Marcel Quinet a participé aux Prix de Rome de 1941, 1943 et 1945. Ces Prix, qui visent l'écriture d'une œuvre lyrique (cantate), sont ouverts à six candidats de maximum trente ans. Après trois jours d'épreuves éliminatoires, les personnes qualifiées ont trente jours pour l'épreuve finale. Dès lors que les participants commencent le concours, ils sont isolés du monde et ne peuvent sortir que sous des conditions très strictes.
Le Prix de Rome de 1941 (manuscrits disponibles à la bibliothèque du Conservatoire royal de Bruxelles; CR-F-0002, CR-F-0166, CR-F-0167) n'aboutit à aucune reconnaissance pour Marcel Quinet, malgré l'indignation de ses professeurs Léon Jongen (CR-F-0200/6) et Jean Absil (CR-F-0200/7) et les lettres de sympathie de Pierre Froidebise (CR-F-0200/8, CR-F-0200/9, CR-F-0200/10).
Le Prix de Rome de 1943 sera documenté par une correspondance abondante avec sa fiancée, Jacqueline Rongy (CR-F-0183/2 à CR-F-0183/43). C'est durant ce Prix qu'il écrira Ulysse et les Sirènes (CR-F-0001) conformément au thème imposé cette année-là. Cette fois, il recevra un Second Prix (CR-F-0197/46) comme Pierre Froidebise et Victor Legley.
Le Prix de Rome de 1945 demande une composition sur le thème de La Vague et le Sillon. Marcel Quinet continue d'écrire à Jacqueline Rongy, désormais sa femme, mais la quantité de lettres est moins importante (CR-F-0183/44 à CR-F-0183/51). Cette fois-ci, il obtient le Premier Prix (CR-F-0197/46), et un article décrit sa victoire (CR-F-0184/37).