Lors d'un examen locomoteur, notre but est d'obtenir une vision complète du cheval à un instant T, à la fois :
Physique : état général, musculature, asymétries, ferrure et aplomb, palpation des tendons, articulations et ligaments.
Et dynamique : locomotion du cheval, mais aussi attitude, signes de douleur ou de gêne.
Il peut être réalisé :
Quand le cheval présente une boiterie ou une contre-performance. Dans ce cas nous pouvons aussi être amenées à regarder le cheval monté dans les conditions où les problèmes apparaissent, afin de déterminer s'ils sont d'origine locomoteurs ou médicaux.
Soit une à deux fois par an dans le cadre du suivi sportif du cheval. L'intérêt est de détecter précocement des anomalies discrètes du physique ou de la locomotion, avant l'apparition de lésions. Il peut aussi être réalisé avant de grosses échéances ou l'évolution du cheval vers un niveau supérieur.
La radiographie est l'examen complémentaire de choix pour la visualisation des os et articulations du cheval.
Nous l'utilisons couramment :
Dans l'examen des boiteries : pour évaluer la présence de lésions osseuses, après avoir localisé le site de la boiterie par anesthésies étagées.
Pour l'examen de dépistage radiographique des jeunes chevaux : il est recommandé à partir de 2 ans pour les chevaux destinés à une activité sportive, afin de dépister précocement la présence de lésions juvéniles (ostéochondrose) pouvant être responsables de boiterie à long terme.
Pour l'examen de visite d'achat : afin de connaitre l'état ostéo-articulaire du cheval.
En médecine interne : nous utilisons aussi la radiographie pour explorer le thorax du cheval (lésions pulmonaires) et dans l'exploration de certaines pathologies du poulain.
L'échographie de l'appareil locomoteur permet d'évaluer :
L'intégrité des tissus mous : tendons, ligaments, et muscles. Elle est donc utilisée pour le diagnostic des lésions des tissus mous, mais également dans le suivi de la cicatrisation, puisque les lésions des tendons et ligaments ont une réparation très longue, et un suivi rigoureux est nécessaire afin d'adapter périodiquement le protocole de rééducation.
La surface des os : l'échographie est plus sensible que la radiographie pour évaluer la surface des os, puisqu'elle permet d'évaluer l'état du cartilage, de mieux apprécier l'étendue de l'arthrose ou de certaines lésions osseuses sous-chondrales.