La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) fixe aux municipalités une cible de 30 % d’espaces verts. À l’heure actuelle, Pointe-Claire ne compte qu’environ 6 % d’espaces verts appartenant à la Ville. On ne peut pas corriger la situation du jour au lendemain, mais il existe plusieurs stratégies à mettre en œuvre.

Ce que Pointe-Claire peut faire sans acheter de terrain

Dans certains cas, des terrains privés peuvent être comptabilisés dans le 30 % d’espaces verts d’une ville. Le concept de « répertoire métropolitain des initiatives municipales de conservation » montre que la CMM reconnaît la conservation sans acquisition — c’est-à-dire les mesures prises par les municipalités par règlement, servitude ou autre entente légale — dans l’atteinte des cibles municipales et régionales en matière d’espaces verts et de milieux naturels.

Si une municipalité souhaite atteindre la cible de 30 % d’espaces verts ou de milieux naturels fixée par la CMM sans ou avec très peu d’achat de terrains, plusieurs actions concrètes sont possibles :

Cartographier tous les terrains naturels, semi-naturels ou sous-utilisés (publics ou privés) ayant une valeur écologique ou pouvant être restaurés : friches, petits boisés, milieux humides, berges privées, etc.


Utiliser les outils de zonage ou de réglementation (RCI ou équivalents locaux) pour limiter le développement sur ces terrains, surtout dans les secteurs à fort potentiel, afin qu’ils ne puissent pas être morcelés ou fortement bâtis, même s’ils sont privés.


Négocier ou imposer des servitudes de conservation ou des ententes légales avec les propriétaires ou promoteurs afin de protéger certains lots à long terme ou de façon permanente.


Appliquer les dispositions de la LAU (Loi sur l’aménagement et l’urbanisme) pour obtenir des terrains, des servitudes ou des contributions financières des promoteurs (surtout lors d’un lotissement ou d’un grand projet), afin de dédier des espaces verts ou naturels.


Réaménager ou renaturaliser certaines parties des terrains municipaux (parcs, emprises, servitudes de services publics, accotements de rues) pour accroître la couverture végétale, réduire la tonte, favoriser le couvert arboré et ajouter des milieux humides.


Favoriser les infrastructures vertes : surfaces perméables, plantations d’arbres, aménagements paysagers écologiques dans les terrains publics, les emprises routières, etc., pour que les terrains municipaux remplissent davantage de fonctions écologiques.


Intégrer des objectifs de protection des espaces verts et des milieux naturels dans les plans d’urbanisme et les documents officiels, et s’assurer qu’ils soient contraignants afin que le développement futur les respecte.