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Pas de Carnaval, on s'explique !!!
Après plusieurs réunions au sein de l'Amicale Laïque, ainsi qu'avec nos élus, aucune négociation n'a abouti. Dans les articles de journaux ci-dessous, on y trouve l'essentiel.
La conséquence est lourde de con séquence: l'Amicale laïque de l'ile-Grande a pris la décision collégiale de ne pas assurer l'organisation du carnaval des Gras 2004 ".
Article Télégramme du lundi 4 octobre 2003
Vingt pour et deux abstentions, jeudi soir lors de l'assemblée générale, les membres de l'Amicale laïque de l'Ile-Grande ont voté à la quasi-majorité le texte annulant l'édition 2004 des Gras de l'Ile-Grande. La décision fait suite à un manque de concertation entre l'association et la Municipalité au sujet de la suppression autoritaire de la subvention annuelle.
Les Gras Annulés
2004 à l'ile-Grande ", " Depuis 9 ans, nous développions diverses activités et manifestations avec la participation d'autres associations et le soutien financier de notre mairie. Stupéfaits et consternés, nous apprenons que certains élus ont décidé arbitraire-ment et sans appel de supprimer notre subvention de fonctionnement ".
"autoritaire" des subventions au mois de juin. Depuis, ils ont demandé des explications à la municipalité: aujourd'hui encore sans réponses. " Nous, on va réagir". Yvon Baillot, secrétaire de l'association, et ses pairs comptent bien se faire entendre. Jeudi soir, à l'assemblée générale, l'ensemble des membres a adopté un texte intitulé " Pas de carnaval
Des réactions " Les Gras de l'Iile-Grande méritent une subvention exceptionnelle plus forte que la subvention traditionnelle". Jean-Yves Geffroy, conseiller municipal membre de l'Amicale laïque, insiste sur le fait que la subvention doit rester exceptionnelle, en ce sens qu'elle doit faire l'objet d'une demande particulière à une manifestation. S'il regrette le manque de concertation entre les deux parties la municipalité et les associations il déplore la façon de faire de l'Amicale laïque qu'il qualifie de " chantage ". Deux élus municipaux membres de l'Amicale laïque Jean-Claude Le Barazer et Jean-Yves Geffroy, se sont abstenus au vote. Le reste de l'assemblée a adopté à l'unanimité l'intégralité du texte lu par la présidente.
Une décision sans appel ? "La municipalité a eu quatre mois pour se retourner". Les responsables de l'Amicale laïque ont pris connaissance de la suppression
L'Amicale laïque de l'Ile-Grande prend de grandes responsabilités en se privant des Gras 2004. Les bénévoles en sont conscients. Mais, vu la situation, ils estiment légitime de prendre le risque que des " graillons" (il faut comprendre petit Gras) soient repris par une autre association cette année.
Le bureau, comme l'ensemble des membres de l'Amicale laïque de L'Ile-Grande, exprime sa grande colère vis à vis de la suppression " autoritaire" des subventions municipales.
CARNAVAL 2004
Voici le dialogue entre un Carnavalier (U.CAR) et le Bureau de L’Amicale Laïque de l’Ile-Grande (B.ALIG)
U.CAR : Alors, c’est la fin du suspense le Carnaval 2004 à l’Ile-Grande aura-t-il lieu ?
B.ALIG : Et bien non ! Avec regret, il n’y aura pas de carnaval en 2004 à l’Ile-Grande.
U.CAR : C’est surprenant Pierrick PERRIN, Maire de Pleumeur Bodou, à pourtant dit au dernier conseil municipal : " être optimiste quant au déroulement du carnaval, suite à une réunion avec le B. de l’ALIG ".
B.ALIG : Effectivement, il y a bien eu deux réunions avec le maire, puis avec l’adjoint aux associations
U.CAR : Et, alors ?
B.ALIG : Alors ? Beaucoup de " blabla " et de perte de temps, pour ne déboucher sur aucune révision significative des positions de la municipalité au sujet du financement de notre association.
U.CAR : C’est donc la discorde.. Le conflit ?
B.ALIG : Pas de grand mot !!! C’est tout simplement l’incompréhension En ce qui nous concerne, notre revendication est précise : " nous voulons le maintien de notre subvention de fonctionnement " ; de son coté, la mairie après avoir pris la décision arbitraire (qui fait effectivement partie de ses prérogatives) de supprimer cette subvention, oscille entre : " des considérations générales sur la perception qu’auraient les Pleumeurois de l’ALIG " et " le fait que les amicales laïques ne doivent pas devenir des réservoirs financiers pour les écoles " . Bref, c’est à n'y rien comprendre. Tout ceci ne nous concerne pas. Nous ne sommes pas dans ce cas de figure.. C’est surréaliste.
Nous nous permettons de faire aux élus un petit rappel de nos activités car ils semblent avoir une vision déformée du rôle de notre amicale. Notre activité ne se limite pas à " subventionner " les écoles publiques. Nous ne sommes pas non plus des " monteurs de spectacles ". Elles sont beaucoup plus diverses et profondes : animations à vocation culturelles tout au long de l’année, rencontres, dialogue, intégration des nouveaux arrivants, animation de la vie de quartier, ce qui passe par l’affirmation des valeurs de laïcité.
U.CAR : Vous allez peut-être un peu loin Etes-vous surs d’être bien compris par les Pleumeurois ?
B.ALIG : Certainement, et c’est très simple. Cette subvention qui nous est accordée depuis 8 ans, outre son montant nous permet :
- d’avoir une existence reconnue dans le tissus associatif pleumeurois
- de pérenniser des projets " ambitieux " (danse bretonne, spectacle culturel gratuit, .)
- de sécuriser notre fonctionnement dans le cas d’un " flop " (météorologique par exemple lors d’une manifestation.
Il est arrivé que nous démarrions des " Gras "avec 100 €uros en caisse pour un budget total d’environ 10.000 €uros. Cette subvention " astronomique de 750 €uros " lors du conseil municipal de mai dernier, vous comprendrez bien que nous ne voulions pas prendre le risque d’organiser " un grand carnaval des Gras 2004 " dans ces conditions. Nous aimons prendre des risques ; mais il y a des limites. Ce temps là est révolu !ayant été supprimée
U.CAR : Mais justement, la municipalité s’est engagée à subventionner les manifestations importantes lors d’éventuel déficit financier exceptionnel.
B.ALIG : Bravo !!! C’est la porte ouverte au " n’importe quoi " et à l’irresponsabilité collective! Nous allons donc nous aussi organiser des manifestations mal préparées, non réfléchies, sans aucun soucis de rentabilité et, nous présenterons la note à la mairie !!!
U.CAR : Ne soyez pas " démago ".
B.ALIG : Vous savez comme nous que cela s’est déjà produit avec d’autres associations. " Ici, une fête d‘été sous la pluie qui fait un fiasco, là un comité qui présente une lourde ardoise suite à un déficit ", et voilà quelques milliers d’€uros déboursés par la collectivité pleumeuroise sans trop d’état d’âme ; ou du moins sans rapport avec les conditions émises à notre financement.
Vous appelez ça de la démagogie ? Nous avons l’impression que notre démarche est plutôt responsable et citoyenne.
U.CAR : Donc, Pierrick PERRIN avait raison, quand il disait dans un article du Télégramme d’octobre 2003 : " il ne faut pas limiter la place d’une association dans une commune à un chiffre sur un chèque. " ; quel doit être le montant du chèque pour que le carnaval existe en 2004 ?
B.ALIG : Décidément, vous ne comprenez pas. Il ne s’agit pas du montant d’une subvention, mais d’un débat sur la place de l’ALIG au sein de la commune de Pleumeur-Bodou :
- pouvons nous prétendre à une aide financière annuelle sachant le besoin de stabilité qu’engendrent les manifestations et les activités que nous proposons ?
- pouvons nous en débattre préalablement avec l’élu délégué aux associations ?
Nous avons conscience des difficultés rencontrées par les collectivités locales face à la décentralisation anarchique menée actuellement, qui s’avère être un report de charges de l’état vers les communes. C’est donc en tant qu’association responsable que nous demandons à nos élus de l’information, et de la concertation, en bref un dialogue constructif.
U.CAR : Oui, mais tout ça prend du temps, on ne peut pas tout négocier ?
B.ALIG : C’est vrai qu’on ne peut pas passer son temps à négocier ; mais en ce qui nous concerne, nous avons clairement dénoncé cette situation au mois de juin, il a fallu attendre notre A.G. de septembre avant que la municipalité s’en inquiète, puis après deux réunions stériles rien n’est réglé. Ne valait-il pas mieux prendre un peu plus de temps et donner plus de place au dialogue lors de la répartition des subventions aux associations en avril dernier ? Aujourd’hui il est trop tard, je pense que vous l’avez compris :
IL N’Y AURA PAS DE CARANAVAL A L’ILE GRANDE EN 2004. Alors nous donnons Rendez Vous à tous EN 2005.
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