Dans le cadre du Parcours d’artistes d’Ixelles 2025
Dates : jeudi 2 au dimanche 5 octobre 2025.
Vernissage : vendredi 3 à 19h30
"Rouge et Noire" est une exposition collective initiée par l’artiste et commissaire Caliban RAMIREZ, qui réunit une constellation d’artistes autour des forces symboliques du rouge et du noir : couleurs de la chair, du cri, de la fête, du deuil, de la passion, de la mémoire.
L’exposition est conçue comme un rituel contemporain, une traversée sensible où se mêlent art urbain, gravure, performance, sculpture, céramique et poésie visuelle. Elle investit la Place Fernand Coq à Ixelles, dans le cadre du Parcours d’artistes 2025, en complicité avec l’association "Bien Vivir".
Le collectif Buen Vivir et son ASBL Sounds Resist, -qui en 2021 a pu sauvé le Sounds comme lieu de musique live-, continu à gérer, tant la nouvelle programmation « Sounds Resist », que la programmation traditionnelle mais renouvelée du « Sounds Jazz Club ».
Le noir et le rouge sont bien plus que des couleurs. Ils sont matières, symboles, récits. Ils traversent l’histoire de l’humanité comme deux veines souterraines, tantôt opposées, tantôt complices — le deuil et la passion, la révolte et la mémoire, la cendre et le feu.
L’exposition NOIR & ROUGE propose d’explorer cette tension non pas uniquement dans sa traduction plastique ou chromatique, mais comme un champ de forces, une matière vivante, un espace de friction fertile. Nous cherchons des propositions artistiques capables de déployer ces teintes comme des métaphores du corps, du territoire, du langage, du politique, du spirituel.
Comment penser le noir non comme une absence, mais comme un refuge, un seuil, une profondeur fertile ?
Comment faire parler le rouge au-delà de la passion : dans le sang, la terre, la blessure, le lien ?
Nous invitons des artistes de tous horizons — arts visuels, performance, installation, son, écriture, pratiques relationnelles — à répondre à cet appel en abordant le thème NOIR & ROUGE de manière transversale, incarnée et expérimentale.
Corps et rituels : le noir et le rouge dans les pratiques ancestrales, les rites de passage, la transe ou la guérison.
Territoires et conflits : couleurs de la résistance, luttes sociales, cartographies sensibles des tensions passées et présentes.
Mémoire et invisibilisation : le noir comme oubli ou silence, le rouge comme cri ou résurgence.
Alchimie et mutation : transformation des matières, exploration des états intermédiaires, entre feu et obscurité.
Intimité et désir : polarités internes, zones d’ombre et de chaleur affective, amour et perte.
” Le Rouge et le Noir”.
Je me suis laisser prendre par un jeu, j’adore le partager. C’est aussi comme ça que je vois les relations humaines. Le lien qui nous unit est très claire. C’est aussi transparent qu’un verre d’eau. Nous pourrions ensemble réécrire les passions humaines. Et en couleurs. C’est par cette réflexion qu’est apparu dans mes notes. Un vieux carnet. Et dans cette découverte. Un croquis, un vieux dessin en deux couleurs. Rouge et Noir ; C’est de là, qu’est venu l’idée de partager que ce dessin qu’as eu une histoire autre que la mienne.
Et en même temps me rappelle aussi comme quand j’étais jeune, mes engagement politique m’avais avec beaucoup de passion mis dans une de mes plus intense pèlerinage dans la dramaturgie de ce qu’est la politique et les diverses interprétations de la société en commun. Comme tout chose dans notre mémoire, elle devient des perles qu’ont gardé dans notre trésor et notre intimité. Et c’est comme quelque chose dans l’espace publique difficile à partager. Mes convictions restent de mise. Et le choix de le proposer dans l’espace « Bien vivir » été volontaire. Nous sommes tous unis sur cette terre. Et nous ne pouvons pas faire abstraction.
La vie nous implique et la vraie maniéré de que le vivre ensemble deviennent un espace partager ; n’est autre que ton environnement direct. Ton quartier, ta meute, bref. Nous sommes part de cette humanité décloisonnée. Et qu’elle recherche une harmonie et un espace de dignité et de cohésions sans violence. C’est pour cette ligne ; pour revenir à notre engagement comme artiste. C’est plus qu’un acte politique, mais aussi de lucidité. Nous faisons aussi un trait sur l’insoutenable de notre monde contemporain. L’artiste ne peu reste de marbre et faire semble de ne pas connaître la terreur et les guerres par cupidité, ego et pouvoir. Pour faire que l’argent soit au-dessous de la vie, des enfants, de l’amour.
Gaza, l’Ukraine et d’autre espace de non droits, nous remettrez à nos créations. Sortir de la barbarie, nos plus beaux poèmes, nos gestes fragiles et nos traits les plus tremblants. Pour exprimer, ce que la société transpire. Pour invoque le sacré, le moment de méditations.
Et renforcé notre empathie, et questionné encore, et encore. Nous avons fait notre taf, le spectateur viens et reprend ce qu’il en a retiré de cette terre glaise, rouge et noir. Et repartir dans son pèlerinage et quête. Nous restons à faire que la beauté de notre plus humble sentiment puisse être des petites contributions. C’est par cette exposition que nous à fait passer des jours et de nuits dans le noir le plus profond. A veille a des aurores en Rouge le plus intense. Et la question demeure ; « Le Rouge et le Noir ».
Caliban RAMIREZ
28/10/2025
Artiste visuel – Graveur – Commissaire d’exposition
✨ Site : www.calibanramirez.be📲 Instagram : @caliban.ramirez.be
Caliban RAMIREZ – Une signature artistique entre mythes, mémoire et alchimie contemporaine
Caliban Ramirez est un artiste visuel d’origine chilienne installé en Belgique, dont l’œuvre puissante et plurielle explore les territoires de la mémoire, du mythe et de la transformation personnelle. Formé en peinture monumentale à l’école RHOK de Bruxelles, il développe depuis plus de trois décennies une pratique artistique qui conjugue engagement, poésie visuelle et quête identitaire.
Ramirez travaille aussi bien la peinture que le dessin, l’installation ou la performance, avec une sensibilité marquée pour les textures, les matières recyclées et les procédés artisanaux. Son style oscille entre la figuration expressive et l’abstraction symbolique. Il puise dans l’imaginaire des cultures autochtones du sud du Chili, notamment à travers des figures hybrides et animales, évoquant le syncrétisme spirituel, la résistance culturelle et la mémoire coloniale.
Son œuvre est habitée par un profond travail d’alchimie intérieure : chaque exposition est pensée comme un processus de métamorphose, autant pour l’artiste que pour le public. Dans ses résidences et projets collectifs – comme à la Maison de la Création ou dans son atelier à Usquare (Ixelles) – il crée des espaces de dialogue interculturel et de co-création, mêlant art contemporain et enjeux sociaux.
Artiste engagé et pédagogue, Caliban Ramirez considère la création comme un acte de soin et de reconstruction, à la fois intime et politique. Son univers invite à repenser notre rapport à la terre, aux récits oubliés et à la possibilité de renaître autrement, dans un monde à réenchanter.
Caliban RAMIREZ est un plasticien dont le travail s’ancre dans le syncrétisme symbolique, le mythe, l’art urbain et la mémoire décoloniale.
Ses linogravures invoquent des créatures du sud du Chili et s’inscrivent dans une recherche de réenchantement critique de notre imaginaire européen.
En tant que artiste pluridiciplinaire et il orchestre cette exposition comme un geste collectif : un espace de tension poétique et de mise en relation des forces.
Caliban RAMIREZ — Une signature artistique entre mythes, mémoire et alchimie contemporaine
Artiste visuel d’origine chilienne installé en Belgique, Caliban Ramirez développe depuis plus de trente ans une œuvre puissante et plurielle, nourrie par les thèmes de la mémoire, du mythe et de la transformation intérieure.
Formé à la peinture monumentale au RHOK (Bruxelles), il conjugue engagement, poésie visuelle et quête identitaire dans une démarche résolument contemporaine.
Son travail embrasse la peinture, le dessin, l’installation et la performance, avec une attention particulière portée aux textures, aux matières recyclées et aux procédés artisanaux. Entre figuration expressive et abstraction symbolique, il puise dans l’imaginaire des cultures autochtones du sud du Chili, où les figures hybrides et animales évoquent le syncrétisme spirituel, la résistance culturelle et la mémoire coloniale.
Chaque exposition est pensée comme une métamorphose alchimique, où l’artiste et le public participent d’un même processus de transformation.
À travers ses résidences et projets collectifs — notamment à la Maison de la Création et dans son atelier à Usquare (Ixelles) — Ramirez crée des espaces de dialogue interculturel et de co-création mêlant art contemporain et enjeux sociaux.
Artiste engagé et pédagogue, il considère la création comme un acte de soin et de reconstruction, à la fois intime et politique. Son univers invite à repenser notre rapport à la terre, aux récits oubliés et à la possibilité de renaître autrement, dans un monde à réenchanter.
Caliban Ramirez (né en 1967 à Santiago du Chili) a étudié la peinture monumentale au RHOK (RijksHoger Instituut voor Kunsten) à Bruxelles, auprès de Maio Wassemberg, ainsi qu’à l’Académie de Watermael-Boitsfort avec Roger Somville et Paul Gobert. Dans la lignée du maître muraliste Kata Jorge Nuñez, il développe une pratique sans frontières, fédérant des réseaux artistiques urbains et des projets collectifs.
Il a participé à de nombreux événements internationaux : Fouart (Montréal), Galerie La Giraffe (Berlin), Zinneke Parade (Bruxelles, 2000), Espace Beaujon (Paris)…
Fondateur du collectif Projection Caliban à l’ancienne École Vétérinaire, puis du collectif Team In Time (2006) avec Julie Duquesne, il explore également la scène du mouvement en collaboration avec des chorégraphes.
En 2015, il fonde espace.remundo à Woluwe-Saint-Lambert, lieu d’expérimentation et d’expression libre.
En 2018, avec Benjamin Alvarez, il rejoint le collectif No Curators’ et participe à divers Parcours d’artistes à Saint-Gilles, Tervuren et La Hulpe.
En 2020, il crée le Xenia Lab Collectif à Tervuren — espace de vie et de galerie — avec Jacques DuJardin, Mufuki Mukunda, Teska0 et Jean Delcourt.
Depuis 2022, Caliban Ramirez affirme son identité de plasticien pluridisciplinaire, ancrée dans le syncrétisme symbolique, le mythe, l’art urbain et la mémoire décoloniale. Ses linogravures invoquent les créatures du sud du Chili dans une recherche de réenchantement critique de l’imaginaire contemporain.
Artiste urbain colombien, Harold Cuellar fait jaillir de la surface murale les mémoires des territoires en lutte. Son travail navigue entre muralisme, matière brute et esthétique populaire contemporaine.
Harold Cuellar – Les Mémoires Murales d’un Territoire Résistant
📲 Instagram : @kum.nada
Artiste urbain originaire de Colombie, Harold Cuellar déploie sur les murs l’âme vive des territoires marqués par la lutte et la résilience. À travers une pratique profondément ancrée dans le muralisme latino-américain, il façonne un langage visuel où l’histoire collective, les fractures sociales et les puissances populaires s’entrelacent dans une esthétique brute, vibrante et actuelle.
Ses fresques ne sont pas seulement des images : elles sont des palimpsestes vivants, où se superposent récits oubliés, mythologies locales et symboles de résistance. Le mur devient alors une peau, une mémoire en tension, où chaque coup de pinceau ou matière collée invoque une présence, une voix, un combat.
Harold Cuellar puise dans les textures de la ville – béton écaillé, métal rouillé, fragments récupérés – pour intégrer une matérialité crue à ses compositions. Cette physicalité accentue l’impact de son travail : il ne s’agit pas de décorer, mais d’invoquer, de provoquer, de réveiller. Entre art de la rue et geste rituel, il fait dialoguer l’esthétique populaire contemporaine avec les traditions visuelles de son territoire.
Dans ses œuvres, la figure humaine émerge souvent stylisée, parfois fragmentée, toujours expressive. Elle incarne tantôt le peuple, tantôt la terre, tantôt une entité spirituelle. Son iconographie hybride, nourrie par les cultures indigènes, les luttes sociales et les imaginaires urbains, agit comme un miroir collectif.
À travers son pseudonyme numérique @kum.nada, Harold Cuellar revendique aussi une présence à la fois locale et connectée, entre terrain et réseaux, entre mémoire vive et circulation d’images. Son œuvre s’inscrit dans un mouvement de reconquête des espaces publics, où l’art devient une arme poétique, un outil de guérison, et un manifeste politique.
Wim Scheere, né à Anvers en 1959, travaille à St-Jean-Geest.
Ik dicht, j’ouvre.
Poète, plasticien et initiateur de projets artistiques, je présente mes poèmes en direct et dans des installations vidéo, dans un mélange de néerlandais, de français, d'anglais et d'allemand. Mes œuvres visuelles sont souvent réalisées avec du dentifrice. J'aime initier des projets collectifs tels que In the eyes of my mother I see (mail art, 2025), I feel like a tree (collectif poem, 2024), Shifting & Drifting Horizons
(Collectif collages, 2024), Birds don't stop at Borders ! (Collectif art 2023).
Le poème OhBee BeauO a gagné le premier prix du Korean Belgian contest in 2020. J’ai participé recemment à Ueber:Windungen in Worpswede (2023, Germany) avec un 4-main UndisCover, avec Weg das Dunkele, Go to hell, au Blaue Reiter festival à Sindelsdorf (2024, Germany), avec
My straight side jump à l’expo Jacoba Van Heemskercke à Domburg (2023, the Netherlands) et avec
‘k zie, t’écris, mer sea en COlgate, ultraBRite and Aquafresh toothpaste, à l’expo Cobra à Tervuren (2022).
Site : Wim Scheree - Artists In Motion
Issu du graffiti, il déploie aujourd’hui une vision organique, architecturale et symbolique de l’urbain. Mur, peau, béton : même combat.
rtists In Motion — poète visuel et plasticien — travaille à l’intersection du souffle, de l’écriture et de la matière.
Ses créations font vibrer le silence, jouant des frontières entre langage et perception.
Son poème OhBee BeauO a remporté le premier prix du Korean Belgian Contest en 2020.
Récemment, il a participé à plusieurs expositions internationales :
– Ueber : Windungen à Worpswede (2023, Allemagne) avec UndisCover (en duo),
– Weg das Dunkele, Go to hell au Blaue Reiter Festival à Sindelsdorf (2024, Allemagne),
– My straight side jump à l’exposition Jacoba Van Heemskercke à Domburg (2023, Pays-Bas),
– ’k zie, t’écris, mer sea en COlgate, ultraBRite and Aquafresh toothpaste à l’exposition Cobra à Tervuren (2022).
Wim Scheere, né à Anvers en 1959, vit et travaille à Saint-Jean-Geest.
Poète, plasticien et initiateur de projets artistiques, il présente ses poèmes en direct et dans des installations vidéo, mêlant néerlandais, français, anglais et allemand.
Ses œuvres visuelles sont souvent réalisées avec des matériaux atypiques, notamment du dentifrice, symbole de pureté et de quotidien détourné.
Il aime créer des projets collectifs et participatifs, parmi lesquels :
– In the eyes of my mother I see (mail art, 2025)
– I feel like a tree (poème collectif, 2024)
– Shifting & Drifting Horizons (collages collectifs, 2024)
– Birds don’t stop at Borders ! (art collectif, 2023)
Plasticienne grecque aux pratiques transdisciplinaires, elle traite du corps féminin, de la migration et du langage politique dans une esthétique directe et vibrante
Zeta Tsermou (née à Athènes en 1972) est une artiste visuelle installée à Bruxelles, dont la pratique s'étend entre la peinture, la sculpture et la vidéo. Elle est diplômée de l'École des Beaux-Arts d'Athènes, où elle a obtenu un Master intégré en Beaux-Arts avec une spécialisation en sculpture (2021). Elle détient également un Master en design architectural de la Bartlett School of Architecture (UCL, Londres, 1999) ainsi qu’un diplôme d’architecture de l’Université Technique Nationale d’Athènes (1998).
Son travail a été présenté dans de nombreuses expositions collectives en Grèce, en Europe et à l’international, notamment à Art Athina, au Musée d’Hydra et à la CENTRALE for contemporary art à Bruxelles.
Ses œuvres font partie de collections privées. Parallèlement à sa pratique artistique, elle partage son savoir-faire à travers des ateliers et workshops, notamment sur les techniques sculpturales et les arts plastiques.
Pour l’exposition « Noir et Rouge », Zeta Tsermou propose un univers plastique où la rigueur de la forme dialogue avec une intensité émotionnelle profonde. Sa recherche artistique s’inscrit dans une exploration de la matière et de la mémoire, où la sculpture devient un vecteur de tension, de silence et de résonance intérieure.
"S'étendant à la peinture, au dessin, à la sculpture et à la vidéo, le travail de Zeta Tsermou est une exploration profonde de l'expérience féminine. Elle se penche sur la manière dont les concepts de désir et d'identité sont façonnés et transformés par la sexualité, l'âge, la maternité, les normes sociales et la politique. Grâce à un processus intuitif de découpage, de collage, d'isolation et de juxtaposition, elle réimagine le corps dans ses dimensions physiques et métaphysiques, exposant des détails intimes tout en forgeant de nouvelles relations entre eux. Le corps, fragmenté mais toujours présent, devient à la fois le thème central et le véhicule de sa recherche artistique permanente.
Tsermou puise dans son expérience personnelle et dans son héritage culturel, qu'elle utilise comme matières premières pour son travail. Distillées et transformées en formes et en couleurs, ses œuvres remettent en question l'imagerie conventionnelle, reconfigurant les récits familiaux en un nouveau langage visuel.
Grâce à ses compositions soigneusement mises en scène et à son souci du détail, elle crée une expérience immersive, entraînant le spectateur dans la complexité de sa vision. Sa formation en architecture est à l'origine de l'équilibre délicat entre le solide et le fluide dans ses compositions - les formes structurelles et les géométries fluides coexistent en harmonie.
Ses œuvres bidimensionnelles et ses sculptures forment des environnements qui exposent les multiples facettes de la féminité. Pour Tsermou, la déconstruction est un acte de digestion - une approche qui lui permet non seulement d'explorer les possibilités offertes par les matériaux qu'elle utilise, mais aussi de se comprendre elle-même." www.zetatsermou.com
S’étendant à travers la peinture, le dessin, la sculpture et la vidéo, le travail de Zeta Tsermou explore l’expérience féminine — comment le désir et l’identité se construisent à travers la sexualité, l’âge, la maternité, les normes sociales et la politique.
Par un processus intuitif de découpe, de collage et de juxtaposition, elle réinvente le corps dans ses dimensions à la fois physiques et métaphysiques, révélant des détails intimes tout en forgeant de nouvelles relations entre eux.
Fragmenté mais toujours présent, le corps devient à la fois sujet et vecteur de sa recherche artistique.
S’inspirant de son vécu personnel et de son héritage culturel, Tsermou transforme la mémoire et l’émotion en un langage visuel fait de formes et de couleurs, remettant en question les représentations familières.
Un dialogue sensuel émerge également entre le corps et le monde naturel — là où les formes organiques rencontrent la présence humaine, dévoilant des couches de tendresse, de résilience et d’intimité.
À travers ce prisme, elle cherche à ouvrir un espace de conversation entre l’organique, l’humain et le spirituel, en traçant les tensions discrètes et les affinités qui façonnent nos paysages intérieurs.
Sa formation en architecture nourrit subtilement ce processus, affinant sa sensibilité à l’espace, à la structure et à la forme.
Elle navigue ainsi entre contrôle et instinct, ordre et flux — là où ses compositions deviennent plus que de simples images : de véritables environnements de réflexion, de réappropriation et de transformation.
Zeta Tsermou (née à Athènes en 1972) est une artiste visuelle basée à Bruxelles, travaillant entre peinture, sculpture et vidéo.
Elle est titulaire d’un Master intégré en Beaux-Arts, spécialisé en sculpture, de l’École des Beaux-Arts d’Athènes (2021), d’un Master en Design architectural de la Bartlett School of Architecture (UCL, Londres) (1999) et d’un diplôme d’architecture de l’Université technique nationale d’Athènes (1998).
Tsermou a participé à de nombreuses expositions collectives en Grèce, en Europe et à l’international, notamment à Art Athina, au Musée d’Hydra et à La Centrale à Bruxelles.
Elle enseigne également des ateliers de sculpture et de beaux-arts, contribuant activement à la transmission artistique contemporaine.
Mirak_81 – Entre cosmos urbain et nature vibrante
Depuis son adolescence, Karim Dayeh, alias Mirak_81, déploie son univers au croisement du graffiti, du street art et de l’imaginaire spatial. Issu de la scène underground bruxelloise, il s'imprègne très tôt des langages visuels de la rue, qu’il conjugue avec une formation en arts graphiques, affinant ainsi une esthétique singulière, à la fois brute et raffinée.
Son œuvre picturale s’inscrit dans une démarche synthétique où se rencontrent trois pôles majeurs : l’énergie de l’espace urbain, la vitalité organique du monde naturel, et la profondeur énigmatique des espaces cosmiques. Sur toiles, murs ou supports alternatifs, ses compositions oscillent entre abstraction contrôlée et fulgurances instinctives, révélant une cartographie intérieure faite de lignes, de textures et de tensions chromatiques.
Mirak_81 explore la ville comme un écosystème mouvant, une matière vivante à la fois nourricière et conflictuelle. À travers ses œuvres, il capte les fractures du béton, les flux humains, les pulsations souterraines, mais aussi les résonances spirituelles d’une nature qui résiste, envahit, respire. L’espace – terrestre ou galactique – devient chez lui un terrain d’exploration poétique, une scène pour l’hybridation entre science-fiction personnelle et mémoire collective.
L’artiste trace ainsi une trajectoire singulière, entre enracinement urbain et élévation cosmique, invitant le regardeur à naviguer entre les couches du visible et de l’imaginaire.
L’œuvre picturale de Mirak_81 s’inscrit dans une démarche synthétique et exploratoire, où convergent trois pôles majeurs : l’énergie de l’espace urbain, la vitalité organique du monde naturel, et la profondeur énigmatique des espaces cosmiques.
Sur toiles, murs ou supports alternatifs, ses compositions oscillent entre abstraction maîtrisée et fulgurances instinctives, révélant une cartographie intérieure faite de lignes, de textures et de tensions chromatiques.
Mirak_81 explore la ville comme un écosystème mouvant, une matière vivante à la fois nourricière et conflictuelle.
À travers ses œuvres, il capte les fractures du béton, les flux humains, les pulsations souterraines, mais aussi les résonances spirituelles d’une nature qui résiste, envahit, respire.
L’espace – terrestre ou galactique – devient un terrain d’exploration poétique, une scène d’hybridation entre science-fiction personnelle et mémoire collective.
L’artiste trace ainsi une trajectoire singulière, entre enracinement urbain et élévation cosmique, invitant le spectateur à naviguer entre les couches du visible et de l’imaginaire.
Mirak_81 – Entre cosmos urbain et nature vibrante
Depuis son adolescence, Karim Dayeh, alias Mirak_81, développe un univers situé au croisement du graffiti, du street art et de l’imaginaire spatial.
Issu de la scène underground bruxelloise, il s’imprègne très tôt des langages visuels de la rue, qu’il conjugue avec une formation en arts graphiques, affinant ainsi une esthétique à la fois brute et raffinée.
Mes premiers pas dans les arts plastiques furent donnés au Chili, en 1974 aux Beaux Arts. A partir de 1978, en Belgique, j'ai suivi des études en gravure et sérigraphie à l’école 75, et a partir de 1992, à l’académie Constantin Meunier, j'ai fait de la gravure et de l’ébénisterie. Depuis quelques années, de la création et fabrication de mobilier, au travail de la gravure sur bois et de la création de papier, je suis dans la recherche d'un rythme de couleurs, de formes et matières qui naissent dans le bois que j'utilise. C'est cet élément, le bois, qui m'inspire. La veine du bois est un clin d’œil qui vous invite à donner libre cours à l'inspiration.
La pâte à papier devient ici le point de départ d’un voyage sensoriel — un jeu entre légèreté et pesanteur, transparence et opacité — comme les ciels mouvants que j’observe depuis ma fenêtre.
Des cumulus traversés de lumière, des vues filtrées par une palissade ou un feuillage, un monde de lumières, de couleurs, de formes, où la magie du présent s’exprime pleinement.
Mais c’est aussi un monde de tensions, né de la diversité des fibres colorées, des gravures incrustées dans la matière-papier, où chaque élément, chaque fragment trouve sa juste place.
Mes premiers pas dans les arts plastiques remontent à 1974, au Chili, aux Beaux-Arts.
Installée en Belgique depuis 1978, j’y ai poursuivi des études en gravure et sérigraphie à l’École 75, puis, à partir de 1992, en gravure et ébénisterie à l’Académie Constantin Meunier.
Ces dernières années, ma recherche s’articule entre la création de mobilier, la gravure sur bois et la fabrication de papier.
Je cherche à y faire naître un rythme de couleurs, de formes et de matières, inspiré par la veine du bois, véritable fil conducteur de mon travail — un clin d’œil à la nature et à la liberté de l’inspiration.
Lautaro Ceramic est originaire de Villaguay, en Argentine. Autodidacte, il puise son inspiration dans la mémoire du geste, le long des rives des rivières, des versants d’argile bleue et au cœur des forêts natives. Sa pratique artistique naît d’un lien intime avec la terre : il explore les formes, les textures, les accidents naturels de l’argile comme autant de langages silencieux.
À travers ses œuvres, Lautaro interroge la transmission des savoirs, la permanence du vivant et la représentation quotidienne d’une nature en équilibre fragile. Son travail est profondément ancré dans l'observation patiente du monde qui l'entoure — une attention poétique aux petites choses, aux traces, aux failles.
Plus qu’un sculpteur, Lautaro est un poète du sensible. Il cherche à comprendre l’être, à sonder l’amour, à ressentir l’existence dans ce qu’elle a de plus vrai. C’est à partir de ces principes essentiels qu’il crée, comme on cherche une vérité : humblement, avec intensité.
Son œuvre nous invite à ralentir, à ressentir, à renouer avec ce qui nous dépasse mais nous relie — le vivant.
Lautaro Ceramic est un marcheur de terres et de silences. Originaire d’Argentine et installé à Morsel, il crée avec la peau, la mémoire et le souffle des éléments. Son œuvre ne parle pas en cris, mais en traces.
Des traces fragiles, parfois invisibles, laissées comme unique matière de dialogue entre le corps et la terre. Chez lui, le geste artistique devient une manière d’habiter le monde — avec attention, avec respect. Chaque empreinte raconte un lien.
Un passage. Une blessure aussi.
Sa première grande œuvre, Intromisión, est un cri contenu, une fracture ouverte.
Elle évoque les peuples originaires, dépossédés au nom du progrès, effacés sous prétexte de biodiversité — alors qu’ils sont, depuis toujours, les gardiens du vivant. Leur forêt est temple, maison, pharmacie. Leur présence est équilibre.
Dans Intromisión, la terre se fend, le sol se brise. Quarante pièces forment un chœur de matières blessées : Effondrement, In the Heights, Soy Azul, Gloeiende natuur, Kosmos… Autant de fragments d’un monde qu’on oublie d’écouter.
Lautaro ne façonne pas pour imposer. Il effleure, il dépose.
Il laisse derrière lui la poésie rugueuse d’un passage.
Et nous, regardeurs, sommes invités à entendre ce qui reste quand le silence parle.
Originaire de Villaguay (Argentine), Lautaro Ceramic est un artiste autodidacte qui puise son inspiration dans la mémoire du geste, le long des rivières, des versants d’argile bleue et au cœur des forêts natives.
Sa pratique naît d’un lien intime avec la terre : il explore les formes, les textures, les accidents naturels de l’argile comme autant de langages silencieux. À travers ses œuvres, il interroge la transmission des savoirs, la permanence du vivant et la fragilité de la nature.
Son travail s’enracine dans une observation patiente du monde, une attention poétique aux petites choses, aux traces et aux failles.
Plus qu’un sculpteur, Lautaro est un poète du sensible, cherchant à comprendre l’être, à sonder l’amour, à ressentir l’existence dans ce qu’elle a de plus vrai.
Il crée comme on cherche une vérité : humblement, avec intensité.
Son œuvre nous invite à ralentir, à ressentir, à renouer avec ce qui nous dépasse mais nous relie — le vivant.
Nous vous invitons à venir vivre cette expérience singulière, au cœur de l’Espace Buen Vivir, dans le cadre vibrant et généreux du Parcours d’artistes d’Ixelles 2025.
"Rouge et Noir" est une proposition artistique née du désir d’interroger les tensions, les contrastes, les élans.
C’est un geste collectif, contemporain, audacieux — une manière d’ouvrir la matière et l’âme, de mêler mémoire et présent dans une forme libre, plurielle, habitée.
Sept artistes :
Caliban Ramirez, Wim Scheere, Harold Cuellar, Lautaro Ceramica, Zeta Tsermou, Mirak_81 et Elvira Cerda.
Sept voix, sept trajets, sept écritures visuelles qui font vibrer le rouge et le noir — non comme des opposés, mais comme des énergies à faire dialoguer.
Peinture, céramique, installation, photographie, performance, textile : chaque œuvre est un monde.
Chaque monde, une invitation.
Ici, on ne regarde pas seulement :
on entre, on traverse, on décale son regard.
On écoute les matières parler, on sent les symboles se tordre et se régénérer.
On croise des histoires — intimes, politiques, poétiques — qui ricochent dans l’imaginaire.
Dans le sillage de we.art.xl, qui depuis cinq ans s’efforce d’élargir les horizons, nourrir la curiosité, susciter le plaisir de la découverte, honorer la diversité, cette exposition prend place comme un cœur battant, une chambre d’échos partagés.
Et parce que cette rencontre ne saurait rester éphémère,
nous formulons le souhait que "Rouge et Noir" revienne comme un experiénce unique et ndélébile.
Qu’il devienne une halte régulière dans nos calendriers sensibles,
une célébration du multiple, du contrasté, de l’essentiel.
Tout le monde est bienvenu.
Ici, l’art est un langage pour toutes les langues.
Un espace pour ralentir, ressentir, se relier.
Venez vivre cette dernière traversée.
Venez voir — mais aussi toucher du regard, écouter du ventre, imaginer du cœur.
Car ce qui se joue ici, ce sont des fragments de nous, mis en lumière, partagés dans un même souffle.
Merci aux artistes pour leur générosité.
Merci à vous, visiteurs, passeurs, rêveurs,
de venir élargir encore le champ des possibles.
Carlos Ramirez Carrasco, alias "Caliban RAMIREZ"
Commissaire de l’exposition