Pendant plusieurs années, j’ai travaillé en animalerie, un univers que je pensais être “le rêve” : entourée d’animaux, plongée dans leur quotidien, toujours en mouvement. Et puis, au fil du temps, j’ai découvert l’envers du décor de cette routine qui écrase et de l’ambiance qui étouffe. Petit à petit, je me suis lassée. Je savais que ma place n’était plus là bas.

Depuis toujours, une idée me trottait dans la tête : travailler avec les chiens. J’ai longtemps gardé cette envie au chaud, par peur, par confort, jusqu’au jour où j’ai décidé d’oser.


Et puis il y a Hélios, mon chien, mon tout premier.

Hélios a été un tournant. Un miroir. Avec lui, j’ai réalisé, même après plusieurs années de vie commune, que je ne savais pas encore vraiment ce qu’était un chien. J’ai compris que les friandises ne sont pas un outil magique, que les ordres ne sont pas la base de tout, et qu’on ne peut pas exiger sans écouter. Hélios m’a obligée à ralentir, à observer, à prendre du recul. Il m’a guidée vers une relation plus respectueuse, plus douce, plus authentique. Il m’a appris à voir l’individu et l’émotion derrière le comportement, mais aussi, à être une meilleure humaine avant d’être une éducatrice.

Aujourd’hui, c’est grâce à lui que je me lance enfin dans ce qui m’anime depuis toujours : l’éducation et le comportement canin, avec bienveillance, compréhension et humilité.