Là où les saints passent, Dieu passe avec eux ! (St JM Vianney, curé d'Ars)
Dans le cadre de leur pérégrination de 2026, les reliques de sainte Elisabeth de la Trinité
sont venues dans la paroisse Notre-Dame de Bourg-en-Bresse les 27 et 28 Mai 2026.
Dans le cadre de leur pérégrination de 2026, les reliques de sainte Elisabeth de la Trinité
sont venues dans la paroisse Notre-Dame de Bourg-en-Bresse les 27 et 28 Mai 2026.
1880 : Naissance d'Elisabeth Catez
1882 : Installation de la famille à Dijon
1883 : Naissance de sa sœur Guite
1887 : Mort de son père
1891 : Première communion
1893 : Premier prix de piano au conservatoire de Dijon
1894 : Demande à devenir religieuse au Carmel ; opposition de sa mère
1901 : Entrée au Carmel de Dijon
1903 : Profession religieuse (engagement définitif)
1906 : Mort d'Elisabeth au Carmel de Dijon
1984 : Béatification par le pape Jean-Paul II
2016 : Canonisation par le pape François
2024 : Début des pérégrinations du reliquaire
2026 : Inscription de la fête de Ste Elisabeth au calendrier propre de France (fête le 8 novembre)
Elisabeth est une sainte proche de nous, comme Thérèse de Lisieux, de 7 ans son ainée. Elle a découvert grâce à la prière, bien avant de devenir religieuse, la possibilité de vivre au quotidien en présence de Dieu, à travers les activités ordinaires des jeunes de son âge.
Ce trésor, le "beau soleil irradiant de sa vie", elle l'a partagé à sa famille, à ses amis, à des prêtres et des religieuses. Sa simplicité peut nous entrainer pour que nous devenions de plus en plus, quels que soient notre âge et notre condition, des amis de Dieu.
“Il me semble qu'au Ciel, ma mission sera d'attirer les âmes
en les aidant à sortir d'elles pour adhérer à Dieu
par un mouvement tout simple et tout amoureux.”
(Lettre à une sœur)
La sainteté n'est pas une œuvre humaine, mais le reflet dans une personne et dans sa vie de la sainteté de Dieu. Un saint est une personne qui a accueilli pleinement l'action de Dieu en lui.
Un saint n'est pas quelqu'un de parfait (ça n'existe pas...) mais quelqu'un qui a vécu, même à travers ses faiblesses, une disponibilité de plus en plus grande à la grâce de Dieu qui vit en lui.
Pour l'Église catholique, la sainteté est la vocation de tout chrétien, puisqu'elle découle du baptême. Mais on met en évidence certains saints, qui peuvent être des aides pour tous. En étudiant leur vie (cette étude très sérieuse s'appelle le "procès de canonisation"), l'Église déclare dans un premier temps qu'ils sont "bienheureux", puis éventuellement qu'ils sont "saint".
Elisabeth de la Trinité a été déclarée bienheureuse par le pape Jean-Paul II en 1984, et déclarée sainte (on dit aussi "canonisée", terme qui signifie "reconnue") par le pape François en 2016.
“La grâce est le secours que Dieu nous donne
pour répondre à notre vocation de devenir ses fils adoptifs.
Elle nous introduit dans l’intimité de la vie trinitaire.”
(Catéchisme de l'Église catholique, n° 2021)
Elisabeth est devenue religieuse dans l'ordre du Carmel.
Cet ordre religieux, dont les origines remontent au 12e siècle, regroupe des hommes et des femmes qui désirent vivre proches de Dieu au milieu de leurs occupations quotidiennes. Les religieux vivent le plus souvent en couvents de carmélites (femmes) ou de carmes (hommes). D'autres membres de la famille carmélitaine vivent au milieu du monde actuel ; certains sont des laÏcs mariés.
La spiritualité du Carmel s'appuie sur les écrits de sainte Thérèse d'Avila, de saint Jean de la Croix et de sainte Thérèse de Lisieux, qui ont été déclarés Docteurs de l'Église universelle (leur enseignement est une référence sûre pour les chrétiens). Cette spiritualité met au centre de tout la prière silencieuse (appelée "oraison") par laquelle on apprend peu à peu à vivre en présence du Dieu vivant, comme le prophète Elie sur la montagne du Carmel.
Elisabeth est entrée au Carmel de Dijon, qu'elle voyait depuis la fenêtre de sa chambre, pour vivre unie à Jésus. Le Carmel de Dijon a déménagé à l'écart de la ville à Flavignerot en 1979.
“Ici, il n'y a plus rien, plus que Lui, Il est Tout,
Il suffit et c'est de Lui seul qu'on vit.
On le trouve partout, à la lessive comme à l'oraison !.”
(Lettre à sa sœur Guite)
Il n'y a rien de magique ni d'occulte dans la vénération chrétienne des reliques ; il ne s'agit pas d'adorer les reliques comme on ferait avec une idole, ni de les toucher pour obtenir quelque chose. C'est une démarche spirituelle, qui s'appuie sur le concret des reliques.
Les reliques sont des restes matériels d'un saint conservées dans un reliquaire (appelé aussi "châsse"). Le reliquaire qui est transporté lors des pérégrinations est la "petite chasse" ; une plus grande reste à demeure à l'église Saint-Michel de Dijon, la paroisse d'Elisabeth.
Elles nous permettent d'abord d'honorer Dieu en rendant grâce pour ce qu'il a réalisé dans la vie réelle de cette personne. Voilà pourquoi on présente également la vie de ce saint, en accompagnement de ses reliques.
Elles nous encouragent, par leur présence concrète, à nous laisser nous aussi renouveler par la grâce de Dieu ; nous pouvons alors demander au saint, qui est vivant auprès de Lui, de nous aider par sa prière à être réceptifs à l'action de Dieu en nous.
Comme pour tous les saints, nous pouvons aussi lui confier des intentions qui nous sont chères, pour des proches, pour notre monde... Les saints sont en communion avec l'Église de la Terre et nous accompagnent par leur intercession, comme on l'exprime durant la liturgie de Pâques avec la "litanie des saints".
Quand on prie auprès des reliques d'un saint, ça ne remplace pas le lien que nous avons avec Dieu dans le secret de notre cœur : c'est plutôt une aide, comme un tremplin, pour aller encore plus vers Dieu.
Dieu s'est révélé dans la Bible, et particulièrement depuis la venue de Jésus, comme une communion d'amour parfaite de trois personnes ("trinité" signifie "unité de trois"). Celui qu'on appelle le Père est la source de toute chose, celui qu'on appelle le Fils reçoit tout du Père, celui qu'on appelle le Saint Esprit est le lien d'amour qui procède du Père et du Fils.
Cela ne signifie pas qu'ils soient trois dieux : les trois personnes divines sont distinctes, mais un seul Dieu. Tous trois sont de même nature, égaux en dignité, en puissance, en gloire et en majesté.
Les chrétiens prient "au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit" en traçant sur eux de la main le signe de la croix.
L'icône de la Trinité est l'œuvre d'un moine russe du 15e siècle, Andreï Roublev.
Elle représente les trois hommes qui rendent visite à Abraham près du chêne de Mambré,
en qui la tradition chrétienne a reconnu les trois personnes divines.
“Nous saluons en elle un être comblé de dons naturels ; elle était intelligente et sensible, pianiste accomplie, appréciée de ses amis, délicate dans l’affection des siens. (...) Sans réserve, elle accueille le don de Dieu, la grâce du baptême et de la réconciliation ; elle reçoit admirablement la présence eucharistique du Christ. À un degré exceptionnel, elle prend conscience de la communion offerte à toute créature par le Seigneur. (...)
Cette contemplative, loin de s’isoler, a su communiquer à ses sœurs et à ses proches la richesse de son expérience mystique. Son message se répand aujourd’hui avec une force prophétique. Nous l’invoquons : disciple de Thérèse de Jésus et de Jean de la Croix, qu’elle inspire et soutienne toute la famille du Carmel ; qu’elle aide beaucoup d’hommes et de femmes, dans la vie laïque ou la vie consacrée, à recevoir et partager les « flots de charité infinie » qu’elle recueillait « à la fontaine de vie »”
(saint Jean-Paul II, homélie de la Béatification d’Elisabeth)