Les Reines
Chaque chambre porte le nom d'une femme célèbre de Tunisie.
En voici les histoires.
Chaque chambre porte le nom d'une femme célèbre de Tunisie.
En voici les histoires.
RADHIA Haddad
Militante féministe, elle participa activement à la lutte contre le protectorat français dès 1946.
Elle devient à l'indépendance l'une des toutes premières femmes parlementaires en Afrique et dans le monde arabe.
Elle milita pour l'alphabétisation des femmes et pour le droit au travail afin qu'elles puissent assurer leur autonomie financière.
Née en 1922 à Tunis, elle est morte en 2003 à Carthage.
ELYSSA (Didon en latin)
Elyssa-Didon, princesse de Tyr (9e siècle av. J.-C.), fuyant la tyrannie de son frère Pygmalion, a traversé la Méditerranée pour aller fonder Carthage qui devint la plus belle et la plus riche cité du monde antique. Une cité de paix et de prospérité.
Venant de Tyr, elle débarque sur les côtes de l'actuelle Tunisie. Elle obtient pacifiquement des terres pour s'y établir par un accord avec le seigneur local : « autant qu'il en pourrait tenir dans la peau d'un bœuf ». Elle choisit alors une péninsule s'avançant dans la mer et, par un procédé ingénieux, fait découper une peau de bœuf en lanières extrêmement fines et en les mettant bout à bout lui permet de dessiner un espace bien plus vaste que celui qui lui avait été vendu.
Selon la légende, elle se serait immolée par le feu pour ne pas avoir à épouser le souverain des lieux.
DIHYA (ou la Kahina)
Reine guerrière berbère qui combattit les Omeyyades, lors de la conquête musulmane du Maghreb au
VIIème siècle. La légende fait de l'amphithéâtre d'El Jem : "le château de la Kahina"
Après plusieurs succès contre les envahisseurs musulmans, Dihya meurt au combat, dans les Aurès, en 703.
JEZIA
Princesse hilalienne venue avec sa tribu d'Arabie vers 1050 pour envahir la Tunisie.
Cette héroïne, dont la beauté, la sensualité et la féminité sont légendaires, s’adonne à toutes les activités masculines avec brio. Cavalière et guerrière, poétesse et chef de tribu, sage et aventurière, elle est aussi un personnage de tragédie. Elle s’est sacrifiée pour sauver sa tribu, les Béni Hilal, en épousant Chérif Chokr Ibn Hashem, émir de la Mecque.
SAÏDA Lalla Manoubia
Née en 1199, morte en 1267 est une sainte tunisienne.
Elle était du village de la Manouba, à six kilomètres à l'Ouest de Tunis, où, dès l'âge de douze ans, à la suite de visions, sa vocation se manifesta. Adulte, elle vécut à Tunis où elle allait vêtue misérablement, à travers les rues, affectant l'allure excentrique d'une démente (mahbula) ; mais on lui attribuait des miracles, et le peuple la respectait. Des ulémas ayant réclamé l'arrestation de cette femme dont l'extravagance et la libre conduite au milieu des hommes faisaient scandale, le souverain lui-même se serait opposé à ce qu'on portât la main sur un personnage aussi populaire, et dont la vengeance eût été redoutable. À sa mort, elle fut inhumée au point le plus élevé de la hauteur qui domine Tunis.
AZIZA Othmana
Née en 1606. Elle est la fille du commandant militaire de la province de Tunis. Elle est célèbre pour ses œuvres de bienfaisance. À la fin de sa vie elle affranchit tous ses esclaves et donne la totalité de ses biens au profit d'œuvres caritatives.
Elle finance l'hôpital qui porte son nom à Tunis.