Femigritude Literary Lab a l’honneur de mettre en lumière Dr Fatou Ghislaine Sanou, maîtresse de conférences à l’Université Joseph Ki-Zerbo et figure majeure des études littéraires africaines francophones. Membre du Laboratoire Littératures, Arts, Espaces et Sociétés (LLAES), ses travaux se situent au carrefour de la littérature, du social et de la culture, où les textes deviennent de véritables archives vivantes de l’expérience sociale.
Ses recherches interrogent les représentations des migrations, du corps souffrant, ainsi que les relations dynamiques entre littérature, théâtre et cinéma. S’appuyant sur la sociocritique et la sociologie de la littérature, elle analyse l’évolution de la production littéraire burkinabè. Sa thèse de doctorat, Le personnage du roman burkinabè entre mythe, histoire et fiction, constitue aujourd’hui une référence essentielle pour comprendre l’imaginaire narratif du Burkina Faso. Dr Sanou a codirigé plusieurs ouvrages collectifs majeurs consacrés aux littératures africaines et aux études culturelles, et a pris part à des projets interdisciplinaires portant sur la diversité religieuse et les traditions au Burkina Faso.
Au-delà de la recherche, elle est une enseignante-chercheure profondément engagée, dispensant des cours de littératures africaines francophones aux niveaux licence et master, et une fervente défenseure de la lecture comme outil d’émancipation intellectuelle, en particulier auprès des jeunes.
La Dre Sanou a joué un rôle déterminant lors de la première édition du concours d’écriture organisé par le Femigritude Literary Lab au Burkina Faso l’été dernier. Le FLL est très reconnaissant qu’elle ait accepté de participer à cette deuxième édition.
Dr Fatou Ghislaine Sanou: A Leading Voice in African Francophone Literary Studies
Femigritude Literary Lab is honored to spotlight Dr Fatou Ghislaine Sanou, maîtresse de conférences at the Université Joseph Ki-Zerbo and a leading voice in African francophone literary studies. A member of the Laboratory of Literatures, Arts, Spaces, and Societies (LLAES), Dr Sanou’s work sits at the crossroads of literature, society, and culture, where texts become living archives of social experience.
Her research explores representations of migration, the suffering body, and the dynamic relationships between literature, theatre, and cinema, drawing on sociocriticism and the sociology of literature to trace the evolution of Burkinabè writing. Her doctoral work, Le personnage du roman burkinabè entre mythe, histoire et fiction, remains a key reference for understanding the narrative imagination of Burkina Faso. Dr Sanou has co-edited major collective volumes on African literatures and cultural studies and has contributed to interdisciplinary projects on religious diversity and tradition in Burkina Faso.
Beyond research, she is a deeply committed educator, teaching African francophone literatures at both undergraduate and graduate levels, and a passionate advocate for reading as a tool for intellectual emancipation, especially among young people.
Dr. Sanou played a vital role in the first edition of the writing competition we did in Burkina Faso Last Summer. FLL is so grateful that Dr. Sanou accepted to be part of this second edition.
Le Femigritude Literary Lab est honoré de mettre en lumière Amina Weira, cinéaste nigérienne de renom, amie chère du Lab et l’une de nos mentores. Nous sommes profondément reconnaissants qu’Amina ait gracieusement accepté de rejoindre le Femigritude Literary Lab en tant que mentore, et nous sommes ravis de présenter son travail et sa vision à notre communauté élargie.
Née à Arlit, au Niger, Amina Weira est réalisatrice de films documentaires. Son œuvre s’enracine dans les questions de mémoire, de mobilité, de justice environnementale et de la vie des femmes au Sahel. Elle s’est formée au cinéma documentaire et au montage vidéo à l’Université de Niamey ainsi qu’à l’Institut de formation aux techniques de l’information et de la communication (IFTIC), avant d’obtenir un master en production de documentaire de création à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, au Sénégal.
Amina s’est fait connaître sur la scène internationale avec son court métrage documentaire C’est possible (2013), sélectionné dans plusieurs festivals majeurs, notamment Cinémas d’Afrique Lausanne, Caméra des Champs et les Rencontres Sobaté de Ouagadougou. Elle a ensuite confirmé la force de sa voix cinématographique avec La Colère dans le vent / Anger in the Wind (2016), un documentaire marquant qui révèle les conséquences sanitaires et environnementales de l’exploitation de l’uranium dans le nord du Niger. Ce film a reçu plusieurs distinctions, dont le Prix du premier film professionnel au festival Traces de Vie, et a consacré Amina comme l’une des grandes voix du documentaire dans la région.
Sa filmographie comprend également La musique des films (2011), Des études aux miels (2012) et Libre de partir, libre de rester (2018).
En 2023, Amina Weira a reçu une bourse de 10 000 dollars pour son projet documentaire L’embouchure des rêves / The Confluence of Dreams. À travers cette œuvre, elle poursuit sa réflexion sur la migration, la vie dans le désert et les politiques du déplacement au Sahel.
Profondément inspirée par la poésie, la culture touarègue et la beauté du désert, Amina Weira se situe à l’avant-garde de la féminisation de l’industrie cinématographique au Niger. Elle s’engage à faire du cinéma un outil de critique sociale et de transformation, en particulier dans la lutte pour l’amélioration de la condition des femmes.
Nous sommes fiers d’accueillir Amina Weira comme mentore au sein du Femigritude Literary Lab pour accompagner nos jeunes documentaristes et cinéastes.
Amina Weira: FLL Mentor and Renowned Nigerien Filmmaker
The Femigritude Literary Lab is honored to spotlight Amina Weira, an acclaimed Nigerien filmmaker, a dear friend of the Lab, and one of our mentors. We are deeply grateful that Amina has graciously agreed to join the Femigritude Literary Lab as a mentor, and we are delighted to introduce her work and vision to our wider community.
Born in Arlit, Niger, Amina Weira is a documentary filmmaker whose work is rooted in questions of memory, mobility, environmental justice, and women’s lives in the Sahel. She trained in documentary filmmaking and video editing at the University of Niamey and the Institute for Information and Communication Techniques (IFTIC), before earning a master’s degree in creative documentary production from Gaston Berger University in Saint-Louis, Senegal.
Amina first gained international attention with her short documentary C’est possible (2013), which was selected for several major festivals, including Cinémas d’Afrique Lausanne, Caméra des Champs, and Rencontres Sobaté Ouagadougou. She later confirmed her powerful cinematic voice with La Colère dans le vent / Anger in the Wind (2016), a landmark documentary that exposes the health and environmental consequences of uranium mining in northern Niger. The film received multiple awards, including the First Professional Film Award at the Traces de Vie Festival, and established Amina as one of the leading documentary voices from the region.
Her filmography also includes La musique des films (2011), Des études aux miels (2012), and Libre de partir, libre de rester (2018).
In 2023, Amina Weira was awarded a $10,000 grant for her documentary project L’embouchure des rêves / The Confluence of Dreams. Through this work, she continues her sustained reflection on migration, desert life, and the politics of movement in the Sahel.
Deeply inspired by poetry, Tuareg culture, and the beauty of the desert, Amina Weira stands at the forefront of the feminization of the film industry in Niger. She is committed to using cinema as a tool for social critique and transformation, particularly in the struggle to improve the status of women.
We are proud to welcome Amina Weira as a mentor at the Femigritude Literary Lab for our young documentary filmmakers and cinema creators.
Les mots peinent à décrire qui est la professeure Toman et ce qu’elle représente pour le FLL, mais c’est avec honneur que nous vous la présentons.
La professeure Cheryl Toman est spécialiste de la langue et de la littérature françaises et occupe actuellement le poste de directrice du Département des langues modernes et des lettres classiques à l’Université de l’Alabama. Elle a auparavant enseigné à la Case Western Reserve University (CWRU), l’une des principales universités privées de l’Ohio, régulièrement classée parmi les cinquante meilleures universités des États-Unis.
Elle est titulaire d’un master en français de l’Université de l’Illinois et d’un master en linguistique de l’Université de Chicago. Elle a poursuivi ses études en France à la Sorbonne et à la Sorbonne Nouvelle. En 1996, elle a soutenu une thèse de doctorat à l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign sur les femmes écrivaines du Cameroun.
Ses recherches portent sur la littérature féminine francophone en Afrique et au Moyen-Orient. Elle est l’auteure d’un important corpus d’ouvrages, dont plusieurs sont devenus des références fondamentales dans ce domaine. Elle est régulièrement invitée à donner des conférences et des allocutions plénières aux États-Unis, en Europe et dans de nombreux pays africains.
Durant son mandat à la CWRU, la professeure Toman a dirigé un département comptant près de trente enseignants-chercheurs et a joué un rôle central dans la promotion de l’enseignement des langues étrangères, en particulier du français, à travers une approche pluridisciplinaire. En collaboration avec ses collègues et grâce à un partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, elle a contribué à la création d’un centre de formation et d’examen pour les professionnels du français.
Cette initiative traduisait sa vision novatrice du français comme langue stratégique à l’échelle mondiale, allant au-delà de l’enseignement traditionnel en salle de classe.
Par ailleurs, depuis 2016, elle est présidente de la Biennale de la Langue, une association internationale française fondée en 1963 afin de coordonner les efforts des pays francophones pour la préservation d’un patrimoine linguistique commun. Elle est la première femme et la première Américaine à occuper cette fonction.
L’engagement profond de la professeure Toman envers l’humanité et son amour durable pour l’Afrique se manifestent tant dans ses travaux de recherche que dans son dévouement envers ses étudiants. Elle est une auteure et une chercheuse dont l’œuvre mérite une attention particulière, notamment pour celles et ceux qui s’intéressent à la littérature féminine francophone, aux études littéraires africaines et aux études françaises en général.
Cet ouvrage est l’un de nos livres préférés écrits par la professeure Toman et il met en valeur une expression populaire du Burkina Faso : « ON EST ENSEMBLE ».
A Leading Scholar of Francophone Literature: Professor Cheryl Toman
Words can hardly capture who Professor Toman is and what she represents to FLL, but it is our honor to introduce her to you.
Professor Cheryl Toman is a scholar of French language and literature and currently serves as Chair of the Department of Modern Languages and Classics at the University of Alabama. She previously taught at Case Western Reserve University (CWRU), one of Ohio’s leading private universities and consistently ranked among the top fifty universities in the United States.
She holds a master’s degree in French from the University of Illinois and a master’s degree in linguistics from the University of Chicago. She pursued further studies in France at the Sorbonne and the Sorbonne Nouvelle. In 1996, she completed her PhD at the University of Illinois at Urbana–Champaign with a dissertation on women writers in Cameroon.
Her research focuses on Francophone women’s literature in Africa and the Middle East. She has authored an impressive body of work, much of which has become foundational in the field. She is regularly invited to deliver lectures and keynote addresses in the United States, Europe, and across Africa.
During her tenure at CWRU, Professor Toman led a department of nearly thirty faculty members and played a key role in promoting foreign language education, particularly French, through a multidisciplinary approach. In collaboration with colleagues and through a partnership with the Paris Chamber of Commerce and Industry, she helped establish a training and examination center for French professionals.
This initiative reflected her forward-looking vision of French as a strategic global language, extending beyond traditional classroom instruction.
In addition to her academic leadership, Professor Toman has served since 2016 as President of the Biennale de la Langue, a French international association founded in 1963 to coordinate efforts among Francophone countries to safeguard a shared linguistic heritage. She is both the first woman and the first American to hold this position.
Professor Toman’s deep commitment to humanity and her enduring love for Africa are evident in her scholarship and, above all, in her dedication to her students. She is an author and scholar whose work deserves close attention, particularly for those interested in Francophone women’s literature, African literary studies, and French studies more broadly.
This book is one of our favorite works written by Professor Toman and features the popular Burkinabè expression “ON EST ENSEMBLE.”
Madame Monique Ilboudo est devenue la première femme romancière du Burkina Faso avec son roman Le Mal de peau publié en 1992, qui a reçu le Premier Prix national du meilleur roman. Monique Ilboudo (née en 1959) est écrivaine et militante des droits humains.
En 2012, elle a été nommée Ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso auprès des pays nordiques et baltes. Elle a étudié à l’Université Lille 2 (Droit et Santé) en France, où elle a obtenu en 1985 un diplôme d’études approfondies (DEA) en droit privé.
Elle a ensuite soutenu un doctorat en droit privé à l’Université Paris XII en 1991 et est devenue maître-assistante à l’Université de Ouagadougou.
Entre 1992 et 1995, elle a tenu la chronique « Féminin Pluriel » dans le quotidien burkinabè L’Observateur Paalga. Durant cette période, elle a également fondé l’association Qui-vive, dédiée à la veille et au plaidoyer en faveur de la condition des femmes burkinabè.
Elle est par la suite devenue membre fondatrice du Conseil supérieur de l’information, où elle a siégé de 1995 à 2000.
En 2001, elle a publié Murekatete, un roman écrit dans le cadre du projet « Rwanda : écrire par devoir de mémoire ». En 2006, elle a fait paraître Droit de cité : Être femme au Burkina Faso.
Le Femigritude Literary Lab s’est inspiré de son roman Carrefour des veuves (2021), une œuvre incontournable pour les personnes intéressées par la littérature africaine contemporaine, les études sur le genre, l’insécurité et les déplacements de population.
The First Female Novelist of Burkina Faso: Madame Monique Ilboudo
Madame Monique Ilboudo became the first female novelist in Burkina Faso with her 1992 novel Le Mal de peau, which received the national First Prize for Best Novel. Monique Ilboudo (born in 1959) is an author and human rights activist.
In 2012, she served as Ambassador Extraordinary and Plenipotentiary of Burkina Faso to the Nordic and Baltic countries. She studied at Lille 2 University of Health and Law in France, where she earned a diploma in advanced studies in private law in 1985.
She later obtained a PhD in private law from Paris XII University in 1991 and became an assistant professor at the University of Ouagadougou.
Between 1992 and 1995, she wrote the column “Féminin Pluriel” in the Burkinabè daily newspaper L’Observateur Paalga. During this period, she also founded Qui-vive, an organization dedicated to monitoring and advocating for the condition of Burkinabè women.
She later became a founding member of the Supreme Council of Information, serving from 1995 to 2000.
In 2001, she published Murekatete, a novel written as part of the project “Rwanda: Writing as a Duty of Memory.” In 2006, she published Droit de cité: Être femme au Burkina Faso.
The Femigritude Literary Lab was inspired by her 2021 novel Carrefour des veuves, a must-read for readers interested in contemporary African literature, women’s studies, insecurity, and displacement.
Née en 1952, Bernadette Sanou Dao incarne une voix majeure de la littérature burkinabè. Enseignante de formation, elle transmet avec passion et finesse un savoir qui nourrit les esprits et éclaire les consciences.
Son engagement politique, profond et constant, se retrouve dans ses écrits, où elle défend avec force les droits fondamentaux, l’égalité et la dignité humaine.
À la tête de l’association Mots d’Elles, elle met également son énergie au service de la promotion des œuvres burkinabè et à la valorisation des voix féminines. Par des actions culturelles et littéraires, elle crée des espaces de visibilité et de reconnaissance pour les talents de son pays.
Écrivaine, enseignante, femme engagée, Bernadette Sanou Dao rassemble ces différentes dimensions avec une rare cohérence, faisant d’elle une figure incontournable du paysage intellectuel et politique du Burkina Faso.
The President of Mots d’Elles: Bernadette Sanou Dao
Born in 1952, Bernadette Sanou Dao is a leading voice in Burkinabe literature. A teacher by training, she passionately and skillfully imparts knowledge that nourishes minds and enlightens consciences.
Her deep and constant political commitment is reflected in her writings, in which she forcefully defends fundamental rights, equality, and human dignity.
As head of the association Mots d'Elles, she also devotes her energy to promoting Burkinabe works and highlighting female voices. Through cultural and literary initiatives, she creates spaces for visibility and recognition for her country's talents.
Writer, teacher, committed woman, Bernadette Sanou Dao brings these different dimensions together with rare consistency, making her a key figure in the intellectual and political landscape of Burkina Faso.
Mots d’Elles est une association dédiée à la valorisation et à la promotion de la littérature féminine burkinabè. Depuis sa création, elle se donne pour mission de soutenir les femmes écrivaines, de renforcer leur visibilité, et de créer des espaces de partage autour du livre et de la lecture.
À travers des initiatives telles que les Journées du livre, la rubrique « Livre de chevet » et des événements littéraires, Mots d’elles encourage la lecture, valorise les œuvres locales, et met en lumière les voix féminines qui construisent la littérature contemporaine du Burkina Faso.
Nous croyons au pouvoir des mots pour transformer les sociétés, et nous invitons chacun à nous rejoindre dans ce voyage d’émancipation, de culture et de création.
Mots d’elles: A Voice for Women Writers in Burkina Faso
Mots d’Elles is an association dedicated to promoting and supporting women writers in Burkina Faso. Our mission is to increase the visibility of female literary voices and to create spaces where books, reading, and dialogue can thrive.
Through initiatives such as the Book Days (Journées du livre), our “Livre de chevet” feature, and various literary events, Mots d’elles celebrates local literature and highlights the creativity of women who shape Burkina Faso’s contemporary literary landscape.
We believe in the transformative power of words, and we invite you to join us in this journey of cultural expression, empowerment, and storytelling.
The Department of Modern Languages and Classics is pleased to celebrate an international literary initiative led by Diweng Mercy Dafong, a doctoral student at the University of Alabama whose dissertation is directed by Professor Cheryl Toman. In collaboration with Mots d’Elles, the national association of female writers in Burkina Faso, Dafong spearheaded the inaugural Concours d’Écriture Diweng Mercy Dafong, a writing competition designed to amplify young women’s voices on pressing contemporary issues. Read more...
Diweng Mercy Dafong, a PhD student studying French in Modern Languages & Classics and researching Burkina Faso female works of fiction, recently visited Burkina Faso for the first time.
Dafong said visiting a refugee camp, speaking with the association of female writers and even creating a writing contest for young girls made her experience her research. Read more...