L’intention brute
Je ne suis pas là pour documenter le quotidien ni pour faire de la photo tiède. Mon but est de provoquer un questionnement, une réaction brute.
Ancien modèle, j'ai passé des années à prêter mon corps au regard des autres. De cette expérience, j'ai gardé une obsession absolue pour la présence, la mise en scène et la vérité d'une silhouette.
Un chaos assumé
Je refuse de me laisser enfermer dans une catégorie ou de répéter indéfiniment la même recette : la répétition m'ennuie profondément. Mon travail navigue à l'instinct et sans compromis, explorant différents terrains de jeu avec une liberté totale.
Le corps comme langage
Une exploration intime, sensuelle, parfois poétique ou franchement absurde. Je cherche la puissance et la vulnérabilité de mes modèles en sculptant la peau et les textures sous des éclairages dramatiques, des ambiances néon ou des contrastes marqués.
L'espace et l'instant
En parallèle, je m'aventure hors du studio. De la solitude urbaine des villes aux atmosphères brutes des paysages naturels traversés en voyage, je traque la géométrie graphique des lieux, l'immensité et l'instant suspendu.
Ma démarche : Deux fils conducteurs
Peu importe le grand écart entre mes sujets, deux obsessions unifient ce chaos apparent et signent mon identité visuelle :
La théâtralité : Fan ultime de cinéma, je ne cherche pas à capter le réel, je le mets en scène. Chaque image est pensée comme un plan de film, une fiction suspendue où la narration naît d'une attitude, d'un décor graphique ou d'un détail absurde.
L’obsession de la couleur : C’est la chromie qui sculpte mes contrastes. Qu’elles soient saturées et électriques sous les néons de studio, ou baignées d'une lumière naturelle rasante en extérieur, mes couleurs n'accompagnent pas le sujet : elles le racontent.
Je ne cherche pas à montrer le monde. Je l'interprète.