Maintenant encore, déclare l'Eternel, revenez à moi de tout votre cœur, avec des jeûnes, avec des pleurs et des lamentations. Joël 2.12
Ce rassemblement s’adresse à toutes celles et ceux qui portent notre pays dans leur cœur et qui croient à la puissance de la prière.
Venez seul, en famille, avec votre Église, votre groupe de prière ou une délégation de votre commune.
Il y a 550 ans, les Confédérés se sont mis à genoux avant d’affronter l’épreuve.
Nos pères ont prié. Aujourd’hui, c’est à notre génération de se lever, parce que quand un peuple prie, l’histoire peut changer.
13 h 30 – Rendez-vous à la Grande Salle de Concise.
Parking gratuit directement à proximité
Un premier temps de rassemblement et de louange aura lieu dans la salle.
Nous nous déplacerons ensuite ensemble jusqu’au lieu historique de la bataille de Grandson. Un temps de prière spécifique y sera organisé à l’endroit même où les Confédérés se sont agenouillés il y a 550 ans pour implorer le secours de Dieu.
Les porteurs de drapeau sont invités à venir avec la bannière de leur commune.
La manifestation se terminera vers 16 h.
Il y a 550 ans, face à l’armée redoutable de Charles le Téméraire, les Confédérés se sont mis à genoux.
Avant de combattre, ils ont prié. Ils ont imploré le secours du Dieu tout-puissant, conscients que leur courage et leurs armes ne suffiraient pas. Leur geste témoignait d’une conviction profonde : rien ne peut être véritablement gagné sans s’en remettre à Dieu.
Le 2 mars 1476, la bataille de Grandson marqua durablement l’histoire de la Confédération. Bien plus qu’un simple affrontement militaire, ce lieu nous rappelle que les batailles se jouent à la fois sur le terrain visible et dans les lieux célestes.
Le Jeûne fédéral plonge ses racines dans une ancienne tradition suisse. Lorsque notre pays traversait des temps de guerre, de division, d’épidémie ou d’incertitude, les autorités appelaient la population à mettre ses activités de côté pour se tourner vers Dieu.
Ces journées étaient consacrées à la prière, au jeûne, à la repentance et à l’action de grâce.
Nos pères reconnaissaient ainsi qu’une nation ne vit pas uniquement de sa force, de sa prospérité ou de la sagesse de ses dirigeants. Ils savaient que la paix, la liberté et l’avenir d’un peuple demeurent entre les mains de Dieu.
Chaque année depuis 1832, le Jeûne fédéral est officiellement proclamé par les autorités comme un jour de reconnaissance, de repentance et de prière. Il demeure un appel toujours actuel à nous humilier, à examiner nos voies et à rechercher ensemble la présence et la volonté de Dieu.
Notre pays connaît la paix, la liberté et une grande prospérité. Pourtant, derrière cette stabilité apparente, les fondements spirituels, moraux et sociaux de notre société sont profondément ébranlés.
Les divisions augmentent. Les repères s’effacent. Les pressions extérieures s’intensifient. La peur, l’individualisme et l’indifférence gagnent du terrain. Beaucoup placent leur confiance dans les institutions, la technologie, l’économie ou la puissance humaine, tandis que Dieu est progressivement écarté de la vie collective.Face à cette situation, nous ne voulons ni céder au découragement ni rester spectateurs.
Nous voulons prendre au sérieux l’appel à prier pour notre pays.
Non pour célébrer avec nostalgie la Suisse d’autrefois, mais pour rechercher Dieu aujourd’hui. Non pour défendre seulement nos intérêts ou notre confort, mais pour demander sa miséricorde, son pardon et sa direction pour notre peuple.
L’avenir de la Suisse ne se joue pas seulement dans les urnes, les parlements ou les lieux de pouvoir. Il se joue aussi lorsque des hommes et des femmes choisissent de se tenir humblement devant Dieu.
Grandson 1476–2026 : nous mettre à genoux à notre tour
À l’occasion du 550e anniversaire de la bataille de Grandson, nous nous rassemblerons sur les terres mêmes où les Confédérés ont prié avant l’affrontement.
Là où nos pères se sont agenouillés pour implorer Dieu, nous voulons à notre tour prier pour la Suisse, ses autorités, ses habitants, ses Églises et les générations futures.
Nous ne venons pas glorifier une bataille ni idéaliser le passé. Nous venons nous souvenir de cette vérité essentielle : un peuple qui oublie Dieu finit par placer sa confiance dans ses seules forces.
Cette journée sera un temps de louange, de repentance, d’intercession et d’espérance.