InterKooperation Pays Basque des Circuits Courts Collectifs
InterKooperation Pays Basque des Circuits Courts Collectifs
Les circuits courts collectifs
acteurs de la coopération
en Pays Basque
Définition : Le concept de circuit court repose sur la limitation des intermédiaires entre celui qui offre et celui qui demande.
Le Pays Basque connaît depuis longtemps un foisonnement d’initiatives collectives se basant sur ce principe, et pas seulement dans le domaine agro-alimentaire. HERRIKOA, les CLEFE créés en Pays Basque à l’initiative de l’association HEMEN, les CLEJ de Soule et de Basse Navarre correspondent à des initiatives de circuits courts financiers. I-ENER, ETXALDE investissent respectivement l’énergie et le logement. Les AMAP et les coopératives de consommateurs fonctionnant sur le principe participatif telles que OTSOKOP, LARRUNKOOP, HENDAIAKOOP, s’engagent dans l’agro-alimentaire aux côtés de l’ensemble des initiatives collectives du monde paysan pour développer les circuits de proximité.
Le circuit court collectif devient ainsi un moyen au service du renouveau des dynamiques de coopération, historiquement inscrites dans la sociologie du Pays Basque.
Il y introduit des préoccupations de transformation sociale, essentiellement autour de deux champs d’actions :
La transition écologique, et ses enjeux liés au changement climatique, à la raréfaction des ressources, à la perte accélérée de la biodiversité et à la multiplication des risques sanitaires environnementaux,
La mise en place de “nouveaux services publics” porteurs d’une quête d’un meilleur vivre-ensemble.
Plus qu’économique, la valeur ajoutée recherchée est avant tout sociale.
Or, malgré le nombre d’initiatives et la diversité des dynamiques abordées, nous constatons que leur impact global reste encore limité tant par le nombre de personnes participant à ces mouvements, rapporté à la population du Pays Basque, comme par leur capacité à participer à la gouvernance du territoire et à peser sur les décisions à prendre pour engager le Pays Basque dans la nécessaire transition territoriale que nous imposent les enjeux climatiques et sociaux.
L’indispensable intercoopération face au défi écologique et social
"Tout le défi de ces initiatives consiste à dépasser l’échelle des micro-expériences pour faire système, voire écosystème, et influer sur la façon de penser et de pratiquer la transition territoriale.” Xabier ITÇAINA sociologue
Pour IKPB-158, l’intercoopération est le moyen essentiel pour « faire écosystème ». Elle se conçoit comme le fait de travailler entre structures motivées pour co-opérer ensemble, c’est à dire travailler ensemble de manière volontaire, non contractuelle, non conflictuelle et non concurrentielle.
L’intercoopération se vit à plusieurs niveaux :
Au niveau des personnes : dans leur volonté d’agir ensemble à l’échelle locale pour porter des projets s’inscrivant dans une logique de circuits courts,
Au niveau des collectifs ayant un rôle identique à l’échelle locale, souhaitant agir ensemble pour créer ou consolider leurs activités respectives,
Au niveau de collectifs de natures différentes, pour réaliser en commun, échanger des expériences, des bonnes pratiques, etc.
Chaque structure, chaque citoyen, décide ou non de sa participation à l’action d’inter-coopération projetée. C’est pourquoi le projet d’IKPB-158 cherche à favoriser l’inter-relation plutôt que la création d’une superstructure.
Les 3 axes de travail pour IKPB-158 :
Renforcer des structures qui participent aux actions d’intercoopération,
Favoriser l’émergence de nouveaux collectifs
Accompagner les collectifs qui bénéficieront de l’expérience capitalisée pour fonder plus solidement les bases de leur développement.