Étymologie des noms de famille
Étymologie des noms de famille
Le nom de famille, autrefois appelé surnom, font partie du patrimoine des sociétés et sont le reflet de l’histoire et de l’évolution socio-culturel des régions. Connaître l'origine du nom est une facette importante de la démarche généalogique. Elle donne quelques informations sur l'origine de nos ancêtres (origine géographique, origine sociale, métiers…).
Jusqu'au 11e siècle, les personnes ne portaient qu'un nom de baptême. Au 12e siècle, l'explosion démographique oblige les populations à donner des surnoms aux individus afin d'éviter les confusions. Les noms ont donc évolué au cours des siècles.
Les « noms dits » des ancêtres canadiens-français
Il existe plusieurs explications aux « noms dits ». Comme nous l’apprend le généalogiste Jean-Louis Beaucarnot. En France, on utilisait des surnoms pour distinguer les noms de familles similaires se trouvant dans une même région géographique. Cette coutume s’est perpétuée en Nouvelle-France lorsque les immigrants venus de France s’y sont établis.
Les surnoms ou « noms dits » sont omniprésent dans l’histoire généalogique des Québécois d’origine française. Dans certain cas, ils sont tirés d’un lieu géographique, d’une caractéristique physique, d’une qualité ou d’un défaut. (Ex :Guillaume Lumprey « le Barbut »)
Dans le Canada Français, les femmes mariées gardaient habituellement leur nom de jeune fille dans les registres officiels. Cependant, les provinces de langue Anglaise, les femmes prenaient habituellement le nom de famille de leur mari. De façon général, les enfants légitimes portent obligatoirement le nom de son père. Par conséquent, il arrivait lors d’un mariage, dans la bourgeoisie du XIXe siècle ou lorsque les enfants étaient confiés à un établissement caritatif religieux après le décès des parents que le nom de la mère soit ajouté, à titre d'usage. Comme dans le cas de Guillaume et Philippe « Longpré dit Allard »
Variantes orthographiques
Il arrivait qu'une branche de la famille adopte le deuxième nom comme seul nom de famille et abandonne celui d'origine. Par exemple, le nom « Longpré dit Allard » peut avoir été inscrit dans les registres sous les formes : Longpré dit Allard, Longpré – Allard, Allard dit Longpré, Longpré ou Allard.
Ils existent de très nombreuses variantes orthographiques d'un nom (Longpré, Lomprez, Lompré) et des diminutifs avec des variantes orthographiques. Certains facteurs tel que l'analphabétisation de nos ancêtres faisant en sorte que bien souvent seuls les représentants du clergé savaient écrire mais malheureusement quelquefois on utilisait une transcription phonétique ce qui a donné lieu à plusieurs variations du nom de famille.
Anglicisation des noms
Plusieurs familles Canadiennes Françaises qui s'installaient dans des régions de langue Anglaise, ont traduit leur nom en Anglais ou en ont changé l'orthographe pour le rendre plus Anglais. C'est ainsi que : certaine familles Longpré sont devenu « Humphrey », « Lumprey » ou « Longprey ».
D’autre part, certain nom comme « Longuépée » que l’on retrouvait dans la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine et Nouveau-Brunswick vers les années 1800 sont devenu « Longpre » lorsqu’ils ont émigré en Ontario.
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