Né en 1974 à Tassin-la-Demi-Lune, le sculpteur François Roux a grandi avec un crayon à la main.
Là où beaucoup d’enfants abandonnent leurs dessins derrière eux, lui n’a jamais cessé de tracer, explorer, chercher. Très tôt, son trait se nourrit d’ombres et de volumes car il est plus attiré par le mouvement et la vibration de la matière que par la seule précision.
Son parcours le mène vers les écoles d’art ; il est en quête de techniques et de langages capables de nourrir son besoin de création. C’est finalement à travers la restauration d’œuvres sculptées, qu’il découvre un savoir-faire rigoureux et un rapport sensible à la matière, qu’il approfondira dans le travail de la pierre sur les monuments historiques, puis dans un atelier d’art sacré des sœurs de Bethléem, au service de la sculpture sur bois.
Aujourd’hui, François partage son temps entre des commandes d’art sacré et des créations plus personnelles. Il travaille la pierre, le bois, mais toujours en respectant la vie : les arbres qu’il sculpte sont morts sur pied, arrachés par les vents, ou abandonnés par l’homme. Dans ses œuvres, nœuds, fentes, champignons ou fibres tourmentées s’intègrent à la forme sculptée comme autant de cicatrices belles et puissantes.
Son travail célèbre la nature dans ce qu’elle a de brute, vivante, fragile. Il questionne, sans détour, la place de l’homme, son empreinte, son lien parfois brisé avec le vivant. Chez François, chaque œuvre est un dialogue entre le souffle créateur et la matière : une présence, un hommage, une mise au monde.