Patou, c'était bien plus qu’un ami : c’était une belle personne, un homme au grand cœur, simple et vrai. Petit bonhomme moustachu, avec ses yeux bleus perçants qui disaient bien plus que les mots, toujours accompagné de son inséparable compagnon Kaktus, il inspirait immédiatement la sympathie par sa gentillesse naturelle. Il aimait les gens, mais il aimait plus encore ses bêtes — ses chevaux, ses bœufs — avec qui il formait une véritable équipe.
Il travaillait la terre avec passion, entouré de Nelson, Bayard et Gaby, ses chevaux de trait, mais aussi de Mignon et Mouton, ses bœufs. Il n’y avait pas de hasard avec lui : Patou savait ce qu’il voulait. C’était un homme droit, franc, profondément honnête — peut-être même trop dans un monde qui ne l’est pas toujours — et c’était ce qui faisait sa force et sa valeur.
Ancien parachutiste, il avait aussi été employé communal à Durmignat, où son engagement et sa discrétion étaient tout autant appréciés. C’était un homme de terrain, au sens noble du terme, toujours prêt à rendre service, toujours à sa place parmi les siens, les bêtes et la nature.
Il participait à des concours de labour, faisait des démonstrations de maréchalerie, et chaque année, il était fidèle au Sommet de l’Élevage. Là encore, il venait partager son savoir, montrer avec fierté le travail de ses compagnons à sabots, et surtout transmettre une passion devenue rare.
Aujourd’hui, Patou nous manque. Il a laissé un grand vide, mais aussi une empreinte forte et douce à la fois. Celle d’un homme juste, bon, travailleur, respectueux de la terre et des vivants. Celle d’un ami qu’on n’oubliera jamais.
Merci Patou, pour tout ce que tu as donné, avec sincérité et humilité. Tu restes avec nous, dans nos cœurs, dans les sillons, et dans le souffle tranquille des chevaux que tu aimais tant.