XI. Jésus cloué à la croix
XI. Jésus cloué à la croix
V/ Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,
R/ parce que par votre sainte croix vous avez racheté le monde
De l’Évangile selon saint Luc 23, 33-34
Lorsqu’ils furent arrivés au lieudit Le Crâne (ou Calvaire), ils crucifièrent Jésus, avec les deux malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche. Jésus disait : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. »
Être cloué sur la croix n’était pas la norme dans toutes les crucifixions. On réservait cela aux criminels considérés comme les plus abjects ou parfois selon la cruauté arbitraire du bourreau. Jésus, pourtant innocent, a été traité comme un criminel des plus indignes.
Les clous, selon les recherches anatomiques du Dr Pierre Barbet, n’étaient pas enfoncés dans les paumes, comme souvent représenté dans l’art chrétien, mais dans les poignets, là où les os pouvaient soutenir le poids du corps. Cette localisation entraîne une lésion du nerf médian, provoquant des douleurs aiguës, semblables à des décharges électriques dans les bras. C’est pourquoi, sur le Linceul de Turin, on ne voit pas les pouces : ils se sont rétractés, réaction typique à ce type de blessure.
Les pieds, eux aussi, ont été cloués. Il reste un doute sur la méthode : un seul clou transperçant les pieds superposés, ou un clou pour chaque pied, l’un placé dans l’espace de Mérat pour le pied droit, l’autre dans le sinus du tarse pour le gauche. Dans les deux cas, cela impliquait une douleur constante à chaque mouvement, chaque souffle.
Et pourtant, Jésus n’a pas fui. Il a tout accepté, tout porté, non par faiblesse, mais par amour. Un amour si profond qu’il va jusqu’à l’oubli de soi, jusqu’à la dernière goutte de sang, jusqu’au souffle final.
Ce corps défiguré, cloué, saisi de spasmes et de souffrance, est le langage silencieux de l’Amour absolu, l’Amour qui sauve, qui rachète, qui donne sens à nos propres souffrances.
Quelques intants de silence ...
Notre Père, qui es aux cieux,
que ton Nom soit sanctifié,
que ton Règne vienne,
que ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés,
et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du mal.
Amen
Je vous salue,
Marie pleine de grâce;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l'heure de notre mort
Amen
Gloire au Père,
Au Fils et au Saint Esprit.
Comme il était au commencement,
Maintenant et toujours,
Dans les siècles et les siècles
Amen