Exécution : Pour effectuer une ouverture d'angle il faut pointer son arme en direction de l'ouverture et passer de l'autre côté de l'ouverture tout en regardant correctement à l'intérieur de la pièce. (Voir schéma Joint)
Objectif :
• Pouvoir éliminer des menaces n'étant pas cacher dans la pièce,
• Faire une première reconnaissance de la pièce avant d'y entré,
Points d'attention :
• Ne pas faire dépasser son arme de l’ouverture !
• S’il y a contact, traiter la menace en continuant le déplacement. -> Ne pas bloquer l’entrée !
Exécution : Le principe reste identique à l’ouverture d’angle individuel, mais exécuté à deux, intégrés dans une cellule section. L’opérateur angle ouvre comme d’habitude, mais avec un binôme derrière lui. Les deux se mettent dos-à-dos pour couvrir simultanément l’ouverture et l’avant immédiat, assurant une protection mutuelle et une continuité de feux.
– l’élément de tête annonce « PORTE » → le n°2 reprend l’avant,
– il annonce ensuite « OUVERTURE » → progression simultanée.
À l’issue, on obtient un opérateur qui tient le devant, et une lecture immédiate de la pièce avant la pénétration.
Objectif :
• Pouvoir réaliser une ouverture d'angle en section et se répartir de chaque côté de la porte en prévision d'une entrée.
Points d'attention :
• Bien communiquer avec les autres opérateurs !
• Être fluide dans les mouvements !
Exécution : Une fois les 2 opérateurs en position de part et d’autre de la porte, ils décident qui passe en premier par un signal armé effectué par celui qui a réalisé l’ouverture (il connaît la pièce).
« OUI » (mouvement bref de l’arme) = je veux entrer en premier.
Lever l’arme = je cède le passage.
Le binôme opposé répond par le signal contraire pour confirmer sa disponibilité. Le choix dépend de la localisation présumée de l’ennemi et de la configuration de la pièce. On lève l’arme pour éviter de pointer son camarade lors du passage.
– Les deux opérateurs entrent en X, chacun vers la direction couverte par son arme.
– Immédiatement après l’entrée, ils se placent dans les coins (angles morts) pour contrôler ce qui n’était pas visible depuis l’ouverture.
– Puis ils convergent leurs canons vers le centre pour effectuer la vérification finale.
Option : si effectif suffisant, un 3e opérateur entre en second rideau et se positionne au centre pour sécuriser la zone médiane.
Objectif :
• Pouvoir traité une pièce en section de manière fluide.
Points d'attention :
• Ne pas pointer ces camarades !
• Ne pas bloquer le points d'entrées !
• Bien vérifier les coins !
Exécution : Une fois la pièce nettoyer, les opérateurs vont signaler "Clear". Dès que tout le monde a répondu "Clear", les opérateurs vont ressortir et se remettre en file derrière l'élément de tête qui tenait toujours l'avant. Une fois en position chaque opérateur signale "ready" puis la colonne continue jusque la prochaine pièce.
Objectif :
• Vérifier la pièce et reformer une colonne correcte pour continuer la progression.
Points d'attention :
• Bien vérifier la pièce !
• Ne pas oublier d'opérateurs (surtout celui qui tenait l'arrière)
• Si un opérateur est blessé, mettez le à l'arrière de la colonne.
Objectif opérationnel : en engagement, chaque soldat doit être capable d’assurer une prise en charge primaire d’un blessé pour le stabiliser et permettre sa survie jusqu’à la prise en charge médicale. But pragmatique : stabiliser — sécuriser — évacuer. Ne pas tenter de tout traiter, prioriser les gestes qui sauvent et transmettre une information claire à la chaîne de secours.
Phases de soin (TCCC) — ordre et rôle du combattant
C’est la phase de prise en charge sous menace directe.
Tu es encore sous feu / zone non sécurisée / pas à couvert.
QUAND est-on en CUF ?
– tirs actifs
– IED suspect encore non traité
– zone non maîtrisée
– pas de couverture assurée
– tu peux encore prendre une balle si tu lèves la tête
À FAIRE :
Priorité n°1 : sécurisez vous / mettez-vous à couvert si possible.
Contrôlez les hémorragies catastrophiques immédiatement : tourniquet pour les extrémités (pose « high & tight » / sur l’uniforme si besoin) → serrer jusqu’à cessation du saignement ; noter l’heure.
Si pas d’extrémité ou tourniquet indisponible : packing + pansement compressif (Israélien) et pression franche jusqu’à déplacement vers un abri.
Favoriser la self-aid / buddy-aid : ordonner au blessé de se poser son propre garrot s’il peut.
Bouger / extraire vers abri dès que l’hémorragie immédiate est contrôlée — pas de soins avancés sous feu.
À NE PAS FAIRE :
Ne pas perdre du temps sur des gestes avancés (IV, intubation, examens) pendant CUF.
Ne pas desserrer un garrot posé sous feu. On le laisse et on note l’heure.
Ne pas tenter de contrôler une hémorragie massive par simple pansement léger si un tourniquet est indiqué.
Ne pas hésiter à appliquer le garrot sur les vêtements si nécessaire — l’efficacité prime.
C’est la phase après le CUF.
→ le feu est rompu / la zone immédiate est sous contrôle
→ tu peux travailler “médicalement”
→ tu as un peu de temps et un minimum de sécurité pour faire les gestes qui étaient impossibles sous feu.
Objectif TFC : stabiliser le blessé pour tenir jusqu’à l’évacuation.
À FAIRE (TFC) :
réévaluer le garrot → si possible : conversion propre (sur peau / 5–7 cm au-dessus de la plaie)
contrôle hémorragies résiduelles : packing + pansement compressif
voie aérienne : libérer, position latérale si inconscient
respiration : suspicion thorax / pneumothorax → surveiller, décompensation
hypothermie : couvrir, isoler du sol
bilan rapide / comms → préparer l’évacuation
À NE PAS FAIRE (TFC) :
ne jamais “jouer” avec un garrot si tu n’es pas sûr de pouvoir le remplacer par packing + compression immédiatement
ne pas perdre de temps en gestes inutiles ou non nécessaires à la survie immédiate
ne pas rester statique trop longtemps au point d’injury si la zone n’est pas réellement sécurisée
C’est la phase pendant l’évacuation (qu’il y ait véhicules, brancardage, hélico, ou transport improvisé).
→ on est en mouvement vers un échelon de soin supérieur.
→ le personnel est normalement plus stable que en TFC, mais les gestes doivent être maintenus et surveillés continuellement.
À FAIRE (TEC)
maintenir tous les gestes critiques déjà posés (garrot / pansements / immobilisation)
surveiller respiration / conscience / saignements sur tout le trajet
prévenir l’équipe médicale supérieure (rapport MARCH + MIST)
protéger le blessé du froid et des chocs pendant le transport
sécuriser le matériel (bandages, lignes, pansements) pour qu’ils ne se dégradent pas durant le mouvement
À NE PAS FAIRE (TEC)
ne pas modifier un traitement critique en transport si tu n’as pas les moyens de gérer une dégradation (ex : conversion de garrot en route → non)
ne pas arrêter la surveillance continue (le transport est un facteur d’aggravation)
ne pas saturer de gestes non essentiels — l’objectif, c’est d’arriver vivant, pas de faire de la médecine “académique”
Quand les secours arrivent, tu leur donnes 4 infos, dans cet ordre :
M — Mécanisme
→ comment il a été blessé
(ex : “Impact balle 7.62 à courte distance – côté droit”)
I — Injuries (lésions)
→ où sont les blessures visibles
(ex : “Hémorragie jambe G – lacération profonde, douleur thorax G”)
S — Signs (signes vitaux)
→ ce que TU vois / constates (pas besoin de chiffres)
(ex : “respire vite, conscient, saignement contrôlé par garrot”)
T — Treatment (traitements appliqués)
→ ce que tu as fait, matériel posé
(ex : “garrot haut cuisse G 17h32 + pansement israélien thorax”)
Présentation du pas de tir
Zone des impacts : aire de réception des projectiles sur les cibles (secteur de mise à terre).
Zone des objectifs : positionnement des silhouettes ou cibles réglementaires (secteur visé / zone d’engagement).
Ligne de tir : limite au-delà de laquelle la prise de position de tir est autorisée (ligne de sécurité / firing line).
Zone d’attente : espace réservé aux tireurs non engagés dans la séquence (zone de préparation / marshaling area).
Zone munitions : secteur de préparation, d’approvisionnement et de contrôle des munitions (POI munitions / magazine area).
Règles fondamentales de sécurité (Instruction sur le Tir et la Sécurité – ITS)
Considérer toute arme comme approvisionnée et chargée (règle d’or : arme chaude).
Ne jamais orienter la bouche à feu vers un personnel, une zone ou un matériel non désigné comme objectif (respect de la ligne de sécurité).
Maintenir l’index hors de la queue de détente tant que les organes de visée ne sont pas alignés sur la cible (sécurité du doigt).
Identifier formellement la cible et contrôler son environnement avant l’ouverture du feu (acquisition positive de la menace).
But : conditionner le tireur par enchaînement de positions réglementaires (mise en chauffe ballistique et gestuelle).
Séquence :
1 coup debout
1 coup à genoux
1 coup couché
1 coup à genoux
1 coup debout
Distance / Temps :
20 m → 15 s
Critère : 100 % d’impacts zone thoracique (centre de silhouette)
But : engager une cible par deux coups rapides et précis en zone thoracique.
Distances / Temps :
5 m → 2 s
7 m → 2,5 s
15 m → 3 s
Critère : 100 % impacts zone thoracique
But : atteindre une zone de faible surface (zone crânienne).
Séquence :
3 engagements : 2 à 10 m, 1 à 15 m
Critère : 100 % impacts zone crânienne
But : neutraliser la menace après un double engagement thoracique non incapacitant.
Séquence :
1 doublette zone thoracique → 1 coup zone crânienne
Distance : 10 m
Critère : 100 % impacts thoraciques suivis de 100 % crâniens
But : réaliser une rafale contrôlée de cinq coups avec maintien de la précision.
Distances / Temps :
5 m → 3 s
7 m → 3,5 s
15 m → 4,5 s
Critère : 100 % impacts zone thoracique