Depuis les années 1960, le nombre de gravières a fortement augmenté en lien avec le développement urbain et l’essor du secteur de la construction
Créées artificiellement pour l’extraction de matériaux, ces gravières peuvent être encore en activité ou entrer dans une phase de reconversion après exploitation
Après leur exploitation, ces sites connaissent des trajectoires variées : certaines gravières sont réaménagées en zones de loisirs (activités nautiques, pêche, promenade), d’autres sont exploitées pour des projets privés comme l’installation de centrales photovoltaïques flottantes
Plus récemment, certains projets d’aménagement urbain ont conduit au remblaiement de plusieurs gravières, illustrant la transformation rapide de ces milieux
Malgré leur origine artificielle, les gravières peuvent évoluer en véritables écosystèmes
Elles développent des caractéristiques physico-chimiques et biologiques propres, et peuvent servir de refuges temporaires pour certaines espèces, notamment les oiseaux migrateurs
Leur évolution dans le temps représente donc un fort intérêt scientifique
La commanditaire du projet est Stéphanie Boulêtreau, ingénieure de recherche au sein de l’équipe CIRCE (Écologie des Communautés : Interactions, Résilience et Contraintes)
Elle et son équipe assurent le suivi des gravières dans le cadre du programme labellisé « Suivi à long terme de la biodiversité SEE-LIFE » du CNRS
Depuis plus de dix ans, l’équipe CIRCE collecte régulièrement des données sur une vingtaine de gravières : paramètres physico-chimiques, structure des communautés biologiques et certains processus fonctionnels
Ces données constituent la base du projet