Acrimed (l’Association Critique des Médias) a plusieurs fois parlé d’Emmanuel Todd, non pas pour « l’attaquer » comme personne, mais pour analyser comment les médias le traitent, et comment Todd lui-même occupe l’espace médiatique.
Voici, de manière claire et simple, ce que dénonce Acrimed :
Acrimed explique que Todd est souvent invité sur les plateaux (radio/TV) non pour débattre sérieusement, mais parce que :
il crée des polémiques,
il a des idées tranchées,
il génère de l’audience.
👉 Pour Acrimed, les médias utilisent Todd comme une figure spectacle, ce qui appauvrit le débat public.
Acrimed souligne que beaucoup de journalistes le présentent comme :
« historien-économiste »,
« spécialiste des structures familiales »,
« penseur visionnaire ».
… mais sans mettre à distance ses hypothèses ou vérifier ses affirmations.
👉 Acrimed critique le manque de journalisme critique : Todd est traité comme une autorité même quand ses analyses sont très discutables.
Acrimed rappelle que Todd :
fait souvent des prédictions fortes (évolution politique, sociale, géopolitique),
mais qu’il se trompe régulièrement.
Pour Acrimed, les médias évitent presque toujours de revenir sur ces erreurs.
👉 Ce manque de suivi crée un « effet gourou » médiatique : Todd annonce → on diffuse → on oublie → il revient.
Acrimed critique la manière dont les médias :
l’invitent pour des déclarations choc,
le laissent simplifier des sujets complexes,
opposent sa parole à d’autres pour créer des clashs.
Exemple typique : débats très rapides où Todd balance une thèse massive → aucun temps n’est donné pour la vérifier ou la nuancer.
👉 Pour Acrimed : ce n’est pas Todd le problème fondamental, c’est la manière dont les médias l’utilisent.
Au final, pour Acrimed, Todd représente un cas typique de :
personnalisation extrême des débats (on parle plus des figures que des idées),
affaiblissement du traitement critique des experts,
journalisme transformé en spectacle.
Acrimed ne dit pas : « Todd a tort ».
Acrimed dit : « Les médias traitent Todd comme un oracle, et cela pose problème pour la qualité de l’information ».