La commune de Joudes, entre Jura, Revermont et Bresse, doit sa notoriété à ses 16 points d’eau. Sept lavoirs et neuf fontaines ont été construits dans tous les hameaux qui forment le village. De part sa position géographique, Joudes a toujours été alimenté par les eaux captées des montagnes du Jura. Au hameau de Marciat se situe le lavoir construit au pied de la source, il emprunte la forme d’un demi-polygone à douze côtés.
Sténéosaurus Burgensis : C'est un lointain ancêtre de nos crocodiles actuels. Il date de 135 millions d'années et mesure environ 7 mètres. Sa tête seule mesure 1 mètre. Sa mâchoire possède 48 dents, destinée à manger du poisson ! Il vivait au jurassique. Le Revermont était alors une mer tiède, parsemée d'îles basses au sable fin. Aujourd'hui, la tête de ce saurien a été découverte dans une petite carrière.
Durant la guerre de Cent Ans, Romenay se pare d'un rempart et d'un profond fossé défensif. Souvent assiégée, la ville résiste tant bien que mal aux assauts de plus en plus nombreux, auxquels les évêques barons ont bien du mal à faire face. Deux portes fortifiées, une partie de l'enceinte et une tour de guet construites en briques, datant de l'époque médiévale sont encore visibles aujourd'hui.
Site préhistorique de la Bocquette près des eaux limpides du Suran (grotte, menhir)Le Paléolithique moyen et supérieur de l'Ain donne la vision de petites communautés de "chasseurs-cueilleurs". Ces hommes préhistoriques sont des itinérants vivant en alternance, selon les saisons, dans des cavités et des sites de plein air.Diverses pièces ont été découvertes par les archéologues dont un germe de canine de cervidé perforé, des microlithes (petites pierres taillées), et un harpon réalisé dans un fragment de bois de cerf.
Parcours de 21 km et 800m de dénivelé dans les brumes automnales du Revermont. Selon toute probabilité, Véria avait déjà des habitants lorsque saint Bernon vint, à la fin du IXe siècle, fonder l'abbaye de Gigny dans la vallée du Suran. La dédicace de son église à saint Martin, évêque de Tours, suffirait pour appuyer cette conjecture, mais il est d'autres témoignages plus précis à invoquer. Le point appelé les Granges de Noms, les Quatre Bornes, choisi pour limite entre le duché et le comté de Bourgogne pourrait bien avoir été une enceinte druidique.
Il y a environ 10 000 ans, le réchauffement climatique provoque la fonte des glaciers qui couvraient toute la région. Les flots creusent les gorges de l’Ain, entrainent l’érosion des calcaires et sculptent rives et rochers. L’Ain porte, au VIIIe siècle le nom latin Igneus, qui signifie la rivière ardente.
Le moulin-à-vent, entouré d'un écrin de vignes, date du XVème siècle et est classé monument historique. Il représente le prestige et la fierté de l'appellation. Cette dernière, de petite taille (640 hectares), est à cheval sur deux villages, entre la Bourgogne et le Rhône. Le nom évocateur de Saint-Amour est hérité de celui du soldat Romain Amor converti au christianisme et qui, fuyant les massacres du Valais suisse, se réfugia en Gaule. La culture de la vigne trouve ses origines au Moyen-âge avec les ordres religieux du Chapitre de Saint-Vincent de Mâcon.
Située entre l'Italie et la vallée de la Clarée, la vallée Etroite est française mais italienne dans le cœur. La vallée a longtemps été italienne en application de la ligne de partage des eaux comme frontière entre les deux pays. En 1947, par le traité de Paris, la partie amont est devenue française et a été rattachée à la commune de Névache.
Le fort de l’Olive est un situé au sud de la commune de Névache dans le département des Hautes-Alpes. Construit à la fin du XIXe siècle, ce poste avancé de la place forte de Briançon devait assurer la surveillance du col de l'Échelle, du col des Acles et du col des Thures, contre d'éventuelles offensives italiennes.
Le territoire Bresse Haute Seille est fort d’une diversité paysagère remarquable, notamment grâce aux trois unités paysagères qui le constituent : la Bresse, le vignoble et Revermont, et le premier plateau jurassiens. La Maison de la Haute Seille propose l'exposition "L’arbre qui chante", un parcours artistique dans le village qui invite le public visiteur à réfléchir au symbolisme de l’arbre à travers différents prismes artistiques.
Les moulins de l'Avocat. Neuf éoliennes installées, d’une puissance de 2 Mgw chacune, sur la crête de l’Avocat. Elles ont une hauteur de 120 à 150 mètres en bout de pales. Avec une production annuelle de 37 millions de Kwh, ce parc éolien correspond à la consommation annuelle de 8 100 foyers.
Sur les chemins du Roman, Blanot. Un paysage de bocage cloisonné, par ses haies, prairies, cultures fourragères et céréalières. Ces terres accueillent l’élevage bovin et plus traditionnellement un élevage caprin réputé pour la production de fromage. À mi-pente, le vignoble est planté de cépages Chardonnay et Pinot-noir. Le parcellaire est souligné de murets de pierre sèche depuis l’époque médiévale. Le rayonnement de l’ordre clunisien dans la région a contribué à la construction de nombreux édifices religieux depuis le XI e siècle.
Cascade du Pissoir. En mars 1814 eut lieu à proximité le combat des Balmettes, qui vit un détachement de soixante hommes du 23e régiment d’infanterie de ligne venant de Pierre-Châtel et des gardes nationaux de Tenay et de Saint-Rambert-en-Bugey défendre l’entrée de la vallée de l’Albarine à l’armée autrichienne.
Le château de Volognat occupe une position stratégique sur les routes antiques qui permettent de traverser les premiers replis du Jura. Les puits de Vieillat sont dits « puits romains » pour deux raisons. D’une part, au IVe siècle, était installé à 300 mètres de là un petit établissement agricole. D’autre part, les puits sont situés à proximité d’une voie romaine à vocation agricole et rurale, branche de la voie romaine de Lyon à Izernore qui dessert les crêtes du Berthiand. Cependant, au vu de l’appareillage, et notamment de la grosseur de la taille des pierres, les puits seraient médiévaux et non romains, et auraient été construits entre l’an 1000 et 1200. Le marais des Leches est un lieu tranquille et paisible au milieu des pâturages et des bois, que seul les sonnailles des vaches animent, son ancien abreuvoir taillé dans la pierre est alimenté par une fontaine à roue, la fontaine Cabuche.
Parmilieu conserve un patrimoine lié à la pierre, au siècle dernier, le village a compté jusqu'à 30 carrières de pierres exploitant un calcaire provenant de dépôts sédimentaires datant de 170 millions d'années du milieu du Jurassique. En 1862 on compte 835 carriers et tailleurs de pierre pour le secteur de Montalieu et environs, on parle de 1400 ouvriers pour l'ensemble du bassin carrier. Une population assez remuante pour provoquer parfois quelques chahuts sinon plus. Fréquentant plus volontiers le cabaret que l'église. Les grottes de la Balme : Ouverte dans une falaise dominant le Rhône, cette cavité a été occupée au cours de la préhistoire. Elle abrite deux bâtiments religieux superposés. François Ier est venu dans ces grottes en 1516 avec sa mère, Louise de Savoie. Il aurait conduit la première expédition de découverte du lac souterrain. Une fresque représentant ce roi de France, réalisée en 1882 par l'artiste Théodore Levigne, est visible à la sortie de la grotte.