Comme fils de résistant, je me suis intéressé à l’histoire des victimes de la seconde guerre mondiale, puis parce que succédant comme pasteur à Perpignan à Aimé Bonifas qui donnait des conférences sur les négateurs d’Auschwitz pour lutter contre l’horreur négationniste. La contestation de la Shoah constitue un deuxième crime concernant les victimes des camps nazis et leurs familles.
Surmontons un malentendu. Travaillant les cathares et leur mémoire, je me suis plusieurs fois ( à l’Académie de Carcassonne ou autre...) opposé aux deux ou trois universitaires déconstructionnistes qui cherchent à nier l’hérésie médiévale en tant que dissidence religieuse. Ceci est vrai, sans faire le parallèle entre les deux négationnismes. Contre la Shoah, les négationnistes ne niaient pas l’existence des Juifs mais le nombre des victimes. Contre les Cathares, les déconstructionnistes ne nient pas les victimes de la Croisade contre les Albigeois ni les horreurs de l’inquisition qui usait de tortures, mais le fait religieux dit « cathare ».
Je me suis aussi antérieurement opposé à ceux qui ont refusé, un temps, à identifier les juifs de Qumrân du premier siècle de notre ère avec les esséniens.
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Michel Jas - Avril 2024.