’une paix juste et durable au Proche-Orient ne sera atteignable qu’avec une réaffirmation du respect du droit international comme grille de lecture d’un conflit qui s’enlise depuis des décennies.
Ecolo propose donc :
▪ De réactiver immédiatement la solution d’une diplomatie internationale prenant les mesures adéquates, à savoir, notamment :
• La reconnaissance de la Palestine sur base des frontières tracées par la ligne verte dans le cadre d’une solution à deux États ;
• La fin de relations commerciales avec les colonies présentes dans les territoires occupés, notamment l’interdiction de l’importation de produits issus des colonies ;
• Le lancement d’une procédure de reconnaissance internationale du fait d’apartheid à l’encontre des Palestinnien·nes.
▪ L’application toute aussi immédiate d’une série de sanctions :
• L’interdiction et le gel des avoirs des colons, ainsi que des responsables des crimes de guerre perpétrés tant sur le territoire israélien que sur le territoire palestinien ;
• La suspension des accords d’associations UE-Israël ;
• La fin de l’exportation d’armes ou de matériel militaire, en ce compris leur transit via la Belgique, vers Israël Par ailleurs, Ecolo demande la mise en place une enquête internationale, indépendante et transparente sur l’attaque terroriste du 07 octobre et sur l’attaque contre la Bande de Gaza qui s’en est suivie. Les acteurs concernés, tant Israéliens que Palestiniens, doivent pour se faire donner accès à leur territoire aux enquêteurs internationaux. »
« Le MR plaide pour une solution à deux Etats avec, pour préalable, le démantèlement du groupe terroriste Hamas et la tenue de nouvelles élections permettant aux Palestiniens, dans les divers territoires, de se doter d’une autorité légitime.
La création d’une telle Autorité Palestinienne est une nécessité, non seulement pour avoir un interlocuteur crédible mais aussi pour répondre aux exigences du droit international pour que se crée, à Gaza et en Cisjordanie, un Etat coexistant en paix avec l’Etat d’Israël. Le Hamas est une organisation terroriste, qui ne représente pas les aspirations du peuple palestinien à la paix et n'offre rien d'autre à celui-ci que davantage de terreur et d'effusion de sang. Cette organisation doit être démantelée. Le combat contre le terrorisme doit tous nous unir. Le Mouvement Réformateur reconnait le droit d’Israël d'assurer à tout moment sa défense et la protection de sa population, dans le respect du droit humanitaire et international. Le Mouvement Réformateur reconnait également toutes les aspirations légitimes du peuple palestinien et soutient des mesures égales de justice et de liberté pour les Israéliens et les Palestiniens.
La coexistence de deux États démocratiques, Israël et la Palestine, libérée du Hamas, cohabitant pacifiquement à l’intérieur de frontières sûres et reconnues, constitue la seule solution durable au conflit, dans le respect des droits humains de chaque habitant d'Israël et de Palestine. Nous continuerons de plaider pour instaurer les conditions d’un MoyenOrient pacifique.
Le droit international et le droit international humanitaire, conformément, notamment, aux résolutions des Nations Unies, doivent être respectés par l’ensemble des parties prenantes.
Il est hors de question, comme certains groupes et partis s’y emploient, d’importer ce conflit sur notre territoire ou en Europe. Les autorités doivent mettre tout en œuvre pour maintenir le calme dans notre pays et lutter contre toute forme de récupération politique et d’incitations à la haine, à la violence, à toute expression de racisme et à l’antisémitisme, lesquelles doivent être fermement condamnées.
Enfin, il importe de s’assurer que les fonds liés à l’aide au développement qui vont vers la population palestinienne ne financent pas des dépenses militaires, l’endoctrinement des masses, la propagande et l’incitation à la haine à l’école ou ailleurs. »
Le programme 2024 comporte 5 axes et nous n’avons identifié dans aucun de ces axes une position ni a fortiori des propositions concernant le dossier « Palestine ».
Nous n’avons identifié dans le programme 2024 aucune position ni a fortiori aucune proposition concernant le dossier « Palestine ». Seulement de vagues allusions.
Page 21 : « Les guerres en Ukraine, en Israël/Palestine, au Congo, au Darfour… et le contexte géopolitique nous ont fait prendre conscience que vivre en paix n’est plus une évidence. »
Page 57 : « Les différentes crises (pandémie, terrorisme, guerres en Ukraine et au Proche-Orient, réchauffement climatique…) que nous traversons et avons traversées nous montrent l’importance d’un bon état de santé mentale pour la résilience personnelle et collective face à différents événements de la vie. »
Pages 618 et 696 : « Avant le 24 février 2022 et l’invasion de l’Ukraine et la résurgence d’une guerre de haute intensité au Proche-Orient, l’éclatement d’un conflit mondial paraissait inimaginable pour très longtemps. »
Page 629 et 700 : « Établir une politique renforcée de coopération avec notre voisinage immédiat en : (…) renforçant le rôle de l’Union européenne dans la recherche de solutions aux conflits, spécialement dans l’Est et le Sud de la Méditerranée. Les Européens sont les héritiers d’une longue histoire de médiation dans tous les processus de paix. »
Nous n’avons identifié dans le programme 2024 aucune position ni a fortiori aucune proposition concernant le dossier « Palestine ».
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