Depuis la terrasse de l’Estello, Aix-en-Provence ne se contente pas d’être une ville :
elle devient un paysage vivant, une succession de instants qui se prolongent bien au-delà du Cours Mirabeau.
Chaque lieu que nous présentons ici — une fontaine cachée, une place silencieuse, un marché vibrant, une statue immobile, un pavillon baigné de lumière — fait partie de ce que nous voyons, de ce que nous ressentons, de ce qui inspire la maison jour après jour.
Ces brèves sont les reflets de cette proximité : une manière de partager les éclats de la ville tels qu’ils nous parviennent, avec douceur, avec respect, avec cette sensibilité qui fait l’âme de l’Estello.
Découvrir Aix, c’est aussi comprendre ce qui façonne notre ambiance, nos gestes, notre manière d’accueillir.
C’est entrer dans un territoire où la lumière, la pierre et la vie dialoguent exactement comme elles le font ici, à notre table.
Bienvenue dans ces fragments d’Aix-en-Provence.
Ils sont le prolongement naturel de la maison.
From the terrace of Estello, Aix-en-Provence is never just a city:
it becomes a living landscape, a succession of moments stretching far beyond the Cours Mirabeau.
Every place we present here a hidden fountain, a quiet square, a vibrant market, a still statue, a pavilion bathed in light is part of what we see, what we feel, and what inspires the house day after day.
These short pieces are reflections of that closeness: a way of sharing the city’s glimmers as they reach us, with gentleness, with respect, with the sensitivity that shapes Estello’s soul.
To discover Aix is also to understand what shapes our atmosphere, our gestures, our way of welcoming.
It is to step into a territory where light, stone, and life converse — just as they do here, at our table.
Welcome to these fragments of Aix-en-Provence.
They are the natural extension of the house.
Chaque semaine, le Cours Mirabeau se transforme en un long ruban de couleurs et de parfums.
Les étals s’installent sous les platanes, les tissus ondulent au vent, les fruits brillent comme des éclats de soleil, et les voix des marchands composent une musique familière.
C’est un marché qui ne se contente pas d’exister : il raconte la ville.
On y croise des habitués, des visiteurs émerveillés, des passants qui s’arrêtent “juste pour regarder”, et cette atmosphère si particulière qui fait d’Aix-en-Provence une ville où la vie se goûte en douceur.
Le Cours Mirabeau devient alors un théâtre ouvert, un lieu où l’on flâne, où l’on découvre, où l’on respire.
Un passage incontournable pour sentir Aix dans ce qu’elle a de plus vrai :
sa lumière, ses couleurs, et cette manière unique qu’a la ville de rendre chaque instant un peu plus chaleureux.
À quelques pas de la Rotonde, Paul Cézanne veille sur la ville qu’il a tant observée.
Sa silhouette de bronze, posée dans le mouvement du Cours Mirabeau, semble retenir un instant du temps : celui où la lumière d’Aix glisse sur les façades, les arbres, les passants.
On y retrouve la présence calme du peintre, son regard silencieux, cette manière unique qu’il avait de voir le monde sans jamais le brusquer.
La statue n’est pas un hommage figé : c’est une respiration.
Un rappel discret que la ville porte encore en elle l’âme de celui qui l’a tant peinte, tant arpentée, tant aimée.
La fontaine "La Rotonde" qui s'illumine lors de la biennale d'Art et de Culture en septembre 2022. (Cie Carabosse)
Lors de l’évènement Aix 100 Flammes, la Rotonde s’est transformée en un véritable théâtre de lumière.
Ses statues, habituellement immobiles, semblaient soudain respirer sous les reflets mouvants, tandis que les jets d’eau se teintaient de lueurs chaudes et profondes.
La place entière devenait un écrin, un espace suspendu où la ville révélait une part de son imaginaire.
Ce soir-là, Aix-en-Provence n’était plus seulement une ville :
c’était une scène, un murmure, une flamme.
Et la Rotonde, au centre de tout, brillait comme un phare poétique, guidant les pas de celles et ceux qui venaient simplement se laisser surprendre.
Un moment rare, où l’on comprend pourquoi Aix sait encore émerveiller.
À quelques pas du tumulte du centre, le Pavillon Vendôme repose dans une tranquillité presque irréelle.
Édifié au XVIIᵉ siècle, ce lieu mêle l’élégance classique à la douceur d’un jardin silencieux, où les arbres semblent garder la mémoire des siècles.
Son architecture noble, ses façades claires et son atmosphère paisible en font l’un des trésors les plus raffinés d’Aix-en-Provence.
Le Pavillon Vendôme n’est pas seulement un monument : c’est une parenthèse.
Un espace où l’on marche lentement, où la lumière filtre entre les branches, où l’on découvre la ville autrement — avec ce regard sensible et poétique que nous aimons mettre en avant ici à l’Estello.
Un incontournable pour celles et ceux qui souhaitent ressentir Aix dans ce qu’elle a de plus délicat.
300 Avenue Giuseppe Verdi,
13100 Aix-en-Provence
Site internet,
Place de l'Hôtel de ville,
13100 Aix-en-Provence
Site internet,
Fondée en 123 av. J.-C. par les Romains sous le nom d’Aquae Sextiae, Aix-en-Provence porte plus de deux millénaires d’histoire dans ses rues.
Capitale historique de la Provence, elle a vu se succéder les peuples, les artistes, les souverains et les voyageurs, laissant derrière eux un patrimoine d’une rare richesse.
Aujourd’hui, Aix est l’une des villes les plus visitées du sud de la France.
Le Cours Mirabeau, ses places baroques, ses hôtels particuliers du XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècle, ses fontaines plus de 130 et ses ruelles baignées de lumière composent un décor où l’on flâne autant qu’on découvre.
La ville est aussi profondément artistique : c’est la terre natale de Paul Cézanne, dont l’atelier, la montagne Sainte-Victoire et les lieux de vie attirent chaque année des visiteurs du monde entier.
Aix-en-Provence est une ville qui se visite lentement.
On y explore les marchés provençaux, les places ombragées, les jardins secrets, les musées, les églises anciennes, et cette atmosphère unique qui mêle élégance, douceur et patrimoine.
Chaque quartier raconte une époque, chaque façade porte une histoire, chaque fontaine murmure un fragment de mémoire.
Pour le voyageur, Aix est une destination incontournable : une ville où l’art, la culture, l’histoire et la lumière se rencontrent, et où chaque pas révèle un peu plus de la Provence éternelle.
Au détour des rues calmes du quartier Mazarin, la Fontaine des Quatre Dauphins apparaît comme un bijou posé au milieu de la pierre.
Érigée en 1667, elle incarne l’élégance baroque d’Aix-en-Provence : quatre dauphins sculptés, un mouvement presque vivant, et cette manière unique qu’a la fontaine de donner au quartier une respiration douce et intemporelle.
À quelques pas de là, dans les années 1970 à 1990, deux figures du cinéma français ont vécu une partie de leur histoire : Alain Delon et Mireille Darc.
Leur résidence, discrète et élégante, ajoutait alors une touche de mystère et de prestige à ce quartier déjà chargé de beauté.
Aujourd’hui encore, en passant près de la fontaine, on devine quelque chose de cette époque : un éclat, une présence, une mémoire qui n’a jamais vraiment quitté les lieux.
Un passage incontournable pour ressentir Aix dans ce qu’elle a de plus raffiné.
Au cœur du centre historique, la Place d’Albertas apparaît comme une parenthèse hors du temps.
Créée au XVIIIᵉ siècle par la famille d’Albertas, elle offre une harmonie rare : façades symétriques, balcons de fer forgé, pierre claire, et cette fontaine centrale qui semble chuchoter à qui s’en approche.
La fontaine, installée en 1912, apporte une touche de vie à cet écrin baroque.
Son murmure discret accompagne les pas des visiteurs, tandis que la lumière d’Aix glisse sur les murs comme un voile doré.
C’est un lieu où l’on ne fait que passer — mais où l’on revient toujours.
La Place d’Albertas n’est pas un monument spectaculaire :
c’est un charme.
Un charme qui se dévoile lentement, dans le calme, dans la pierre, dans la manière dont la ville respire autour d’elle.
Un incontournable pour ressentir Aix dans sa forme la plus délicate.
Au détour de la rue Espariat, l’Église du Saint-Esprit apparaît presque comme une surprise.
Édifiée au XVIIᵉ siècle, elle offre une parenthèse de silence au milieu des rues animées du centre.
Sa façade discrète, ses lignes classiques et son intérieur baigné d’une lumière douce composent un lieu où l’on entre sans bruit, simplement pour respirer un instant.
À l’intérieur, la pierre claire, les voûtes sobres et l’atmosphère paisible rappellent l’Aix d’autrefois : une ville où la spiritualité se mêlait naturellement à la vie quotidienne.
Aujourd’hui encore, l’Église du Saint-Esprit reste un refuge, un espace où le temps semble ralentir, juste assez pour laisser place à la contemplation.
Un lieu à découvrir pour ressentir Aix dans sa dimension la plus intime.
Dans le quartier Mazarin, certaines fontaines ne se montrent pas au premier regard.
Elles vivent derrière des murs anciens, dans des jardins paisibles, souvent au cœur d’établissements bancaires installés dans d’anciennes demeures aristocratiques.
On ne les aperçoit qu’au détour d’une porte entrouverte, d’un reflet, d’un instant de chance.
Ces fontaines privées, héritières du XVIIᵉ siècle, prolongent l’esprit du quartier :
un mélange de discrétion, d’élégance et de mémoire.
Leur eau murmure pour quelques privilégiés, mais leur présence se devine depuis la rue — comme un secret que la ville accepte de partager sans jamais vraiment le révéler.
Elles rappellent que le Mazarin n’est pas seulement un quartier :
c’est un monde à part, où chaque façade cache une histoire,
et où l’eau continue de couler dans des lieux que seuls les pas attentifs savent imaginer.