En janvier 2026, Moslyve entre aux mythiques studios Abbey Road, à Londres, pour enregistrer son cinquième album avec son complice de toujours, Nicolas Leroux, à la réalisation. Une nouvelle étape dans l'histoire de ce groupe de rock indépendant qui, après dix ans d'absence, a retrouvé le chemin des studios et de la scène avec une envie renouvelée de faire vivre ses chansons d'indie pop et d'indie rock.
Cette aventure est au cœur du documentaire Innocence: A Film About Moslyve, qui plonge le spectateur dans les coulisses de la création du nouvel album et dans l'expérience fabuleuse que représente l'enregistrement d'un disque à Abbey Road, ce temple de la création musicale. Des premières sessions d'enregistrement aux concerts, du mixage au mastering, jusqu'au pressage des vinyles, le film retrace les différentes étapes de la naissance d'un disque, avec les doutes, les contraintes et les enthousiasmes qui l'accompagnent.
Au-delà du rêve Abbey Road, Innocence: A Film About Moslyve raconte l'histoire d'un groupe indépendant qui poursuit son chemin à contre-courant, porté par sa passion pour la musique et son désir de rester libre.
Le documentaire sera présenté en avant-première au cinéma, au Club de l'Étoile à Paris, en novembre 2026, avant la sortie attendue du cinquième album, prévue début 2027.
Pour comprendre cette nouvelle aventure, il faut remonter à 2009, année de création de Moslyve. Entre 2010 et 2015, le groupe publie trois albums sur le label Mind Riot Music (tous réalisés par Nicolas Leroux) et développe une identité singulière, à la croisée de l'indie pop, du noisy rock et du shoegaze. Les guitares s'entrechoquent, les atmosphères se font vaporeuses, les voix s'entrelacent et les mélodies restent au premier plan. Les influences sont à chercher du côté du shoegaze (Ride, My Bloody Valentine), de la dream pop (Beach House, Cocteau Twins) et de figures tutélaires de la pop indépendante comme The Cure, The Smiths ou Oasis.
Au fil des disques, Moslyve attire l'attention de la presse spécialisée, de Magic à Rock & Folk et bénéficie d'un soutien enthousiaste sur le web, notamment de la part d'À Découvrir Absolument, Rock Made in France, MusicZine, Dans le Mur du Son ou encore Froggy's Delight.
Une trajectoire indépendante, exigeante et passionnée, qui connaît une première interruption après la sortie, en 2015, d'un troisième album décliné en trois versions : Have Faith, Faith et Faith in the Sound. Le dernier concert parisien du groupe a lieu la même année au 114.
Entre-temps, deux membres de Moslyve, Sylvain et Amaury, ont créé le duo Amain Armé, avec lequel ils changent complètement de fusil d'épaule en explorant le punk rock, la noise et même le drone. Amain Armé enregistre avec la légende Steve Albini à Chicago, avec Peter Deimel aux mythiques studios Black Box, puis avec Thomas Poli à Rennes. Une filiation artistique se dessine entre ces trois producteurs d'exception, avec, en filigrane, la figure tutélaire d'Iain Burgess.
Après le Covid et ces périodes d'isolement et de désolation collective, Sylvain, Amaury et Séverine ressentent le besoin de revenir à leurs racines pop, de conjuguer lumière, plaisir et musique, et de reformer Moslyve.
En 2025 paraît le quatrième album, éponyme, de Moslyve. Précédé par le vinyle deux titres Save Your Life / No Man's Land, sorti en janvier de la même année, ce disque marque une renaissance. Plus lumineux, il conjugue dream pop, shoegaze et guitares aériennes dans une collection de chansons sensibles et accrocheuses.
Rock & Folk salue alors « un quatrième album éponyme qui pourrait bien être son meilleur (…) l'album est empli de moments mémorables, notamment grâce à un sens aigu de la mélodie ».
Sur ce disque, « See the light » évoque cette volonté inébranlable de vouloir toujours se relever et aller de l’avant. «Stranger» et «Nighttime» parlent avec sensibilité d’amour inconditionnel. «Happy again» nous rappelle la joie des lundi matins que beaucoup ressentent au plus profond.
Avec le documentaire Innocence: A Film About Moslyve et ce cinquième album enregistré à Abbey Road, Moslyve prolonge aujourd'hui cette renaissance. Le film en révèle les coulisses, tandis que le disque en constitue le prolongement musical : deux regards complémentaires sur un groupe qui continue d'avancer sans renier son histoire.
Plus qu'un retour, Moslyve écrit un nouveau chapitre de son aventure indépendante. Avec ses guitares, ses harmonies et son goût intact pour les mélodies qui restent, le trio rappelle que certaines histoires ne demandent qu'à recommencer.
Moslyve — le rêve continue.
Photo : Seb Marti
In January 2026, Moslyve stepped into the legendary Abbey Road Studios in London to record their fifth album with their long-time producer Nicolas Leroux. A new chapter in the story of this independent rock band, who, after almost ten years away, returned to the studio and the stage with a renewed desire to bring their indie pop and indie rock songs to life.
This adventure lies at the heart of Innocence: A Film About Moslyve, a documentary that takes viewers behind the scenes of the new album and into the extraordinary experience of recording at Abbey Road, this temple of musical creation. From the first recording sessions to live shows, from mixing and mastering to the pressing of the vinyl records, the film follows the different stages in the making of an album, capturing the doubts, challenges and excitement that come with it. Beyond the Abbey Road dream, Innocence: A Film About Moslyve tells the story of an independent band forging its own path against the tide, driven by a passion for music and a desire to remain free.
The documentary will receive its theatrical premiere at Club de l’Étoile in Paris in November 2026, ahead of the much-anticipated release of the band's fifth album, scheduled for early 2027.
To understand this new adventure, we need to go back to 2009, the year Moslyve was formed. Between 2010 and 2015, the band released three albums on the Mind Riot Music label (all produced by Nicolas Leroux), developing a distinctive sound at the crossroads of indie pop, noisy rock and shoegaze. Guitars collide, atmospheres drift and shimmer, voices intertwine, and melodies remain at the forefront. Their influences range from shoegaze pioneers Ride and My Bloody Valentine to dream pop artists Beach House and Cocteau Twins, alongside indie pop touchstones such as The Cure, The Smiths and Oasis.
Over the course of their releases, Moslyve attracted the attention of the specialist music press, from Magic to Rock & Folk, while earning enthusiastic support from online publications including À Découvrir Absolument, Rock Made in France, MusicZine, Dans le Mur du Son and Froggy's Delight.
An independent, uncompromising and passionate journey, brought to an initial halt following the release in 2015 of their third album, issued in three different versions: Have Faith, Faith and Faith in the Sound. The band's last Paris show took place that same year at the now-defunct 114 venue.
In the meantime, two Moslyve members, Sylvain and Amaury, formed the duo Amain Armé, radically changing direction as they explored punk rock, noise and even drone. Amain Armé recorded with the legendary Steve Albini in Chicago, with Peter Deimel at the iconic Black Box Studios, and later with Thomas Poli in Rennes. A shared artistic lineage connects these three outstanding producers, with the towering influence of Iain Burgess running quietly through it all.
Following the Covid pandemic and those periods of isolation and collective desolation, Sylvain, Amaury and Séverine felt the need to return to their pop roots, to bring light, pleasure and music back together, and to reunite as Moslyve.
In 2025, Moslyve released their self-titled fourth album. Preceded by the two-track vinyl single Save Your Life / No Man's Land, released in January of the same year, the album marked a rebirth. Brighter in tone, it brings together dream pop, shoegaze and shimmering guitars in a collection of sensitive, memorable songs.
Rock & Folk praised it as “a self-titled fourth album that could well be their best (…) an album full of memorable moments, thanks in particular to a keen sense of melody.”
On the album, “See the Light” expresses an unwavering determination to rise again and keep moving forward. “Stranger” and “Nighttime” explore unconditional love with sensitivity, while “Happy Again” evokes the deep, almost instinctive joy that so many of us feel on a Monday morning.
With the documentary Innocence: A Film About Moslyve and their fifth album, recorded at Abbey Road, Moslyve is now building on this rebirth. The film reveals the story behind the music, while the album carries that journey forward in sound: two complementary perspectives on a band that continues to move ahead without turning its back on its past.
More than a comeback, Moslyve is writing a new chapter in its independent journey. With their guitars, harmonies and enduring gift for melodies that stay with you, the trio reminds us that some stories are simply waiting to begin again.
Moslyve — the dream goes on.
Photo by Seb Marti