Dans cette rubrique sur les archives de l'association on y retrouvera des moments importants qui se sont déroulés tout au long de ces années et principalement sur l'évolution depuis le 4 août 1912.
L'objectif étant de garder la mémoire du passé et de transmettre l'histoire de l'association "Les Bons-Enfants" de Corzé.
Les archives les plus anciennes retrouvées débutent le 4 août 1912, date de la reconstitution de la société de boules de fort "Les Bons Enfants " de Corzé.
Avant cette date, on parle d'un ancien jeu situé dans le bourg et dénommé Saint AVERTIN, mais sans plus d'information sauf, celle retrouvée sur un Trait d'Union de 1967, dans un article rédigé par CJM GIRARDEAU.
Une information retrouvée en archive également (courrier du 15 mai 1967) : La société " Les Bons-Enfants" fondée à Corzé en 1852.
Article d'un Trait d'Union de 1967 rédigé par CJM GIRARDEAU
Afin de vous faire mieux connaître les richesses de notre vie locale, j'ai pensé que vous seriez intéressé par les origines de nos sociétés de boule de fort.
Depuis déjà longtemps devaient exister aux quatre coins de notre commune, des jeux de boules. Chaque village devait posséder le sien et nos anciens ont encore en mémoire certains d'entre eux. A cette époque, ils étaient en plein air et n'étaient pas couverts.
Sur notre ancien cadastre qui date de 1830, aucun des jeux actuels, n'existe et il ne semble pas qu'il en existait en d'autre lieu à l'état de bâtiment. Ceux-ci datent d'une époque beaucoup plus récente.
A la suite d'une nouvelle loi, du 25 mars 1852, nous retrouvons dans nos archives, les origines de la plupart de nos sociétés actuelles. Cette loi devait les obliger à déposer à la Préfecture leurs statuts, la composition de leur bureau et la liste de leurs membres, afin d'obtenir l'Arrêté d'approbation de Monsieur le Préfet sous le titre de "Société d'Agrément".
En 1852, étaient agrées, la Société dite "de Saint Avertin", qui devint, selon toute vraisemblance "Les Bons Enfants". La Société dite de "L'Épinière", puis la Société dite " de chez Drouin" qui semble d'après les noms de ses membres se situer vers la Noue. Puis en 1866 la Société "Les Noirettes". Enfin en 1868, c'était le tour de la Société de "La Gaîté" qui avait son siège dans "une chambre couverte en ardoises sise au lieu-dit de la gaîté ... avec droit de passer ... dans la cour de l'auberge ... et de circuler jusqu'au jeu de boules". Quant à la Société "L'Avenir" nous ne possédons à son sujet aucun document, sans doute en raison de la nouvelle loi de 1901 sur les sociétés, qui obligeait à demander l'agrément directement à la Préfecture sans passer par la Mairie. Son origine se situe vers 1909.
Un autre article, extrait du livre : CORZÉ dans la guerre 14-18 à la page 57 et intitulé : LES LOISIRS
Dans une société toute entière vouée au travail, les distractions sont rares et si certains des lieux de loisirs sont connus, peu de traces semblent subsister des moments de convivialité en commun.
Pas moins de 6 sociétés de boule de fort, qu'on appellera plus tard aussi "sociétés d'hommes" (l'accès en est interdit aux femmes sous peine d'amendes) aux statuts très strictes, coexistaient sur le territoire, certes étendu, de la commune.
L'Épinière créée en 1852
La Gaieté créée en 1868 à la Maison Neuve
Les Bons Enfants créée en 1895 dans le bourg
L'Avenir créée en 1909 dans le bourg, près du moulin
L'Union sous ce nom depuis 1926 mais créée à la Noue sous le nom de Saint Avertin ? ou Société de Drouin? en 1852. Elle avait son jeu de boules dans la cour de l'auberge (porche près de l'église)
La Concorde sous ce nom depuis 1909 mais dénommée les Noirettes en 1866 (elle a cessé toute activité en 1953)
Il existait de plus un jeu non couvert à L'Humauchais.
Article d'un Trait d'Union de 1967 rédigé par CJM GIRARDEAU
Je vous disais qu'il devait exister à Corzé un nombre de jeux de boule de fort en plein air, autres que ceux déjà nommés.
Voici les lieux où plusieurs Corzéens se souviennent qu'il en existait : Ardannes, Noirettes (emplacement du moulin), La Lardière, Le Bourg joli, Les Chaussumeries, Au bourg : cour du café du cheval blanc.
Tout d'abord, je dois vous que les sources qui me permettent de rédiger cet article sont de deux sortes: d'une part des documents en notre possession, d'autre part des souvenirs que d'aimables Corzéens ont bien voulu me confier.
La première des Sociétés dont je vous entretiendrai est la Société Saint Avertin. Il semble que cette société fondée le 15 mars 1852, avait son jeu "sur la cour actuelle du Cheval Blanc, dans le jardin", le concierge en était "le Père Plessis". Elle disparut vers la fin du 19éme siècle lorsque se construisit la Société les Bons Enfants à l'endroit actuel, vraisemblablement vers 1894.
Cette date nous est donnée par une inscription trouvée dans la charpente du jeu détruit lors de la récente tempête (12 mars 1967); on y pouvait lire : " 1894 - TREGUY - LANDEAU" respectivement charpentier et menuisier.
Nous possédons les noms des membres fondateurs et les statuts de cette société, signés du maire de l'époque Mr.BARDET, approuvés par Mr.le Sous-Préfet de Baugé le 12 mai 1852, puis par Mr.le préfet de Maine-et-loire le 11 août 1852
Lors de la création du lotissement des Logis de la Varenne, l'emprise des constructions et de la voierie a engendré des échanges de parcelle entre la commune et la société "Les Bons Enfants".
Décision du conseil d'administration du 7 septembre 2000
L'objectif de cet achat (parcelle 1468) permettait de créer une entrée plus grande (côté de la rue des Logis de la Varenne"), de créer un espace de stationnement plus grand et rendre rectiligne plutôt qu'oblique la limite de propriété.
Acte signé chez Maître MORIN, le 19 janvier 2005
Après tous ces échanges, achat et/ou vente de parcelles, il ne reste aujourd'hui que 2 parcelles numérotées :
1497 : qui reprends l'ensemble des bâtiments, le chemin d'accès par la rue du vieux bourg et le parking accessible par la rue des logis de la Varenne.
1439 : parcelle échangée avec la commune.
Réseau EDF sur le terrain
des "Bons Enfants"
Réseau E.U. et Eau potable
20 Mai 1997, courrier reçu de la mairie .
Le SIEML procède à la construction d'un nouveau transformateur, afin d'assurer la fourniture d'électricité à de nouveaux logements et aussi de renforcer la desserte de la rue du Vieux Bourg et de la rue du Prieuré.
Pour effectuer la liaison entre ces deux sections, le SIEML à pour projet un raccordement souterrain empruntant le terrain dont la société les " Bons Enfants" est propriétaire.
D'autre part la commune pourrait implanter sur votre terrain avec votre accord un lampadaire relié à l'éclairage public à l'endroit que vous nous fixeriez.
Vote du C.A. du 23 Mai 1997 : 9 pour et 2 contre
Ce projet est devenu incontournable, puisqu'il fallait trouver une solution pour créer une cave.
Sous l'impulsion d'Émile PAVION qui s'est appliqué à faire les plans du projet, validés par l'architecte Martial VIÉ avec l'appui de Camille GIRARDEAU, maire de la commune à l'époque et le président Jean BOUGREAU, les sociétaires ont entrepris les travaux.
Les travaux se sont étalés sur plusieurs années : Déclaration d'achèvement des travaux signée le 7 mars 1998.
L'extension du bâtiment
côté rue des Logis de la Varenne
L'entrée de la société ,
côté rue du vieux Bourg
L'extension du bâtiment
côté parking
Compte tenu de l'état de la maison nécessitant de faire de gros travaux d'entretien et les moyens financiers insuffisants, les membres du conseil d'administration décident de la vendre.
La cave de la société étant au sous-sol de la maison, il a été négocié avec les acquéreurs un délai de 18 mois afin de permettre de trouver une solution.
Décision prise à l'assemblée générale extraordinaire du dimanche 8 septembre 1991, de vendre la maison dénommée "Le Croissant".
Compromis de vente signé le 24 octobre 1991.
L'intérieur du bâtiment, après sa reconstruction :
les murs en parpaings bruts
l'éclairage est sommaire
le jeu est en terre
la signalétique se fait à la craie sur une ardoise
L'espace de rencontre se trouvait au bout du jeu, du côté de l'entrée, rue du vieux Bourg
Achat des bâtiments en 1952
Avant 1952 , la société "Les Bons-Enfants" était locataire des locaux. Ci-dessous, la copie du bail signé le 12 août 1929.
En ce qui concerne l'acte d'achat des bâtiments, nous ne disposons que de peu de documents.
recopie de la réunion extraordinaire du .. Mars 1952
La séance est ouverte à 15h sous la présidence de Tarrault
1° Le Président fait connaître aux sociétaires les conditions faites pour l'achat du jeu de boules, de la maison du concierge, cours donnant sur la rue et du jardin pour la somme de 600000 plus les frais. (600 000 anciens Francs, soit 914.69 €uros)
2° Si la société devenait propriétaire les cotisations seraient à 500 et 250 pour les membres honoraires (honoraires à partir de 65 ans).
3° Les conditions de paiement serait exposé aux sociétaires par Monsieur Rabouin Notaire à Seiches dans une réunion fixée au 20 avril.
4° Le Président M. Tarrault demande le vote secret du oui ou du non pour l'achat de la société qui donne le résultat suivant avec 49 votants
39 pour 10 contre
Aucune réclamation n'étant faite le Président lève la séance à 17H.
Extrait de la réunion du 27 avril 1952
La séance est ouverte à 16h sous la Présidence de Monsieur Tarrault
Lecture du procès-verbal .......
à 17h30 arrivée de Monsieur Rabouin notaire à Seiches qui vient donner un exemple de paiement pour l'achat de la société. La rente de l'emprunt est portée à 5%. Les membres du bureau et commissaires divisés en trois groupes passerons chez les sociétaires pour le paiement de la première tranche.