Pour les mineurs, le premier rendez-vous se fait en présence d’au moins un des deux parents/représentants légaux. En effet, un premier rendez-vous chez un.e psychologue peut-être assez stressant et impressionnant pour les enfants mais aussi les adolescents. Avoir ses parents pour cette première rencontre permet à l’enfant d’être en sécurité et de se sentir accompagné, soutenu par ses parents. Un temps qu’avec l’enfant pourra être proposé si celui-ci est d’accord et se sent assez en confiance.
Pour toutes les personnes accueillies, le premier rendez-vous est un temps de rencontre et d’échange où nous faisons connaissance. Vous exprimer également les difficultés qui vous amène à consulter ainsi que vos doutes, vos questions.
A l'issus de ce premier rendez-vous, nous réfléchissons ensemble et séprarement à la meilleure manière de vous accompagner. Dans ce sens, vous pouvez me signifier que vous ne souhaitez pas poursuivre un travail thérapeutique au sein de mon cabinet. Vous pouvez également prendre le temps de la réflexion. De même, je me laisse le droit de refuser un suivi pour des raisons déontologiques et/ou éthiques. Dans ce cas, je vous le dirai et vous proposerai d'autres alternatives.
Le premier rendez-vous dure en général 45 minutes voire plus si nécessaire, mais n’excède pas 1h00.
Il n’y a pas de durée prédéfinie ni de fréquence. Vous êtes acteur de votre suivi. Autrement dit c’est vous, dans une certaines mesures, qui décidez de la fréquence des séances.
Si vous en ressentez le besoin, nous pouvons discuter et réfléchir ensemble à cette question.
Par ailleurs, dans l’intérêt thérapeutique, il est possible que je vous suggère parfois une fréquence plus soutenue ou des rendez-vous plus espacés. Cela reste évidemment une suggestion.
Qu’est-ce que l’autorité parentale ?
L’autorité parentale, définie par l’article 371-1 du Code civil, est un ensemble de droits et de devoirs visant l’intérêt supérieur de l’enfant. Elle appartient aux parents jusqu’à la majorité ou l’émancipation de l’enfant, et a pour but de le protéger, d'assurer son éducation et de favoriser son développement. Selon l’article 372 du Code civil, les parents exercent cette autorité conjointement.
L’article 372-2 précise qu’à l’égard des tiers de bonne foi, chaque parent est présumé agir avec l’accord de l’autre lorsqu’il effectue seul un acte usuel de l’autorité parentale. Ainsi, les parents doivent notamment veiller au suivi de la santé de leur enfant, ce qui inclut les consultations chez un psychologue.
Consultations chez le psychologue et autorité parentale
La consultation d’un psychologue est considérée comme un acte usuel de l’autorité parentale. Selon l’article 372-2 du Code civil, si un parent amène seul l’enfant en consultation, l’autre parent est présumé être d’accord. Cela signifie que le psychologue n’a pas à vérifier si l’autre parent est informé ou consentant, tant que l’acte reste dans le cadre des actes usuels.
En cas de désaccord entre les parents
Si un parent est au courant du désaccord de l’autre ou si le psychologue a des doutes sur l’accord parental, l’article 372-2 ne s’applique plus. Dans ce cas, c’est le Juge aux Affaires Familiales qui peut trancher sur la nécessité de la consultation, à condition qu’il soit saisi par l’un des parents.
Obligations du psychologue
Arrêt de la prise en charge : Si un parent interdit la poursuite des consultations, celles-ci doivent cesser immédiatement, et cette décision doit être consignée par écrit dans le dossier de l’enfant.
Enfant en danger : Si le psychologue estime que l’enfant est en danger parce que les parents ne respectent pas leur obligation de veiller à sa santé, il doit en informer le Juge des Enfants.
Confidentialité
Tout ce qui est dit pendant une séance reste confidentiel sauf s'il y a une mise en danger de la personne qui consulte, d'une tierce personne et/ou de la population. Le deuxième principe du Code de Déontologie des Psychologues va dans ce sens et ma pratique s'y inscrit : "La·le psychologue est soumis·e à une obligation de discrétion. Elle·il s’astreint au secret professionnel et à la confidentialité qui doivent être garantis dans ses conditions d’exercice. En toutes circonstances, elle·il en informe les personnes concernées et recherche leur consentement éclairé. Elle·il respecte le principe fondamental que nul ne peut être contraint de révéler quoi que ce soit sur lui-même."
Secret professionnel
Comme stipulé dans l'article 7 du Code de Déontologie des Psychologues, je suis tenue "au secret professionnel dans les conditions et les limites des dispositions du code pénal (articles 226-13 et 226-14). Le secret professionnel couvre tout ce dont la·le psychologue a connaissance dans l’exercice de sa profession : ce qui lui est confié comme ce qu’elle·il voit, entend ou comprend".
Echanges et mise en lien avec d'autres professionnels
Il est possible qu'un professionel médico-social me demande un échange au sujet d'un.e patient.e. Cette mise en lien peut même être obligatoire dans certain contexte (judiciaire, enquête sociale). Ceci ne signifie pas que tous les éléments cliniques seront divulgués. Au contraire, seulement certains éléments, dans le respect du patient et son intérêt, seront évoqués.
Cette mise en lien peut également être une demande explicite de votre part. Dans ce cas, nous discutons des raisons et réfléchissons ensemble à ce qui est partageable ou non.
Enfin, je peux parfois vous demander à me mettre en lien avec un des professionnel de santé et/ou social qui vous accompagne. Cette proposition est souvent inscrite dans une démarche thérapeutique, le but étant l'optimisation de votre prise en charge. Sauf mise en danger, vous êtes libre de refuser cette proposition.
Dans le domaine de la santé mentale, il existe plusieurs professions qui, bien que complémentaires, ont des rôles et des formations distincts. Voici un éclairage sur les différences entre le métiers de psychologue et celui de psychiatre :
Le·a psychologue est un·e professionnel·le de la santé mentale qui a suivi une formation universitaire en psychologie. Il·elle est titulaire d'un Master (bac+5). Le·a psychologue utilise diverses méthodes thérapeutiques pour aider ses patient·es à surmonter des difficultés émotionnelles, comportementales ou relationnelles. Il·elle peut intervenir auprès d'enfants, d'adolescent·es, d'adultes ou de familles. Contrairement aux psychiatres, les psychologues ne prescrivent pas de médicaments et ne sont pas habilité à poser un diagnostic.
Le·a psychiatre est un·e médecin spécialisé·e en psychiatrie. Après ses études de médecine générale, il·elle a suivi une spécialisation de plusieurs années en psychiatrie. Le·a psychiatre est hailité·e à poser des diagnostics médicaux et à prescrire des traitements médicamenteux. Il·elle traite les troubles mentaux sévères tels que la dépression, l'anxiété, la schizophrénie ou les troubles bipolaires. Le·a psychiatre peut également proposer des thérapies verbales, mais son approche est souvent plus médicale que celle du·de la psychologue.
Chacun·e de ces professionnel·les a une approche unique et complémentaire de la santé mentale. Le choix entre un·e psychologue ou un·e psychiatre dépend des besoins spécifiques de chaque individu·e. Que ce soit pour un soutien psychologique ou un traitement médicamenteux, il est essentiel de consulter le·a professionnel·le le·a plus adapté·e à votre situation.
Non, les consultations chez un.e psychologue ne sont pas pris en charge par la Sécurité Sociale.
Toutefois, certaines mutuelles proposent une prise en charge partielle des consultations. Le nombre de consultations remboursées est souvent limité et le pourcentage de prise en charge dépend du contrat souscrit. Je vous invite donc à vous renseigner auprès de votre assureur.
Si vous pouvez bénéficier d'une prise en charge, une facture pourra être éditée. Merci de me le signaler au début ou à la fin de chaque consultation.
Sur demande explicite, il sera possible d'éditer une facture (note honoraire) si votre mutuelle propose une prise en charge partielle de vos consultations.
Il m’est également possible, pour les jeunes scolarisés, d’éditer une attestation de présence afin de justifier auprès de l'établissement scolaire leur absence due au rendez-vous.
Toutes demandes de documents en dehors de ceux précédemment cités fera l’objet d’une étude et pourra être refusée.
En tant que psychologue clinicienne, mon rôle est d'accompagner les enfants, les adolescent·es et leurs parents dans un cadre thérapeutique bienveillant et sécurisé. Il est important que les parents comprennent les procédures de signalement et d'information préoccupante, qui visent à protéger les mineur·es en danger. Voici quelques éclaircissements sur ces notions.
Qu'est-ce qu'une Information Préoccupante ?
Une information préoccupante est une démarche qui permet de transmettre des inquiétudes concernant la situation d'un·e enfant ou d'un·e adolescent·e à la cellule départementale de recueil, de traitement et d'évaluation des informations préoccupantes. Cette procédure est mise en place lorsque des professionnel·les (enseignant·es, médecins, psychologues, etc.) constatent des signes de danger ou de risque de danger pour un·e mineur·e, sans qu'il y ait de certitude sur la réalité des faits.
L'information préoccupante permet de déclencher une évaluation de la situation par les services sociaux, afin de déterminer si des mesures de protection sont nécessaires. Elle ne conduit pas systématiquement à une enquête judiciaire, mais vise à prévenir et à protéger.
Qu'est-ce qu'un Signalement ?
Le signalement est une procédure plus formelle qui consiste à alerter le·a procureur·e de la République ou les services de police/gendarmerie lorsqu'il y a des soupçons sérieux ou des preuves de maltraitance, de négligence grave ou de mise en danger d'un·e mineur·e. Le signalement est obligatoire pour les professionnel·les lorsqu'ils·elles ont connaissance de faits graves mettant en danger la sécurité ou l'intégrité physique ou psychique d'un·e enfant.
Contrairement à l'information préoccupante, le signalement peut entraîner une enquête judiciaire et des mesures de protection immédiates.
Dans quels cadres et situations ces procédures sont-elles déployées ?
Pendant un suivi thérapeutique, plusieurs situations peuvent amener à déclencher une information préoccupante ou un signalement :
Violences physiques ou psychologiques : Si des indices laissent penser qu'un·e enfant subit des violences, une information préoccupante peut être transmise pour évaluer la situation. En cas de violences avérées, un signalement sera effectué.
Négligences graves : Lorsque les besoins fondamentaux d'un·e enfant (alimentation, hygiène, soins médicaux, etc.) ne sont pas satisfaits, une information préoccupante peut être envisagée. Si la négligence met en danger la santé ou la sécurité de l'enfant, un signalement sera nécessaire.
Abus sexuels : Tout soupçon d'abus sexuel doit faire l'objet d'un signalement immédiat aux autorités compétentes.
Mise en danger : Si un·e enfant est exposé·e à des situations dangereuses (consommation de substances, environnement insalubre, etc.), une information préoccupante ou un signalement peut être déclenché selon la gravité de la situation.
Pour conclure, il est essentiel que les parents comprennent que ces procédures visent avant tout à protéger les enfants et à garantir leur bien-être. En tant que professionnelle de la santé mentale, mon devoir est de veiller à la sécurité et au développement harmonieux des enfants et des adolescent·es que j'accompagne.
Vous n'avez pas trouvé de réponse, n'hésitez pas à me contacter
LGBTQIA+ friendly
Toutes les images présentes sur ce site internet sont libres de droits et issues du site pixabay.com