Un Escadrons départementaux de contrôle des flux (EDCF) est une unité de la Gendarmerie nationale française dont la mission principale est la lutte contre l'insécurité routière. Chacun des groupements de gendarmerie départementale de France métropolitaine comporte un EDCF qui regroupe toutes les unités routières ou autoroutières du département[1]. De plus, il existe quatre EDCF dans les départements d'outre-mer.
Les EDCF peuvent mettre leurs capacités particulières en renfort ou appui des unités de la gendarmerie. Ces missions s'exercent plus principalement sur les axes routiers et autoroutiers dans les parties de territoire où la gendarmerie est chargée de la sécurité publique (Zone Gendarmerie Nationale (ZGN)) mais aussi hors de celles-ci pour des missions d'information et de relation publiques, en soutien en opérations d'unités de gendarmerie et pour les missions militaires qui leur sont dévolues : escortes de convois et autorités militaires, contrôle de la circulation militaire, jalonnements des itinéraires (en complément ou à la place des unités de l'Arme du Train). Les personnels des EDCF peuvent partir à l'étranger pour des missions civiles comme militaires ayant pour thème leurs compétences en matière de sécurité routière. En temps de guerre sur le territoire, les EDCF sont chargés de la circulation routière de défense. À noter que les EDCF ont, avec la gendarmerie mobile, la charge des escortes de convois dans le domaine nucléaire, civil comme militaire.
L'EDCF est composé d'un groupe de commandement et d'unités spécialisées aux compétences variant selon les caractéristiques du réseau routier :
brigades motorisées (BMo)
pelotons motorisés (PMo)
Le groupe de commandement est implanté au chef-lieu du département. L'officier placé à sa tête dirige et coordonne les unités subordonnées. Il est également le conseiller technique du commandant de groupement de gendarmerie départementale.
Il existe 97 escadrons répartis sur l'ensemble du territoire français, dont 4 dans les territoires d'outre-mer.
En 2015, à la suite de la dissolution des Brigades rapides d'intervention, leurs moyens et leur personnel ont été transférés aux pelotons d'autoroute et aux pelotons motorisés pour former des Équipes rapides d'intervention.
Pelotons motorisés
Motocyclistes de la gendarmerie départementale lors des cérémonies militaires du 14 juillet 2010.
Les pelotons motorisés (PMo) assurent les missions de circulation et de sécurité routières sur le réseau routier et autoroutier du département dont la responsabilité est confiée à la gendarmerie. Elles exercent leur activité en priorité sur les axes les plus importants ainsi que sur le réseau secondaire. Leurs modalités d'intervention sont variées : surveillance du trafic, police de la circulation et des transports, escortes et pilotages, éducation des jeunes, information des usagers de la route, etc. Les PMo sont composés de motocyclistes, mais également de militaires non motocyclistes et de gendarmes adjoints volontaires.
Brigades motorisées
Les brigades motorisées (BMo) assurent les mêmes missions que les PMo sur le réseau routier du département dont la responsabilité est confiée à la gendarmerie. Ils sont composés uniquement de motocyclistes contrairement aux PMo.
Il y a aussi la BMA, c'est la brigade motorisée d'autoroute qui assure un respect des vitesses sur l'autoroute et sur les environs, ils sont equipés de Yamaha TDM 900.
Pelotons d'autoroute
Les pelotons d'autoroute (PA) étaient des unités prioritairement dédiées à l'exécution des missions de police sur les axes autoroutiers. Leur compétence territoriale pouvaient s'étendre sur le ruban autoroutier qu'ils surveillent, au-delà des limites de leur département. Leurs moyens sont adaptés de façon à disposer d'une capacité permanente d'intervention en toute sécurité sur l'autoroute. Ils sont désormais intégrés aux pelotons motorisés.
Équipes rapides d'intervention
Issues des brigades rapides d'intervention, les équipes rapides d'intervention (ERI) complètent et renforcent la surveillance exercée sur le réseau autoroutier. Leur action est orientée vers la recherche d'infractions difficiles à relever autrement que dans le flot de circulation : interception de véhicules se déplaçant à des vitesses très élevées, changement irrégulier de file, non-respect des distances de sécurité, etc. Elles disposent de voitures rapides d'intervention (VRI) pilotées par des personnels chevronnés qui suivent des stages réguliers. Les VRI peuvent opérer en liaison avec les hélicoptères de la gendarmerie.
Pelotons motorisés
Spécialisés dans la mission de sécurité routière sur le réseau routier du département, les pelotons motorisés (PMo) évoluaient au sein des groupements de gendarmerie départementale (département). En fonction des infrastructures routières, les pelotons motorisés étaient soit groupés en une seule et même unité installé au chef-lieu du département, soit divisés en plusieurs brigades motorisées (BMo).
Unités d'autoroute
L'organisation des unités d'autoroute était définie par la circulaire du 7 février 1967[2]. Dédiées à l'exécution des missions de police sur les axes autoroutiers, les unités d'autoroute s'organisaient en fonction des sociétés concessionnaires :
Citroën SM ayant servi dans les brigades rapides d'intervention.
Groupements d'autoroute : correspondent au niveau des directions d'exploitations.
Escadrons d'autoroute : correspondent au niveau des directions régionales.
Pelotons autoroute : correspondent au niveau des districts autoroutiers.
Les escadrons d’autoroute regroupent plusieurs pelotons mais également une brigade rapide d'intervention.
Comme pour les BMo de la gendarmerie départementale, des Brigades Motorisées Autoroutières (BMA) existent au sein des escadrons d'autoroute. En 2011, ces unités disparaîtront totalement au profit des PMo et des BMo.
La chaîne de commandement spécifique aux unités d'autoroute étant calquée au réseau autoroutier et non aux divisions administratives traditionnelles, il est alors décidé que toutes les unités de gendarmerie spécialisées dans la police sur la route (sur l'autoroute et hors de l'autoroute) d'un même groupement (département) soient réunies sous l'autorité d'un seul officier : le commandant de l'Escadron départemental de sécurité routière (EDCF).
En 1999, les escadrons d'autoroute disparaissent au profit des EDCF.