L'historique du Dogue de Bordeaux n'est qu'une suite d'hypothèses, et aucune certitude n'est permise jusqu'au XIXème siècle : la littérature est abondante, les représentations picturales sont intéressantes, enfin l'étude des ossements et squelettes canins ne permettent d'établir que des présomptions. A la première exposition canine de France, en 1863 il y avait huit Dogues inscrits, assez différents les uns des autres. Il y a deux siècles, les amateurs reconnaissaient trois types distincts, le type Parisien, le type Toulousain et le type Bordelais.
Après la seconde guerre mondiale, Maurice Van CAPPEL de Périgueux, était l'un des principaux éleveurs et devint président du club en 1956. Pendant 40 ans, le Professeur Raymond TRIQUET sera très actif au sein de la Société des Amateurs de Dogues de Bordeaux. Maintenant Président d'Honneur, Il en fut le Président à plusieurs reprises. En 1962, il va acquérir sa première chienne Dogue de Bordeaux. Il va remuer ciel et terre pour faire connaître la race, la présenter en exposition et encourager l'élevage. C'est ainsi que A la fin du XXème siècle le Dogue de Bordeaux est mondialement connu et les amateurs de nombreux pays viennent chaque année en France participer à la Nationale d'Elevage.
Typiquement un molossoïde brachycéphale concaviligne. Le Dogue de Bordeaux est un chien puissant, dont le corps très musclé conserve un ensemble harmonieux. Il est construit plutôt près de terre. Trapu, athlétique, imposant, il a un aspect dissuasif. Le Dogue de Bordeaux est doué pour la garde qu'il assume avec vigilance et un grand courage mais sans agressivité. Bon compagnon, il est très attaché à ses maîtres et très affectueux ; il est calme, équilibré avec un seuil de réponse (réaction) élevé. Le mâle a un caractère généralement dominant.
La tête est volumineuse, anguleuse, large, assez courte, trapézoïdale. Le cou est très fort, musclé, presque cylindrique. Le dos est large et musclé, le garrot bien marqué, le rein large, assez court et solide.
La circonférence de la poitrine doit être de 0,25 m à 0.35 m supérieure à la hauteur. La peau est épaisse et suffisamment ample, le poil est fin, court et doux au toucher, unicolore, dans toute la gamme des fauves, de l'acajou à l'isabelle, mais jamais de couleur chocolat.
Les taches blanches peu étendues sont admises au poitrail et à l'extrémité des membres. Trois variétés de masque sont admises : masque noir, masque marron et sans masque.
Le mouvement est assez souple pour un molosse. Le mâle mesure de 60 à 68 cm au garrot pour un poids 50 kg au moins et la femelle de 58 à 66 cm pour un poids de 45 kg au moins.
Le Dogue de Bordeaux a un instinct territorial assez marqué. Il surveille avec vigilance son environnement, ne s'intéressant pas, généralement, aux mouvements effectués à l'extérieur de la clôture ou de la limite virtuelle qu'il s'est fixée. C'est un bon gardien. Son aspect dissuasif, à lui seul, fait fuir les indésirables. Il sait parfaitement faire la différence entre un invité et un intrus.
C'est un chien tranquille qui aime plaire à son maître et qui en connait toutes les petites habitudes. Ce dernier doit s'en occuper avec patience, douceur, parfois avec fermeté, mais toujours sans violence, en respectant une logique canine et non humaine. Le Dogue de Bordeaux n'est pas particulièrement têtu, il se plie volontiers aux règles établies dès lors qu'il les a comprises. C'est un chien très patient et tolérant avec les membres de sa famille.
Vidéo sur le Dogue de bordeaux réalisée par Esprit Dog
Le Dogue de Bordeaux inscrit au LOF, ou tout autre livre généalogique reconnu par le ministère de l’agriculture (FCI), n’est pas concerné par la loi no 99-5 du 6 janvier 1999, relative aux animaux dangereux et errants.
Par contre, un chien dit type Dogue Bordeaux, car non inscrit au LOF ou tout autre livre généalogique reconnu par le ministère de l’agriculture (F.C.I.), est dans la 1ère catégorie de ladite loi, du fait de sa correspondance morphologique au chien dit type Mastiff. Ces chiens peuvent être communément appelés boerbulls...
Première catégorie :
Ces chiens n’ont pas de papiers d’origine, ils ne sont pas inscrits au Livre des Origines Français (LOF). Les pit-bulls et boerbulls (il n’existe pas de race reconnue de ce nom) sont dans cette catégorie qui comprend également les chiens assimilables par leurs caractéristiques morphologiques aux chiens des races Staffordshire Terrier, American Staffordshire Terrier, Mastiff, Tosa. La description de la morphologie de ces chiens est faite en annexe de l’arrêté précité : ce sont " des molosses de type dogue, définis par un corps massif et épais, une forte ossature et un cou épais. ".
Les pit-bulls et boerbulls y sont décrits avec précision.
Ainsi des chiens ou chiots sans papiers d’origine, issus des races précitées ou bien présentant une morphologie analogue : chiens issus ou croisés de dogues (argentins, de Bordeaux.), se trouvent visés dans cette catégorie s’ils ressemblent au chien décrit en annexe de l’arrêté. S’il s’agit d’un chiot, pour lequel les dimensions ne sont pas interprétables, il peut être utile d’en référer au type morphologique de ses parents. ...
Les chiens appartenant à d’autres races inscrites au LOF et de type molosse au sens de l’annexe de l’arrêté précité, ne sont pas concernés par la loi s’ils ont un pedigree (dogue argentin, de Bordeaux).... ...
N.B : Le terme de "race" est désormais réservé aux chiens régulièrement inscrits au LOF (ayant des papiers d’origine, autrement dit un pedigree). Lorsqu’un chien présente une ressemblance avec une race connue mais n’est pas inscrit au LOF, il faut employer le terme de " type ".