Le Programme de coopération entre la Belgique et le Bénin pour la période 2019-2023 a été construit conjointement autour des nouvelles priorités et orientations de la coopération belge rejoignant celles du Bénin, en particulier la stimulation du développement économique – focalisé sur le secteur de l’agrobusiness et de l’activité portuaire, ainsi que le droit à la santé sexuelle et reproductive.
Il est parti d’une analyse approfondie des besoins – tenant compte des demandes du marché, et de celle des détenteurs de droits et porteurs d’obligations, des domaines d’expertise de la coopération belge et de ses partenaires, et des réponses déjà apportées par d’autres PTF. Cette analyse a permis de judicieusement définir les domaines sur lesquels la coopération belge peut faire la différence et avoir un réel impact, en bonne complémentarité et synergie avec les autres intervenants.
Deux objectifs généraux ont été définis pour le nouveau Programme bénino-belge 2019-2023 :
1. Contribuer à la création d’emploi décents et durables, à l’augmentation des revenus des acteurs économiques et des ménages et à l’amélioration des équilibres macro-économiques du Bénin, et ce dans deux secteurs économiques clés du Bénin ;
2. Contribuer à la bonne gestion du dividende démographique et à la réduction de la mortalité maternelle et infantile, et améliorer la productivité du capital humain.
Le Programme s’inscrit entièrement dans le Programme d’Action Gouvernemental (PAG) du Bénin au niveau de son 2ème pilier « Engager la transformation structurelle de l’économie » et 3ème pilier « Améliorer les conditions de vie de la population ».
Le Programme bénino-belge exprime ainsi son ambition de contribuer au développement et à la stabilité économique, sociale et sécuritaire du Bénin et d’œuvrer activement pour l’égalité
des droits et des chances de toutes les couches de sa population à travers 4 piliers :
· Pilier 1 : « Appui au développement des Chaînes de Valeur Ajoutée (CVA) porteuses et à l’entreprenariat dans le domaine de l’agro-business »
· Pilier 2 : « Appui au développement du secteur (para)portuaire »
· Pilier 3 : « Promotion des droits et l’accès à la santé sexuelle et reproductive (DSSR) / Digitalisation et utilisation des données (health data) »
· Pilier 4 : « Appui à l’Opérationnalisation de la Police républicaine (PAOP) »
Interventions complémentaires financées par d’autres partenaires
● DigiBoost - PIR EU – 2,8 M€ - Appui au développement de l’économie numérique - période 2019 – 2022 : Cette intervention a pour ambition de soutenir le secteur du numérique au Bénin. L’objectif est de renforcer et de consolider l’écosystème à travers des appuis aux structures d’accompagnement des startups (incubateurs, accélérateurs, fab labs, espaces de co-working, …) ainsi qu’aux relations entre les acteurs au sein et en dehors de l’écosystème béninois.
● Accompagnement de la Transition Agro-Ecologique par la Recherche Agricole (TAERA) – ligne thématique EU – 1,5 M€ - période 2019 – 2024 : Ce projet a pour but de renforcer l’agriculture familiale du Bénin dans ses capacités contributives à la sécurité alimentaire et nutritionnelle. De manière spécifique, il s’agira d’identifier et d’expérimenter les conditions d’une transition agro-écologique pour les producteurs rizicoles et maraîchers. Au terme de ce projet, les producteurs ruraux ont les capacités en termes de connaissances, compétences, attitudes, maîtrise des technologies et seront motivés pour conduire leurs entreprises agricoles de manière profitable et durable, contribuant à l’émergence d’une société rurale dégagée des problèmes de sécurité alimentaire et de pauvreté.
● Projet « EQUITE», c’est-à-dire : Ensemble pour une Qualité des soins Inclusive et Transparente, orientée vers l’Egalité genre - AFD – Santé – 11 M€ - période 2019 – 2024 : Vise à améliorer la santé des populations les plus vulnérables au Bénin, en œuvrant pour l’égalité entre femmes et hommes. Il cible le département des Collines et l’hôpital départemental du Borgou. Le projet renforcera la qualité des soins obstétricaux et les maladies non transmissibles ; le renforcement de la production et de la qualité des ressources humaines en santé et l’appui à la gouvernance du système de santé avec une meilleure redevabilité et une égalité genre.