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Chapitre 1
La rencontre.
La vie n’est pas un conte de fée, il nous arrive à tous de rêver devant une histoire, certains verseront quelques larmes. Quoi de plus beau que de laisser ses émotions nous submerger devant une histoire qui nous émeut.
Lui était originaire d’alsace quant à son épouse elle était native du nord de la France.
Ils se sont rencontrés par le plus grand des hasards à Pont l’Evêque, petit village qui se situe aux alentours de Noyon. Ce jour-là, l’un comme l’autre cherchait leur chemin pourtant sans le savoir ils s’étaient arrêtés au même endroit. Il y avait dans ce petit village une fête foraine, sur place deux manèges et une boutique de confiserie avaient pris place à côté d’un stade. Clara et Franck s’étaient tous deux arrêtés à quelques mètres afin de demander leur chemin. Le destin s’était montré cruel pour Clara car celle-ci s’aperçu en sortant de son automobile que le pneu arrière montrait des signes d’une grande fatigue.
Franck n’était pas un gentleman et surtout il ne ressentait pas l’envie et n’avait pas d’intérêt à venir en aide aux personnes qu’il pouvait croiser. Il aperçut brièvement une jeune femme qui regardait sa roue dégonflée, sur son visage un air dédaigneux, plus une pointe de satisfaction de ne pas avoir à se salir les mains.
Il reprit son chemin en direction de la fête foraine.
En quelques minutes il avait fait le tour, pourtant il s’était arrêté à la boutique de confiserie.
Un forain lui avait indiqué son chemin pour se rendre à Compiègne, il partit en direction de sa voiture. Le vent picard est parfois malicieux, ce jour il était bien décidé à caresser les fessiers de ces demoiselles.
Franck allait monter dans sa voiture lorsque le vent en pleine ardeur souleva la jupe de cette inconnue qui changeait sa roue avec une grande dextérité. Devant ce que dame nature lui offrait ce jour-là, et surtout pas rapport à ce qu’il venait d’apercevoir, il lui proposa son aide. Le vent lui avait sûrement ouvert les yeux ! Non, plutôt le dessous de la jupe avait réveillé ses hormones !
-Bonjour, puis-je vous aider, dit Franck.
-Bien-sûr, prend cela et revisse la roue, dit-elle en lui lançant la clé.
Le vent avait alerté quelques hommes qui avaient assisté au spectacle, alors d’un coup ils décidèrent de lui venir en aide. Clara, quant à elle, était assez énervée du fait de s’être trompée de route et de surcroît de devoir changer sa roue. Elle n’avait pas prêté attention que sa jupe se soit levée. Certes, elle avait senti l’air frais de la Picardie qui avait rendu visite à son anatomie, mais au regard médusé des hommes elle n’avait pas prêté attention.
Franck serra la roue avec ardeur, il se trouvait à genoux, sa tête était à la hauteur du postérieur de Clara. Ce vent picard étant farceur, Franck espérait à ce moment qu’il réitère son action. Une fois qu’il eut fini, il remit la roue ainsi que la clé dans le coffre. Clara allait reprendre son chemin quand Franck lui proposa un verre afin de se remettre de cette aventure.
Elle accepta et c’est dans un bar à Ribécourt que Clara et Franck échangèrent leurs numéros de téléphone. Clara était une jeune femme de vingt-deux ans. Elle était fine avec des yeux verts, elle était chef de cuisine dans un restaurant à Lille. Pourtant, ce jour elle devait se rendre à Compiègne afin de préparer un certain concours réservé pour cette profession.
C’est en toute quiétude qu’elle expliqua à Franck son extravagance en cuisine.
Devant le sourire de Franck, elle se sentit offusquée car celui-ci avait interprété un mot au sens où ses fantasmes lubriques lui faisaient imaginer une certaine scène.
Indignée, offusquée elle continua à parler de sa passion. Et ce fut Franck qui expliqua d’où il venait. Il était à la recherche d’un emploi, ses études pour devenir maître d’hôtel l’avaient conduit à aimer ce métier. Il avait eu un rendez-vous ce matin mais cela ne s’était pas très bien passé. Le responsable ne voyait pas en Franck un grand potentiel. Franck n’était pas pointilleux et le responsable s’en était vite rendu compte.
De ce fait, il espérait faire le tour des grands restaurants de la région afin de proposer sa candidature.
-Cela n’est pas un souci, mon charisme et pragmatisme font de moi le candidat idéal pour ces petites villes, dit-il.
- Tu penses que ce sont des ploucs, et que grâce à toi leur clientèle va se multiplier ? dit Clara.
-Je ne voulais pas dire cela. Pour tout te dire tu m’as perturbé, ta beauté et ta grâce, tes yeux, ton corps, ton parfum et ta petite culotte, laisse-t-il échapper.
-Ma petite culotte… tu peux développer ? dit-elle.
-Tout à l’heure le vent a soulevé ta jupe et je l’ai vue, dit-il.
-Alors tu m’as invité, plutôt tu as pensé que toi et ma culotte vous pourriez vous entendre, dit-elle.
-Je ne dirais pas vraiment cela car je ne peux pas dire avec certitude la couleur ni même si tu en portes vraiment une.
Franck était un jeune homme de vingt-cinq ans, brun à l’allure sportive. Tout en conversant, Clara se rendit compte qu’il se croyait supérieur aux femmes et il le faisait bien ressentir dans son comportement. Il avait choisi ce métier afin d’être le chef et de commander les serveuses. Pourtant il n’avait jamais imaginé que le chef d’une cuisine pourrait être une femme. Il avait travaillé pendant trois mois dans un grand palace mais son attitude hautaine et ses gestes étaient déplacés à l’égard du personnel féminin. Son patron lui avait conseillé de changer de métier car son comportement indigne et son manque de courage à accomplir sa tâche n’était pas acceptable dans cet établissement.
Franck rendit sa veste sans comprendre vraiment. Pour lui, son attitude était en adéquation avec son métier. Il disait même à ses camarades : les cuisiniers picorent dans les plats, moi je picore sous les jupes des filles.
Après deux heures, Clara compris qu’il n’avait qu’une idée en tête : lever sa jupe afin de mettre sa saucisse au four. Cette idée ne l’enchantait aucunement, Clara ne recherchait ni une aventure, ni le grand amour. Son envie était sa cuisine, créer de nouvelles recettes, s’inspirer des plus grands chefs de la gastronomie.
-Franck, merci pour ce verre, notre discussion fut très constructive, mais j’ai de la route, dit-elle.
-On pourrait manger ensemble et aller danser, dit-il.
-Je ne coucherai pas avec toi alors économise ta salive et ton argent. J’ai un métier très prenant et un restaurant à faire tourner. Tu as vu mon arrière-train, alors ferme les yeux et imagine et ta main fera le reste, dit-elle.
-Bien, alors je peux t’appeler ? Je pourrais un jour passer te voir. Je parle d’une relation platonique, dit-il.
-Tu peux toujours appeler, je suis en cuisine depuis très peu de temps. J’ai la chance de travailler avec une personne qui m’a fait confiance et qui me permet d’aller passer quelques jours par mois avec des grands chefs. Alors comprends-moi, avoir une relation n’est pas envisageable pour le moment.
Un jour, j’ouvrirai peut-être un restaurant, mais mon but premier est de créer de nouvelles recettes. Alors soyons amis, dit-elle.
Franck comprit à ce moment-là qu’il n’allait revoir cette fabuleuse image offerte par le vent dans ce petit village perdu de cette Picardie.
Ils reprirent leurs automobiles et partirent dans la même direction. C’est à Compiègne que les véhicules se quittèrent vraiment. Clara prit l’autoroute direction Lille, quand à Franck Compiègne centre-ville.
Franck était dans ses pensées : il avait oublié de lui demander dans quel restaurant elle travaillait. Clara était parfaite, gentille, douce, pleine d’ambition, courageuse et tenace. Son sourire illuminait son visage, ses yeux verts en forme d’amande et son regard pénétrant donnaient l’impression d’être absorbé. Lorsque la lumière du soleil caressait ses cheveux blonds, on voyait un champ de blé par grand soleil. Elle avait des lèvres avec un arc arrondi ou de cœur car après l’avoir contemplé Clara était partie.
Les mois passèrent, Clara était toujours aussi motivée à créer de nouveaux plats. Elle se préparait au concours du meilleur ouvrier de France. Elle avait cuisiné avec quelques grands chefs, elle avait retenu de certains leur rigueur à gérer le restaurant. Certains chefs ne sont pas que des grands cuisiniers. Ils gèrent aussi leur restaurant. D’autres courent et ne vivent que pour leurs étoiles. Son patron et ami qui avait su voir en elle, lui ouvrait les portes des restaurants les plus prestigieux.
Clara avait reçu plusieurs offres d’emploi, elle préférait rester fidèle à l’homme qui lui avait fait confiance et surtout qui lui avait permis de se hisser une place dans ce milieu où les hommes dominent.
Elle savait qu’elle avait encore beaucoup à apprendre, alors elle suivit des cours de gestion d’entreprise et de droit.
Six mois venaient de passer. Un matin, alors que le coq du nord n’avait pas encore chanté son téléphone sonna.
-Allo, dit Clara.
-Bonjour c’est Pierre le fils d’Alain, mon père est décédé cette nuit. Il n’y aura pas de service aujourd’hui.
-Je comprends dit Clara, mais vous comptez rouvrir quand ?
-Passez me voir au restaurant dans deux jours et ensemble on verra de la suite à donner.
Clara qui avait donc deux jours de repos en profita pour préparer une nouvelle carte. Elle connaissait Pierre car celui-ci travaillait au restaurant. Il était fainéant, c’est son père qui l’avait forcé à travailler. Son rêve aurait été d’être aux commandes de la cuisine, le problème était qu’il était un piètre cuisinier.
Son père s’en était vite rendu compte. La clientèle du restaurant avait progressé de vingt pour cent depuis que Clara était à la tête de la brigade. Sa cuisine et son talent avaient contribué au succès du restaurant.
Clara n’avait jamais expliqué à son patron sa vision des choses, comment transformer ce restaurant un peu vieillot en un lieu plus dans l’air du temps. Les menus aussi, avaient besoin d’être changés. Alain était resté sur certains classiques comme la bouchée à la reine. Clara pensait que les personnes qui prenaient place à une table, devaient savourer des choses différentes de ce qu’ils pouvaient manger chez eux. Un restaurant gastronomique est agréable par sa fantaisie, transformer les plats les plus classiques en plats extraordinaires.
Deux jours plus tard, Clara était à son rendez-vous, elle avait pris des feuilles de papier sur lesquelles étaient notées ses idées de menus.
Le restaurant était ouvert et Pierre tout souriant l’attendait. En quelques minutes elle sentit qu’une chose n’allait pas. Pierre était gentil et serviable.
- Clara je viens d’hériter de ce restaurant, je pense qu’il est temps de donner à cet endroit un coup de jeune. Pour la carte idem, alors nous allons fermer le restaurant pendant trois mois enfin de réaliser les travaux et de moderniser la carte.
Tu dois bien te douter que dorénavant, je serai le seul chef en cuisine. Comme tu seras plutôt une gêne pour moi alors j’ai pris la décision de ne pas continuer avec toi.
En fait je ne t’ai jamais aimé, tu représentes tout ce que mon père ou ses amis les grands chefs sont.
-Nous sommes quoi à tes yeux ? dit-Clara.
-Dans la cuisine, vous exprimez votre savoir, vous ne pensez qu’à créer ou transformer des plats, vous vous prenez pour les dieux de la gastronomie, dit-il.
-Je ne suis pas sûre d’avoir compris, en gros tu nous reproches d’être meilleurs que toi. Je suis contente que tu ne me gardes pas, car un chef et de surcroît le patron du restaurant avec aucune ambition en cuisine, cela sent les plats surgelés.
Bravo Pierre je te voyais comme un fainéant, tu n’es qu’un pleutre, idiot et stupide de surcroît.
-Tout ça parce que madame perd sa place, dit Pierre.
-Pas tu tout ! Tu n’as jamais su cuisiner. Ton père avait remarqué mon potentiel, lorsqu’il te voyait cuisiner un plat il était catastrophé, dit Clara.
-Je t’ai préparé une enveloppe, tu trouveras les documents pour ta fin de contrat ainsi que tes indemnités. Puis un chèque que mon père nous impose de te remettre par testament. Tu devras signer cette lettre afin de reconnaitre avoir reçu cette somme pour le notaire, dit Pierre.
-Cela doit te faire mal d’être obligé de me donner cette somme.
-Oui cela m’est insupportable de faire partir l’argent de mon héritage, dit-il.
Elle lut la lettre et signa, pris ses documents et son chèque et partit calmement.
Clara était bien décidée à quitter la région ! Dans un premier temps, il lui fallait retrouver une place et passer son concours de meilleur ouvrier de France. Son souhait, un restaurant étoilé. La difficulté allait être de convaincre le chef que sa venue n’était que transitoire et qu’elle n’était aucunement une concurrente du fait qu’elle s’était inscrite à ce concours.
Comme elle venait de perdre son emploi, il était temps de voir plus loin : ouvrir son propre restaurant.
Clara appela quelques grands chefs, ceux-là même qui lui avaient appris le métier. Elle précisa qu’elle se présentait au concours du meilleur ouvrier de France. Philippe était ravi car cette distinction ornait déjà sa veste.
Un an s’était écoulé, Clara était devenue meilleure ouvrier de France et maintenant son col de veste était orné du drapeau tricolore.
Dans un premier temps, elle cherchait à reprendre certains restaurants mais cela ne lui convenait pas.
C’est à Metz qu’elle décida d’arrêter. Un ancien restaurant se trouvait dans un lieu mythique de la ville. Clara avait déjà imaginé son restaurant, elle reçut de l’aide de son patron et chef étoilé à Paris.
Celui-ci avait l’expérience et son nom sonnait comme réussite auprès des banques. Alors tout naturellement, ce restaurant prit forme et le personnel fut trouvé.
Trois mois plus tard, l’ouverture était imminente Clara avait invité des collègues à la cérémonie d’ouverture. Des personnalités politiques avaient été conviées, Clara ne croyait pas qu’ils se déplaceraient pour une petite cuisinière.
Le jour de l’ouverture était arrivé, Clara fut surprise de voir autant de grands chefs venir à l’inauguration et même les politiques avaient fait le déplacement.
En quelques mois ce restaurant était devenu l’endroit à ne pas rater. Un grand nombre de personnes venait pour sa spécialité : Le lapin à la rhubarbe, Clara l’avait créé il y a deux ans en toute intimité. Comme tous les grands chefs, Clara avait su imposer sa signature.
Trois ans étaient passés. Clara vivait son rêve, elle passait tout son temps en cuisine, lorsqu’elle quittait celle-ci, c’était pour aller à son appartement qui se trouvait au-dessus.
Sa vie était rythmée et cela semblait lui convenir. Un soir, elle était assise dans son fauteuil, la télévision était allumée et un film romantique passait. En temps normal, elle allumait celle-ci pour avoir le sentiment de ne pas être seule. Ce jour-là elle regarda le film. A la fin, elle sentit un vide au plus profond d’elle-même.
Elle n’avait aucune autre vie. Depuis huit ans elle n’avait pas eu de relations sexuelles. Elle ressentait comme un besoin de tendresse. Le fait d’être une femme n’était pas simple, payer un homme pour faire l’amour est une utopie. Les hommes ont toujours la possibilité d’aller voir une professionnelle du sexe.
Alors elle devait réagir, elle prit son ordinateur et alla s’inscrire sur trois sites de rencontre. Clara voulait jouer franc-jeu, afin de trouver l’homme qui lui conviendrait le mieux. A côté de cela, elle prit une feuille afin d’établir une liste. Sur celle-ci elle commença à noter les qualités de l’homme qu’elle recherchait.
Trois semaines s’étaient écoulées, et plusieurs candidats avaient répondu. Certains étaient trop jeunes d’autres trop vieux, trois candidats avaient pris contact avec elle. Le premier l’avait invitée à déjeuner. Clara refusa car à cette heure-là, elle se trouvait derrière ses fourneaux.
Afin de pouvoir rencontrer ces hommes, elle leur proposa le lundi. En règle générale, elle réservait ce jour afin d’aller chez le coiffeur et faire le ménage de son appartement.
Il lui fallait avant de rencontrer des hommes faire une épilation. Depuis plus cinq ans ses poils pubiens avaient envahi son anatomie, et acheter de la lingerie, car la sienne montrait des signes de fatigue. Cela n’était pas dû à un manque d’argent mais ses prérogatives étaient toutes autres.
Elle donna au premier candidat rendez-vous sept jours plus tard. Le jour tant attendu était arrivé, Clara avait mis pour cette occasion une robe rouge, des bas et une guêpière.
Jérôme était arrivé le premier au restaurant, Clara arriva timidement. Heureusement qu’il engagea la conversation. Jérôme avait choisi le restaurant, Clara était assise face à lui et se demandait ce qu’elle devait faire après le repas. Elle n’avait jamais pratiqué cela, alors elle désirait attendre qu’il lui montre le chemin.
Jérôme était un homme souriant, il parlait bien. Ils discutèrent des choses qu’ils aimaient. Jérôme prétendait chercher la femme de sa vie. Très vite Clara sentit un mal être, lorsque le serveur arriva pour prendre le menu il imposa le plat et le dessert. Il se prétendait un grand épicurien, un risotto et en dessert une tarte aux pommes ne faisait pas rêver !
Clara était outrée de manger cela, elle pensait qu’en tant que professionnel de la restaurant celui-ci aurait imaginé un plat plus en adéquation avec son statut.
-Jérôme, tu fais quoi dans la vie ?
-Clara, pourquoi tout de suite l’identité sociale ?
- Je ne cherchais qu’à connaître ton métier.
-Ma belle, je traverse depuis quelques temps des difficultés à trouver un travail. J’ai vu sur ton profil que tu possédais un restaurant, et de surcroît tu es le chef en cuisine.
-Oui je possède un restaurant gastronomique au centre-ville, dit-elle.
-Je suis déjà passé devant, mais c’est au-dessus de mes moyens. Alors tu as de l’argent, dit Jérôme.
-Je travaille pour gagner mon argent, tu vis de quoi ? dit Clara.
-Je me débrouille, j’ai entendu dire que tu fais partie des meilleurs ouvriers de France. Tu dois bien gagner ta vie, j’aurais dû faire ce type de métier. On gagne beaucoup d’argent ! dit-il.
-Un chef mérite son salaire, il a fallu beaucoup d’années de travail et de sacrifice, dit Clara.
-Ce restaurant est un héritage, dit Jérôme.
-Non, j’ai tout créé.
-Alors tu dois être riche.
-Pas tu tout, pour créer le restaurant j’ai emprunté de l’argent.
-Dans l’hypothèse où nous nous marions, je deviendrais le patron, dit Jérôme.
-Pour que cette hypothèse devienne réalité, il te faudrait travailler dans l’entreprise, tu as des talents en cuisine ou en management ? dit Clara.
- Pas besoin d’avoir un talent pour être derrière le bar, dit-il.
-Cela n’est pas ma philosophie, je n’ai pas travaillé d’arrache-pied pour avoir un boulet à mes côtés, dit Clara.
-Je vois que madame ne veut pas partager, fais attention car un jour tu pourrais perdre ta notoriété, dit-il méchamment.
-Merci de me souhaiter du malheur ? dit-elle en se levant.
-Tu fais quoi ? dit-il.
-Je pars car j’ai entendu assez de conneries. Tu te prends pour un proxénète, les femmes au boulot et toi à la caisse, dit-elle.
Clara sortit, monta dans sa voiture et partit. Sur la route, elle s’en voulait de s’être inscrite sur ce site.
Deux jours plus tard, elle réitéra l’expérience. Elle donna rendez-vous au deuxième candidat dans une pizzeria.
Clara avait changé certaines choses sur le site de rencontre, car le fait de posséder un restaurant risquait d’attirer les prédateurs en manque d’argent.
Clara était arrivée au restaurant la première, Jean-Michel arriva avec un peu de retard. Il s’excusa et lui offrit un bouquet de fleurs.
-Je suis désolé d’être en retard, mais j’ai eu des clients de dernière minute, dit-il.
-Je t’en prie, la clientèle est notre gagne-pain, dit Clara.
-Merci pour ta compréhension, j’ai toujours un peu de mal à me libérer. Je me suis inscrit sur le site, j’imaginais que cela allait faciliter les rencontres. Mais en fait c’est tout le contraire, certaines personnes ont des horaires de bureau. Moi mon travail est accaparant. Je ne suis libre que certains jours et pas souvent le soir, dit-il.
-Je te comprends car moi-même j’ai le même souci, dit-elle.
-Pourquoi as-tu choisi ce type de restaurant ? Je t’invite, tu aurais pu choisir le restaurant qu’il y a en ville, dit-il.
-Ce restaurant est fermé aujourd’hui, j’ai choisi ce restaurant car cela fait plus de cinq ans que je n’ai pas mangé dans une pizzeria, dit-elle.
-Pas de problème pour moi. J’espère avoir la chance d’aller avec toi dans ce restaurant car j’y suis allé pour l’anniversaire de ma fille. Le chef est super doué, ma fille a découvert que des produits simples peuvent être transformés en plats d’exception, dit-il.
-Alors, on choisit ? dit Clara.
Ils prirent tous deux la même pizza sans s’être concertés, Clara avait noté quelques bons point : il travaillait, aimait les enfants, s’exprimait bien et le contact avec la clientèle ne lui causait pas problème.
-Tu fais quoi dans la vie ? dit Clara.
-Je suis fleuriste, j’ai une petite boutique et toi ?
-Je travaille dans le restaurant au centre-ville celui dont tu parlais tout à l’heure.
- Tu es serveuse ? dit-il
-Oui et aussi plongeuse, dit Clara.
-Lorsque j’y suis allé tu devais être à la plonge. Je n’ai pas eu la chance de te voir. Sinon je ne t’aurai pas oublié car tu as des yeux magnifiques, dit-il.
-Un jour j’espère progresser et passer responsable de salle, dit Clara
-Le plus important est d’aimer son travail. Serveuse est un joli métier et toi tu dois rayonner et offrir aux personnes présentes un certain bonheur, dit-il.
-Merci pour tous ces compliments, dit-elle.
-Tu as envie de faire une chose en particulier après cette pizza ? dit-il.
-On pourrait marcher un peu, dit-elle.
-Que dirais- tu d’aller voir mon magasin, on pourrait boire un dernier verre et continuer à faire connaissance, dit-il.
-Alors on y va, dit Clara.
Clara était pressée de passer à l’action, pendant qu’elle mangeait sa pizza elle l’avait imaginé nu. Ses mains parcouraient son corps, son sexe humidifiait sa bouche. Elle se voyait l’embrasser enlever sa robe afin de sentir son sexe. Les sous-vêtements ne gênaient pas les ébats amoureux car en cette occasion elle ne portait pas de culotte. Elle voulait une pénétration violente et longue.
Ils étaient enfin arrivés à son magasin, Clara était prête à passer à l’action quand une femme brune entra.
-Désolée mais tu en a encore pour longtemps ? dit la dame.
-Non j’ai bientôt fini, je te présente madame Clara.
-Oui vous être la patronne et le chef du restaurant en ville, dit la dame.
-Tout à fait, dit Clara.
-Elle est à la recherche d’une nouvelle composition de fleurs alors je lui ai proposé de lui montrer, dit Jean- Michel.
-Mon mari est un expert, il va vous concocter une de ses spécialités, dit la femme de Jean- Michel.
Clara se sentait mal à l’aise, elle pensait que tous les hommes présents sur le site étaient célibataires ou divorcés. Devant ce qu’elle venait d’apprendre, elle dit ceci :
-Je pense qu’il se fait tard, faites-moi votre spécialité et vous me le livrez au restaurant. Je montrerai votre composition au chef de rang qui sera plus à même de décider ce qui est plus en adéquation avec nos tables, dit-elle.
-Pas de problème, on fait comme cela, dit Jean- Michel.
Clara partit et encore une fois sans avoir eu de relations sexuelles.
Cette fois son imagination l’avait excitée, elle monta dans sa voiture et s’arrêta sur un parking. Elle remonta le bas de sa robe et d’une main experte qui manquait un peu de pratique, elle calma son envie. Du fluide sexuel avait coulé sur sa robe.
Une fois cette mission accomplie, elle rentra chez elle.
Au petit matin Clara était au travail, elle reçut un coup de téléphone de Jean- Michel celui-ci voulait excuser de ne pas lui avoir dit la vérité.
-Jean- Michel ? Ce n’est plus la peine de m’appeler car notre histoire est finie avant même d’avoir commencé, dit Clara.
-Donne-moi une chance, dit-il.
-Il y a longtemps que personne ne m’a fait l’amour. Ce soir vient me baiser, dit-elle.
-Je ne sais pas, à quelle heure ?
-Dans l’après-midi, vers seize heures, tu peux venir ? dit Clara.
-Oui, tu résides où ?
-Au-dessus du restaurant, je t’attends, fais chauffer ta bite, dit-elle.
Clara ne comprenait pas ce qu’elle venait de dire. Elle s’apprêtait à faire l’amour avec un homme marié. Peut-être le fait de ne pas avoir eu de relations sexuelles depuis longtemps lui faisait perdre la tête. Elle ne savait plus quoi faire. Après réflexion, une bonne saucisse ne pouvait que lui faire du bien.
A seize heures, Jean- Michel était là. Clara avait revêtu une tenue pour la circonstance. Jean- Michel entra, le désir monta rapidement et son sexe changea rapidement de taille. Clara commença à faire certains préliminaires et sans même avoir touché au sexe de Jean- Michel, celui-ci se vida de sa semence.
Jean –Michel, honteux, remit son pantalon et sans un mot partit pendant que Clara attendait les jambes écartées que le plaisir l’habite. Pendant quelques minutes, elle se demandait ce qu’elle avait pu faire aux hommes.
Après cette mésaventure, elle quitta les sites de rencontre et se dit que le mieux était de laisser le destin agir. Pourtant, le manque de relation pesait, elle faisait de plus en plus de rêves érotiques.
Après quelques mois, elle avait repris ses habitudes, travail, appartement. Un soir, en sortant, alors qu’elle allait rentrer, un jeune homme de dix-neuf ans lui demanda :
-Pardon madame, pourrez-vous m’indiquer un hôtel, je devais me rendre à Strasbourg et j’ai raté mon train.
-A cette heure-ci vous allez avoir du mal à trouver, dit-elle.
-Je vous remercie, je vais espérer que la gare reste ouverte.
-Si vous voulez, je peux vous déposer à la gare, dit Clara.
-Avec joie.
Sur la route, il expliqua qu’il avait fait cinq hôtels, mais le prix des chambres était au-dessus de ses moyens. Qu’il était étudiant et qu’il se rendait à Strasbourg pour un travail le temps des vacances.
Clara lui demanda
-Vous avez mangé.
-Non.
-Vous allez venir chez moi et vous pourrez dormir sur le canapé.
-Je ne veux pas être une gêne, votre mari risque de mal le prendre, dit-il.
-Ne vous en faites pas, quand il rentrera je lui expliquerai, dit Clara.
-Alors je veux bien, dit le jeune homme.
Une fois à l’appartement et pendant que Clara lui préparait à manger le jeune homme demanda s’il pouvait prendre une douche.
Clara lui montra les lieux et lui donna un peignoir de bain.