Le iaidō s’adresse à des personnes qui recherchent autre chose qu’un sport.
Il ne s’agit ni de compétition, ni de performance physique, mais d’un travail de fond, progressif, où chaque pratiquant avance à son rythme.
Aucune connaissance préalable des arts martiaux n’est nécessaire.
La pratique commence par l’apprentissage des bases, dans un cadre structuré et respectueux.
Le iaidō s’adresse à celles et ceux qui cherchent une pratique martiale différente.
Ici, il n’y a ni opposition directe, ni compétition, ni recherche de performance sportive.
La pratique du iaidō repose sur un travail lent, précis et répété, où chaque geste est exécuté avec attention. Le progrès ne se mesure pas en résultats immédiats, mais dans la capacité à corriger, ajuster et approfondir sa pratique au fil du temps.
Beaucoup de pratiquants viennent au iaidō pour :
retrouver une forme de calme et de concentration,
travailler la posture et la respiration,
s’inscrire dans une discipline exigeante mais accessible.
Le iaidō n’exige ni force particulière, ni condition physique spécifique.
Il demande avant tout de la régularité, de la patience et de la sincérité dans l’engagement.
Dans la tradition japonaise, le terme dō signifie « voie ». Il ne désigne pas un objectif à atteindre ni un résultat mesurable, mais un chemin de pratique qui se construit dans la durée. Entrer dans une voie, c’est accepter que l’apprentissage ne se fasse ni rapidement ni de manière linéaire, mais par une progression lente, faite de répétitions, de remises en question et d’ajustements constants.
Pratiquer le iaidō, c’est s’engager dans ce temps long. Les mêmes formes sont répétées des centaines de fois, parfois pendant des années, non pas pour les mémoriser mécaniquement, mais pour en approfondir le sens. À mesure que la technique s’affine, l’attention se déplace vers la posture, la respiration, le rythme et l’intention qui précède le geste. Les progrès sont souvent discrets, parfois invisibles à court terme, mais ils s’inscrivent durablement dans le corps et l’esprit.
Cette manière de pratiquer demande de la patience et de l’humilité. Elle invite à accepter l’incomplétude, à reconnaître que la voie ne se termine jamais vraiment. C’est précisément cette exigence, faite de régularité, de sincérité et de respect de la tradition, qui constitue le cœur du budō et en fait toute la richesse.
Le iaidō(居合道) est un art martial japonais traditionnel consacré à l’étude du dégainé et de l’usage du sabre japonais, le katana. Il trouve son origine dans les écoles de sabre développées à partir de la fin du XVIᵉ siècle, à une époque où le sabre faisait partie intégrante de la vie des guerriers japonais.
Contrairement à d’autres disciplines martiales, le iaidō ne se pratique pas face à un adversaire réel. La pratique repose sur l’exécution de kata, formes codifiées qui représentent des situations de combat. Chaque kata est exécuté seul, mais avec un adversaire clairement présent dans l’intention du pratiquant.
À travers ces formes, le iaidō enseigne des principes fondamentaux : la posture correcte du corps, la gestion du temps et de la distance, la précision du mouvement et la continuité entre l’intention et l’action. Le dégainé, la coupe, le contrôle du sabre et le rengainé sont indissociables et forment un ensemble cohérent.
Si la majorité de l’entraînement se fait de manière individuelle à travers les kata, certaines formes de travail peuvent également se pratiquer à deux, afin d’approfondir la compréhension de la distance, du rythme et de l’intention. Ces exercices permettent de confronter la justesse du geste à une présence réelle, tout en restant dans un cadre codifié et sécurisé.
Le sabre devient ainsi un outil d’étude du corps et de l’esprit. La répétition des kata, seuls ou à deux, permet de développer la stabilité, la concentration et la capacité à rester disponible, quelles que soient les circonstances. C’est cette approche qui distingue le iaidō d’une simple pratique technique et en fait une véritable discipline du budō.
Aujourd’hui, la pratique du iaidō est structurée au Japon par la Zen Nippon Kendō Renmei (ZNKR), fédération chargée d’organiser et de transmettre les disciplines liées au sabre japonais. Dans un contexte où les lieux de pratique et les écoles sont nombreux, ce cadre permet d’assurer une cohérence d’enseignement et une compréhension commune des principes fondamentaux. La ZNKR a ainsi établi une série de kata partagés, appelés seitei iai, qui constituent une base de travail commune, indépendante des écoles traditionnelles.
Kyoto Taikai 2017 - les 12 kata du ZNKR - Kusama Sensei
Kata au sol
Mae 前
Ushiro 後
Ukenagashi 受流し
Tsukaate 柄当て
Kata debout
Kesagiri 袈裟切り
Morotezuki 諸手突き
Sanpōgiri 三方切り
Ganmenate 顔面当て
Soetezuki 添手突き
Shihōgiri 四方切り
Sōgiri 総切り
Nukiuchi 抜打ち
Les kata ne cherchent pas à se substituer aux enseignements anciens, mais à offrir un socle pédagogique clair et progressif. Ils permettent aux pratiquants de construire des bases solides, tant sur le plan technique que dans l’attitude et le respect du rituel. Au sein du SEMJJ, cet enseignement joue un rôle structurant : il donne les repères nécessaires pour approfondir ensuite la pratique du sabre japonais et aborder, dans la continuité et sans rupture, l’étude des écoles anciennes (koryū), dont fait partie le Tamiya Ryū.
Les douze kata du Seitei Iai, établis en 1968 par des représentants de différentes écoles anciennes (koryū), constituent une synthèse moderne des principes fondamentaux du iaidō. Ils offrent un cadre commun et accessible, mais ne sauraient à eux seuls rendre compte de la richesse historique et technique des traditions anciennes. Pour retrouver les racines profondes de cet art martial, il est nécessaire de s’inscrire dans l’étude d’un koryū, une école ancienne transmise de génération en génération.
L’école pratiquée au sein de la section Iaido du SEMJJ est le Tamiya Ryū, l’une des plus anciennes écoles de sabre du Japon. Elle a été fondée à la fin du XVIᵉ siècle par Tamiya Heibei Narimasa, lui-même élève de Hayashizaki Jinsuke Shigenobu, figure traditionnellement considérée comme le fondateur de l’iaijutsu. Le Tamiya Ryū s’inscrit ainsi directement dans les origines historiques du travail du dégainé.
Au fil des siècles, l’enseignement du Tamiya Ryū s’est transmis jusqu’à la forme connue sous le nom de Tamiya Shinken Ryū, portée par le dernier maître de l’école, Tsumaki Seirin, décédé en 2007. À sa disparition, deux courants de transmission ont émergé, dont celui de Fukui Seiichi, 8ᵉ dan Hanshi, principal élève de Tsumaki Seirin.
C’est ce courant, connu sous le nom de Fukui-ha, enrichi par les travaux d’une société de recherche sur les techniques de kobudō, qui a été introduit en Europe. Le représentant de cette transmission européenne est Patrik Demuynk sensei, 7ᵉ dan Renshi, en Belgique. Son rôle s’inscrit dans la continuité directe de cette lignée, sans rupture ni adaptation extérieure à l’esprit de l’école.
À la suite du décès de Fukui Seiichi sensei en 2016, la mission de transmission du Tamiya Ryū en Europe a été confiée à Katsumata Kenichi sensei, 8ᵉ dan Kyōshi et aujourd'hui par Suzuki Sensei. Celui-ci se rend régulièrement en Belgique afin d’assurer stages et enseignement, garantissant la continuité et la cohérence de la tradition.
Les cours au SEMJJ sont assurés par Vincent ZASIADCZYK.
L’enseignement du Tamiya Ryū repose sur un corpus structuré de kata, organisés en plusieurs niveaux :
Omote no Maki (Shoden – enseignement initial) : 11 kata
Okugishu (Chūden – transmission intermédiaire) : 11 kata
Koran no Maki (Okuden – transmission profonde) : 17 kata
Cet ensemble est complété par une série spécifique de 10 kata Tachi Tai, pratiqués à deux avec bokutō (sabre en bois), permettant un travail de confrontation codifiée et approfondie.
Le sanctuaire d’Hakone, situé sur l’ancienne route du Tōkaidō, au bord du lac Ashi (préfecture de Kanagawa), abrite un lieu emblématique de la pratique du Tamiya Ryū. Katsumata Kenichi Sensei y est responsable de la section iaidō de la ville voisine d’Odawara, inscrivant l’enseignement de l’école dans un cadre à la fois historique, culturel et vivant.
La pratique du Tamiya Ryū au sein du SEMJJ s’inscrit dans cette continuité : une transmission rigoureuse, ancrée historiquement, et tournée vers une compréhension profonde du iaidō tel qu’il a été transmis à travers les siècles.
La pratique du iaidō nécessite un équipement spécifique, à la fois sobre et fonctionnel. Celui-ci évolue progressivement avec l’expérience du pratiquant, sans précipitation. Aucun investissement important n’est requis pour débuter.
La tenue traditionnelle de iaidō est composée de plusieurs éléments :
une sous-veste blanche, appelée juban ou shitagi,
un ensemble veste (uwagi) et hakama, pantalon traditionnel plissé,
un obi, ceinture longue d’environ quatre mètres, indispensable au bon maintien du sabre.
L’ensemble veste, hakama et ceinture doit être de couleur uniforme, le plus souvent noir, mais le blanc est également admis. La sobriété de la tenue fait partie intégrante de l’esprit de la pratique.
Les pratiquants de kendō peuvent, durant les premièrs mois, pratiquer le iaidō avec leur tenue habituelle, sans nécessité de changement immédiat.
Le débutant commence la pratique avec un bokutō, sabre en bois.
Cet outil reste présent tout au long de la progression, y compris aux grades avancés.
Il s’agit du même bokutō que celui utilisé en kendō, auquel sont ajoutés :
une saya (fourreau),
un sageo, cordon permettant de fixer la saya à la ceinture.
Une fois les bases techniques acquises, le pratiquant s’entraîne avec un iaitō (sabre pour le iaidō), qui n’est pas tranchant. L’iaitō permet un travail plus précis du dégainé et du contrôle du sabre, en toute sécurité.
À partir du 5ᵉ dan, il est possible d’investir dans un shinken (véritable lame), qui est alors tranchant. Bien que l’achat et la possession d’un sabre tranchant soient libres, son utilisation en cours et en stage est strictement soumise à l’autorisation de l’enseignant principal, dans un souci de sécurité et de respect de la pratique.
Le SEMJJ – Sud Est Manceau Judo Jujitsu, basé à Changé (72), est une association affiliée à la Fédération Française de Judo et Disciplines Associées (FFJDA). Il propose l’enseignement de disciplines martiales japonaises dans un cadre associatif structuré, reconnu et durable.
3eme Dan
Compétition et ZNKR iai
3eme Dan
ZNKR iai et Tamiya Ryu (référent Sarthe)
Horaire 20h - 21h30
Lieu Gymnase de l'Auneau
29-15 Rue Louise Michel
72560 Changé
Horaire 11h - 12h30
Lieu Dojo Budokaï
29-15 Rue Louise Michel
72560 Changé
Horaire 10h - 11h
Lieu Dojo Budokaï
29-15 Rue Louise Michel
72560 Changé