À toutes celles et ceux qui pensent me connaître,
Je joue avec les mots, comme on joue au poker.
Le monde de Rachël
À toutes celles et ceux qui pensent me connaître,
Je joue avec les mots, comme on joue au poker.
Le Pianiste
Si la vie n'était que, musique,
Vous feriez danser les cygnes.
Chanter la divine angélique.
Puis offrir le raisin des vignes,
Si la vie n'était que, musique,
Vous feriez onduler les serpents.
Gronder au loin les volcans,
Puis voyager sous les tropiques,
Si la vie n'était que, musique.
Vous feriez gambader les écureuils.
Fleurir les champs de colchiques.
Et s'endormir sur un tapis de feuilles,
Si la vie n'était que, musique.
Vous feriez naître la rosée du matin.
Offrir une tulipe aux pétales de satin.
Et se baigner dans les eaux exotiques.
C'était hier
Quand souffle la brise dans les roseaux.
J'aime me promener le long de la rivière.
Écoutant le chant du merle et du moineau.
Le soleil joue avec les feuilles du lierre.
Au loin tintent les cloches pour annoncer l'heure.
Les enfants pressent le pas vers leur professeur.
Retentis le sifflet du maître, dans les rangs, silence.
Commencent l'histoire, la géographie et les sciences.
Mes souvenirs d'enfance reviennent au galop.
Les jeux sous le préau, les rires, l'insouciance.
Les heures défilent vers le chemin de l'adolescence.
Adieu ardoise, craie l'encre et sa plume.
Mes chers lecteurs
Je me suis dit.
Prends ta plume et mets le turbo.
Il est vrai que ces derniers temps.
Ma muse était infidèle et ma plume maudite.
C'est en entendant le pinçon, sifflant que j'ai réalisé.
Que l'inspiration est revenue
Dans une benne à ordures, j'ai jeté mes idées farfelues.
Adieu mes pensées sombres, je recommence à écrire avec mon cœur
À mes proches et à mes amis lecteurs
À tous ceux qui ont eu la gentillesse de m'encourager.
C'est avec joie que je vous dédie mes poésies.
Mon pire ennemi est le mensonge,
Il te réveille la nuit pendant tes songes.
En amour, je peux le pardonner,
Mais pas pour une solide amitié.
À une amie, je me suis confiée,
Sans compromis, sans limite
J'ai tout donné, ma confiance,
Je lui aurais offert une alliance
Pour celer une amitié éperdue
Mon temps, je ne sais si je l'ai perdu,
Encore aujourd'hui, je me le demande ?
Nous étions très gourmandes.
Que reste-t-il de nos fous rires, de nos balades ?
Nos cafés accompagné de nos déconnades ?
Ce n'est pas l'argent qui a tout foutu en l'air,
Elle n’en avait pas, et moi je n’en avais guère,
Jamais de désaccords,
Mais quand je découvre l'envers du décor,
Ton monde s'écroule, mais j'ai refusé d'y croire,
J'ai fermé mes yeux pour ne pas voir.
Puis ma chute a fait très mal,
Encore aujourd’hui, je me demande pourquoi ?
Doux pays.......au gré de nos chemins
La plaine s'est habillée de blanc,
Faisant naître un silence troublant.
L'hiver a dépouillé les grands bois,
Les laissant tremblants aux abois.
Fantômes, ils s'endorment doucement,
Réchauffés par les rayons apaisants,
Le peintre caresse leurs courbures,
Comme le ferait la main la plus pure.
Il chemine complice d'une faune sauvage,
Il déposera quelques gouttes de noble pureté,
Diaprées de marron et de jaune orangé,
Exprimant avec passion un paysage.
L'artiste
Dans un silence croissant,
Son corps droit devant la toile,
Le peintre doucement dévoile, Ses rêves d'un monde éblouissant.
Émerveillé par une lumière,
Il lance un regard surpris,
L’image imprègne son esprit, Éclatante mais éphémère.
Il dépose une couleur violette,
Puis, du médium flamand,
Son couteau gourmand,
Viendra caresser sa palette.
Sa main guide sa lame usée,
Ses gestes élégants, harmonieux, Sèment des tons ambitieux, Sur la toile médusée.
Et peu à peu le bleu outremer,
Se marie au corail, naissent les nuances, Sans oublier les couleurs primaires, La précision de l'artiste s’élance.
Avec passion, avec son cœur,
Il guide son couteau et compose, Un arbre, une rivière, une fleur, Ne s'accordant aucune pause.
Il s’apaise l’œuvre achevée,
Contemple en tous sens,
Plaisir intense,
Ses amis pourront admirer.
La nuit devient un écrin de rêves
Qui orne l’âme d’un bijou de folie
Débute un long voyage sans trêve
Sur les sentiers bordés d’ancolies
Le chant du merle guidera mes pas
Vers les douces vallées ensoleillées
L’oiseau coureur montrera ses appas
Pour séduire la colombe ensommeillée
La biche se désaltère à la fontaine
L’eau douce, coule et entraîne ma peine
Vers le royaume secret des anges
Mon cœur s’envole avec les mésanges,
Le soleil offre ses premiers rayons,
J’aperçois virevolter les papillons
La lune s’éloigne, le jour se lève
Et je referme l’écrin de mes rêves.
Je suis Perfection
Je suis Première, Unique
Je suis d’une nature patiente, mon Amour,
Je suis patiente, disais-je, car je sais que pour vous
Pour NOUS, le DIX est perfection, car Premier.
Premier de tous les nombres, celui qui équivaut à « effacer » les chiffres, vos chiffres
Je suis celle que vous attendiez, celle qui vous fera oublier les petits, vos chiffres Je suis donc Première, Unique
Mon amour, vous êtes mon destin, ma voix, mon guide, car vous avez fait naître en moi des sensations violentes contre lesquelles je ne me bats plus
Moi Dix, unique je suis la voix !
Alors Amour, dites adieu à vos petits chiffres 9,8,7,6,5,4,3,2 et 1,
À eux tous, ils ne peuvent arriver à ma lumière !
Alors, Mon amour, chassez de mes pensées le spectre de vos chiffres
Faites-leur savoir que tenter une barricade entre vous et moi ne serait qu’aventure !
Ils devront se rendre à l’évidence qu’ils n’ont été qu’une épreuve pour arriver jusqu’à moi ;
Et si vous avez envie de me considérer comme un numéro
Dites-leur que sous le DIX, il n’y a que des sous-numéro !
Je sais que vous aimez la perfection, Ö mon Etoile. Alors, je suis perfection,
Je me nomme Perfection,
Mon âme sera à votre hauteur, noble, grande et lumineuse,
DIX, nombre parfait par excellence car premier de l’infini.
Il se distingue déjà par ses deux chiffres et par la qualité de celle qui le porte
MOI !
Quelques mots
Me noyer dans le bleu de vos yeux,
Si fier, beau comme un vrai Dieu
Rêver, imaginer sous un ciel bleuté,
Laissez-moi vous effleurer
Au pluriel, je ne sais pas aimer,
Une jolie excuse pour ma moralité,
Attention aux gaupes et leurs mots
Elles ont le don de les façonner en maux
Je chuchoterai mes pensées, à vos oreilles,
Et tant pis si la ligue des chastes se réveille,
Nous irons en enfer, dire merde à leur père,
Les rêves restent un voile entre ciel et terre
Qui pourra dire si c’était un joli rêve ou une belle histoire d’amour inavouable ?
Rachël Colinet Pioche
Douceur
Douceur des verts feuillages, le soleil pointe l'horizon.
Promenade en solitaire, j'entends le chant des oiseaux.
Jolies fleurs des bois, aux belles couleurs des saisons.
Marcher, oublier le temps, rêver que demain, il fera beau.
Douceur de la pluie sur mes joues, fraîcheur du matin.
Perles de rosée, sur les feuilles de tous les peupliers.
Quand le lierre entoure de tout son amour le pin.
De leur union, naîtront quelques pommes à ramasser.
Douceur d'un parfum aux senteurs du printemps espéré.
Écouter le bruit du ruisseau parsemé de petits rochers.
L'eau chante quand elle se marie aux branches des arbres.
M'asseoir à l'ombre d'un grand chêne et me sentir libre.
Douceur d'une verte pinède parfumée au suc de miel.
Mystérieux bois enchanté, je viens souvent y rêver.
Mes souvenirs d'amour reviennent me hanter.
Ils sont troublants comme un voile de brume entre terre et ciel.
Rachël Colinet-Pioche
Au pays de la sapience
Plume de soie, mets mon cœur en émoi
Mes pensées s'envolent jusqu'à toi.
Alors aide-moi à leur trouver de jolis mots.
Des mots qui savent effacer les maux.
Une musique douce envahit mon cœur.
Que je bois comme une douce liqueur
Je veux vivre au pays de la Sapience.
Et me dévoiler par excellence
Mes sens s'éveillent et entrent dans la danse.
Mon âme traverse la nuit dense.
Mon corps renaît, ondoie et suit le tempo.
Et c'est un festival de notes qui effleure ma peau.
Je rêve de m'endormir sur un tapis d'étoiles.
Où la passion fera tomber mon voile
L'amour s'écrit à l'encre d'or.
Et se lit avec le corps.
Rachël
Femme objet
Je suis une femme objet.
On me place dans un coin et je me tais.
Je suis au service de Monsieur et ça lui plaît.
Je ressemble à une babiole.
On ne me donne jamais la parole.
Chance, je ne prends pas la poussière
On me demande seulement de la faire.
C'est l'heure de la sieste, normal, il est fatigué, lui !
Moi, je fais la vaisselle et sans bruit
Je m'exécute, c'est un roi.
Le repos n'est pas pour moi.
Juste me taire, pour lui plaire
Monsieur veut aller au lit.
Désolée, je dois vous quitter.
Rachël Colinet Pioche
Des lendemains qui chantent est un recueil qui a permis de mettre des mots sur la maladie, apprendre la souffrance. La maladie est sournoise. Ne jamais oublier qu'à tout moment elle peut se réveiller.
Une symphonie de mots est mon deuxième recueil, je me suis amusée, je me suis moquée, savoir jouer avec les mots procure du plaisir, restez subtile permet de faire passer certains messages. Amour, amitié, colère.
La peinture au fil des saisons et un livre avec des peintures et dessins d'un artiste paysagiste de ma région. J'ai mis un an pour monter son livre, je devrais écrire notre livre , Soixante de mes poésies accompagnent ses oeuvres. Il y a des portes qui se trouvent sur notre chemin que nous devrions pas pousser. Mais nous le savons que lorsque nous sommes entrée. La sienne c'est refermée sur ma naïveté. C'est la vie, ma vie.
Tu es le gardien de toutes les tombes grises et sombres.
Elles n'ont pas de visite, elles sont dans la pénombre.
Tu fais peur, on dit même que tu portes malheur.
Ton regard nous fixe, on y voit le diable sans cœur
Dans la nuit tout est gris, mais pas toi.
Tes plumes noires brillent comme de la soie.
Toujours sur la défensive, on ne peut t'approcher
Secret et sournois, jamais tu ne te laisses caresser.
Sur les tombes, tu te déplaces sans bruit.
Pour mieux surprendre tes proies innocentes
Au loin, on entend sonner les cloches, il est minuit.
L'heure du crime, pauvre proie, c'est une mort lente
Que tu lui affliges, comme ton jouet, tu t'amuses
Serais-tu un fils du diable pour les faire souffrir ?
Tu es un bourreau, et dans le noir, tu ruses.
Toi le corbeau, ne crois pas que je vais te chérir…
Rachël Colinet-Pioche
À Mon père
Parce qu'avec toi, j'ai appris à écouter, à découvrir la nature et à l'aimer. J'entends encore tes mots.
Écoute le vent, sens l'odeur des fleurs,
Quand les oiseaux s'envolent, le goupil rôde.
Si tu entends le coucou, n'oublie jamais que c'est un voleur de nid et n'écoute pas ses histoires de vieilles femmes, même le sous en poche, tu ne seras pas plus riche que les autres années quand tu l'entendras à chaque printemps.
Dans la forêt, ce sont les odeurs qui éveillent nos sens, puis les couleurs.
Le bois craque, se lamente, il souffre, il pleure, certains arbres sont malades, meurent pour laisser leur place. Si les épines piquent, écorchent c'est pour protéger la terre. Tout près de la rivière qui frissonne, tu dois pouvoir reconnaître les empreintes des pas de sangliers, de biches comme je te l'ai appris.
Si tu arrêtes de marcher, le silence n'existe pas en forêt, tu ressentiras cette impression que quelqu’un ou quelque chose te guette. Dans la forêt tout est vivant, de la fourmi au cerf sans oublier les végétaux.
Les champignons sont comme les voisins, ce n'est pas parce qu'ils sont beaux qu'ils ne nous empoisonnent pas la vie. Nous marchions ensemble l'un à côté de l'autre sans se dire un mot, j'étais bien avec toi.
Tu me manques tellement. Ton plaisir était de partager ta passion pour la nature. Le fusil à l'épaule, une cartouchière à la ceinture vide, le gibier ne risquait rien avec toi. Tu rentrais bredouille comme on dit par chez nous, mais riche de toutes les belles choses qu'offre la nature.
Rachël Colinet-Pioche
L'artiste
Une toile blanche sur le chevalet,
L'artiste médite et imagine en secret,
Les plus belles et nobles couleurs,
Qu'il déposera tout en douceur,
Son couteau glisse des reflets,
Et donne déjà un premier aspect,
Un ruisseau commence à onduler
Symbole de la vie et de la liberté,
Les montagnes sont courtisées,µ
Par un soleil en habit d'automne,
Au fil des heures sa toile étonne,
On la découvre dans une robe nacrée
Sa main exécute l'ultime danse,
Elle applique les dernières nuances
Une nature est née sur la toile,
Unique et raffinée, elle se dévoile.
Racël-Colinet-Pioche
À toi maître de la poésie
À toi, Maître de la poésie, magicien des mots
Dans un message d'amitié, s'enfuient nos maux.
Ta plume d'or nous écrit une lettre d'amour.
Nos cœurs partent à la dérivent jusqu'au petit jour.
Demain, nous voyagerons sur tes plaines fleuries.
Un parfum exotique viendra embaumer nos vies.
C'est une belle ballade que toi seul sais nous offrir.
Tes poèmes sont des fleurs que l'âme peu cueillir.
Soucieux du bonheur des autres, tu restes mystérieux.
Ton crayon à la main, poète, tu es bien silencieux
Tu nous contes l'histoire de la terre de tes ancêtres.
Enchanteur et rêveur, pour nous, tu sais l'être
Moi, qui ne suis que le pauvre rimailleur, aujourd'hui
Je t'offre ces quelques rimes cachées dans un étui.
Un étui brodé avec les couleurs du bonheur
Les mots prennent valeur quand ils sont écrits avec l'encre du cœur.
Rachël Colinet-Pioche
Libertine
Je connais les hommes et leur charme.
Tous les mots qui les enflamment
Mon cœur sait se faire désirer.
Frémissante et parfumée
J'entends murmurer vos désirs.
Mes mains brûleront votre chair.
Le temps d'un éclair
Je vous ferai mourir sur un baiser.
Sans jamais donner mon âme
Sans jamais verser de larmes
Corps serré, cœur glacé
Plaisir volé, plaisir osé
Je sais où vous rencontrer.
Amant d'un jour perdu dans l'éternité
Éternellement seul, pourtant marié
Libertine, je sais vous faire rêver.