Fêtons un culte en plein-air avec
"Est-ce possible de stationner sur un parking, de rester dans les voitures (une dizaine d'automobiles), et que le pasteur fasse un discours aux ouailles? Le pasteur ne serait pas dans sa voiture, mais sur la place. Avec 3-4 autres personnes, pour filmer et jouer d'un instrument?"
Ayant reçu de la part de personnes avisées des avis positifs ("Tant que vous restez dans les voitures, il n'y a pas de problème"), et des avis indiquant que des autorisations seraient probablement nécessaires, mais que tout serait alors possible, nous nous sommes mis en quête et avons pu obtenir très rapidement (en quelques heures) une réponse claire quant à savoir s'il était possible de refaire une rencontre de type drive-in avec des paroissiens et amis.
L’entité valaisanne responsable de la gestion de la crise (cf, https://www.vs.ch/web/coronavirus) répond à la question et disant qu’une telle manifestation est interdite.
Voici la réponse (du 29 avril) à notre question si nous pouvions nous retrouver le 3 mai, chacun dans sa voiture:
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Le Conseil fédéral ne fait pas de distinction du fait que les manifestants soient dans une voiture ou non. L’art. 6 de l’ Ordonnance 2 sur les mesures destinées à lutter contre le coronavirus dispose que : « Toutes les manifestations publiques ou privées, y compris les manifestations sportives et les activités associatives, sont interdites. ». Le rapport explicatif de l’OFSP précise que « une manifestation publique ou privée est un événement planifié, limité dans le temps, qui a lieu dans un espace ou un périmètre défini et auquel un certain nombre de personnes prennent part. La manifestation a généralement un but clairement défini et suit un déroulement impliquant un contenu thématique précis. »
Votre culte drive in est de toute évidence une manifestation. Il est donc interdit jusqu’à nouvel ordre.
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Nous regrettons avoir transgressé cette interdiction qui a pour visée d'empêcher la progression du coronavirus.
Et nous n'avons pas prévu de faire ce type de rencontre, jusqu'à ce que l'interdiction en soit levée.
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Face aux règles qui existent nous nous posons souvent la question du pourquoi.
Si les uns peuvent faire ceci, pourquoi pas les autres?
Les règles sont communiquées ici:
Puisque les règles, lois et consignes peuvent changer chaque jour, il n'est pas utile de les recopier ici .
Merci aux responsables des cultes de faire valoir auprès de nos autorités les besoins de leurs fidèles auxquels il est possible de répondre sans mettre qui que ce soit en danger (comme par des rencontres sur un parking où chacun reste dans sa voiture).
Le 8 mai nous avons reformulé une demande pour avoir le droit de nous retrouver en "drive-in" dès le 17 mai. Voici un extrait de la lettre envoyée:
Monsieur,
Il est vrai que votre décision [d'autoriser un culte drive-in] a des implications pour toutes les églises (catholiques, protestantes et évangéliques). Il est important de considérer leurs besoins et de donner un cadre dans lequel certaines activités pourraient reprendre sans trop tarder.
Le drive-in étant une pratique positive et sûre, elle a suscité l’intérêt de bien des médias. Il y a ceux qui en ont parlé très positivement (...) et ceux qui souhaitent en parler et attendent de savoir quand le prochain culte drive-in aura lieu (...).
Ne voyez pas dans la possibilité du drive-in une activité dangereuse que d’autres pourraient malheureusement imiter.
Considérez cela comme une idée simple et bienfaisante, qui permet non seulement aux églises, mais aussi à d’autres personnes de se revoir, et cela absolument sans danger.
Ce droit (celui d’autoriser des rencontres drive-in) ne serait pas accordé pour donner suite à quelques pressions économiques, mais pour répondre à un besoin de tout citoyen, celui de revoir du monde tout en restant dans une sécurité maximale, puisque dans sa voiture, sa bulle sanitaire privée.
Comme me disait un observateur externe à notre église au sujet de notre premier et seul drive-in : « C’est une action qui, en lien avec ce virus, donne de l’espoir à des personnes qui n’entendent que de mauvaises nouvelles ».
C’est ainsi que nous ne souhaitons pas être classés parmi les activités de loisirs (comme le cinéma drive-in), mais parmi celles qui sont essentielles à la santé mentale et psychique de nombreux concitoyens. Pourquoi ne pas considérer les églises comme des « établissements de soin » qui sont, fort heureusement, ouverts depuis longtemps ?
Matthias Radloff
Pasteur drive-in