Ce musée s'appelle également : Espace Ferrié
Le ministre de la Guerre le consulte pour savoir ce que pourront en être les applications militaires. Ferrié est le co-auteur, en 1899, du premier ouvrage français sur la TSF et en 1902, il va la mettre en application sur le terrain après la catastrophique éruption volcanique de la montagne Pelée en Martinique. Se rendant sur place avec des installations fixes et mobiles, il rétablit la liaison entre la Martinique et la Guadeloupe en y installant deux postes de TSF.
Gustave Eiffel, ami de Ferrié, a accepté et financé le projet consistant à utiliser la tour comme support d’antenne. Les premiers essais avec les places fortes de l’Est et du Nord sont couronnés de succès.
Dès 1907, des liaisons sont établies jusqu’en Tunisie, puis jusqu’aux États-Unis et ensuite dans le monde entier. Ce succès, d’une grande utilité stratégique, sera l’élément majeur permettant de sauver l’édifice d’une destruction programmée, comme celle des autres bâtiments de l’exposition. Les applications militaires s’étendront ensuite à des usages civils et la tour Eiffel servira dès 1921 pour la diffusion de programmes radio.
Il permet ainsi aux navires de déterminer leur position en mer et révolutionne la mesure de différence de longitudes, ce qui lui vaut d’être nommé, en 1912, président de la Commission internationale des longitudes.
À Paris, une avenue porte le nom du général Ferrié. Proche de l’École militaire, elle est presqu’au pied… de la tour Eiffel !
Le Système RITA (Réseau Intégré des Transmissions Automatiques) a été créé pour assurer les transmissions des forces de manœuvre de l’ ARMEE DE TERRE
IL COUVRE UNE ZONE DE 30000 km2 par un maillage tactique mobile et souple
IL ETABLIT EN QUELQUES SECONDES toute communication d'une manière automatique sûre et discrète
IL TRANSMET L' INFORMATION entre 3000 abonnés téléphoniques, télégraphiques et numériques
IL RESISTE AUX ACTIONS de destruction, de brouillage et d'écoute de l'adversaire
Un peu d'histoire...
Puissance nucléaire indépendante développant une stratégie de dissuasion qui lui est propre, la France doit se doter de moyens spécifiquement militaires de transmissions des ordres.
Les évènements de mai 68 accélèrent sa réalisation en mettant en évidence la nécessité, en cas de crise grave, de disposer de lignes militaires indépendantes des circuits PTT, en particulier pour activer la Défense Opérationnelle du Territoire (DOT). Le Réseau Intégré des Transmissions de l’armée de Terre (RITTER) va naître. Le déploiement du réseau nécessite une réorganisation des structures de l’arme et la transformation des groupes d’exploitation en régiments d’infrastructure.
Le régiment de transmissions est créé en 1971 et apparaît, en 1974, le premier système d’arme de guerre électronique dénommé Ensemble de Localisation Et de Brouillage des Ondes Radioélectriques Ennemies (ELEBORE).
En 1985, l’armée américaine séduite par le système français, décide d’équiper ses transmissions de la technologie de commutation utilisée dans le RITA.
La guerre électronique se dote d’un deuxième régiment en 1986 : le régiment de transmissions à Haguenau.
Pour en savoir encore plus...