Du Profane au Sacré : méandres de l"âme
piano et lecture : Myriam Saab-Seurin
flûte traversière et lecture : Anaïs Le Clech
" C’est qu’en fait, mon bon ami, je n’ai qu’une seule plume et qu’un seul cœur, ondoyant et divers ! Toutes proportions gardées, Bach ne fait pas autre chose : qu’il parle à sa pipe, ou qu’il s’adresse à Dieu, c’est avec les mêmes harmonies, le même contrepoint, les mêmes tours de phrases ; seule, l’intention diffère. "
Francis Poulenc
Créateur d’une expérience sensible et sensuelle, le compositeur en tant qu’homme ne se pose pas nécessairement la question du lien entre inspiration et sentiment spirituel. Si la foi est une évidence pour Olivier Messiaen, et Johann Sebastian Bach, dans leur conviction profonde et la constitution de leur œuvre, elle ne prend une place radicale chez Franz Liszt que dans vingt dernières années d’une vie sentimentalement trépidante, et souvent mondaine.
Quant à Francis Poulenc, élevé dans une foi catholique intense, s’en étant détourné après la mort de son père, il reçoit à Rocamadour « le coup de poignard de la grâce » face à la statue de la Vierge Noire. Enfin, qu’en est-il de Gabriel Fauré, à la foi supposée peu profonde, que son rôle d’organiste a pourtant placé si souvent au cœur du déroulement liturgique ?
Lors de ce concert, nous mettrons face à face des œuvres aux inspirations parfois contrastées, éclairées par les mémoires et correspondances de ces compositeurs.