Actualité
Par Mariann Bellemare-Kröger - 29 mai 2025
Récemment, une équipe de chercheurs en Italie et en Écosse ont annoncé la découverte de structures cylindriques sous la pyramide de Khéphren. Ils ont également témoigné de la découverte d’une ville souterraine sous la pyramide. Par contre, ces avancées en font douter plusieurs.
Diffusion d’informations
L’annonce de ces découvertes a été faite lors d’une conférence de presse locale ainsi que par un communiqué sur la plateforme Facebook. Dans le monde scientifique, une découverte de cette taille devrait être annoncée de façon professionnelle avec plusieurs scientifiques de différents endroits pour supporter le fait qu’il s’agit d’une découverte plausible.
Images 3D
Les images modélisées sont également suspicieuses. Avec les outils que les chercheurs disent avoir eus à leur disposition, une modélisation 3D de la précision de celle que nous avons fait douter de la fidélité des trouvailles. Un rendu de si hauts niveaux pour ce type d’étude est impressionnants et est donc une cause de crainte quand on se demande si ces recherches sont totalement véridiques. Voici le type d’image trouvée et le résultat 3D de la modélisation.
Avec la médiatisation des recherches, l’intelligence artificielle a été utilisée et a eu son propre apport. On retrouve aujourd’hui des images comme celles sur les réseaux sociaux.
Conclusion
En bref, si cette recherche s’avère vraie, elle pourrait révolutionner l’Égypte ancienne. Par contre, si elle est fausse, elle aura emporté plusieurs dans une course à la preuve de la vérité. Un point positif d’une telle découverte, même si elle est fausse, est l’incitation à plusieurs de se pencher sur ce sujet et de possiblement faire plus de découvertes dans cette sphère de recherche.
Sources:
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2150730/pyramide-khephren-chercheurs-italiens-cylindres
Esteban Lebrun - 29 avril 2025
Célébrer la littérature au Salon du livre
Du 9 au 13 avril dernier, plus de 77 000 visiteurs (dont environ 18 000 jeunes élèves) se sont donné rendez-vous au Centre des Congrès de Québec pour l’occasion du Salon international du livre de Québec 2025. Encore une fois, c’est un record de visiteurs battu et un objectif atteint pour les organisateurs, qui se sont réjouis devant l’engouement grandissant des jeunes pour la lecture. Plusieurs activités jeunesse comme des jeux-questionnaires littéraires étaient d’ailleurs organisés pour l’occasion. De nombreux auteurs s’y sont présentés et un grand répertoire d’invités de marque a répondu avec joie à l’invitation.
Parmi eux, des auteurs autant locaux qu’internationaux, comme Christine Brouillet, Lauren Groff, Natasha Kanapé Fontaine, Simon Boulerice, Marie Laberge et Patrick Sénécal ont tenu des kiosques afin de rencontrer leurs plus grands lecteurs. Quant aux invités de marque, le Salon a accueilli une dizaine de grands noms, tels que Régis Labeaume, Marc Garneau, Ricardo et Janette Bertrand. Cette dernière célébrait d’ailleurs ses 100 ans, à travers deux tables rondes, l’une portant sur la place des personnes âgées dans notre société et l’autre sur les inégalités des genres.
D’autres anniversaires furent aussi célébrés dans le cadre du Salon international du livre de Québec 2025. Dany Laferrière, lors de sa visite annuelle au Centre des Congrès, a célébré les dix ans de son intronisation à l’Académie française en accordant une entrevue unique alors que les Éditions du Masque fêtaient leurs 100 ans. Finalement, l'auteure Anne Robillard célébrait la publication de son 100e roman en moins de 30 ans de carrière, un exploit impressionnant qui n’est pas passé inaperçu.
En bref, tous s’entendent pour dire que cette édition 2025 du Salon du livre est sans aucun doute un autre succès. Ce genre d'événements est essentiel à notre culture et à la transmission du goût de lire et nous sommes gâtés chaque année par leur tenue. Les organisateurs du Salon ont d’ailleurs déjà confirmé son déroulement pour l’année prochaine du 8 au 12 avril prochain, alors n’hésitez pas à marquer ces dates à votre calendrier et à y assister pour célébrer encore une fois notre chère littérature...
Mariann Bellemare-Kroger - 10 avril 2025
Journées internationales à venir en avril
Partout autour du monde, il y a des journées internationales. Certaines sont crées par des organismes connus tandis que d’autres sont proposées par quicompte le souhaite. Qu’elles soient loufoques ou sérieuses, chaque journée à sa signification. Voici donc les 10 journées loufoques à ne pas manquer pour le reste du mois d’avril.
11 avril - journée internationale de la fondue au fromage 🧀
Cette journée célèbre la fameuse fondue au fromage, dont plusieurs raffolent. C’est un plat international souvent servi dans les mois les plus froids de l’année afin de réconforter le corps frigorifié. On en retrouve aujourd’hui dans les commerces sous forme de prêt-à-cuisiner, mais soyons honnête, la meilleure façon de déguster ce plat est de la façon traditionnelle avec une recette de grand-maman.
13 avril - journée internationale du scrabble 🤓👆
Cette journée souligne un jeu d’une popularité incroyable autour du monde. Le scrabble, né pendant le krach boursier, était auparavant connu sous le nom de Lexiko. Le nom Scrabble lui est donné pour sa commercialisation et signifie: gratter frénétiquement. Fait amusant, le mot le plus fort au scrabble est «oxyphenbutazone» et fait gagner 1778 points au joueur qui le pose sur le plateau de jeu.
14 avril - journée internationale d’observation du ciel 🌤️
Cette journée internationale nous encourage à regarder au-dessus de nous et à admirer la beauté naturelle qui nous plombe. C’est une journée qui nous rappelle l’immense monde dans lequel nous vivons et l’univers qui se prolonge par-dessus l’horizon que nous observons.
15 avril - journée internationale de l’efface à crayon ✏️
Pour souligner la moitié du mois d’avril, on rend hommage au jour de l’invention de la gomme à effacer. C’est en 1770 que cet instrument fait son apparition sur notre planète et il est aujourd’hui rendu indispensable à nos vies. Disons qu’écrire dans ses examens est plus facile quand on peut se corriger!
17 avril - journée internationale des «high five» 🤚
C’est en ce 17 avril que l’occasion va se présenter de faire des tope-là à tout votre entourage! Cependant, attention, un high five est donné en hauteur (avec les doigts qui pointent vers le ciel) tandis qu’un low five est donné avec le bas (avec les doigts qui pointent vers le sol). Pour bien célébrer cette journée, il est donc crucial d’en faire la distinction.
20 avril - journée internationale des sosies 🥸
Scientifiquement parlant, chacun d’entre nous a sept sosies autour du monde. Malheureusement, la chance de rencontrer un des sept est plus petite qu’un pour cent. Si vous avez eu la chance de trouver votre sosie, cette journée célèbre ce mystérieux phénomène aussi connu sous la présence de «Doppelgagner» dans notre vie. Par contre, si vous n’avez pas eu cette chance, le 20 avril est une occasion pour ressembler (en vous déguisant) à quelqu’un d’autre et d’en devenir son sosie. C’est donc une occasion amusante pour se déguiser!
22 avril - journée internationale des jelly beans 🫘
Si vous avez une dent sucrée, le 22 avril est l’occasion parfaite pour se nourrir de poignées de jelly beans. À cause de leurs formes qui ressemblent à un œuf, ces petits bonbons étaient auparavant associés à Pâques. Heureusement, la production se fait à longueur d’année et vous pouvez donc en déguster quand bon vous semble. Que vous soyez fan des défis jelly beans (avec de bon et mauvais goûts) ou simplement du bonbon sucré, ne vous en privez pas et profitez de cette journée internationale (même si elle finit avec un rendez-vous chez le dentiste)!
25 avril - journée internationale de calin avec un plombier 🚿
Si un plombier vous porte main forte en ce 25 avril, ne vous gênez pas de lui faire un calin de remerciement. En cette journée internationale, le travail ardu des plombiers est reconnu et souligné. Sans plombiers, notre société ne serait pas de la propreté que nous la connaissons aujourd’hui. Alors, ouvrez vos bras et remerciez ces travailleurs avec amour.
26 avril - journée internationale de l’odorat 👃
Nos cinq sens sont quelque chose de précieux. Le 26 avril est une journée de célébration du sens de l’odorat. Malheureusement, le sens de l’odorat est le plus négligé de tous. Si la question se pose par rapport à quel sens perdre, 84,6 pour cent des personnes d’un sondage des New York Times sont prêts à s’en débarrasser en premier (avant les autres sens). Il est donc important de commémorer ce sens qui est trop souvent mis de côté et d’être heureux de toujours pouvoir sentir la bonne cuisine de nos parents.
29 avril - journée internationale de la fermeture éclair 🤐
Attachés à vos vestes, sacs à dos et bien plus, la fermeture éclair est une invention qui fait partie de notre quotidien. Le choix du 29 avril souligne la journée où la fermeture éclair a été brevetée (soit le 29 avril 1913). Soyons donc reconnaissants de cette invention et profitons-en au maximum en cette journée commémorative!
Bibliographie
4 fun facts (intéressants) à savoir sur le Scrabble. (s. d.). Philibert. https://www.philibertnet.com/fr/blog/articles/4-fun-facts-interessants-a-savoir-sur-le-scrabble#:~:text=Le%20premier%20nom%20du%20scrabble%20%3A%20le%20Lexiko&text=Initialement%20connu%20sous%20le%20nom,d%C3%A9pos%C3%A8rent%20la%20marque%20du%20Scrabble
April International Days - Fun, unusual and forgotten designations on our calendar.
https://www.nationaldaycalendar.com/national-day/april-international-days
Denison - The repository is a service of the Denison University libraries.
https://digitalcommons.denison.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1588&context=synapse
Mais qui décide de la création des journées mondiales et internationales ?
Par Esteban Lebrun - 10 avril 2025
Le phénomène Trump, d'un sérieux ridicule
Depuis plusieurs années, il ne cesse de créer de grands titres dans nos journaux. Il rend les médias fous et divise l’opinion publique. Donald Trump, un vrai phénomène sur pattes. D’abord connu comme riche homme d’affaires, il affirme dans une entrevue ne pas être intéressé par la vie politique et que se présenter comme président des États-Unis ne figure pas dans sa liste d’objectifs à remplir. Toutefois, il surprend tout le monde en 2016, en annonçant qu’il se présente à ce poste. Sa candidature est immédiatement prise pour une blague; Trump est alors un multimillionnaire à la tête de la Trump Organization et n’a pas d’antécédents en politique. Alors que tous pensent que sa campagne contre Hillary Clinton se soldera par un échec, Donald Trump surprend le monde en prenant le pouvoir et devenant ainsi « l’homme le plus puissant du monde .»
Or cette histoire, tous la connaissent. Ce que peu de gens semblent réaliser, c’est que Donald Trump n’est pas partout représenté comme l’hurluberlu tel qu’on le connaît. Au contraire, pour certains, il est même un modèle, l’homme idéal, voire un sauveur. Pourquoi certains le perçoivent-ils ainsi et comment arrive-t-il, malgré son manque d’expérience apparent, à charmer les foules? Tout peut s’expliquer par les points de vue différents dépendant de la région du monde où le sujet est abordé.
Selon une recherche du Pew Research Center effectuée lors du premier mandat de Trump, les pays le supportant le plus se retrouvaient majoritairement en Afrique et en Asie. Pour ce qui est de l’Afrique, la raison est apparente. Pour plusieurs pays africains, le programme économique du premier mandat de Trump était pour eux un grand bénéfice. Du côté de l’Asie, c’est dû à leur vision du monde différente de notre point de vue occidental que Trump est vu comme un héros.
Dans les dernières années, tous ont pu observer une recrudescence du support oriental pour les dirigeants ici vus comme questionnables. Poutine est considéré comme un héros dans une majeure partie de l’Orient, Kim Jong-un ainsi que le gouvernement chinois sont presque vénérés dans leurs pays, etc. Entre pays de l’Orient, toutefois, l’affaire n’est pas si surprenante. Pays généralement historiquement de gauche, voire communistes, les pays d’Extrême-Orient, tout comme les pays d’Occident d’ailleurs, ont tendance à s’allier entre eux contre le camp opposé. Mais dans ce cas-ci, les États-Unis et leurs idées capitalistes font partie du “camp opposé”, alors pourquoi partager la même adoration pour Trump? Puisqu’il résout des conflits, voilà pourquoi!
Dès son premier mandat, Donald Trump impose au monde sa mission de paix, du moins c’est ainsi qu’il la définit. Son premier grand acte pacifique remonte à la guerre entre les Émirats arabes unis, le Bahreïn, et Israël. Après une longue période de conflit, les pourparlers de Trump auraient calmé les tensions et mis un terme à la problématique, donnant à Donald une réputation rêvée dans l’Orient. Toutefois, plusieurs suspectent que cet accord cache anguille sous roche. En effet, plusieurs sources semblent indiquer que les États contre la Palestine entretenaient des relations secrètes avec celle-ci et que le tout n’était nul autre qu’un coup de publicité prémédité en faveur de Trump. Le plus ironique dans ces négociations? Trump s’est tout de même mérité une nomination pour le prix Nobel de la paix…
En janvier 2021, Donald Trump remet finalement son poste à Joe Biden et plusieurs s’attendent à ce que ce soit la fin de son règne. Hélas, à la surprise de tous, Trump est réélu en 2024, déterminé à rendre sa vision du monde vraie et à glorifier sa réputation. Malgré les actions questionnables de son premier mandat, Trump charme les foules américaines avec son programme contre l’immigration et son programme économique en utilisant l’effet de masse et l’instabilité du parti Démocrate. Selon plusieurs experts en domaine politique, le deuxième mandat de Trump mène à la naissance d’un nouvel être, celle d’un Trump 2.0.
Instantanément, Trump se met à l'œuvre et essaye de rendre les États-Unis plus forts et plus puissants que jamais, à commencer par menacer d’envahir ses voisins. L’initiative se résout en un échec lamentable et est graduellement oubliée. Le président américain continue donc sa quête en essayant de se faire de puissants alliés, dont la Russie. Sous prétexte de conserver la paix, Trump négocie avec Poutine et Zelensky afin d’arriver à un accord de cessez-le-feu d’un mois, lequel est abandonné très rapidement. Depuis, et faisant paradoxe à sa mission de paix, Trump ne cesse pas de rentrer en conflit avec différents dirigeants du monde, de Trudeau à Zelensky, tout en passant par Macron et Sheinbaum, menant plusieurs pays à boycotter les États-Unis. Toutefois, le tout n’a pas découragé les fanatiques du 47e président des États-Unis, qui l’ont, cette année, une fois de plus nominé pour le prix Nobel de la paix pour célébrer ses efforts de paix entre la Russie et l’Ukraine, efforts que plusieurs peinent à voir.
Avec encore une grande partie des États-Unis et du monde le supportant, Donald Trump n’en a sûrement pas fini avec ses pensées… ambitieuses. Devant les décisions prises au jour le jour par le gouvernement américain, le monde ne sait plus à quoi s’attendre et le mandat présidentiel est encore loin d’être fini. La quantité de supporteurs de Trump continue d’augmenter, même dans les régions où l’on pourrait croire que ce serait tout simplement impossible. Devant cette division, le monde entier commence à se questionner: qui a raison dans ce constant argument? Trump, ennemi ou héros? Les Américains regretteront-ils un jour d’avoir élu un roi au pouvoir? Qui sait, seul le futur pourra nous le dire.
Par Esteban Lebrun- 5 novembre 2024
Les 12 et 13 octobre derniers, un grand évènement prit place au Centre des Congrès: le Comiccon annuel de Québec. Pour l’occasion, près de 22 000 visiteurs, dont de multiples élèves et professeurs s’y sont d’ailleurs déplacés. Après avoir lu ces dernières phrases, une question doit sûrement vous trotter dans la tête: « Mais c’est quoi un Comiccon? »
J’expliquerais personnellement un Comiccon comme une grande rencontre annuelle pour les amateurs de jeux vidéo et de séries télévisées. Pour plusieurs, c’est l’occasion de socialiser avec d’autres partageant leur passion, alors que, pour d’autres, c’est le moment parfait pour se procurer de la marchandise de leurs personnages et univers préférés. Des affiches aux figurines, passant de boîtes mystères à macarons, ce n’est pas l’option qui manque. Plus de 200 kiosques de commerçants y sont présents, offrant une grande variété d’items en rabais. Pour vous donner un aperçu, imaginez tous les kiosques et l’ambiance du Marché de Noël allemand, réuni en une gigantesque salle d’exposition.
Pour les connaisseurs, un détail important de ma description semble manquer. En effet, en plus de permettre de socialiser et de magasiner, le Comiccon de Québec offre une autre expérience alléchante à ses visiteurs: l’art du cosplay. Lors de cet évènement, des milliers de personnes passionnées vêtissent des déguisements de leurs personnages de jeux vidéo, films ou émissions de télévision préférés et déambulent dans les couloirs du Centre des Congrès, pour soit jouer un rôle ou simplement profiter de l’expérience. Ces déguisements en question peuvent être achetés, mais plusieurs relèvent le défi de le fabriquer de leur propre main.
De nombreux évènements secondaires se sont aussi déroulés tout au long de ces deux jours. Comme à chaque édition de cet évènement, des invités assez réputés sont invités à socialiser avec leurs admirateurs et à animer une conférence. Cette année, le Centre des Congrès de Québec à eu la chance d’accueillir plusieurs grands noms dans l’univers du doublage, comme Charlet Chung (connue pour ses rôles dans Overwatch, Call of Duty et Carmen Sandiego), Elizabeth Maxwell (que l’on peut entendre dans Genshin Impact, Attack on Titan, My Hero Academia et The Legend of Zelda; Breath of the Wild) et Mela Lee (doublant pour Miraculous Ladybug, Mortal Kombat 11 et The Owl House). Une quinzaine de bédéistes étaient aussi de mise. En plus de celles données par les vedettes invitées, d’autres conférences étaient aussi organisées.
Comme chaque année, les visiteurs du Comiccon ont aussi eu le droit d’assister à la fameuse mascarade de cosplay, où des cosplayeurs du plus haut niveau montent sur scène pour parader dans des costumes des plus extravagants. Un autre classique était aussi de retour cette année; le concert de l’Orchestre de jeux vidéo Select Start, dirigé par Bruno-Pierre Gagnon. Si ce nom vous dit quelque chose, c’est tout à fait normal: l’OSS est l’orchestre affilié au Collège Saint-Charles-Garnier, pratiquant chaque semaine dans ses locaux et assistant même lors de certains concerts! On peut entre autres compter parmi ses membres M.Gabriel Bélanger, l’enseignant de musique du collège, ainsi que des anciens élèves. Un répertoire très vaste, passant de Star Wars à Ghostbusters, a été joué dans la salle de spectacle du Centre des Congrès et les musiciens, partiellement déguisés, ont pris un plaisir fou à animer la foule présente au concert. Les visiteurs ont aussi eu le privilège de pouvoir les écouter lors de prestations surprises dans le couloir principal.
En bref, il faut dire qu’avec toutes ces activités festives, l'ambiance de l’Halloween s’est déjà bien installée à Québec. Si l’expérience vous intéresse, je vous invite à venir assister au Comiccon d’octobre l’année prochaine, les dates sont d’ailleurs déjà connues, il aura lieu le 11 et 12 octobre 2025, écrivez-les donc sur votre calendrier! Si vous êtes pressé, ne vous inquiétez pas, depuis l’année dernière, le Centre des Congrès de Québec offre aussi une version hivernale du Comiccon, qui devrait avoir lieu vers la mi-février. Elle est certes moins grande et étonnante, mais reste une expérience agréable! Qui sait? Peut-être nous croiserons-nous là-bas!
Vie scolaire
Par Esteban Lebrun - 12 juin 2025
Bientôt les vacances… Pour nous, les élèves de cinquième secondaire, c'est un parcours d’environ 1000 jours d’école qui s’achève. Notre collège, c’est rendu notre maison, notre habitude. Pour la majorité, dans deux mois, il faudra tout oublier et s’habituer à notre nouveau milieu d’études. Ce déménagement, on nous y a préparé. Lors des dernières années, des ateliers cherchant à nous pousser à prendre une décision sur notre futur nous ont encadrés et accompagnés dans ses choix si importants à nos yeux. Maintenant, ce choix est fait, du moins pour l’instant, et tout ce qui reste à faire est de vivre chaque instant à sa pleine valeur, tout en attendant le grand changement.
Cinq ans. Cinq ans de cours enrichissants, d’enseignants attachants et d'amitiés inébranlables semblant pourtant si faibles aux pires moments. Cinq ans d’activités diversifiées, d’escaliers épuisants et de montagnes de devoirs grandissantes. Des années déjà terminées ou à la surprise de tous, envolées. Le temps passe bien trop vite, on ne le voit pas passer, jusqu’au moment où l’on se rend compte qu’il est compté. Il n’y a pas si longtemps la graduation, déjà les examens, bientôt le bal, demain la journée Héritage…
La journée Héritage… Établie depuis une vingtaine d’années au Collège, elle cherche à célébrer le parcours au secondaire des élèves et le legs qu’ils en tirent à travers de multiples activités diversifiées. Débutant grandiosement avec un déjeuner réunissant toute la cohorte, l’évènement sort rapidement de la routine à laquelle, nous les élèves, sommes habitués. Tout au long de la journée, plusieurs activités cherchant à commémorer et célébrer le chemin parcouru au secondaire prendront place, nous permettant de laisser nos regrets derrière et de nous concentrer sur les plus beaux souvenirs. Ce sera d’ailleurs une des dernières occasions, sinon la dernière, de prendre un moment pour remercier les enseignants et membres du personnel nous ayant encadrés et marqués lors de notre périple au Collège.
Bien que les enseignants et leurs décisions soient parfois cibles de rouspétage, nul ne peut nier la place importante qu’ils ont occupée lors des cinq dernières années. Faisant de leur mieux pour accompagner et guider les élèves vers la réussite, ces héros ont définitivement fait partie de notre cheminement. Tristement, avec les derniers cours de chaque matière, puis du secondaire, vient le temps des adieux. Entre les discours émouvants, les yeux pochés et les «On se revoit au bal!», la dernière semaine de cours a consisté en une montagne russe émotionnelle ainsi qu’une épreuve déchirante pour tous. Encore une fois, chers enseignants, merci énormément de nous avoir endurés et accompagnés lors de notre passage au Collège, vos efforts ne sont pas passés inaperçus
Cette fin d’année, peu savent vraiment comment la vivre. Étant plongés dans un mélange de stress pour les examens, de nostalgie de notre aventure au Collège et de hâte pour les temps à venir, nous ne savons plus où nous mettre la tête. Depuis plusieurs semaines, ce ressentiment s’est définitivement amplifié. Après toutes ces années, toutes ces histoires, il est enfin temps de passer à autre chose, mais à quel prix? Les groupes s’éparpilleront, chacun suivra son propre chemin et notre routine ne sera plus jamais la même que lors du dernier lustre… Notre parcours, cette histoire rédigée par notre cohorte, des classes-bulles en temps de pandémie à la graduation, est sur le point d’atteindre son terminus, certes, mais il restera à tout jamais gravé dans nos esprits. Cher Collège, merci de nous avoir logés, nourris et éduqués lors des dernières années. Finalement, à tous les finissants, ce fût un plaisir de vous côtoyer tout au long de ces cinq dernières années, ne lâchez pas, un beau futur attend chacun de nous.
Par Marie Fontaine- 12 juin 2025
Au cours de l’année 2024-2025, de nombreux élèves de cinquième année ont eu accès au cours de cinéma. De plus, des projections incitant les élèves à écouter des films d’un peu partout autour du monde, offertes par le cinéclub, ont été proposées à multiples reprises durant l’année. Si le collège s’est donné la peine de donner aux élèves un accès rapide et gratuit au cinéma, c’est car cette branche d’art est incontournable.
Partout autour du monde, le septième art est célébré, joué, étudié… En temps qu’une partie importante de l’économie, elle crée des emplois pour une quantité phénoménale de personnes: acteurs, réalisateurs, producteurs, monteurs et bien d’autres. Ces rôles, qui font partie des métiers les plus connus liés au cinéma, ne sont ABSOLUMENT pas les seuls. Avez-vous déjà écouté un film jusqu’à la fin? Et non, pas jusqu’à la fin de l’histoire, jusqu’à temps que le menu principal revienne automatiquement, après les dizaines de minutes de générique. Si oui, avez-vous déjà pris en compte combien de personnes travaillent sur un film? Selon StephenFollows, 276 personnes en moyenne travaillent sur un film. Considérant que cette moyenne prend en compte les films avec des budgets moins importants, nous pouvons nous imaginer que les plus gros films, comme ceux d’Hollywood, offrent bien plus d’emplois.
Les films sont aussi très importants culturellement. Hollywood, Bollywood et Nollywood sont seulement une petite partie du cinéma du monde. En créant un court-métrage ou un long-métrage, les réalisateurs présentent une partie de leur culture. Écouter un film, c’est un peu comme voyager, comme rencontrer de nouvelles personnes: même si une personne se trouve dans son salon ou dans une salle de cinéma, elle découvre. Le cinéma est une partie importante de notre société: il permet de refléter la façon dont notre monde fonctionne d’une façon plus romantique, héroïque, ou même d’une façon simple et efficace, comme tenir un miroir. Le cinéma peut présenter des aspects de la société qui sont à améliorer. Il peut aider à ouvrir l’esprit de ceux qui écoutent un film, montrer des problématiques et promouvoir le changement.
En écoutant des films, on découvre, on apprend, on apprécie. Le cinéma n’est pas seulement important économiquement et culturellement, mais réellement citer toutes les façons dont le cinéma est important demanderait beaucoup trop de pages… J’espère que vous allez continuer à écouter des films de partout et de découvrir des styles différents les uns des autres!
Par Mariann Bellemare-Kröger - 29 avril 2025
Dans la vie, nous sommes entourés de nombres, de suites et de séquences mathématiques. La séquence Fibonacci en est une qui nous entoure et qui aide à comprendre le fonctionnement de certaines parties de notre écosystème.
La séquence Fibonacci en bref (image 1)
Cette séquence mathématique est nommée en honneur de Leonardo Fibonacci qui est celui qui a introduit la séquence dans son livre mathématique Liber Abaci (Livre de calculs). C’est avec cette séquence qu’il a tenté d’expliquer l’évolution de la population des lapins sur notre planète. La séquence part d’un chiffre voulu (souvent 0 et 1, 1 et 1 ou 1 et 2) et continue en additionnant les deux chiffres précédents pour trouver le prochain nombre. Par exemple, voici le début d’une séquence Fibonacci: 0, 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34, 55, 89, 144, 233, …
La spirale dorée (image 2)
Bien qu’une simple séquence peut sembler anodine, son illustration nous permet de la rattacher à notre société actuelle. Connue pour être illustrée comme une spirale divisée en sections, cette illustration est connue et peut sembler familière pour plusieurs raisons. Premièrement, cette spirale est connue sous le nom de golden spiral (spirale dorée). Une spirale comme celle-ci survient quand on s’approche du golden ratio (ratio doré). Le ratio doré est un ratio d’environ 1,618 entre deux grandeurs (longueurs) ce qui en fait la balance parfaite entre l’addition et la multiplication. Ce ratio est désigné par la lettre grecque phi φ. Dans la séquence Fibonacci, le ratio de ses termes approche le ratio doré avec chaque nouveau chiffre ajouté à sa suite. Le ratio doré est donc en quelque sorte le résultat final parfait de la séquence Fibonacci.
Son omniprésence dans notre entourage (image 3)
Dans le monde de tous les jours, le ratio doré et, donc, la séquence Fibonacci, est observable dans la façon dont grandissent les coquillages, la façon dont se développent les pommes de pin et beaucoup plus. La séquence est donc présente tout autour de nous.
Par Marie Fontaine - 10 avril 2025
Cours, Lola, cours
Le mardi 18 mars 2025, le ciné-club présentait son cinquième film, Cours, Lola, cours . Ce long-métrage allemand réalisé par Tom Tykwer dure un peu plus d'une heure et quart mais va vous garder captivé tout le long! Il a beau être sorti en 1998 mais il est pertinent de l’écouter même vingt ans plus tard.
Nous sommes à Berlin, il est midi moins vingt et Lola reçoit un appel de son copain. Celui-ci lui demande pourquoi celle-ci est arrivée en retard au rendez-vous qu’elle avait, puis lui explique qu’il a perdu un sac avec beaucoup d’argent dans le métro berlinois, sac qu’il n’aurait pas perdu si Lola était venu le chercher. Problème important: ce n’est pas n’importe quel sac d’argent, c’est un sac qui appartient à un chef de bande, un criminel du monde des drogues. Problème encore plus important: ce chef de bande est supposé venir chercher son butin vingt minutes plus tard, à midi. Nous suivons donc Lola pendant qu’elle cherche assez d’argent pour sauver la vie de son copain, afin que celui-ci ne soit pas tué par son boss. Cependant, Lola ne réussit pas sa mission la première fois, c’est grâce à la force du montage et à une logique de film non expliquée que celle-ci retourne dans le passé deux fois plutôt qu’une afin de recommencer son épreuve d’une façon différente afin de sauver son copain.
Cette histoire temporellement… spéciale est intéressante à suivre depuis la première minute à la quatre-vingtième. Durant l’écoute du film, je n’ai aucunement eu envie de me lever, de penser à autre chose… J’étais à l’écoute, le film était intéressant et j’avais juste envie de savoir ce qui allait se passer, si Lola allait réussir à apporter l’argent à son copain. Différentes histoires ont lieu pendant la quête de Lola, les personnages secondaires sont présentés d’une façon unique, chaque univers différent est important et, en sortant, on peut seulement se demander comment tout celà est arrivé. Le style est intéressant, des parties d’animations sont présentes pour ajouter un élément superbe au film! La musique était entraînante, le jeu d’acteur était bon, tout était excellent! C’est un film à voir, ça c’est sûr!
Par Marie Fontaine et Mariann Bellemare-Kroger - 10 mars 2025
Certains d’entre vous se demandent sûrement comment avance la construction du nouveau gymnase, car bien que l’extérieur soit à la vue de tout le monde, l'avancement et les plans intérieurs restent un mystère pour nous, les élèves. Afin de nous supporter dans nos recherches, nous avons rencontré un membre essentiel pour le bien-être de l’école, Mr. Vallerand, le régisseur des services à l’entretien du bâtiment. Nous sommes allés le voir pour nous informer sur tous les détails de la construction de notre nouveau gymnase.
Avant tout, quelles sont les tâches d’un régisseur des services à l’entretien du bâtiment?
Le régisseur des services à l’entretien du bâtiment a plusieurs tâches cruciales dans le Collège. Vous vous demandez peut-être comment font les membres du personnel pour que l’école soit toujours en bon état? C’est en grande partie grâce à Mr. Vallerand! Il coordonne l’entretien ménager, soit ce dont l’école a besoin pour rester vivable. Il vient plus tôt à l’école le matin pour s’arranger que tout soit en bon état, et quand le collège a besoin de réparations, de choses qui prennent plus de temps, il organise l’horaire pour voir qu’est-ce qui peut être fait quand et où sans déranger les élèves et les autres membres du personnel.
Son rôle quant à la construction du nouveau gymnase est tout aussi important. En gros, c’est lui qui monte le projet en général. Cette idée de créer une nouvelle aire pour faire du sport date d’environ quatre ans et a été retardée à cause de la pandémie. Depuis le début du projet, Mr. Vallerand a aidé sur plusieurs lignes: il a pris en compte des besoins afin de créer un nouveau gymnase et a cherché les permis nécessaires et du financement. C’est lui qui a représenté le collège pendant la construction du nouveau bâtiment, qui vérifiait les détails et qui se préparait à faire face aux problèmes que la construction du gymnase pourrait apporter.
Quelles sont les grandes lignes de la construction du nouveau gymnase?
Avant la construction
Premièrement, pour savoir si le projet est simplement envisageable, M. Vallerand explique qu’il faut faire une étude de sol pour savoir comment approcher la construction. Par la suite, on doit mettre en place un budget général. Il arrive souvent que celui-ci soit dépassé. Par exemple, dans les débuts de la construction, on a dû changer plus de sol qu’on pensait et cela a eu un impact sur les coûts. Avant même de commencer la construction, il est nécessaire de préparer l’espace et donc, dans notre cas, de s’occuper des trains. Finalement, avec l’accord de la ville, les wagons ont été déplacés et non perdus et l’Express a donc encore son moyen de transport fétiche.
Pendant la construction
La première étape de la construction définitive est le creusage dans la périphérie désirée. Après le terrain près, on va installer de la plomberie afin qu’elle soit présente en dessous des fondations, qu’on construit alors par la suite. Par la suite, on prépare le plancher pour pouvoir travailler à l’intérieur et y placer les murs de fondations. Suite à cela, des structures en acier sont montées dans le but de supporter le futur immeuble et la construction. La dernière étape importante avant la neige était la toiture, car, avec celle-ci, la construction intérieure était encore possible malgré la tombée d’eau glacée. Une fois tout le chantier préparé à l’hiver, on commence à colorer les planchers. Puis, on installe la plomberie plus haute (dans les murs) ainsi que l’électricité et la ventilation.
« Fun fact » :
Il est important de porter attention à tous les détails, comme la plomberie et même l’ajout de toilettes, car il est déjà arrivé un petit problème dans le Hauptbahnhof de Berlin où rien n’avait été omis, mis à part l’ajout de salles de bains pour les passagers. Cette erreur a été remarquée après l’inauguration et tout changer a donc été difficile.
Récemment, les constructeurs ont apposé des attaches extérieures sur les façades de notre nouveau gymnase. Elles seront utiles dans le placement de revêtement métallique sur les parois extérieures avant d’y poser les briques (pour l’allure finale du gymnase). Le gymnase au look assez moderne va même avoir des fenêtres au niveau du sol pour pouvoir observer l’extérieur durant nos cours à l’intérieur. Bien sûr, pour empêcher quelconque bris, les fenêtres seront faites en verre trempé afin d’être à l’épreuve des ballons.
En conclusion
Finalement, la construction de la nouvelle partie du collège avance à grande vitesse! Les retards ne se font pas nombreux, l’échéancier a été reculé d’environ une semaine, rien de très gros. Nous pouvons nous attendre à visiter ce nouvel air sportif avant la fin de l’année et d’en profiter au maximum!
Par Esteban Lebrun - 8 mai 2024
C’est du 3 au 5 avril dernier que plus d’une centaine d’étudiants de 3e et 4e secondaire venant de tous les coins du Québec ont pris place dans la 21e législature du Parlement des Jeunes.
Remontons d'abord un peu dans le temps pour mieux comprendre. Le vrai Parlement des jeunes commence bien plus tôt dans l’année scolaire, moment où les élèves sélectionnés ont le devoir de rédiger un projet de loi, une motion et une question à la présidence. Un projet de loi étant bien plus détaillé alors qu’une motion se veut une simple idée proposée. C’est après quelque temps de rédaction et de procédures pour choisir les projets de loi et les motions qui seront présentés en chambre d’assemblée que la partie la plus importante commence. Les projets de loi sélectionnés sont alors présentés aux élèves et ces derniers ont l’option de se positionner sur le projet une première fois. À la suite de ces réponses, deux rôles sont distribués à chacun des élèves. Pour ma part, j’ai été affecté à une commission parlementaire et à une adoption finale de projet, je vous expliquerai ces points en détail un peu plus tard.
Après plusieurs mois de préparation, le moment que tout le monde attendait arrive finalement. Mercredi 3 avril 2024, notre petit groupe se dirige vers le Parlement de Québec. Cette première journée sera plutôt simple : une visite du Parlement, quelques introductions sur les jours à venir et une rencontre pour planifier les commissions parlementaires subséquentes.
Jeudi 4 avril, la journée commence par l’assermentation des députés en chambre d’assemblée, un débat d’ouverture, puis la présentation des projets de loi et de la motion. Vient ensuite l’adoption de principe : une phase du débat où certains élèves démontrent leur point de vue par rapport à l’idée générale des projets de loi. Toutefois, pour moi, le plus gros de la journée n’était pas encore arrivé. Une bien grosse mission m’attendait à la fin de la journée : une commission parlementaire sur l’adoption d’un projet de loi. Qu’est-ce qu’une commission parlementaire? Pour certains députés, c’est le moment de discuter d’une cause assez importante de nos jours : l’utilisation de l’intelligence artificielle en éducation. Pour moi et pour plusieurs autres, c’était le moment de soumettre des amendements dans le but de modifier un projet de loi pour l’améliorer. Les formulaires d’amendements préparés par les élèves, il ne restait plus qu’à débattre sur lesquels choisir. C’est après plusieurs heures de débat que presque la totalité des élèves présents arrive à s’entendre sur un projet de loi amendé. Bien que très exigeante, cette commission reste une étape cruciale dans l’adoption d’un projet de loi.
C’est après une assez courte nuit et une rédaction de discours de dernière minute que le dernier jour, mais le plus important de la simulation frappe à ma porte. Vendredi 5 avril, le jour de l’adoption finale. Le jour des débats enflammés, le jour où chacun exprime son opinion poussée sur les projets et leurs clauses. Les discours s’enchaînent, les pour et les contre fusent de tous les côtés. Finalement, c’est à mon tour d’agir. Je me lève et prononce mon discours. Puis vient le temps du vote. Pour, contre, pour, contre. Les opinions se contredisent. On passe au compte les voix. Finalement, le verdict tombe. Projets de loi : acceptés. Motion : refusée. Bien que cette décision ne représente pas l'avis de tout le monde, ce moment en marque plus d'un. Il indique la fin de la simulation : cérémonie de clôture, applaudissements, c’est la fin. Les efforts de tous ont porté fruit, mais surtout, tous en sortent plus informés et surtout, remplis de fierté. Cette expérience, bien que brève, reste une expérience bien marquée dans ma mémoire. Le Parlement des Jeunes, un plongeon dans la politique, une simulation à ne pas manquer. Si cette simulation vous intéresse, vous pouvez écouter sa rediffusion ici: https://www.paricilademocratie.com/participer/parlement-des-jeunes/98-videos
Si jamais vous souhaitez en apprendre davantage, vous pouvez aussi consulter le site Par Ici la Démocratie pour plus de documentation ou consulter le journal en ligne de l'événement sur le même site; journal d’ailleurs créé entièrement par une équipe d'apprentis journalistes présents sur place. Que vous soyez mordus de politique ou simplement curieux d’en apprendre plus sur notre société, le Parlement des Jeunes est parfait pour vous.
Par Esteban Lebrun - 12 février 2025
Dans le cadre du système d’enseignement secondaire, un cours d’éducation financière est offert aux élèves de secondaire cinq, son but étant de préparer les élèves aux complications financières de la vie adulte. Les élèves y apprennent entre autres comment gérer un budget, assumer leurs droits en tant que consommateurs et gérer leur épargne. Un travail se démarque toutefois plus aux yeux des élèves… et des professeurs. Débutée en décembre dernier, la simulation boursière cherche à permettre aux élèves d’explorer le monde des actions et des investissements boursiers.
La simulation, prenant place sur le site MarketWatch fonctionne comme suit: Les élèves sont d’abord invités à investir dans sept premières actions en justifiant leurs choix à partir des indices économiques de celles-ci. Les jeunes peuvent alors découvrir comment faire des choix éclairés et sécuritaires. Après la première semaine, ils sont laissés à eux-mêmes et libres d’effectuer les transactions qu’ils désirent. Rapidement, deux groupes se créent: les investisseurs aventureux, regardant l’évolution de la bourse à chaque seconde et enchaînant des dizaines de transactions, et les plus prudents, ne touchant presque pas à leurs actions, soit par choix, ou par désintérêt pour la simulation.
Bien que l’idée d’une simulation boursière pour apprendre aux jeunes comment gérer leurs investissements semble d’abord idéale et intéressante, plusieurs variables compliquent l’affaire. La vérité est que cette simulation ne fait pas le bonheur de tous, à commencer par certains enseignants. Pour certains étudiants, une simulation boursière est symbole de compétition; pour dominer le classement, plusieurs tentent leur chance et achètent des actions risquées, espérant une soudaine remontée de leur valeur. Le hic est que la bourse est seulement ouverte entre 9h30 et 16h00 (tout comme la vraie), c’est-à-dire sur les heures de cours. De plus, un investissement dans des actions risquées demande énormément de temps de préparation, que ce soit pour rechercher les meilleurs investissements ou pour acheter et vendre au meilleur moment. Il n’est donc pas rare de surprendre des élèves sur MarketWatch en plein milieu d’un cours. C’est ici que le problème prend place. Voyez-vous, si les élèves sont concentrés sur la gestion de leur portefeuille virtuel, le sont-ils aussi sur le contenu du cours? Le fonctionnement du cerveau démontre qu’en général, non.
Devant des élèves constamment déconcentrés par leur gestion boursière, certains enseignants se sentent forcés de repenser leur façon d’enseigner. Certains doivent donc enchaîner des avertissements et suivis au portail alors que d’autres vont jusqu’à limiter l’utilisation des ordinateurs en classe, priorisant les travaux papier. Voir les enseignants poussés à agir de telle façon mène à se questionner sur l’impact qu’à la simulation boursière sur les élèves. La situation est-elle rendue exagérée? Est-ce vraiment nécessaire de vérifier son portefeuille à chaque instant? Plusieurs élèves semblent oublier que bien que la simulation soit une évaluation, ses résultats ne valent que très peu sur la note finale et qu’une gestion de portefeuille se joue d’habitude au long terme.
Outre la quasi-dépendance qu’elle crée chez certains élèves, la simulation boursière comporte aussi quelques lacunes. En effet, la simulation est limitée à une période de sept mois et ne permet pas d’acheter certains types d’actions, dont les indices boursiers (ETF en anglais). Ces indices sont toutefois très présents et importants dans notre réalité, car ils sont pour plusieurs l’option qui rapporte le plus, tout en garantissant un certain niveau de sécurité. Si le but de la simulation est d’initier la réalité de la spéculation aux élèves, ne serait-il pas évident d’également inclure les indices boursiers? Malheureusement, cette initiative n’est pas vraiment possible sur la plateforme de simulation utilisée, donnant ainsi un autre angle mort à cet exercice.
Malgré tout, l’intention derrière l’exercice de simulation reste très honnête et bienfaisante et la simulation apporte tout de même son lot d’apprentissages. Par exemple, en voyant leurs actions préférées hausser et chuter subitement de temps, les élèves ont la possibilité d’apprendre à ne pas trop s’attacher à leurs actions et à limiter leurs prises de risques. De plus, en supplément optionnel au cours, une autre simulation boursière, le concours Bourstad, est offerte aux élèves, celle-ci étant basée non seulement sur le profit fait, mais aussi sur la gestion intelligente et éthique d’un portefeuille. En bref, peu importe la manière dont la simulation est abordée par les élèves et les failles qu’elle contient, celle-ci reste un outil intéressant et interactif pour permettre aux élèves de se préparer à leur vie adulte.
Arts et culture
SE FAIRE PASSER POUR UN HOMME: L'ACCÈS AU SUCCÈS DE GEORGE SAND? Se faire passer pour un homme: l’accès au succès de George Sand?
Clara Girard - 12 juin 2025
À l’aube du 19e siècle en France, la profession d’écrivaine semble inaccessible pour les femmes, dont la féminité est automatiquement menacée lorsqu’elles démontrent un intérêt pour l’écriture. C’est dans ce contexte que de nombreuses femmes choisissent d’adopter un pseudonyme masculin afin de pouvoir publier leurs ouvrages. Dans cet article, il sera question d’Amantine-Aurore-Lucile Dupin, plus connue sous son nom de plume: George Sand.
Amantine-Aurore-Lucile Dupin naît le 1er juillet 1804, soit un mois après le mariage de ses parents. Elle est la fille de Maurice Dupin, provenant de la bourgeoisie de Paris, et de Sophie-Victoire Delaborde. L’union de ses parents suscite l’insatisfaction de sa grand-mère maternelle, Marie-Aurore de Saxe, cette dernière ne voulant pas que son fils épouse une femme de rang inférieur. Tout au long de sa vie, ce dualisme entre ses origines la façonnera dans ses valeurs ainsi que ses opinions politiques. Jusqu’à ses trois ans, elle vit à Paris avec ses parents avant qu’ils ne déménagent afin de suivre Maurice, alors militaire, qui est déployé en Espagne. Un peu moins d’un an plus tard, Auguste, le petit frère d’Amantine-Aurore-Lucile, naît aveugle. Quelque temps après, la famille d’Aurore revient à Nohant, soit à la maison de sa grand-mère paternelle. Malheureusement, le mois de septembre s’avère être un mois fatal pour la famille Dupin, car Auguste ne survit pas au voyage et meurt le 8 septembre dans le château de Nohant. De plus, son père le suit quelques jours plus tard en succombant aux blessures infligées par une chute de cheval. Des discussions s’en suivent et il est décidé que Aurore restera auprès de sa grand-mère, à Nohant, tandis que sa mère retourne vivre à Paris.
Une fois adolescente, la jeune femme devient davantage rebelle et téméraire, si bien que sa grand-mère choisit de l’envoyer dans un couvent à Paris afin d’y compléter son éducation. Toutefois elle n’y restera que deux ans avant que Marie-Aurore ne l’en retire. Au courant des mois qui suivent, le projet principal de cette dernière est de promettre la main d’Aurore. C’est ainsi qu’un mariage est prévu avec le cousin d'Aurore, soit Auguste Vallet de Villeneuve. Quelques mois plus tard, alors qu’Aurore n’est encore qu’une adolescente, sa grand-mère décède, la laissant avec le comte René, François Vallet de Villeneuve, le frère de son fiancé, comme tuteur légal. À la suite de la lecture du testament, la mère d’Aurore est enragée et décide d’emmener Aurore à Paris, ne respectant pas ainsi les dernières volontés de sa défunte belle-mère. C’est ainsi que tous les ponts avec la famille des Dupin sont coupés. Les relations entre la mère et la fille ne tardent pas à se complexifier; c’est pourquoi Aurore est envoyée chez des amis de son défunt père pour y vivre quelque temps. Elle y rencontre alors François Casimir Dudevant, qu’elle épouse. Sophie-Victoire Delaborde en profite alors pour se débarrasser de la garde de sa fille et la confier officiellement à l’homme.
Au courant de leur vie commune, ils ont deux enfants, mais la relation entre les deux époux ne fait que s’envenimer: François la bat, elle le trompe, il la trompe, etc. Le divorce n’étant pas possible, ils ne font que se séparer. Dupin vit en alternance à Paris et à Nohant.
En 1930, elle rencontre Jules Sandeau, un romancier. Les deux s’établissent à Paris et coécrivent des articles dans le journal le Figaro sous le pseudonyme de J. Sand. Deux ans plus tard, elle écrit seule un de ses ouvrages les plus célèbres: Indiana. Elle voulait originellement le signer J. Sand, mais Jules n’avait pas participé à la rédaction du manuscrit et ne voulait pas en prendre le crédit. C’est donc dans l’optique d’un compromis qu’Aurore a adopté pour pseudonyme George Sand. C’est ainsi le commencement de l’utilisation de ce pseudonyme qui lui permettra de s’émanciper et d’atteindre le monde de la littérature, elle qui était auparavant coincée dans un rôle de femme réduit aux attentes de la société patriarcale qu’était la France au courant du 19e siècle. Il est intéressant de remarquer qu’en signant George, soit la version masculine de ce prénom, plutôt que Georges, elle relance l'ambiguïté sur son genre, ce qui lui permet de connaître un plus grand succès, car il était, à cette époque, plus facile de vendre un roman ayant pour auteur un homme qu’un roman ayant pour autrice une femme.
Tout au long de sa vie, Amantine-Aurore-Lucile Dupin écrit de nombreuses œuvres, rencontre de nombreuses personnes et continue de s’émanciper grâce à cette «fausse identité» masculine qu’elle s’est créée. Avec un regard moderne comme le nôtre, il peut nous sembler dépassé qu’une femme doive écrire sous le nom d’un homme afin d’être prise au sérieux, ce qui nous permet de réaliser à quel point la condition féminine a évolué au courant des deux derniers siècles et de faire le point sur où en est le féminisme. Cependant, il y a encore beaucoup de progrès à faire sur de nombreux points et dans de nombreux pays, alors ne cessons jamais de défendre les droits des femmes!
Sources:
TakO. (2024, February 20). Tout savoir sur George Sand. Pays De George Sand.
https://www.pays-george-sand.com/decouvrir/terre-dinspiration/george-sand/
George Sand (auteur de La Mare au diable) - Babelio. (n.d.). Babelio. https://www.babelio.com/auteur/George-Sand/6787
Laforce, E. (2024, February 11). George Sand et Frédéric Chopin : amour, passion et création. BAnQ. https://www.banq.qc.ca/explorer/articles/george-sand-et-frederic-chopin-amour-passion-et-creation/
Viet, N. (2017, September 28). Pourquoi George Sand s’appelle-t-elle “George Sand” ? France Inter. https://www.radiofrance.fr/franceinter/pourquoi-george-sand-s-appelle-t-elle-george-sand-7247894
Yahoo fait partie de la famille de marques Yahoo. (n.d.-b). https://fr.news.yahoo.com/george-sand-pourquoi-sappelait-george-080000733.html?guccounter=1&guce_referrer=aHR0cHM6Ly93d3cuZ29vZ2xlLmNvbS8&guce_referrer_sig=AQAAALkOUho7L_gyxUvYiA38mWOR0r3il58JI-JS7SoNchkp731-vcv04X2Z-urwuRKf1ulBYRbxPSil6B55jQxfHgRdSluCWwJ8p9r0HlnCxp6B40aOwu_E_wVTnkJ6YZGyWaCi6h80C_QOBr-v1PZ7oFqIcCmu4y0-fflPsqfkzYpl
Contributeurs aux projets Wikimedia. (2025, June 4). George Sand. https://fr.wikipedia.org/wiki/George_Sand
Valerie. (2023, February 2). Retrouvez la biographie complète de George Sand. Pays De George Sand. https://www.pays-george-sand.com/decouvrir/terre-dinspiration/george-sand/biographie-complete-de-george-sand/
BACALI, M. (2019). Être femme et écrivain au XIXe siècle : un statut encore incertain. In Revue Roumaine D’Études Francophones (Vol. 11, pp. 31–46). https://arduf.ro/wp-content/uploads/2021/03/Bacali-2.pdf
QUAND LE CERVEAU PSYCHOPATHE DEVIENT LE NÔTRE
Mariann Bellemare-Kröger - 29 mai 2025
Un psychopathe est quelqu’un souffrant d’un trouble de la personnalité. Ce trouble peut être observable dans le cerveau avec un manque d’activité dans le cortex orbitaire et dans d’autres zones du cerveau. Cela résulte dans un détachement émotionnel à des situations, une absence de culpabilité, des comportements antisociaux et une vulnérabilité à l’impulsivité.
Il y a 20 ans, James Fallon, professeur à l’université de Californie, faisait de la recherche sur cette condition. Pendant diverses années de recherche, il a remarqué que les psychopathes avaient peu d’activités dans les zones du cerveau associées à l’empathie et au contrôle de soi-même. C’est à cause de ce manque de contrôle que beaucoup de psychopathes sont connus pour leurs meurtres atroces et nombreux.
Cependant, c’est pendant une recherche sur l’alzheimer qu’il entreprend de faire des numérisations des cerveaux de sa famille et de soi-même pour créer un filet de contrôle. C’est en prenant ces images qu’il s’est rendu compte que son cerveau ressemblait à celui de ses recherches passées, soit celui d’un psychopathe.
Une telle découverte est certainement alarmante. Savoir que notre cerveau à la même construction que celui des tueurs les plus connus. Cependant, c’est une preuve que tout psychopathe n’est pas mauvais. L’évolution d’un psychopathe dès la jeunesse à un grand impact sur la façon avec laquelle il se développe. Il s’agit donc d’une prédisposition. Si ça se trouve, vous êtes entourés de psychopathes qui ont grandi dans un environnement sain et valorisant. Généraliser le terme de cette maladie n’est donc pas quelque chose à mettre de l’avant.
Faudrait-il donc vérifier dès la naissance qui à cette prédisposition et, par la suite, vérifier l’environnement familial pour entourer les dangers? Si cette solution était employée, le développement de psychopathes violents et agissants serait grandement diminué. Cela est sans prendre en compte le bien-être des psychopathes eux-mêmes, qui, entourés, auraient possiblement de meilleurs supports pour parler de leur trouble de personnalité.
En bref, la psychopathie est un trouble avec un moyen d’approche à revoir. Il faut comprendre que tout psychopathe n’est pas mauvais et vérifier l’état des enfants à travers leurs croissances.
Sources: Brain scan of a normal orbital cortex and a psychopath orbital cortex | Download Scientific Diagram
Marie Fontaine- 29 mai 2025
Le Titanic
Le RMS TITANIC, ce bâteau qui a coulé sous l’océan Atlantique Nord la nuit du 14 au 15 avril 1912, n’est pas seulement le navire où se passe l’histoire romantique de Rose et Jack dans le film de James Cameron. Ce bâteau de croisière a une histoire aussi intéressante que tragique qui vaut la peine d’être remémorée même 113 ans plus tard.
Pour commencer, plaçons-nous au moment de sa construction, en 1909, qui dura trois ans et demanda jusqu’à trois milles employés. Durant ces années, il est probable qu’un feu ait eu lieu dans le Titanic, feu qui aurait endommagé la coque du navire. Un incident de cette envergure aurait dû soit faire retarder le départ du Titanic, soit l’annuler, comme les risques liés étaient importants. Celà dit, la vente des billets avait déjà eu lieu et le coût lié à la construction du navire était très élevé. Comme annuler le voyage aurait été économiquement désastreux pour la compagnie, le Titanic quitta quand même le port de Queenstown, en Irlande, afin de se rendre à New York. Une hypothèse est montée à la surface: certains chercheurs pensent que ce feu aurait joué sur les dégâts de la collision entre le navire et l’iceberg. L’incident n’est peut-être pas la raison pour laquelle l’iceberg a été autant désastreux, mais il a peut-être joué sur la rapidité avec laquelle le Titanic a coulé. Si ce problème n’avait pas eu lieu, l’insubmersible serait peut-être resté insubmersible.
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1008994/naufrage-titanic-nouvelle-theorie
Parlant d’insubmersible: le Titanic n’a pas été réellement appelé comme ça par la compagnie White Star Line, mère du navire et de ses deux frères: l’Olympic et le Britannic. Ce surnom serait seulement apparu après le naufrage. https://www.bbc.com/news/magazine-17515305
Revenons sur notre ligne du temps. Pour l’époque, le Titanic était très grand: il faisait 269 mètres de long et 69 mètres de large. De nombreuses attractions touristiques pouvaient être trouvées sur le navire, comme, par exemple, la première piscine sur un bâteau de croisière! Avec ses 370 cabines en plus, les 1300 passagers et les 900 membres du personnel ne manquaient pas de place! Ces passagers étaient séparés en trois classes: la première, composée de ceux plus fortunés, la deuxième, composée de gens de classe moyenne, et la troisième, composée de gens vivant davantage dans la pauvreté.
Le voyage, qui était supposé être de cinq jours et quelques heures, fut raccourci par la collision avec l’iceberg qui prit place le quatrième jour du voyage, le 14 avril 1912, vers 23h40. Il se passèrent environ deux heures et quarante minutes entre le moment où le Titanic a frappé l’iceberg et celui où l’embarcation a été totalement submergée par l’eau. Durant ce temps, nous pouvons nous imaginer que la panique régnait sur le navire. Pendant ces affreux moments, le groupe de musique à bord du navire a joué pendant plus de deux heures. Le groupe, composé de huit musiciens, a probablement joué les chansons « Nearer, My God, To Thee » et « Autumn ». Malheureusement, les huit membres ont péri dans le naufrage. Le navire avait 20 bâteaux de secours à disposition, qui n’ont pas tous été remplis au maximum de leur capacité. Des 2200 passagers, seulement 705 ont survécus.
Finalement, le navire Le Carpathia est venu prendre les survivants (y compris trois chiens) du Titanic afin de les rapporter à la terre. Le Titanic ne fut pas retrouvé rapidement, mais seulement après 73 ans, en 1985.
Clara Girard - 29 avril 2025
Introduction
Certains connaissent Clara Wieck comme étant la femme du pianiste qui s’est mutilé le doigt par accident, d’autres la connaissent comme une des protagonistes d’une fabuleuse histoire d’amour entre deux virtuoses, d’autres la connaissent naturellement, elle et son mari, Robert Schumann, pour l’héritage et les œuvres qu’ils ont laissés derrière eux, et d’autres n’ont aucune idée de qui sont ces deux personnes. Dans cet article, je dresserai un portrait de Clara Wieck, plus souvent connue sous le nom de Clara Schumann, cette célèbre musicienne du 19e siècle.
Prodige en développement
Née le 13 septembre 1819 à Leipzig, en Allemagne, Clara Wieck est l’aînée d’une famille de quatre enfants issus du mariage de Friedrich Wieck et de Marianne Tromlitz, deux professeurs de piano réputés. Trois autres enfants s'ajouteront à la fratrie quelques années plus tard, suite au remariage de Friedrich. Alors que la jeune fille n’a que cinq ans, ses parents se séparent et Clara reste avec son père, qui met alors son plan en œuvre: il veut en faire une enfant prodige en testant une méthode pédagogique qu’il avait lui-même récemment mise au point. Sa méthode consiste à faire progresser l’élève de manière souple afin que ce dernier puisse développer son intérêt pour la musique tout en ne cessant pas de s’améliorer. Cette méthode contraste vivement avec les méthodes plus traditionnelles utilisées encore aujourd’hui pour apprendre un instrument de musique, qui consistent généralement en une discipline rigoureuse et en des exercices répétitifs et peu originaux. Wieck encourage davantage des exercices d’assouplissement des doigts exercés de façon modérée et insiste sur l’importance de prendre des pauses. Tous les jours, Clara reçoit 1h de cours de musique et 2h de cours d’instrument. C’est ainsi qu’elle progresse à grande vitesse et part en tournée à l’âge de… 11 ans (oui, vous avez bien lu)! On peut dire que l’objectif de Friedrich est atteint, il s’agit d'un véritable enfant prodige.
Vie amoureuse
Lorsque Clara a rencontré Robert Schumann, un élève de son père très prometteur, elle n’avait que huit ans. Heureusement, elle ne s’en était pas encore entichée (il avait alors 17 ans). L’année de ses seize ans, leur relation a pris une tout autre tournure. Comme vous avez pu le deviner, la jeune pianiste est tombée éperdument amoureuse du disciple de son père et ses sentiments étaient partagés par le jeune homme. Malheureusement pour les tourtereaux, Friedrich Wieck s’oppose à leur amour, considérant qu’il s’agirait d’un obstacle à la carrière de sa fille. Il tente de son mieux de les séparer en envoyant Clara dans de nombreuses tournées. Cela ne suffira pas à éteindre leur amour. Ils correspondront passionnément durant tout le temps de leur séparation. Schumann demande Wieck en mariage officiellement alors qu’elle a 18 ans, soit en 1837, et sa demande se voit refusée catégoriquement par le père de la virtuose. Au courant des deux années suivantes, la jeune prodige connaît un grand succès à Vienne lors d’une série de concerts qu’elle y performe. Un an plus tard, les amoureux emmènent Friedrich en cour afin de le forcer à accepter leur union. Ils gagnent leur cause et finissent par se marier le 12 septembre 1840. Huit enfants sont le fruit de leur union.
Obstacles à sa carrière
Quelques années plus tôt, Robert avait créé un dispositif mécanique censé renforcer son quatrième doigt. Si vous êtes nouveau dans l’univers du piano, le «quatrième doigt» est l’annulaire et est le doigt le plus faible ainsi que le plus difficile à contrôler, comme vous l’avez peut-être déjà constaté, sans même avoir eu besoin de jouer d’un instrument de musique. Ce dispositif n’a eu comme effet que de blesser Schumann de façon irréparable, le forçant ainsi à abandonner sa carrière d’interprète. Ne pouvant plus jouer du piano aussi bien qu’avant, il a dû se tourner vers la composition et c’est sa femme qui a dû interpréter les pièces de son mari. Il la considérait alors comme étant la seule personne capable de saisir les subtilités que nécessite l’interprétation des pièces qu’il avait composées. Son rôle de maîtresse de maison, ses obligations familiales ainsi que son dévouement à l’interprétation des œuvres de son mari ont donc grandement nui à la carrière de la compositrice, comme le craignait avec raison son père quelques années plus tôt.
Rêves effacés
Lorsqu’elle était jeune, Clara Wieck rêvait d’une vie tranquille et propice à la création artistique. Ces aspirations au calme sont vite effacées lorsqu’elle se voit confrontée à son rôle de maîtresse de maison. Son mari peinant à combler aisément les besoins de leur famille et la réduisant à son travail domestique, Clara doit se contenter d’une carrière de musicienne à temps partiel et finit par croire qu’une femme ne devrait pas composer. Après la mort de son mari, ce sentiment internalisé d’incapacité ne s’estompe pas, elle va jusqu’à dire dans une de ses correspondances: «Il fut un temps où je croyais posséder un talent créateur, mais je suis revenue de cette idée. Une femme ne doit pas prétendre composer. Aucune encore n'a été capable de le faire, pourquoi serais-je une exception ? Il serait arrogant de croire cela, c’est une impression que seul mon père m'a autrefois donnée.» (Radiofrance, 2019) Elle laisse néanmoins environ 45 œuvres musicales derrière elle. Nous pouvons supposer que ce nombre serait décuplé si elle avait vécu au 21e siècle, époque durant laquelle elle aurait eu l’occasion de s’épanouir artistiquement. Robert meurt en 1856, alors âgé de 46 ans, et Clara meurt 40 ans plus tard, soit en 1896. Elle est alors âgée de 76 ans.
Conclusion
Bien que sa carrière ait été grandement limitée par la place accordée aux femmes au courant du 19e siècle, Clara Schumann, du nom de jeune fille Wieck, a laissé un grand héritage musical derrière elle et n’est pas près d’être oubliée!
Sources
Cdlm. (2024, November 25). Schumann : le pianiste qui s’est mutilé pour améliorer sa technique. Les Clés De La Musique. https://lesclesdelamusique.fr/blog/schumann-technique-pianiste-doigt-mutile/#:~:text=Au%20lieu%20d'am%C3%A9liorer%20sa,fin%20de%20sa%20carri%C3%A8re%20musicale.
Friedrich Wieck Biographie. (n.d.). https://www.symphozik.info/friedrich+wieck,244.html
Contributeurs aux projets Wikimedia. (2025, January 11). Robert Schumann. https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Schumann
Contributeurs aux projets Wikimedia. (2025b, February 2). Clara Schumann. https://fr.wikipedia.org/wiki/Clara_Schumann
Wikipedia contributors. (2025, March 28). Clara Schumann. Wikipedia. https://en.wikipedia.org/wiki/Clara_Schumann#:~:text=She%20grew%20up%20in%20Leipzig,and%20Vienna%2C%20among%20other%20cities.
Serrano, C. (2024, December 24). Saint-Valentin : Couple mythique, Robert et Clara Schumann ont dû gagner un procès pour se marier. Radio Classique. https://www.radioclassique.fr/histoire/musique-classique-couple-mythique-robert-et-clara-schumann-ont-du-gagner-un-proces-pour-se-marier/
De Laleu, A. (2019, May 20). Clara Wieck-Schumann : 10 (petites) choses que vous ne savez (peut-être) pas sur la pianiste et compositrice. France Musique. https://www.radiofrance.fr/francemusique/clara-wieck-schumann-10-petites-choses-que-vous-ne-savez-peut-etre-pas-sur-la-pianiste-et-compositrice-1592367
Sarah Hassan - 26 mars 2025
Révolutionnaire, indétrônable, intemporelle. La PlayStation 2 n’a pas seulement dominé son époque, elle l’a redéfinie et a imposé de nouveaux standards à l’industrie du jeu vidéo. Chez moi, elle appartenait officiellement à mon grand frère. En réalité, j’y jouais autant que lui, du moins, quand il acceptait de me laisser la manette.
Avec plus de 155 millions d’unités vendues à travers le monde, la PlayStation 2 a connu un succès phénoménal. Derrière cette performance record se cachait une technologie de pointe qui, à l’époque, paraissait presque futuriste. Son processeur Emotion Engine permettait des graphiques 3D incroyablement fluides et réalistes pour une console sortie en 2000. Mais ce n’était pas son seul atout. Grâce à sa rétrocompatibilité avec les jeux PS1, elle offrait aux joueurs une bibliothèque immense dès le départ. La console intégrait également un lecteur DVD, un ajout novateur qui lui permettait de devenir bien plus qu’une simple machine de jeu. Elle était considérée comme un véritable centre de divertissement familial.
Cela dit, elle avait aussi son lot de défauts, à commencer par un détail particulièrement agaçant: les cartes mémoire. Elles étaient à la fois essentielles et source de frustrations infinies. Je ne sais pas combien de fois j'ai dû recommencer une partie parce que la carte était pleine ou, pire encore, corrompue. Mais avec le temps, ces petits désagréments sont devenus presque insignifiants. J'ai dû apprendre à l’apprécier d’une nouvelle manière malgré ses failles quand de nouvelles générations de console sont sorties et que les mises à jour se faisaient rares. J’adorais aller dans des magasins de déstockage et dénicher des jeux, souvent à des prix ridiculement bas. C’est ainsi que je me suis retrouvée plongée dans des univers plus marquants les uns que les autres comme celui de Tomb Raider ou bien Silent Hill.
Il va sans dire que la PlayStation 2 a été le foyer de nombreux jeux qui sont vite devenus des classiques du jeu vidéo. Parmi les plus emblématiques, Grand Theft Auto: San Andreas reste un des titres les plus vendus de la console. Sa carte gigantesque, son monde ouvert, et la liberté d’action qu’il offrait ont redéfini le genre des jeux en monde ouvert. Dans l'ensemble, la combinaison de graphiques améliorés et de récits complexes a permis aux jeux vidéo d'atteindre un nouveau niveau d’immersion. Les personnages sont devenus plus profonds, les histoires plus nuancées, et les jeux ont commencé à être vus non seulement comme un divertissement, mais comme une forme d'art, capable de transmettre des émotions et des expériences aussi puissantes que celles du cinéma.
Aujourd’hui, ces jeux font partie du catalogue classique sur le PlayStation Store, accessibles d’un simple clic. Mais aucune description ne peut réellement saisir l'impact qu’ils ont eu sur une génération. Bien qu’ils soient désormais disponibles sur des consoles modernes, cette époque de développement technologique reste unique, marquée par une créativité sans précédent.
Marie Fontaine - 26 mars 2025
Qui n’aime pas écouter des films gratuitement sur le grand écran? Eh bien, le Ciné-club en offrait un le 4 février dernier, un documentaire intitulé La terre vue du cœur, basé sur le livre d’Hubert Reeves, un ancien astrophysicien qui narrait le long-métrage. Ce film nous présente des problèmes qui prennent place, qui sont importants, et que nous ne connaissons pas tous, mais qui sont en voie de devenir des problématiques qui ne pourront pas être ignorées.
Le documentaire nous montre les nombreux visages des enjeux écologiques qui surviennent sur Terre, autant dans l’eau que sur le sol. Ceux-ci affectent la faune et la flore, et, qu’on le veuille ou non, nous et nos ressources. De nombreux scientifiques, professionnels et militants prennent le micro pour parler de ces problèmes qui nous entourent dans le but de faire passer un message, de motiver les gens à prendre action pour sauver notre monde. Le film commence lentement avec Hubert Reeves qui nous montre sa cour, son jardin, le petit ruisseau à côté de chez lui, puis explique comment la biodiversité à cet endroit a graduellement diminué avec les années. Malgré tout, il ne faut pas se faire berner par le début plus lent, car le film devient plus rapide et plus captivant très rapidement. D’autres professionnels viennent ensuite parler de différents écosystèmes à différents endroits dans le monde, des problèmes liés à l’élevage de bétail et à d’autres aspects du monde qui nous entoure.
Écouter ce film était vraiment une belle expérience. Sans trop créer d’anxiété, le documentaire a réussi à soulever des problématiques qui ont lieu, de nous permettre de réfléchir et de trouver des solutions afin d’avoir un meilleur monde pour nous, pour les animaux, pour les plantes et pour la terre. Les images du film sont merveilleuses et nous permettent de voir des paysages de nombreuses différentes places dans le monde, tout en nous éduquant de façon douce, sans trop forcer l’information. Le film n’est pas trop long et ne donne pas l’impression d’être en classe, certains moments sont tristes et touchants, d’autres motivants. Vous n’aurez pas envie de vous lever de votre siège ou de votre sofa! Forte recommandation si vous souhaitez en apprendre plus sur les enjeux modernes!
Par Esteban Lebrun - 13 janvier 2025
Le Québec n’est pas réputé pour ses émissions de télévision pour adolescents, toutefois, il a autrefois été maître dans cet art. Entre les années 1980 et 2000, de nombreuses séries télévisées marquantes pour les générations X et Y ont été diffusées sur nos ondes locales. On peut trouver parmi elles des titres plutôt familiers, comme: Le Club des 100 Watts, Watatatow, et Peau de Banane. Jeune, j’ai eu la chance d’être exposé à ce monde passionnant et certaines émissions m’ont profondément marqué. Avec le temps des fêtes qui approche, plusieurs se retrouvent devant beaucoup de temps libre, j’ai donc pensé vous suggérer mon top trois de séries télévisées locales des années 1980-1990 à écouter.
En troisième place vient l’assez connu Les filles de Caleb. Vous en avez tous entendu parler au moins une fois dans votre vie; ce chef-d’œuvre adapté de la trilogie originale d’Arlette Cousture a marqué les esprits en imageant la dure réalité de la vie de campagne. Avec comme acteurs principaux Marina Orsini et Roy Dupuis, encore très présents dans notre société aujourd’hui, cette série raconte l’histoire d’Émilie Bordeleau, professeure dans une école de rang, où elle rencontrera sa flamme: Ovila Pronovost. Entre les difficultés de la vie et la constante malchance frappant la famille grandissante, ce couple enchanteur a rapidement charmé le public québécois. Gagnant de nombreux prix et étant diffusée dans de nombreux pays, cette série est parfaite pour les passionnés d’histoire et est disponible pour écoute sur TOU.TV.
En deuxième position arrive une série présentant le monde du journalisme, tout en dramatisant le tout pour les amateurs d’action, soit Scoop!, mettant en vedette Macha Grenon. Roy Dupuis et Rémy Girard, cette série destinée aux jeunes adultes raconte l’histoire de l’équipe de l’Express, un grand quotidien montréalais, luttant contre la direction avare de leur journal ainsi que leur redoutable concurrence. L’histoire tourne autour de Stéphanie, la fille du propriétaire de l’Express, et du jeune et ambitieux Michel, les deux journalistes au même établissement. Au cours de leur parcours, les deux protagonistes entreront en conflit avec la direction et finiront par créer leur propre journal, «Scoop », où bien d’autres aventures les attendront. Si vous souhaitez suivre ces aventures, je vous invite à aller écouter Scoop! sur Youtube, où les épisodes peuvent être visionnés gratuitement.
En première position se trouve la série qui a sûrement le plus marqué mon adolescence: Chambres en Ville. Se déroulant chez Louise, interprétée par Louise DesChâtelets, Chambres en Ville suit le développement d’une maison de résidence pour jeunes au Cégep. Au cours de sept ans, une vingtaine d’étudiants résideront chez Louise, tour à tour, passant à travers les difficultés de la vie de jeunes adultes. Entre romances, dépressions, dépendances, chicanes et grandes amitiés, le groupe de jeunes adultes vous feront fondre en larmes. Avec des personnages marquants, comme Pete et Lola, des sujets importants adressés, comme le SIDA et la perte d’autonomie et des scènes autant comiques que dramatiques, la série Chambre en Ville est une occasion magnifique de passer du temps seul, en famille ou entre amis. Encore une fois, vous pouvez retrouver cette série gratuitement sur Youtube. Bonne écoute!
Alors laquelle de ces séries locales saura vous faire craquer? Qui sait, vous aurez peut-être un nouveau coup de coeur? Qu’attendez-vous pour les visionner?
Par Marie Fontaine - 27 novembre 2024
Qui n’a jamais entendu parler de Jeanne d’Arc, héroïne française qui a revêtu une armure masculine durant la guerre de cent ans? Son destin funèbre, connu par tous, est l’une des raisons pour lesquelles elle a marqué l’histoire. Malgré celà, peu connaissent réellement ce qui est arrivé.
Dès ses treize ans, Jeanne d’Arc commence à entendre des voix qu’elle associe au Saint Michel, à la Sainte Catherine d’Alexandrie et à la Sainte Marguerite d’Antioche. Au même moment, Henri VI (anglais, le roi d’Angleterre) est roi de France et le dauphin Charles (français) essaie de prendre la couronne anglaise, qui, selon-lui, lui appartient, comme elle appartenait à son père auparavant. De son côté, Jeanne se fait dire par les voix qu’elle doit aider à expulser les anglais de France, ce qui la motive à aller rencontrer le dauphin Charles, en mars 1429, pour lui expliquer que selon Dieu, il est le légitime roi du pays. Elle lui demande une armée qui, après de nombreuses interrogations ayant comme de but de confirmer qu’elle n’était pas une sorcière, lui est donnée, en plus d’une épée et d’une armure. Suite à son entrée dans la bataille, les français gagnent victoire après victoire, mais ne réussissent pas à totalement expulser les anglais du territoire. Malheureusement, le 23 mai 1430, Jeanne d’Arc se fait capturer par ces derniers et, à partir de ce moment, il ne lui reste qu’un an et une semaine à vivre. De janvier à mai, un procès a lieu à la fin duquel Jeanne d’Arc est accusée d’hérésie à cause de son port de vêtements masculins et est condamnée au bûcher. Juste avant d’être mise à mort, elle accepte de se repentir et se fait envoyer en prison à condition qu’elle se vêtisse comme une femme normale. Quelques jours plus tard, quand les juges viennent la voir en prison, ils peuvent observer que la jeune femme porte des vêtements masculins et qu’elle est donc coupable d’hérésie encore une fois. Ceci la condamne à se faire envoyer au bûcher le 30 mai 1431.
Vingt ans plus tard, Charles VII reprend son territoire et annule le procès de Jeanne d’Arc. Elle a été canonisée en 1920 et est maintenant considérée comme une sainte de l’Église catholique.
Peinture de John Everett Millais
Sources:
https://www.britannica.com/biography/Saint-Joan-of-Arc
https://www.nationalgeographic.fr/histoire/jeanne-darc-recit-dun-proces-truque
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Henri_V_(roi_d%27Angleterre)
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Henri_VI_(roi_d%27Angleterre)
Par Mariann Bellemare-Kröger - 5 novembre 2024
Depuis longtemps, la musique est un moyen de s’exprimer et de revenir sur des aspects historiques importants, gravés dans notre société. Dans cet article, nous allons nous pencher sur les thèmes et l’histoire féministe comprise dans la chanson Labour de Paris Paloma (les paroles peuvent être retrouvées plus bas).
Dans cette composition, les intentions ne sont aucunement ambiguës. Il s’agit d’une expression artistique de la compositrice visant à illustrer et à transmettre la bataille de plusieurs femmes dans le monde. Que ce soit de vision récente ou ancienne, tout peuple a été touché par une discrimination de genre. Si cela nous semble loin dans notre société actuelle, prenons en compte que la première convention pour le droit des femmes à eu lieu il y a moins de deux siècles, soit en 1848. Cette convention est historiquement liée à la montée du féminisme qui fait son apparition vers la fin du 19e siècle. Il est possible de croire que ce mouvement promouvait une supériorité féminine dans une société. Il est toutefois important de comprendre que le féminisme est l’idéalisation d’une égalité entre les genres. Dans ses paroles, Paris Paloma parle des rôles qu’on offre aux femmes dans la société depuis longtemps. Elle caractérise le sexe féminin comme une obligation à la famille pour faire valoir les rêves d’un homme assis à «la table haute», soit étant supérieur et contrôlant «Emotional torture from the head of your high table». Du côté du Québec, c’est entre 1865 et 1939 qu’on voit apparaître les premières luttes pour des droits civils et pour l’égalité de genre. Si nous prenons en compte que la ville de Québec à été fondée en 1608, il est clair qu’après déjà plusieurs centaines d’années, appliquer un changement pourrait se faire voir comme radical. La question se pose donc: comment aurait avancé notre société si nous avions appliqué les principes féministes, donc l’égalité homme-femme, dans nos sociétés dès le départ?
Dans un autre ordre d’idée, elle soulève également la limite de l’amour à plusieurs reprises à travers ses chants. Pour ce faire, on aborde le fait que ce type de sentiment ne peut pas être traduit en gestes obligatoires. Il y a deux façons d’interpréter ces paroles. La première serait vis-à-vis, encore une fois, du travail domestique. Cette vision de ce couplet mettrai donc de l’avant le fait qu’on force les femmes à se résigner à leurs tâches et qu’on les force à se rabaisser à ces postes. De cette manière, Paris Paloma veut dire que cette obligation à la tâche n’est pas de l’amour éprouvé d’un mari à sa femme ou même, si on pousse plus loin cette pensée, de l’amour de la société patriarcale vis-à-vis une femme. Si on observe l’autre interprétation de ce couplet, nous pourrions voir les paroles comme une allusion aux agressions sexuelles qui ont eu une plus grande place dans notre société passée que l’on pourrait le croire. Ces agressions, aussi présentes chez les hommes, ne sont pas un acte d’amour. «L’agression sexuelle est un acte abusif qui vise à soumettre une personne à ses propres désirs sexuels sans avoir obtenu son consentement au préalable.» (Gouvernement du Québec) Le fait que la chanteuse dise que «it’s not an act of love if you make her / ce n’est pas un acte d’amour si tu lui fais faire» prend donc un tout autre sens que simplement le travail domestique.
En conclusion, bien que ce texte ait été écrit en 2024, ce n’aurait pas été surprenant qu’il ait été écrit il y a 50 ou même 100 ans. Une raison pour cela pourrait être la peur de se faire réprimander en remettant en question le fonctionnement de la société.
Paris Paloma - labour [Official Video]
One, two, three
Why are you hanging on so tight
To the rope that I'm hanging from?
Off this island, this was an escape plan (this was an escape plan)
Carefully timed it, so let me go
And dive into the waves below
Who tends the orchards? Who fixes up the gables?
Emotional torture from the head of your high table
Who fetches the water from the rocky mountain spring?
And walk back down again to feel your words and their sharp sting
And I'm getting fucking tired
The capillaries in my eyes are bursting
If our love died, would that be the worst thing?
For somebody I thought was my saviour
You sure make me do a whole lot of labour
The calloused skin on my hands is cracking
If our love ended, would that be a bad thing?
And the silence haunts our bed chamber
You make me do too much labour
You make me do too much labour
Apologies from my tongue, and never yours
Busy lapping from flowing cup and stabbing with your fork
I know you're a smart man (I know you're a smart man), and weaponise
The false incompetence, it's dominance under a guise
If we had a daughter, I'd watch and could not save her
The emotional torture, from the head of your high table
She'd do what you taught her, she'd meet the same cruel fate
So now I've gotta run, so I can undo this mistake
At least I've gotta try
The capillaries in my eyes are bursting
If our love died, would that be the worst thing?
For somebody I thought was my saviour
You sure make me do a whole lot of labour
The calloused skin on my hands is cracking
If our love ends, would that be a bad thing?
And the silence haunts our bed chamber
You make me do too much labour
All day, every day, therapist, mother, maid
Nymph then a virgin, nurse then a servant
Just an appendage, live to attend him
So that he never lifts a finger
24∕7, baby machine
So he can live out his picket fence dreams
It's not an act of love if you make her
You make me do too much labour
All day, every day, therapist, mother, maid
Nymph then virgin, nurse and a servant
Just an appendage, live to attend him
So that he never lifts a finger
24∕7, baby machine
So he can live out his picket fence dreams
It's not an act of love if you make her
You make me do too much labour
The capillaries in my eyes (all day, every day)
Are bursting (therapist, mother, maid)
If our love died (nymph then virgin)
Would that be the worst thing? (Nurse then a servant)
For somebody (just an appendage)
I thought was my saviour (live to attend him)
You sure make me do (so that)
A whole lot of labour (he never lifts a finger)
The calloused skin on my hands (24/7)
Is cracking (baby machine)
If our love ends (so he can live out)
Would that be a bad thing? (His picket fence dreams)
And the silence (it’s not an act of love)
Haunts our bed chamber (if you make her)
You make me do too much labour
Sources:
ONU Femmes | Chronologie : Femmes du monde, unissez-vous !
Un peu d’histoire… - Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
Définition des formes d'agression sexuelle
Par Julianne Gagnon - 8 mai 2024
Dans le cadre d’une journée d’immersion, les élèves de troisième secondaire ont eu la chance de rencontrer M. Jacques Boissinot, un photographe professionnel renommé. Celui-ci a amené les étudiants à se questionner sur la question suivante : devrait-on mentionner l’auteur d’une photo? Guidés par M. Boissinot, les étudiants ont participé au débat. Les jeunes esprits ont été surpris par le point de vue de l’invité, lui-même au cœur de l’échange. Dans les lignes suivantes, nous explorerons deux différentes opinions afin d’avoir un aperçu global de la situation concernant tous les artistes.
Oui, absolument !
La loi est catégorique sur ce point, amateur ou professionnel, il est important de reconnaître ses sources pour éviter le plagiat. En effet, oublier de citer le photographe constitue un cas d’infraction, délit souvent banalisé dans notre société. Au-delà des conformités légales, il s'agit alors de faire preuve d’intégrité. Lorsque le travail d’autrui est reconnu, l’auteur admet en quelque sorte sa participation dans le projet. Cependant, mentionner le photographe ne se résume pas à une simple formalité administrative. Il s’agit d’une formule de respect envers le travail de celui-ci. Nul ne doute que prendre de belles photos, celles qui suscitent de l’émotion, c’est un art en soi ! Alors, l’expertise derrière chaque cliché doit être reconnue. Par conséquent, apprécier le travail ainsi que les efforts de l’artiste lors de l’utilisation de leur image est un acte de reconnaissance essentiel, témoignant d’une parfaite éthique.
La vision d’un photographe aguerri
Pour M. Jacques Boissinot, la question est vue sous un autre sens. À son avis, la photographie est un art qui peut changer le monde. Pouvant influencer des individus partout dans le monde et façonner des sociétés, certains clichés ont prouvé à maintes reprises que cette activité artistique possède un pouvoir transformateur. En effet, lors de sa visite, le photographe a donné l’exemple d’un cliché capturé au cours de la guerre au Vietnam. Il suggérait que c’est ce type de photo qui permettait la sensibilisation aux enjeux sociaux et politiques ou, pour reprendre ces termes : «C’est ce genre d’image qui arrête des guerres.» L’art de l’appareil photo permet aussi les témoignages historiques, l’expression artistique ou émotionnelle et l’exploration de la diversité culturelle. Par conséquent, lors de sa présentation, Jacques Boissinot nous a posé une question : «Si c’est l’évènement qui est important et que le cliché permet de changer la situation, est-ce que le nom du photographe est indispensable?» Afin d’illustrer son propos, celui-ci a défilé plusieurs diapositives en nous demandant chaque fois qui avait pris la photo. Chaque fois, il nous faisait répondre: «Personne ne s’en soucie.» Cela a beaucoup surpris les étudiants puisque cette affirmation était iconique de la part d’un photographe aguerri. La question posée par M. Boissinot a suscité une réflexion profonde chez les élèves présents. Il a soulevé un débat stimulant sur la nature de l’art de la photographie et son impact sur le monde. Est-ce l’image même qui est primordiale ou le nom de celui qui a capturé le moment ?
Qui est-il ?
M. Jacques Boissinot est un photojournaliste s’étant illustré dans beaucoup de journaux de la province de Québec (présentement à The Canadian Press). Ayant une carrière de 44 ans derrière lui, ce journaliste a eu la chance de couvrir plusieurs évènements importants dans différents domaines. En effet, il s’est illustré majoritairement pour ses photos de championnat de ski, de hockey, il a aussi travaillé en politique, en formule un et pour l’actualité en général. Lors de sa visite, celui-ci nous a partagé certaines anecdotes. En effet, il a couvert l’accident de M. Martin Carpentier, qui l’a beaucoup touché. De plus, au cours de ses activités, il a eu la possibilité de prendre une photo très impressionnante de la Petite Maison Blanche en vue aérienne lors d'un bris de barrage dans la ville de Saguenay. Reconnu pour ses talents, M. Boissinot a été finaliste pour le prix Antoine-Desilets en 2022.
Par Rita Rettich - 7 mai 2024
Stuttgart est une ville avec plus de 600 000 habitants dans le sud-ouest de l’Allemagne. C’est aussi la capitale de la région de Baden-Württemberg, l'une des 16 régions d'Allemagne. Au pays, on appelle aussi la ville «la ville dans la chaudière», car elle est entourée de montagnes. Stuttgart offre une grande diversité d'aspects qui enrichissent énormément la ville.
Stuttgart est une ville industrielle. Les usines de Porsche et de Mercedes-Benz s'y trouvent. Beaucoup de voitures qui roulent ici, au Canada, ont été conçues, dessinées ou fabriquées à Stuttgart.
La culture typiquement allemande est également célèbre à Stuttgart, avec, par exemple, le Frühlingsfest au printemps ou le Cannstatter Wasen en octobre (l'équivalent de l'Oktoberfest de Munich).
L'éducation est également importante à Stuttgart, avec une grande université et une impressionnante bibliothèque.
La nature y est également une priorité, avec plusieurs parcs dans la ville, ainsi qu'un des plus grands zoos et jardins botaniques d’Europe.
J'espère que vous aurez un jour la chance de visiter cette incroyable ville !
Halloween
CINÉ-CLUB D'HALLOWEEN : MR. BABADOOK
Par Marie Fontaine - 5 novembre 2024
Quoi de mieux qu’un film d’horreur pour célébrer Halloween? Au collège, le 29 octobre, a eu lieu la présentation du film Mister Babadook, réalisé par Jennifer Kent. Ce film noté 98% sur Rotten Tomatoes peut sembler simple à première vue, mais possède des profondeurs et de nombreux éléments à analyser. Petit avertissement, cet article contient des «spoilers.»
Pendant un peu plus d’une heure et demie, nous suivons Amelia, une mère monoparentale qui travaille dans une maison de retraite, et son fils Samuel. Nous pouvons rapidement observer que celui-ci est frigorifié par la simple idée de monstres, ce qui oblige sa mère à lui raconter des histoires avant qu’il s’endorme. Le duo semblait avoir une vie satisfaisante, remplie d’amour, jusqu’à ce que Samuel trouve un livre intitulé «Mr. Babadook». À partir du moment de l’ouverture du livre, dont la première phrase, «Si c’est dans un mot, ou dans un livre, tu ne peux te débarrasser du Babadook” donne la chair de poule», Amelia et Samuel se font persécuter. Samuel veut à tout prix protéger sa mère de ce sombre monstre qui joue avec ses émotions. Le film prend une tournure violente vers la fin, quand Samuel est forcé d’attaquer sa mère, possédée par Mr. Babadook. Amélia réussit à combattre l’emprise que celui-ci avait sur elle et bannit l’entité… dans son sous-sol.
Un regard superficiel nous permet de comprendre l’histoire, de voir le Babadook comme un monstre associé à un livre ténébreux, mais, si nous prenons le temps de trouver ce qu’est le réel message de ce film, nous pouvons y voir quelque chose de totalement différent. Le Babadook joue avec les émotions d’Amelia, lui fait voir son mari décédé neuf ans auparavant. Il rôde autour d’elle sans jamais la quitter. Ce monstre symbolise le deuil qui ne quitte jamais, qui devient seulement plus facile à vivre avec le temps. Par contre, quand un souvenir revient à la surface ou qu’un moment de l’année a lieu, ce deuil peut remonter et frapper plus fort que jamais. Durant les neuf dernières années, Amélia n’avait jamais totalement assimilé ce deuil avec un enfant et un travail à temps plein. Le Babadook n’attendait qu’à frapper dès qu’un moment de faiblesse eut lieu. Quand la mère de famille enferme le Babadook dans son sous-sol, elle accepte que cette tristesse ne la quittera jamais, mais qu’elle devra apprendre à vivre avec et ne pas se laisser submerger par celui-ci. Elle réussit pour le bonheur de son fils et d'elle-même.
Au final, le Babadook a réussi à créer un sentiment d'inconfort avec son histoire tragique et épeurante et nous a laissés avec du matériel à analyser pour voir les différents niveaux de profondeur de l’histoire.
Noël
Un marché de Noël, une première au Collège!
Par Clara Girard - décembre 2024
Un marché de Noël, une première au Collège!
Comme vous le savez peut-être, le 12 décembre dernier a eu lieu la première édition du marché de Noël du Collège Saint-Charles-Garnier. C’est entre les murs de l’Estaminet que de nombreux artisans ont pu vendre le fruit de leur travail. Les décorations étaient nombreuses et le plaisir des amis, collègues, membres de la famille et voisins du quartier présents au rendez-vous s’en voyait ainsi décuplé. Evan Shi, un élève du Collège et un violoniste aguerri, était même au rendez-vous afin d’ajouter une touche musicale à l’ambiance. Cette soirée festive fut ainsi couronnée d’un véritable succès. Dans le cadre d’un retour sur cette nouveauté,, j’ai eu le plaisir de faire une courte entrevue avec l’organisatrice de l’événement: Mia Dang-Vu.
D’où t’es venue l’idée de faire un marché de Noël et quelle était ta principale motivation?
L’idée m’est venue du marché de Noël allemand qui se déroule à Québec chaque année. Depuis que je suis toute petite, j’adore y aller! Je trouve que c’est un endroit rassembleur, plein de vie et d’esprit de Noël. D’abord, j’avais proposé le projet lorsque j’avais soumis ma candidature pour prendre part au comité des fêtes et l’idée était revenue à quelques reprises au fil des ans, mais nous n’avons jamais eu le temps de le concrétiser réellement, car il s’agit d’un événement d’ampleur. Ma plus grande motivation était que je trouvais qu’il s’agit d’un bon moyen pour faire valoir les élèves que l’on voit un peu moins au Collège et qui ont des petites entreprises à l’extérieur de l’école. Par exemple, j’ai une amie qui fait du crochet et cela fait un moment qu’elle voulait lancer son entreprise et je pense que le marché de Noël a pu lui donner de la visibilité. En résumé, mes motivations étaient que je voulais que les gens puissent vivre l’expérience d’un marché de Noël comme on le voit avec l’esprit, les lumières et l’ambiance de Noël en laissant en même temps la possibilité de se procurer des cadeaux de Noël en encourageant des élèves dans leurs passions.
Comment as-tu fait pour mettre sur pied le comité?
Au départ, je ne m'attendais pas à ce qu’il y ait autant de candidatures, je l’avoue. J’avais monté un kiosque le jour des kiosques de la vie étudiante avec un code QR qui menait à un Google Form et les gens intéressés à se joindre au comité pouvaient le remplir. Cela nous permettait de voir leur niveau d’engagement dans le projet. Nous cherchions des gens qui allaient être engagés tout au long du processus, d’autant plus qu’il s’agissait d’une première édition. Avec Marie-Pier Audet, nous avons passé du temps dans son bureau à regarder ce que les gens avaient à nous proposer. Nous vérifions leurs idées, leur engagement et leur motivation pour ensuite former un petit comité. Comme il s’agissait d’un événement de grande envergure, nous ne souhaitions pas avoir un immense comité avec des gens peu motivés. C’est donc pourquoi nous cherchions un petit comité avec les personnes qui allaient être les plus engagées ou encore qui avaient les meilleures idées pour le projet.
En quoi consiste l’organisation d’un tel événement?
L’organisation d’un tel événement se sépare en deux parties. D’un côté, il y avait l’organisation des kiosques: choisir les kiosques, s’assurer que personne ne fasse la même chose, tenir les artisans au courant, s’assurer que leurs inventaires avancent, faire des rencontres avec eux pour leur transmettre la bonne information… Du côté du comité, il y avait beaucoup de choses à faire, d’autant plus qu’il s’agissait de la première fois que nous faisions l’événement. Au départ, il nous manquait déjà du matériel puisque, à l’origine, le marché était censé se dérouler à l’extérieur. Nous avons dû nous fournir en tables, en chapiteaux, en lumières, en décorations… Nous avions une longue liste de choses à acheter. Nous avons même dû aller chercher des commanditaires afin de financer ce projet. De plus, nous avons dû nous assurer que le système d’argent fonctionnait bien, notamment avec les coupons. Les tâches étant nombreuses, nous avons eu à les découper.
Quels ont été les principaux défis que vous avez rencontrés lors de l’organisation de l’événement?
À la base, le projet avait été pensé pour qu’il se déroule à l’extérieur. Nous avions obtenu des chapiteaux, des tables… Le jour même, nous nous sommes rendu compte que cela ne serait pas possible en raison des conditions météorologiques. Il y a eu une grosse tempête cette soirée-là. Évidemment, nous avons dû contacter les artisans et nous étions tous déçus. Ça a été un gros défi de tout déplacer à l’Estaminet.
Si tu avais la possibilité de refaire certaines choses différemment, que ferais-tu, s’il y a quelque chose que tu aurais voulu changer?
C’est sûr que j’aurais aimé que cela se passe à l’extérieur, mais finalement, ça a bien fait que nous soyons à l'intérieur. Peut-être que, dans les années futures, nous pourrions y penser éventuellement, s’assurer que nous avons des chapiteaux, des chaufferettes peut-être,même. Cependant, il s’agirait vraiment de « peaufinnements » à l’avenir, car, pour une première édition, cela a vraiment été un super événement.
En somme, considères-tu que l’événement a été un succès?
Comme je le disais, j’ai trouvé que l’événement a vraiment été un véritable succès. Également, le fait qu’il y ait eu l’expo science en même temps nous a apporté beaucoup de visibilité et a permis à des parents qui ne seraient pas nécessairement venus autrement. Je n'ai reçu que des bons commentaires. Nous avons eu beaucoup de kiosques, encore davantage que ce que j'imaginais. L’événement a largement dépassé mes attentes et j’ai adoré l'expérience.
Selon toi, quelle a été la meilleure réussite par rapport à cet événement?
La meilleure réussite, selon moi, a été d’avoir des artisans qui étaient engagés, qui ont mis les deux pieds dans le projet, qui n’ont pas fait les choses à moitié, qui ont fait preuve de professionnalisme, qui ont choisi des prix, qui ont suivi le projet malgré les hauts et les bas, qui se sont adaptés au système de coupon. Les artisans y sont pour énormément dans la réalisation du projet en général et l’événement a été un succès grâce à eux, grâce au comité. L'entièreté du projet a été une réussite selon moi.
Finalement, crois-tu que l’événement aura lieu à nouveau l’année prochaine? Si oui, seras-tu encore une fois la personne à la tête de ce projet?
J’espère que l’événement aura lieu l’an prochain. J’ai entendu beaucoup d’artisans me parler de leurs projets pour l’année prochaine. Je pense que nous ne pouvons qu'être optimistes pour le futur du projet, car, étant donné du succès de l’événement, nous pouvons nous attendre à ce que les gens veuillent que nous le fassions à nouveau. Je ne sais pas si ce sera à moi à la tête du projet l’année prochaine, mais de toute façon, je pars de l’école dans deux ans… Peut-être que je voudrai encore créer un comité l’année prochaine et, pour les années à suivre, je verrai… Une deuxième édition serait véritablement intéressante et j’espère que l’événement pourra continuer à se dérouler dans les années à venir, car je trouve qu’il s’agit d’un événement rassembleur qui mène un autre côté de la communauté du Collège à pouvoir montrer leurs talents et leur passion.
En conclusion, cette soirée fut remarquable et nous espérons tous son retour l’année prochaine, pour une deuxième édition de l’extraordinaire marché de Noël du Collège-Saint-Charles-Garnier!
Sports
Par Clara Girard - 27 novembre 2024
Au collège, de nombreux élèves sont des mordus de la course. En effet, à chaque année, plusieurs dizaines d’athlètes de l’Express choisissent le cross-country comme sport d’automne, en ayant pour but de se dépasser à travers chacune de leurs foulées. Cet article se veut un récapitulatif de la saison qui a duré du mois d’août jusqu’au mois d’octobre.
La compétition de l’association sportive des institutions privées (ASIP)
Comme vous le savez peut-être, le jeudi 3 octobre dernier avait lieu la compétition de cross-country annuelle de l’association sportive des institutions privées (ASIP) à la base de plein air de Ste-Foy. Les nuages n’étaient pas au rendez-vous et un vent léger rafraîchissait l’atmosphère. Les conditions météo étaient ainsi parfaites pour la course. Lors de cet événement, plusieurs centaines de coureurs étaient présents et aspiraient à se qualifier pour les régionaux, voire à obtenir une place sur le podium. Une délégation remarquable de plusieurs dizaines athlètes de l’Express était présente, arborant fièrement le bourgogne. Sept étudiants du Collège se sont démarqués par leur performance et ont représenté l’association sportive des institutions privées de la rive nord le 20 octobre passé au Campus Notre-Dame de Foy. Parmi ces sportifs nous pouvons compter Élodie Gauvin, Élie Dumas, Éliane Garant, Clara Girard, Maxime Duclos, Marie-Frédérique Anctil et Léonard Tessier.
De plus, il s’agissait de la première fois depuis plusieurs années que des athlètes de l’Express se trouvaient sur le podium d’une course de cross-country. En effet, nous pouvons féliciter Élodie Gauvin et Élie Dumas, deux élèves du premier cycle, pour leur superbe performance dans la course de 3km benjamin (respectivement féminin et masculin) qui leur a valu à chacun la médaille d’argent de leur catégorie.
Le championnat régional de cross-country Québec - Chaudière-Appalaches 2024
Suite aux qualifications, le 20 octobre dernier s’est tenu le championnat régional de cross-country. Les sept athlètes mentionnés plus tôt étaient tous présents pour représenter fièrement non seulement le Collège, mais également l’association sportive des institutions privées (ASIP) de la rive nord. Efforts et plaisir furent au rendez-vous et ce, malgré un parcours particulièrement difficile. En effet, il y avait plusieurs collines et beaucoup de boue dans certaines parties du trajet. La partie la plus piégeuse de l’itinéraire se trouvait à être un virage à 180 degrés au pied d’une colline qu’il fallait par la suite remonter, et ce, sans glisser dans la boue qui se trouvait au pied de la côte. Il est inutile de mentionner que plusieurs personnes sont tombées… Cela n’a tout de même pas empêché les athlètes du Collège de se dépasser et de faire de leur mieux, concluant ainsi une autre superbe saison de course avec l’Express.
Encore une fois, la saison de cross-country fut mémorable et tous les athlètes de l’Express s’étant entraînés au cours des derniers mois peuvent être fiers de leurs progrès ainsi que de leur(s) performance(s)! On se retrouve l’année prochaine!
Par Mariann Bellemare-Kroger - 27 novembre 2024
Les derniers jeux olympiques d’hiver ont eu lieu il y a presque trois ans. Lors de ces jeux, beaucoup d’étoiles sont nées, mais certaines se sont également éteintes. Je vais, au cours de trois cycles, vous parler du drame autour de la discipline du patinage artistique féminin qui, à elle seule, a suscité un intérêt autour de celui-ci il y a trois ans et qui reste beaucoup discuté sur les réseaux sociaux aujourd’hui.
Pour commencer, il est important de se faire une image globale de qui était présent dans ces jeux et qui avait une chance de gagner. Pour ce faire, vous trouverez ci-haut un tableau avec les le top quatre des gagnantes, leur rang final et leur score après la compétition ainsi que leurs entraîneurs et pays d’origine.
Note: J’ai inscrit les rangs par rapport au score sans prendre en compte la disqualification de Kamila Valieva dont nous allons parler plus bas.
Dans cet article, je présenterai les trois élèves d’Eteri Tutberidze et leurs histoires.
Eteri Tutberidze
Tout d’abord, je vais vous dresser un portrait rapide d’Eteri Tutberidze. Il s’agit de l’entraineuse principale de trois des quatre filles dans le tableau présenté plus haut. On commence à lui porter attention en 2014 lorsque son élève fait un programme presque parfait à l’âge de quinze ans. C’est donc depuis 2014 que les podiums de patinage artistique féminin sont toujours occupés par des filles russes, tous sous l’enseignement d’Eteri. Ces filles pouvaient faire des sauts incroyables et gagner toutes les médailles mises de l’avant dans chaque compétition. Par contre, bien qu’elle soit considérée comme l’experte dans l’enseignement du patinage artistique, ses méthodes peuvent être vues comme extrêmes et approchant de l’abus de pouvoir et de mental. Cependant, ses méthodes ne sont pas cachées et ses élèves parlent de ne pas être en mesure de s’hydrater pendant les compétitions pour ne pas impacter leur poids et aérodynamisme. Les étudiantes doivent également se peser à maintes reprises et performer à travers des blessures causant leur effondrement après leurs programmes. De plus, elles prennent une pilule ayant pour but de bloquer la puberté pour ne pas prendre de poids par celle-ci même si le médicament est prouvé comme initiant la ménopause. Finalement, elles subissent de l’abus physique et mental tout pour en arriver à l'âge de 17 ans où elles se font considérer trop vieilles au goût d’Eteri Tutberidze. On nomme cette limite d’âge « la date d’expiration d’Eteri». Il s’agit donc d’une entraîneuse qui peut vous faire briller publiquement au coût de votre illumination intérieure.
Au cours du prochain cycle, nous aborderons la quatrième et la deuxième position du podium.
Par Mariann Bellemare-Kroger - 12 décembre 2024
Kamila Valieva
Je vais maintenant vous parler de Kamila Valieva. Elle avait quinze ans lors des Jeux olympiques et était une étoile montante dans le patinage artistique féminin. Kamila était une étudiante d’Eteri Tutberidze pendant les Jeux et les années précédentes ceux-ci. Pendant les Jeux olympiques, il s’agissait d’une des patineuses à observer, car on croyait qu’elle avait de grandes chances de gagner.
Malheureusement, juste avant la compétition, elle est déclarée positive pour des drogues aidant le cœur à mieux performer pendant des activités sportives (trimétazidine). Le tribunal arbitral du sport (TAS) lui permet cependant de participer à la compétition en argumentant qu’en étant mineure et donc une personne protégée par la loi à cet effet, le code mondial antidopage ne fournit pas les éléments nécessaires pour la sanctionner. En conséquence, le l'Agence mondiale antidopage et d’autres professionnels sur le sujet réprimandent le TAS et le comité international olympique prend alors la décision que, si Kamila se mérite une place sur le podium, aucune cérémonie ou médaille ne lui sera accordée. À cause de tout l'engouement autour de son cas, elle ne se sent plus à l’aise de performer et se dit qu’elle n’a rien à gagner. Avec tout le stress et la honte, elle tombe plusieurs fois pendant son programme solo final et sanglote sur la patinoire (voir photo). Elle finit donc par se placer 4ème avec son pointage, mais à cause de sa prise de drogues, on ne la place même pas dans le classement final des jeux et elle se fait bannir de compétition pendant quatre ans.
Par Mariann Bellemare-Kroger - 13 janvier 2025
Anna Shcherbakova
Finalement, la première position revient à Anna Shcherbakova, également une étudiante d’Eteri, elle avait 17 ans lors des Jeux olympiques. Elle effectua un programme incroyable avec des sauts et des transitions pointilleuses. Anna était celle qui s'obligeait le plus à rester sous un poids spécifique. Elle fut donc une grande victime de la violence psychologique d’Eteri dans l’aspect de la masse corporelle au point où son poids lui tracassait toujours la pensée et où il était au centre de ses actions. Autour des Jeux olympiques, elles pèsent environ 50 fois par jour. En référence, elle pesait 42 kg pour une taille de 161 cm. Ce poids à 17 ans se retrouve dans le premier percentile avec un indice de masse corporelle bien en dessous du seuil de santé normal pour sa taille. C’était une obsession qui allait par-dessus le besoin d’aérodynamisme et qui se classait dans les troubles alimentaires (anorexie dans ce cas). Lors de l’annonce de sa victoire, elle ne semblait toutefois pas heureuse comme on s’y attendait avec des médaillés d’or olympiques (voir photo). Elle était seule sans réaction apparente sur un divan devant la télévision avec les résultats. La raison pour cela est que son support proche d’elle dans les compétitions n’était pas avec elle. Eteri était avec Alexandra et essayait de la consoler, tandis que son autre entraîneur courait entre Alexandra et Kamila. Elle décrit sa victoire comme un sentiment vide, sachant qu’elle venait de perdre son amitié avec Alexandra, qui était furieuse contre elle et avec personne autour d’elle pour la féliciter.
Conclusion
Pour conclure, les trois athlètes étaient simplement de jeunes filles, mais sont ressorties des olympiques avec des blessures mentales énormes. On en vient donc à se demander si ce sport et ce type d’entraîneur sont réellement les seuls moyens de performer. Il est certain que ces méthodes d'entraînement mènent à quelque chose, mais le coût de ce progrès est, au final, plus lourd et important que le progrès lui-même. En d’autres mots, ces filles étaient à un moment les meilleures dans leur sport et restent reconnues partout dans le monde, mais à quel coût? Si la seule façon d'arriver à prendre le podium de nos jours est par des façons autant choquantes, il faudrait se demander comment nous en sommes arrivés là et aussi se rendre compte que, si rien ne change, plus d’athlètes iront sur cette voie, car celle-ci sera la seule leur offrant une possibilité de victoire. Il est néanmoins clair que trois filles se sont ralliées à une femme qui a abusé de leur volonté pour en faire des numéros mondiaux et qui, après l’âge maximum de 17 ans, les a trouvées trop vielles et trop brisées pour continuer et les as mises de côté. De cette façon de voir les choses, ce sport ne devient plus quelque chose d’amusant et de profitable, mais uniquement un moyen de divertissement au coût du bien-être de l’athlète. Quel est donc le but réel d’un sport?
Par Sarah Hassan - 27 novembre 2024
Deux pilotes, un choix
À quel moment un accord perd-il sa valeur? Peut-être lorsque le respect mutuel qui le soutenait s’effondre. C’est une question que Charles Leclerc, pilote chez Ferrari, semble avoir tranchée après les événements du Grand Prix de Las Vegas.
Dans un contexte déjà tendu, la fin de saison approche et Carlos Sainz s'apprête à quitter Ferrari pour Williams. L’incident a révélé au grand jour les fissures béantes au sein de l’écurie italienne. Alors que les deux pilotes avaient convenu de ne pas se dépasser après un échange stratégique, Sainz a ignoré les consignes, dépassant Leclerc pour sécuriser la troisième place. La réaction de ce dernier? Une colère contenue, mais dont les mots résonnent encore.
« À partir de maintenant, je penserai uniquement à moi. »
Cette phrase, à la fois simple et tranchante, semble marquer la fin d’un pacte entre les deux pilotes. On imagine facilement les longues discussions d’avant-course, ces moments où les stratégies se dessinent sur des tableaux blancs, où l’équipe demande de la patience et de la discipline. Pourtant, en pleine action, la discipline s’efface souvent devant l’instinct du pilote, ce désir viscéral de gagner, peu importe le prix.
Dans le cas de Sainz, ce dépassement peut être vu comme une réponse au stress d’une saison en fin de cycle, avec un avenir déjà tourné vers Williams. Pour Leclerc, qui est toujours en quête d’une validation qui semble lui échapper chez Ferrari, ce geste a le goût amer d’une trahison.
Las Vegas, avec son circuit urbain illuminé par les néons, offrait un cadre presque ironique à cette querelle. Alors que McLaren souffrait sur une piste peu adaptée à leur MCL38, Ferrari avait une chance en or de réduire l’écart dans le championnat des constructeurs. Ce qui aurait pu être une course parfaitement orchestrée s’est transformé en théâtre de tensions internes. Leclerc, déjà contraint de céder sa position plus tôt dans la course à cause de ses pneus usés, a montré une discipline exemplaire. Mais, lorsque les rôles se sont inversés, cette discipline n’a pas été rendue.
À deux courses de la fin, Ferrari doit maintenant jongler avec une équipe divisée et des pilotes qui semblent davantage en compétition les uns contre les autres que contre leurs véritables adversaires. Cette dynamique est-elle tenable? Peut-être que oui, mais à quel prix?
Malgré tout, il y a quelque chose d’universel dans cette histoire. Derrière les millions de dollars de budget, les données télémétriques et les stratégies millimétrées, il reste des hommes avec leurs ambitions, leurs frustrations, et, parfois, leur orgueil. Dans le monde impitoyable de la Formule 1, la ligne entre coopération et compétition est parfois aussi fine qu’un souffle d’air entre deux voitures à 300 km/h.
Par Clara Girard - 15 décembre 2023
Comme vous le savez sûrement, plusieurs activités sportives sont proposées aux élèves du Collège. En effet, l’offre qui nous est offerte comporte plusieurs sports, tels que le soccer, le football, le cross-country, le volleyball, le basketball, le cheerleading, le badminton, le rugby, l’escrime, etc. Il y en a pour tous les goûts ! Mais vous êtes-vous déjà demandé quels étaient les bénéfices de la pratique d’une activité physique?
Performance scolaire
Tout d’abord, il a été démontré que le sport améliore la performance scolaire. En effet, il stimule la concentration, en particulier au cours des deux à trois heures suivant la pratique de l’activité sportive. De plus, l’exercice a pour avantage d’augmenter le niveau d’énergie des personnes qui en font souvent, car plus nous bougeons, mieux nous nous portons et donc plus notre cœur et nos poumons sont efficaces. Cela aide donc les élèves à mieux apprendre lors des heures de cours et à être plus efficaces pour effectuer leurs divers travaux à la maison. Le temps passé à bouger n’est donc définitivement pas du temps perdu!
Santé mentale
La pratique d’un sport influence plusieurs aspects de la santé mentale des athlètes, telles que la confiance, l’estime de soi ainsi que l’image corporelle. Le sentiment d’appartenance de la personne faisant partie d’une équipe sportive envers son école, son club, etc., augmente également, ce qui peut aider à combler son besoin de socialisation.. De plus, l’activité physique permet de régulariser l’humeur de la personne la pratiquant. Or, nous le savons bien, l’adolescence est une période de la vie particulièrement riche en émotions. Le sport a réellement un impact positif sur la santé mentale des sportifs!
Santé physique
L’activité physique a également le mérite d’améliorer la santé physique des personnes, notamment par le fait que la qualité du sommeil de ces individus s’améliore. La pratique d’un sport aide à prévenir le développement de maladies chroniques comme le diabète de type 2 puisqu’elle aide, entre autres, à contrôler le taux de sucre du sang. Elle contribue également à éviter les maladies du cœur. Les bienfaits corporels de la pratique d’une activité physique sont ainsi nombreux!
Finalement, nous pouvons conclure que les avantages du sport sont nombreux, qu’ils soient au niveau de la santé physique, mentale ou de la performance scolaire. À quand votre prochaine sortie sportive?
CSCG International
Par Mariana Ordaz - 31 octobre 2023
El día de muertos es una tradición mexicana que se celebra cada 1 y 2 de noviembre en toda la región. En esta celebración se conmemora a nuestros seres queridos difuntos, creando altares y comidas para honrarlos. Esta celebración se originó como un sincretismo entre las celebraciones católicas así como las diversas costumbres de los indígenas de México. En México, así como en muchos otros países latinoamericanos, la familia es lo más importante y fundamental, por lo tanto, esta tradición la celebramos acompañados de nuestros seres queridos y familia y se basa en ese sentimiento familiar.
En sí, el día de muertos es un día en que los muertos cruzan de la tierra de los muertos a nuestro mundo y nos acompañan por esa noche. La tradición cuenta que los muertos son guiados por xoloitzcuintles, una raza de perro mexicana, para cruzar por el Mictlán y llegar hasta nuestros altares. Esta es la razón, según las leyendas, por la cual los perros xolos no tienen pelo ya que al cruzar el Mictlán, un aro de fuego, les quema su pelo.
En nuestros altares se tienen que poner cosas, comidas y bebidas fundamentales llamadas ofrendas para ayudar a los muertos a cruzar. Estos objetos pueden ser: el pan de muerto, un tipo de pan hecho con naranja y azúcar que es horneado con formas de huesos de adorno, agua, que refleja la pureza y ayuda a calmar la sed del alma que viene y fortalece su regreso. Veladoras, que son un tipo de velas que pueden representar muchas cosas. Copal e incienso, que es un tipo de fragancia típica mexicana usada desde los tiempos de los antiguos aztecas y que ahuyenta los malos espíritus y purifica el altar. Flor de cempasúchil que dirige y guía a las almas al hogar, y se pone de forma de tapete sobre el suelo. En el altar también se crean arcos muy grandes hechos de flor de cempasúchil y fruta que representa la entrada al inframundo.
Para crear un altar se necesitan muchos más componentes, además de que el altar debe de ser de 7 pisos, todos con un significado, que simplemente son muchos para escribirlos todos.
En México, esta celebración es una tradición que se lleva con orgullo y se celebra por toda la región, en la Ciudad de México por ejemplo, haciendo fiestas y altares enormes por toda la ciudad, honrando también a nuestra cultura. Para los mexicanos representa el regreso de sus seres queridos al plano terrenal y los rituales celebrados, una oportunidad para convivir un día más con nuestros difuntos.